Intravenous immunoglobulin for chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy

  • Conclusions changed
  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy (CIDP) causes progressive or relapsing weakness and numbness of the limbs, developing over at least two months. Uncontrolled studies suggest that intravenous immunoglobulin (IVIg) helps. This review was first published in 2002 and has since been updated, most recently in 2013.

Objectives

To review systematically the evidence from randomised controlled trials (RCTs) concerning the efficacy and safety of IVIg in CIDP.

Search methods

On 4 December 2012, we searched the Cochrane Neuromuscular Disease Group Specialized Register, CENTRAL (2012, issue 11 in the Cochrane Library), MEDLINE and EMBASE to December 2012 and ISI from January 1985 to May 2008. We searched for ongoing trials through two metaRegistries (World Health Organization International Clinical Trials Registry Platform Search Portal and Current Controlled Trials).

Selection criteria

We selected RCTs testing any dose of IVIg versus placebo, plasma exchange or corticosteroids in definite or probable CIDP.

Data collection and analysis

Two authors reviewed literature searches to identify potentially relevant RCTs, scored their quality and extracted data independently. We contacted authors for additional information.

Main results

We considered eight RCTs, including 332 participants, to be eligible for inclusion in the review. These trials were homogeneous and the overall risk of bias low. Five studies, in a total of 235 participants compared IVIg against placebo. One trial with 20 participants compared IVIg with plasma exchange, one trial compared IVIg with prednisolone in 32 participants, and one trial, newly included at this update, compared IVIg with intravenous methylprednisolone in 46 participants.

A significantly higher proportion of participants improved in disability within one month after IVIg treatment as compared with placebo (risk ratio (RR) 2.40, 95% confidence interval (CI) 1.72 to 3.36; number needed to treat for an additional beneficial outcome 3.03 (95% CI 2.33 to 4.55), high quality evidence). Whether all these improvements are equally clinically relevant cannot be deduced from this analysis because each trial used different disability scales and definitions of significant improvement. In three trials, including 84 participants, the disability score could be transformed to the modified Rankin score, on which improvement of one point after IVIg treatment compared to placebo was barely significant (RR 2.40, 95% CI 0.98 to 5.83) (moderate quality evidence). Only one placebo-controlled study included in this review had a long-term follow-up. The results of this study suggest that IVIg improves disability more than placebo over 24 and 48 weeks.

The mean disability score revealed no significant difference between IVIg and plasma exchange at six weeks (moderate quality evidence). There was no significant difference in improvement in disability on prednisolone compared with IVIg after two or six weeks, or on methylprednisolone compared to IVIg after two weeks or six months (moderate quality evidence).

There were no statistically significant differences in frequencies of side effects between the three types of treatment for which data were available (IVg versus placebo or steroids). (moderate or high quality evidence) Mild and transient adverse events were found in 49% of participants treated with IVIg, while serious adverse events were found in six per cent.

Authors' conclusions

The evidence from RCTs shows that IVIg improves disability for at least two to six weeks compared with placebo, with an NNTB of three. During this period it has similar efficacy to plasma exchange, oral prednisolone and intravenous methylprednisolone. In one large trial, the benefit of IVIg persisted for 24 and possibly 48 weeks. Further research is needed to compare the long-term benefits as well as side effects of IVIg with other treatments.

Résumé scientifique

Immunoglobuline intraveineuse pour le traitement de la polyradiculoneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique

Contexte

La polyradiculoneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique (PDIC) entraîne une faiblesse progressive ou récurrente et un engourdissement des membres, se développant sur une période d'au moins deux mois. Des études non contrôlées suggèrent que l'immunoglobuline intraveineuse (IgIV) est utile. Cette revue a été publiée pour la première fois en 2002 et a depuis lors été mise à jour, le plus récemment en 2013.

Objectifs

Réaliser une revue systématique des preuves issues d'essais contrôlés randomisés (ECR) concernant l'efficacité et l'innocuité de l'IgIV dans la PDIC.

Stratégie de recherche documentaire

Le 4 décembre 2012, nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les affections neuromusculaires, CENTRAL (2012, numéro 11 dans la Bibliothèque Cochrane), MEDLINE et EMBASE jusqu'à décembre 2012 et ISI de janvier 1985 à mai 2008. Nous avons recherché des essais en cours dans deux méta-registres (World Health Organization International Clinical Trials Registry Platform Search Portal et Current Controlled Trials).

Critères de sélection

Nous avons sélectionné les ECR évaluant n'importe quelle dose d'IgIV par rapport à un placebo, une plasmaphérèse ou des corticostéroïdes dans la PDIC avérée ou probable.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont examiné les recherches de littérature afin d'identifier des ECR potentiellement pertinents, ils ont évalué leur qualité et extrait les données de manière indépendante. Nous avons contacté les auteurs pour obtenir des informations supplémentaires.

Résultats principaux

Nous avons pris en compte huit ECR, portant sur 332 participants, pour être éligibles pour l'inclusion dans la revue. Ces essais étaient homogènes et le risque de biais global faible. Cinq études, pour un total de 235 participants comparaient l'IgIV à un placebo. Un essai avec 20 participants comparait l'IgIV à la plasmaphérèse, un essai comparait l'IgIV à la prednisolone chez 32 participants, et un essai, récemment intégré à cette mise à jour, comparait l'IgIV à la méthylprednisolone intraveineuse chez 46 participants.

Une proportion significativement supérieure de participants présentaient une amélioration de l'incapacité au cours du mois suivant l'administration d'IgIV par rapport à un placebo (risque relatif (RR) 2,40, intervalle de confiance à 95 % (IC) de 1,72 à 3,36 ; nombre de sujets à traiter pour obtenir un résultat bénéfique supplémentaire de 3,03 (IC à 95 % 2,33 à 4,55), preuves de qualité élevée). On ne peut pas déduire de cette analyse si toutes ces améliorations sont pareillement cliniquement pertinentes car chaque essai utilisait différentes échelles d'incapacité et différentes définitions de l'amélioration significative. Dans trois essais, comprenant 84 participants, le score de l'incapacité pouvait être converti en score de Rankin modifié, pour lequel une amélioration d'un point après l'administration d'IgIV par rapport à un placebo était à peine significative (RR 2,40, IC à 95 % 0,98 à 5,83) (preuves de qualité modérée). Une seule étude contrôlée par placebo inclue dans cette revue effectuait un suivi à long terme. Les résultats de cette étude suggèrent que l'IgIV, plus que le placebo, améliore l'incapacité sur 24 et 48 semaines.

Le score moyen d'incapacité ne révélait aucune différence significative entre l'IgIV et la plasmaphérèse à six semaines (preuves de qualité modérée). Il n'y avait aucune différence significative dans l'amélioration de l'incapacité pour la prednisolone par rapport à l'IgIV après deux ou six semaines, ou pour la méthylprednisolone par rapport à l'IgIV après deux semaines ou six mois (preuves de qualité modérée).

Il n'y avait aucune différence statistiquement significative en termes de fréquence des effets secondaires entre les trois types de traitement pour lesquels les données étaient disponibles (IgIV versus placebo ou stéroïdes) (preuves de qualité modérée ou élevée). Des événements indésirables légers et transitoires étaient observés chez 49 % des participants traités avec l'IgIV, tandis que des événements indésirables graves ont été observés dans six pour-cent des cas.

Conclusions des auteurs

Les preuves issues d'ECR montrent que l'IgIV améliore l'incapacité sur une durée d'au moins deux à six semaines par rapport à un placebo, avec un NST de trois. Pendant cette période, son efficacité est similaire à celle de la plasmaphérèse, de la prednisolone orale et de la méthylprednisolone intraveineuse. Dans un essai à grande échelle, le bénéfice de l'IgIV persistait pendant 24 et peut-être 48 semaines. D'autres recherches sont nécessaires afin de comparer les bénéfices à long terme ainsi que les effets secondaires de l'IgIV avec d'autres traitements.

Plain language summary

Intravenous immunoglobulin for people with chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy

Review question

We performed this review to assess the evidence from randomised trials on how effective and safe intravenous immunoglobulin (IVIg) is for people with CIDP.

Background

Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy (CIDP) is an illness in which nerves become inflamed and this leads to paralysis. The likely cause is that the body attacks its own nerves. CIDP usually requires long-term treatment to prevent further disability. There is much debate about the first choice of treatment. One choice is a medicine called immunoglobulin, which is a product made from purified antibodies from human donor blood and which is given via injection into a vein. Steroid drugs and plasma exchange (a treatment in which the plasma element of a person's blood is replaced), are known to be effective.

Study characteristics

Eight randomised controlled trials including 332 participants with CIDP were eligible for this review. These compared IVIg with placebo (dummy treatment), plasma exchange, or steroid drugs.

Key results and quality of the evidence

We found five randomised trials which together prove that IVIg improves disability more than placebo (dummy treatment). The results showed that three people would need to be treated for one person to improve. In the three trials that compared IVIg with other treatments, results with IVIg were similar to plasma exchange, oral prednisolone or intravenous methylprednisolone. The evidence was of moderate or high quality. In this review, there were mild and short-term side effects in around half of those who received IVIg. Six per cent of those treated with IVIg had serious side effects, which is a similar rate as with plasma exchange or corticosteroids.

Each trial defined improvement in its own way and the trials used different measurement scales, so it is difficult to relate them to changes in the clinical condition of people with CIDP. Only one of the studies that compared IVIg with placebo had a long-term follow-up. It suggested that IVIg improves disability more than placebo over 24 weeks and possibly 48 weeks. Further research is needed to compare the long-term benefits as well as side effects of IVIg with other treatments.

The most recent search for studies was in December 2012 and we updated the review with the results of one additional trial.

Résumé simplifié

Immunoglobuline intraveineuse chez les patients atteints de polyradiculoneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique

Question de la revue

Nous avons effectué cette revue afin d'évaluer les preuves issues d'essais randomisés sur l'efficacité et la sécurité de l'immunoglobuline intraveineuse (IgIV) pour les personnes atteintes de PDIC.

Contexte

La polyradiculoneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique (PDIC) est une maladie caractérisée par une inflammation des nerfs conduisant à des paralysies. La cause probable est l'attaque par l'organisme de ses propres nerfs. La PDIC nécessite généralement un traitement de long terme pour prévenir une aggravation de l'incapacité. Il existe de nombreux débats sur le traitement à choisir en premier. Un des choix est un médicament appelé immunoglobuline, qui est un produit fabriqué à partir des anticorps purifiés de sang de donneurs humains, administrée par injection dans une veine. Les stéroïdes et l'échange de plasma(plasmaphérèse, un traitement dans lequel on remplace le plasma du sang d'une personne) sont connus pour être efficaces.

Les caractéristiques de l'étude

Huit essais contrôlés randomisés totalisant 332 participants atteints de PDIC étaient éligibles pour cette revue. Ils comparaient l'IgIV à un placebo (médicament factice), à l'échange de plasma ou aux stéroïdes.

Résultats principaux et qualité des preuves

Nous avons identifié cinq essais randomisés démontrant globalement que l'IgIV améliore l'incapacité plus que le placebo (médicament factice). Les résultats ont montré que trois personnes devraient être traitées pour qu'une personne soit améliorée. Dans les trois essais qui comparaient l'IgIV avec d'autres traitements, les résultats avec l'IgIV étaient similaires à la plasmaphérèse, à la prednisolone orale ou à la méthylprednisolone intraveineuse. Les preuves étaient de qualité modérée ou élevée. Dans cette revue, il y avait des effets secondaires légers et de court terme chez environ la moitié de ceux ayant reçu de l'IgIV. Six pour-cent de ceux traités par l'IgIV avaient des effets secondaires graves, la plasmaphérèse ou les corticostéroïdes ont des taux similaires.

Chaque essai avait défini l'amélioration à sa propre façon et les essais utilisaient différentes échelles de mesure, de sorte qu'il est difficile de faire le lien avec les modifications de l'état clinique des personnes atteintes de PDIC. Une seule des études qui comparaient l'IgIV avec un placebo avait un suivi à long terme. Elle suggérait que l'IgIV améliorait plus que le placebo l'incapacité sur 24 semaines et possiblement sur 48 semaines. D'autres recherches sont nécessaires afin de comparer les bénéfices à long terme et les effets secondaires de l'IgIV à d'autres traitements.

La plus récente recherche d'études a été réalisée en décembre 2012 et nous avons mis à jour la revue avec les résultats d'un essai supplémentaire.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 14th January, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France : Ministère en charge de la Santé

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