Chlorpromazine versus placebo for schizophrenia

  • Review
  • Intervention




Chlorpromazine, formulated in the 1950s, remains a benchmark treatment for people with schizophrenia.


To evaluate the effects of chlorpromazine for schizophrenia in comparison with placebo.

Search methods

We conducted searches of the Cochrane Schizophrenia Group Register (October 1999, January 2007), Biological Abstracts (1982-1995), the Cochrane Library (1999, Issue 2), EMBASE (1980-1995), MEDLINE (1966-1995), PsycLIT (1974-1995), and the Cochrane Schizophrenia Group Register (June 2002). We also searched references of all identified studies for further trial citations. We contacted pharmaceutical companies and authors of trials for additional information.

We updated this search on 15 May 2012 and added the results to the awaiting classification section of the review.

Selection criteria

We included all randomised controlled trials (RCTs) comparing chlorpromazine with placebo for people with schizophrenia and non-affective serious/chronic mental illness irrespective of mode of diagnosis. Primary outcomes of interest were death, violent behaviours, overall improvement, relapse and satisfaction with care.

Data collection and analysis

We independently inspected citations and abstracts, ordered papers, re-inspected and quality assessed these. BT and JR extracted data. CEA and GA independently checked a 10% sample for reliability. We analysed dichotomous data using fixed effects relative risk (RR) and estimated the 95% confidence interval (CI) around this. Where possible we calculated the number needed to treat (NNT) or number needed to harm (NNH) statistics. We excluded continuous data if more than 50% of participants were lost to follow up; where continuous data were included, we analysed this data using fixed effects weighted mean difference (WMD) with a 95% confidence interval.

Main results

We inspected over 1000 electronic records. The review currently includes 302 excluded studies and 50 included studies. We found chlorpromazine reduces relapse over the short (n=74, 2 RCTs, RR 0.29 CI 0.1 to 0.8) and medium term (n=809, 4 RCTs, RR 0.49 CI 0.4 to 0.6) but data are heterogeneous. Longer term homogeneous data also favoured chlorpromazine (n=512, 3 RCTs, RR 0.57 CI 0.5 to 0.7, NNT 4 CI 3 to 5). We found chlorpromazine provided a global improvement in a person's symptoms and functioning (n=1121, 13 RCTs, RR 'no change/not improved' 0.80 CI 0.8 to 0.9, NNT 6 CI 5 to 8). Fewer people allocated to chlorpromazine left trials early (n=1780, 26 RCTs, RR 0.65 CI 0.5 to 0.8, NNT 15 CI 11 to 24) compared with placebo. There are many adverse effects. Chlorpromazine is clearly sedating (n=1404, 19 RCTs, RR 2.63 CI 2.1 to 3.3, NNH 5 CI 4 to 8), it increases a person's chances of experiencing acute movement disorders (n=942, 5 RCTs, RR 3.5 CI 1.5 to 8.0, NNH 32 CI 11 to 154), parkinsonism (n=1265, 12 RCTs, RR 2.01 CI 1.5 to 2.7, NNH 14 CI 9 to 28). Akathisia did not occur more often in the chlorpromazine group than placebo (n=1164, 9 RCTs, RR 0.78 CI 0.5 to 1.1). Chlorpromazine clearly causes a lowering of blood pressure with accompanying dizziness (n=1394, 16 RCTs, RR 2.37 CI 1.7 to 3.2, NNH 11 CI 7 to 21) and considerable weight gain (n=165, 5 RCTs, RR 4.92 CI 2.3 to 10.4, NNH 2 CI 2 to 3).

Authors' conclusions

The results of this review confirm much that clinicians and recipients of care already know but aim to provide quantification to support clinical impression. Chlorpromazine's global position as a 'benchmark' treatment for psychoses is not threatened by the findings of this review. Chlorpromazine, in common use for half a century, is a well established but imperfect treatment. Judicious use of this best available evidence should lead to improved evidence-based decision making by clinicians, carers and patients.

Please note the addition of 26 studies to awaiting classification section of the review may alter the conclusions of the review once assessed.








我們更新了過去的搜尋,包括 Cochrane Schizophrenia Group Register (1999年10月),Biological Abstracts(1982年至1995年),the Cochrane Library (1999年, Issue 2),EMBASE(1980年至1995年),MEDLINE(1966年至1995年),PsycLIT(1974年至1995年),及Cochrane Schizophrenia Group Register(2002年6月),改以Cochrane Schizophrenia Group Trials Register(2007年1月)搜尋。我們搜尋可辨識試驗的參考文獻,也和藥商及試驗作者接洽以獲得額外的資訊






我們審視了超過1000份電子記錄,這回顧目前包括了302個排除試驗及50個納入的試驗。我們發現chlorpromazine可減少復發於短期((n = 74, 2 RCTs, RR 0.29 CI 0.1 to 0.8)和中期治療(n = 809, 4 RCTs, RR 0.49 CI 0.4 to 0.6),但資料是具異質性。減少復發長期同質性的資料也顯示chlorpromazine比較有效(n = 512, 3 RCTs, RR 0.57 CI 0.5 to 0.7, NNT 4 CI 3 to 5)。我們發現chlorpromazine提供了在個案症狀及功能上整體的改善(n = 1121, 13 RCTs, RR ‘沒改變/未改善’ 0.80 CI 0.8 to 0.9, NNT 6 CI 5 to 8)。跟安慰劑相比,較少chlorpromazine這組的個案提早離開試驗(n = 1780, 26 RCTs, RR 0.65 CI 0.5 to 0.8, NNT 15 CI 11 to 24)。而使用chlorpromazine有很多副作用,它有顯著的鎮靜作用(n = 1404, 19 RCTs, RR 2.63 CI 2.1 to 3.3, NNH 5 CI 4 to 8),它增加個案容易出現急性動作疾患(n = 942, 5 RCTs, RR 3.5 CI 1.5 to 8.0, NNH 32 CI 11 to 154),增加出現帕金森氏症副作用的可能(n = 1265, 12 RCTs, RR 2.01 CI 1.5 to 2.7, NNH 14 CI 9 to 28)。坐立難安的副作用在chlorpromazine這組並沒有比安慰劑這組常出現(n = 1164, 9 RCTs, RR 0.78 CI 0.5 to 1.1),chlorpromazine明顯會造成血壓降低且合併頭暈(n = 1394, 16 RCTs, RR 2.37 CI 1.7 to 3.2, NNH 11 CI 7 to 21),且造成相當程度的體重增加(n = 165, 5 RCTs, RR 4.92 CI 2.3 to 10.4, NNH 2 CI 2 to 3)





此翻譯計畫由臺灣國家衛生研究院(National Health Research Institutes, Taiwan)統籌




Chlorpromazine versus placebo dans la schizophrénie


La chlorpromazine, formulée dans les années 1950, demeure un traitement de référence chez les patients schizophrènes.


Évaluer les effets de la chlorpromazine dans la schizophrénie par rapport à un placebo.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons consulté le registre du groupe Cochrane sur la schizophrénie (octobre 1999, janvier 2007), Biological Abstracts (1982-1995), la Bibliothèque Cochrane (1999, numéro 2), EMBASE (1980-1995), MEDLINE (1966-1995), PsycLIT (1974-1995) et le registre du groupe Cochrane sur la schizophrénie (juin 2002). Les références bibliographiques de toutes les études identifiées ont été consultées afin d'identifier d'autres essais pertinents. Nous avons contacté des sociétés pharmaceutiques et les auteurs des essais afin d'obtenir des informations supplémentaires.

Nous avons mis à jour cette recherche le 15 mai 2012 et ajouté les résultats à la section de classification en attente de la revue.

Critères de sélection

Nous avons inclus tous les essais contrôlés randomisés (ECR) comparant de la chlorpromazine à un placebo chez des patients atteints de schizophrénie et d'autres troubles mentaux non affectifs graves/chroniques, indépendamment du mode de diagnostic. Les critères de jugement principaux étaient les décès, les comportements violents, l'amélioration globale, les rechutes et la satisfaction vis-à-vis des soins.

Recueil et analyse des données

Nous avons examiné les références bibliographiques et les résumés de manière indépendante et obtenu les articles, que nous avons réexaminés et dont nous avons évalué la qualité. Les données ont été extraites par BT et JR. CEA et GA ont contrôlé un échantillon de 10 % de manière indépendante afin d'évaluer la fiabilité. Nous avons analysé les données dichotomiques à l'aide du risque relatif (RR) à effets fixes et estimé l'intervalle de confiance (IC) à 95 %. Dans la mesure du possible, nous avons calculé les statistiques du nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice (NST) ou un effet nuisible (NNN) du traitement. Nous avons exclu les données continues lorsque plus de 50 % des participants étaient perdus de vue ; lorsque des données continues ont été incluses, nous les avons analysées à l'aide de la différence moyenne pondérée (DMP) à effets fixes avec un intervalle de confiance à 95 %.

Résultats Principaux

Nous avons examiné plus de 1 000 dossiers électroniques. La revue inclut actuellement 302 études exclues et 50 études incluses. Nous avons observé que la chlorpromazine réduisait les rechutes à court (n = 74, 2 ECR, RR de 0,29, IC entre 0,1 et 0,8) et moyen termes (n = 809, 4 ECR, RR de 0,49, IC entre 0,4 et 0,6) mais les données étaient hétérogènes. Les données homogènes à plus long terme étaient également favorables à la chlorpromazine (n = 512, 3 ECR, RR de 0,57, IC entre 0,5 et 0,7, NST de 4, IC entre 3 et 5). Nous avons observé que la chlorpromazine entraînait une amélioration globale des symptômes et du fonctionnement des patients (n = 1 121, 13 ECR, RR absence de changement/d'amélioration de 0,80, IC entre 0,8 et 0,9, NST de 6, IC entre 5 et 8). Moins de patients recevant de la chlorpromazine abandonnaient les essais de manière prématurée (n = 1 780, 26 ECR, RR de 0,65, IC entre 0,5 et 0,8, NST de 15, IC entre 11 et 24) par rapport au placebo. De nombreux effets indésirables étaient observés. La chlorpromazine a un effet clairement sédatif (n = 1 404, 19 ECR, RR de 2,63, IC entre 2,1 et 3,3, NNN de 5, IC entre 4 et 8) et augmente le risque de troubles du mouvement aigus (n = 942, 5 ECR, RR de 3,5, IC entre 1,5 et 8,0, NNN de 32, IC entre 11 et 154) et de syndrome parkinsonien (n = 1 265, 12 ECR, RR de 2,01, IC entre 1,5 et 2,7, NNN de 14, IC entre 9 et 28). L'akathisie ne se produisait pas plus fréquemment dans le groupe de la chlorpromazine que dans celui du placebo (n = 1 164, 9 ECR, RR de 0,78, IC entre 0,5 et 1,1). La chlorpromazine entraîne une baisse notable de la pression artérielle accompagnée d'étourdissements (n = 1 394, 16 ECR, RR de 2,37, IC entre 1,7 et 3,2, NNN de 11, IC entre 7 et 21) et une prise de poids considérable (n = 165, 5 ECR, RR de 4,92, IC entre 2,3 et 10,4, NNN de 2, IC entre 2 et 3).

Conclusions des auteurs

Les résultats de cette revue confirment globalement ce que savent déjà les cliniciens et les patients, mais vise à fournir une quantification permettant d'étayer cette impression clinique. Le rôle global de la chlorpromazine en tant que traitement de référence des psychoses n'est pas remis en cause par les résultats de cette revue. La chlorpromazine, couramment utilisée depuis 50 ans, est un traitement bien établi mais imparfait. Un usage judicieux des meilleures preuves disponibles devrait permettre d'améliorer la prise de décision fondée sur des preuves pour les cliniciens, les soignants et les patients.

Il est à noter que l'ajout de 26 études à la section de classification en attente de la revue pourrait modifier les conclusions une fois évaluées.

Plain language summary

Chlorpromazine versus placebo for schizophrenia

Schizophrenia is a long-term illness with a worldwide lifetime prevalence of about one per cent. Many people who suffer from schizophrenia live with considerable disability. Chlorpromazine was one of the first drugs discovered to be effective in its treatment back in the 1950s - and is still used extensively today.

This review updates the information available from trials in which chlorpromazine was compared with placebo. In addition it attempts to look at outcomes in smaller sub-groups of people, by sex, by age, by length of illness, by dose of chlorpromazine, by criteria of diagnosis or by whether they were diagnosed before or after 1990. This update adds one study giving a total of 50 studies and the included data have been divided as to whether they refer to short, medium or long-term treatment. When looking at chlorpromazine versus placebo for schizophrenia since the first review in 1995, 349 trials have been considered but 299 have been excluded because of flaws in the research methods or the reporting of the data. This is a shame and much opportunity has been lost to report outcomes of interest to the reviewers and others.

Chlorpromazine has been shown to improve both a person’s symptoms and functioning in 13 trials containing 1121 people. Chlorpromazine reduces relapse in the short, medium and long term. Many trials, however, have demonstrated that chlorpromazine has a number of adverse effects when compared with placebo important ones being movement disorders, sleepiness, skin sensitivity to sunlight, low blood pressure and constipation. The main weakness of these trials is that the majority are conducted on people who are in hospital. The results, therefore, may, at best, be only partially applicable to people in the community.

(Plain language summary prepared for this review by Janey Antoniou of RETHINK, UK

Résumé simplifié

Chlorpromazine versus placebo dans la schizophrénie

Chlorpromazine versus placebo dans la schizophrénie

La schizophrénie est une longue maladie dont la prévalence mondiale au cours de la vie est d'environ 1 %. De nombreuses personnes atteintes de schizophrénie souffrent d'une incapacité considérable. La chlorpromazine, l'un des premiers médicaments à avoir démontré son efficacité dans la schizophrénie dans les années 1950, continue d'être largement utilisée de nos jours.

Cette revue met à jour les informations disponibles issues d'essais comparant la chlorpromazine à un placebo. Son objectif est également d'examiner les critères de jugement dans des sous-groupes plus réduits, par sexe, âge, durée de la maladie, dose de chlorpromazine, critères de diagnostic ou diagnostics réalisés avant et après 1990. Cette mise à jour inclut une étude supplémentaire (ce qui porte le total à 50 études) et les données incluses ont été regroupées en différentes catégories selon qu'il s'agissait d'un traitement à court, moyen ou long terme. Lors de l'examen de la chlorpromazine par rapport à un placebo dans la schizophrénie depuis la première revue de 1995, 349 essais ont été pris en compte mais 299 ont été exclus pour cause de méthodes de recherche défectueuses ou de données mal documentées. C'est dommage, car cela prive les évaluateurs et les autres personnes intéressées d'informations importantes dans ce domaine.

13 essais portant sur 1 121 participants montraient que la chlorpromazine améliorait les symptômes et le fonctionnement des patients. La chlorpromazine limite les rechutes à court, moyen et long termes. De nombreux essais ont cependant démontré que la chlorpromazine avait plusieurs effets indésirables par rapport au placebo, notamment des troubles du mouvement, une somnolence, une sensibilité cutanée aux rayons du soleil, une faible pression artérielle et de la constipation. La principale faiblesse de ces essais réside dans le fait qu'ils portaient, pour la plupart, sur des patients hospitalisés. Les résultats pourraient donc, dans le meilleur des cas, ne s'appliquer que partiellement pour les personnes en milieu ordinaire.

(Résumé simplifié préparé pour cette revue par Janey Antoniou de RETHINK, UK

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st November, 2012
Traduction financée par: Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux