Amnioinfusion for preterm premature rupture of membranes

  • Review
  • Intervention

Authors

  • G Justus Hofmeyr,

    Corresponding author
    1. University of the Witwatersrand, University of Fort Hare, Eastern Cape Department of Health, Department of Obstetrics and Gynaecology, East London Hospital Complex, East London, Eastern Cape, South Africa
    • G Justus Hofmeyr, Department of Obstetrics and Gynaecology, East London Hospital Complex, University of the Witwatersrand, University of Fort Hare, Eastern Cape Department of Health, Frere and Cecilia Makiwane Hospitals, Private Bag X 9047, East London, Eastern Cape, 5200, South Africa. justhof@gmail.com.

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  • George Essilfie-Appiah,

    1. Nelson Mandela Academic Hospital and Walter Sisulu University, Department of Obstetrics and Gynaecology, Mthanta, South Africa
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  • Theresa A Lawrie

    1. Royal United Hospital, The Cochrane Gynaecological Cancer Review Group, Bath, UK
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Abstract

Background

Preterm premature rupture of membranes (PPROM) is a leading cause of perinatal morbidity and mortality. Amnioinfusion aims to restore amniotic fluid volume by infusing a solution into the uterine cavity.

Objectives

The objective of this review was to assess the effects of amnioinfusion for PPROM on perinatal and maternal morbidity and mortality.

Search methods

We searched the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group's Trials Register (30 September 2011).

Selection criteria

Randomised trials of amnioinfusion compared to no amnioinfusion in women with PPROM.

Data collection and analysis

Three review authors independently assessed trials for inclusion. Two review authors independently assessed trial quality and extracted data. Data were checked for accuracy.

Main results

We included five trials but we only analysed data from four studies (with a total of 241 participants). One trial did not contribute any data to the review.

Transcervical amnioinfusion improved fetal umbilical artery pH at delivery (mean difference 0.11; 95% confidence interval (CI) 0.08 to 0.14; one trial, 61 participants) and reduced persistent variable decelerations during labour (risk ratio (RR) 0.52; 95% CI 0.30 to 0.91; one trial, 86 participants).

Transabdominal amnioinfusion was associated with a reduction in neonatal death (RR 0.30; 95% CI 0.14 to 0.66; two trials, 94 participants), neonatal sepsis (RR 0.26, 95% CI 0.11 to 0.61; one trial, 60 participants), pulmonary hypoplasia (RR 0.22; 95% CI 0.06 to 0.88; one trial, 34 participants) and puerperal sepsis (RR 0.20; 95% CI 0.05 to 0.84; one trial, 60 participants). Women in the amnioinfusion group were also less likely to deliver within seven days of membrane rupture (RR 0.18; 95% CI 0.05 to 0.70; one trial, 34 participants). These results should be treated with circumspection as the positive findings were mainly due to one trial with unclear allocation concealment.

Authors' conclusions

These results are encouraging but are limited by the sparse data and unclear methodological robustness, therefore further evidence is required before amnioinfusion for PPROM can be recommended for routine clinical practice.

Résumé

Amnioinfusion for preterm premature rupture of membranes

Contexte

La rupture prématurée des membranes avant terme (RPMAT) est l’une des principales causes de morbidité et de mortalité périnatale. L’amnio-infusion consiste à rétablir le volume de liquide amniotique en introduisant une solution dans la cavité utérine.

Objectifs

L’objectif de cette revue était d’évaluer les effets de l’amnio-infusion sur la morbidité et la mortalité périnatale et maternelle en cas de RPMAT

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre d’essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et l’accouchement (30 septembre 2011).

Critères de sélection

Essais randomisés portant sur l’amnio-infusion comparés à l’absence d’amnio-infusion chez les femmes ayant subi une RPMAT.

Recueil et analyse des données

Trois auteurs de la revue ont évalué les essais à inclure de façon indépendante. Deux auteurs de revue ont évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante. L’exactitude des données a été vérifiée..

Résultats Principaux

Nous avons inclus cinq essais, mais seules les données issues de quatre études (avec un total de 241 participantes) ont été analysées. Un essai n’a fourni aucune des données de la revue.

L’amnio-infusion transcervicale a amélioré le pH de l’artère ombilicale fœtale au moment de l’accouchement (différence moyenne 0,11 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,08 à 0,14 ; un essai, 61 participantes) et réduit les décélérations variables persistantes pendant l’accouchement (risque relatif (RR) 0,52 ; IC à 95 % 0,30 à 0,91 ; un essai, 86 participantes).

L’amnio-infusion trans-abdominale était associée à une baisse de la mort néonatale (RR 0,30 ; IC à 95 % 0,14 à 0,66 ; deux essais, 94 participantes), du sepsis néonatal (RR 0,26, IC à 95 % 0,11 à 0,61 ; un essai, 60 participantes), de l’hypoplasie pulmonaire (RR 0,22 ; IC à 95 % 0,06 à 0,88 ; un essai, 34 participantes) et du sepsis puerpéral (RR 0,20 ; IC à 95 % 0,05 à 0,84 ; un essai, 60 participantes). La propension des femmes appartenant au groupe d’amnio-infusion à accoucher dans les sept jours suivant la rupture de la membrane (RR 0,18 ; IC à 95 % 0,05 à 0,70 ; un essai, 34 participantes) était également en baisse. Ces résultats doivent être considérés avec circonspection car ces découvertes positives provenaient principalement d’un seul essai avec une assignation secrète imprécise.

Conclusions des auteurs

Ces résultats sont encourageants, mais ne se limitent qu’à quelques données et une robustesse méthodologique confuse. Par conséquent, d’autres preuves doivent être établies que l’amnio-infusion en cas de RPMAT puisse être recommandée dans le cadre d’une pratique clinique systématique.

Plain language summary

Amnioinfusion for preterm premature rupture of membranes

There is some evidence to show that restoring amniotic fluid volume with saline or a similar fluid (amnioinfusion) following preterm premature rupture of the membranes (PPROM) may be beneficial for preterm babies (by preventing infection, lung damage and death) and mothers (by preventing infection of the womb after childbirth). However, current evidence is insufficient to recommend amnioinfusion for routine use in PPROM.

Preterm premature rupture of membranes is the single most identifiable cause of preterm labour. The sac (membranes) surrounding the baby and fluid in the womb (uterus) usually breaks (ruptures) during labour. If the membranes rupture before labour and preterm (before 37 weeks) the baby has an increased risk of infection. Reduced fluid around the baby also increases the chance of the umbilical cord being compressed, which can reduce the baby's supply of nutrients and oxygen. In addition, insufficient fluid in the womb may interfere with normal lung development in very small babies and can cause fetal distress, with changes in heart rate. Extra liquid can be injected through the woman's vagina (transcervical amnioinfusion) or abdomen (transabdominal amnioinfusion) into the womb, providing more liquid to surround the baby. The review of five randomised controlled trials (with data from a total of 241 participants analysed) found some evidence to show that amnioinfusion with a saline solution may improve health outcomes and be beneficial for babies and mothers following PPROM. However, the evidence is currently insufficient to recommend its routine use because of the limited number of trials and low numbers of women in the trials.

Résumé simplifié

Amnioinfusion for preterm premature rupture of membranes

Amnio-infusion en cas de rupture prématurée des membranes avant terme

Il existe des preuves démontrant que le rétablissement du volume de liquide amniotique à l’aide d’une solution saline ou d’un liquide semblable (amnio-infusion) après la rupture prématurée des membranes avant terme (RPMAT) peut se révéler bénéfique pour les bébés nés avant terme (en prévenant les risques d’infections, de lésions pulmonaires et de mort) et les mères (en prévenant les risques d’infections utérines après l’accouchement). Toutefois, les preuves actuelles sont insuffisantes pour recommander le recours systématique à une amnio-infusion en cas de RPMAT.

La rupture prématurée des membranes avant terme est la seule cause d’accouchement prématuré la plus identifiable. Le sac (membranes) entourant le bébé et le liquide utérin se rompent (ruptures) généralement pendant l’accouchement. Si les membranes se rompent avant l’accouchement et avant le terme (avant 37 semaines), le bébé est exposé à un risque élevé d’infection. Une diminution du volume de liquide entourant le bébé augmente également les risques de compression du cordon ombilical, réduisant ainsi l’apport en nutriments et en oxygène du bébé. De plus, une insuffisance de liquide amniotique peut altérer le développement pulmonaire normal des bébés et entraîner des souffrances fœtales avec des variations du rythme cardiaque. Un surplus de liquide peut être injecté dans le vagin de la mère (amnio-infusion transcervicale) ou via l’abdomen (amnio-infusion transabdominale) dans l’utérus, afin d’ajouter davantage de liquide pour le bébé. La revue composée de cinq essais contrôlés randomisés (contenant des données issues d’analyses effectuées auprès de 241 participantes) a trouvé des preuves démontrant que l’amnio-infusion réalisée avec une solution saline peut améliorer les résultats sur la santé et se révèle bénéfique pour les bébés et les mères après une RPMAT. Toutefois, ces preuves sont actuellement insuffisantes pour recommander son recours systématique en raison du nombre limité d’essais et d’un faible nombre de femmes y participant.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st January, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français