Oral naltrexone maintenance treatment for opioid dependence

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Research on clinical application of oral naltrexone agrees on several things. From a pharmacological perspective, naltrexone works. From an applied perspective, the medication compliance and the retention rates are poor.

Objectives

To evaluate the effects of naltrexone maintenance treatment versus placebo or other treatments in preventing relapse in opioid addicts after detoxification.

Search methods

We searched: Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL - The Cochrane Library issue 6 2010), PubMed (1973- June 2010), CINAHL (1982- June 2010). We inspected reference lists of relevant articles and contacted pharmaceutical producers of naltrexone, authors and other Cochrane review groups.

Selection criteria

All randomised controlled clinical trials which focus on the use of naltrexone maintenance treatment versus placebo, or other treatments to reach sustained abstinence from opiate drugs

Data collection and analysis

Three reviewers independently assessed studies for inclusion and extracted data. One reviewer carried out the qualitative assessments of the methodology of eligible studies using validated checklists.

Main results

Thirteen studies, 1158 participants, met the criteria for inclusion in this review.

Comparing naltrexone versus placebo or no pharmacological treatments, no statistically significant difference were noted for all the primary outcomes considered. The only outcome statistically significant in favour of naltrexone is re incarceration, RR 0.47 (95%CI 0.26-0.84), but results come only from two studies. Considering only studies were patients were forced to adherence a statistical significant difference in favour of naltrexone was found for retention and abstinence, RR 2.93 (95%CI 1.66-5.18).

Comparing naltrexone versus psychotherapy, in the two considered outcomes, no statistically significant difference was found in the single study considered.

Naltrexone was not superior to benzodiazepines and to buprenorphine for retention and abstinence and side effects. Results come from single studies.

Authors' conclusions

The findings of this review suggest that oral naltrexone did not perform better than treatment with placebo or no pharmacological agent with respect to the number of participants re-incarcerated during the study period. If oral naltrexone is compared with other pharmacological treatments such as benzodiazepine and buprenorphine, no statistically significant difference was found. The percentage of people retained in treatment in the included studies is however low (28%). The conclusion of this review is that the studies conducted have not allowed an adequate evaluation of oral naltrexone treatment in the field of opioid dependence. Consequently, maintenance therapy with naltrexone cannot yet be considered a treatment which has been scientifically proved to be superior to other kinds of treatment.

Résumé scientifique

Traitement d'entretien à la naltréxone par voie orale contre la dépendance aux opiacés

Contexte

Les recherches portant sur l'application clinique de la naltréxone par voie orale s'accordent sur plusieurs faits. Au plan pharmacologique, la naltréxone fonctionne. En termes d'application, l'observance du traitement et les taux de maintien dans le traitement sont médiocres.

Objectifs

Evaluer les effets du traitement d'entretien à la naltréxone versus un placebo ou d'autres traitements sur la prévention de la rechute chez les personnes dépendantes aux opiacés après une désintoxication.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans : le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL - The Cochrane Library numéro 6 2010), PubMed (de 1973 à juin 2010), CINAHL (de 1982 à juin 2010). Nous avons examiné les listes bibliographiques des articles pertinents et avons contacté les sociétés pharmaceutiques fabriquant la naltréxone, les auteurs et les autres groupes thématiques Cochrane.

Critères de sélection

Tous les essais cliniques contrôlés randomisés portant sur l'utilisation du traitement d'entretien à la naltréxone versus placebo ou d'autres traitements pour obtenir une abstinence prolongée des drogues opiacées.

Recueil et analyse des données

Trois évaluateurs ont évalué les études à inclure et extrait des données de façon indépendante. Un évaluateur a procédé aux évaluations qualitatives de la méthodologie des études éligibles au moyen de listes de contrôle validées.

Résultats principaux

Treize études, 1 158 participants, ont répondu aux critères d'inclusion dans cette revue.

En comparant la naltréxone versus un placebo ou une absence de traitements pharmacologiques, aucune différence statistiquement significative n'a été observée pour l'ensemble des critères de jugement principaux pris en compte. Le seul critère de jugement statistiquement significatif en faveur de la naltréxone est la remise en détention, RR 0,47 (IC à 95 % 0,26-0,84), mais les résultats ne proviennent que de deux études. En ne prenant en compte que les études dans lesquelles les patients ont été forcés à observer le traitement, une différence statistiquement significative en faveur de la naltréxone a été constatée pour le maintien dans le traitement et l'abstinence, RR 2,93 (IC à 95 % 1,66-5,18).

En comparant la naltréxone versus une psychothérapie, pour les deux critères de jugement pris en compte, aucune différence statistiquement significative n'a été constatée dans l'étude isolée examinée.

La naltréxone n'était pas supérieure aux benzodiazépines ni à la buprénorphine concernant le maintien dans le traitement, l'abstinence et les effets secondaires. Les résultats proviennent d'études isolées.

Conclusions des auteurs

Les découvertes de cette revue suggèrent que la naltréxone par voie orale n'a pas donnée de meilleurs résultats que le traitement par placebo ou qu'une absence d'agent pharmacologique concernant le nombre de participants remis en détention au cours de la période d'étude. Si la naltréxone par voie orale est comparée à d'autres traitements pharmacologiques, tels que les benzodiazépines et la buprénorphine, aucune différence statistiquement significative n'est constatée. Le pourcentage de personnes maintenues dans le traitement dans les études incluses est cependant faible (28 %). La conclusion de cette revue est que les études réalisées n'ont pas permis une évaluation adéquate du traitement à la naltréxone orale dans le domaine de la dépendance aux opiacés. En conséquence, la thérapie d'entretien à la naltréxone ne peut pas encore être considérée comme un traitement dont la supériorité par rapport à d'autres types de traitement a été prouvée scientifiquement.

Plain language summary

Oral naltrexone as maintenance treatment to prevent relapse in opioid addicts who have undergone detoxification

Opioid dependence is considered to be a lifelong, chronic relapsing disorder. Substantial therapeutic efforts are needed to keep people drug free. Methadone treatment plays a vital role in detoxification or maintenance programs but some individuals who are on methadone continue to use illicit drugs, commit crime and engage in behaviours that promote the spread of communicable diseases. Naltrexone is a long acting opioid antagonist that does not produce euphoria and is not addicting. It is used in accidental heroin overdose and for the treatment of people who have opioid dependence. Naltrexone is particularly suitable to prevent a relapse to opioid use after heroin detoxification for those for whom failure to comply with treatment has major consequences, for example health professionals, business executives and individuals under legal supervision. Medication compliance and retention rates with naltrexone treatment are however low.
In this review of the medical literature oral naltrexone, with or without psychotherapy, was no better than placebo or no pharmacological treatments with regard to retention in treatment, use of the primary substance of abuse or side effects. The only outcome that was clearly in favour of naltrexone was a reduction of re incarcerations by about a half but these results were from only two studies. In single studies naltrexone was not superior to benzodiazepines or buprenorphine for retention, abstinence or side effects. The review authors identified a total of 13 randomised controlled studies that involved 1158 opioid addicts treated as outpatients following detoxification. Less than a third of participants were retained in treatment over the duration of the included studies. The mean duration was six months (range one to 10 months). None of included studies considered deaths from fatal overdoses in people treated with naltrexone.

Résumé simplifié

La naltréxone par voie orale comme traitement d'entretien peut prévenir la rechute chez les personnes dépendantes aux opiacés qui ont subi une désintoxication

La dépendance aux opiacés est considérée comme un trouble chronique récurrent permanent. D'importants efforts thérapeutiques sont nécessaires pour tenir les personnes à l'écart des drogues. Le traitement à la méthadone joue un rôle vital dans les programmes de désintoxication ou d'entretien, mais certaines personnes sous méthadone continuent à consommer des drogues illégales, à commettre des crimes et à adopter des comportements qui favorisent la propagation des maladies transmissibles. La naltréxone est un antagoniste des opiacés à action prolongée qui ne produit pas d'euphorie et ne crée pas de dépendance. Elle est utilisée dans les cas de surdose accidentelle d'héroïne et pour le traitement des personnes dépendantes aux opiacés. La naltréxone est particulièrement adaptée pour prévenir une reprise de la consommation d'opiacés après une désintoxication de l'héroïne chez les personnes pour lesquelles une absence d'observance du traitement a d'importantes conséquences, par exemple les professionnels de santé, les cadres et les individus sous contrôle judiciaire. L'observance du traitement et les taux de maintien dans le traitement avec un traitement à la naltréxone sont toutefois faibles.
Dans cette revue de la littérature médicale, la naltréxone par voie orale, avec ou sans psychothérapie, n'a pas donné de meilleurs résultats que le placebo ou l'absence de traitements pharmacologiques concernant le maintien dans le traitement, l'usage de la principale substance consommée avec excès ou les effets secondaires. Le seul critère d'évaluation qui était nettement en faveur de la naltréxone était une réduction des remises en détention de moitié environ, mais ces résultats n'ont été observés que dans deux études. Dans les études isolées, la naltréxone n'était pas supérieure aux benzodiazépines ou à la buprénorphine concernant le maintien dans le traitement, l'abstinence ou les effets secondaires. Les auteurs de la revue ont identifié 13 études contrôlées randomisées au total portant sur 1 158 personnes dépendantes aux opiacés traitées en consultations externes après une désintoxication. Moins d'un tiers des participants ont été maintenus dans le traitement pendant la durée des études incluses. La durée moyenne était de six mois (fourchette de un à 10 mois). Aucune des études incluses ne prenait en compte les décès dus à des surdoses mortelles chez des personnes traitées à la naltréxone.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 4th September, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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