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Education for contraceptive use by women after childbirth

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Providing contraceptive education is now considered a standard component of postpartum care. The effectiveness is seldom examined. Questions have been raised about the assumptions on which such programs are based, e.g., that postpartum women are motivated to use contraception and that they will not return to a health center for family planning advice. Surveys indicate that women may wish to discuss contraception both prenatally and after hospital discharge. Nonetheless, two-thirds of postpartum women may have unmet needs for contraception. In the USA, many adolescents become pregnant again within a year a giving birth.

Objectives

Assess the effects of educational interventions for postpartum mothers about contraceptive use

Search methods

In May 2012, we searched the computerized databases of MEDLINE, CENTRAL, CINAHL, PsycINFO, and POPLINE. We also searched for current trials via ClinicalTrials.gov and ICTRP. Previous searches also included EMBASE. In addition, we examined reference lists of relevant articles, and contacted subject experts to locate additional reports.

Selection criteria

Randomized controlled trials were considered if they evaluated the effectiveness of postpartum education about contraceptive use. The intervention must have started postpartum and have occurred within one month of delivery.

Data collection and analysis

We assessed for inclusion all titles and abstracts identified during the literature searches with no language limitations. The data were abstracted and entered into RevMan. Studies were examined for methodological quality. For dichotomous outcomes, the Mantel-Haenszel odds ratio (OR) with 95% confidence interval (CI) was calculated. For continuous variables, we computed the mean difference (MD) with 95% CI. Due to varied study designs, we did not conduct meta-analysis.

Main results

Ten trials met the inclusion criteria. Of four trials that provided one or two counseling sessions, two showed some evidence of effectiveness. In a study from Nepal, women with an immediate postpartum and a session three months later were more likely to use contraception at six months than those with only the later session (OR 1.62; 95% CI 1.06 to 2.50). However, most comparisons did not show evidence of effectiveness. In a trial conducted in Pakistan, women in the counseling group were more likely than those without counseling to use contraception at 8 to 12 weeks postpartum (OR 19.56; 95% CI 11.65 to 32.83). The assessments were short-term. The remaining two studies were from the USA; one did not provided sufficient data and one had too small a sample to detect differences.

Six trials provided multifaceted programs with many contacts. Three showed evidence of effectiveness. Of those, two USA studies focused on adolescents. Adolescents in a home-visiting program were less likely to have a second birth in two years compared to adolescents who received usual care (OR 0.41; 95% CI 0.17 to 1.00). In the other trial, adolescents receiving enhanced well-baby care were less likely to have a repeat pregnancy by 18 months compared to those with usual well-baby care (OR 0.35; 95% CI 0.17 to 0.70). In an Australian study, teenagers in a structured home-visiting program were more likely to use contraception at six months than those who had standard home visits (OR 3.24; 95% CI 1.35 to 7.79). The trials without evidence of effectiveness included two for adolescents in the USA (computer-assisted motivational interviewing and cell phone counseling) and a home-visiting program for women in Syria.

Authors' conclusions

The overall quality of evidence was moderate. Half of these postpartum interventions led to fewer repeat pregnancies or births or more contraceptive use. However, the evidence of intervention effectiveness was of low to moderate quality. Trials with evidence of effectiveness included two that provided one or two sessions and three that had multiple contacts. The former had limitations, such as self-reported outcomes and showing no effect for many comparisons. The interventions with multiple sessions were promising but would have to be adapted for other locations and then retested. Researchers and health care providers will have to determine which intervention might be appropriate for their setting and level of resources.

Résumé scientifique

Éducation pour l'utilisation de contraceptifs par les femmes après un accouchement

Contexte

Le fait de dispenser une éducation sur la contraception est désormais considéré comme une composante habituelle du soin en postpartum. L'efficacité est rarement examinée. Des questions ont été soulevées concernant les suppositions selon lesquelles ces programmes étaient fondés, par exemple le fait que les femmes en postpartum sont motivées pour utiliser une contraception et qu'elles ne reviendront pas dans un centre de santé pour obtenir des conseils en planification familiale. Les études indiquent qu'il est possible que les femmes souhaitent discuter de la contraception à la fois avant l'accouchement et après leur sortie de l'hôpital. Cependant, les deux tiers des femmes en postpartum peuvent avoir des besoins de contraception non satisfaits. Aux États-Unis, de nombreuses adolescentes tombent de nouveau enceintes au cours de l'année suivant leur accouchement.

Objectifs

Évaluer les effets d'interventions éducatives auprès des mères en postpartum à propos de l'utilisation de contraceptifs.

Stratégie de recherche documentaire

En mai 2012, nous avons effectué des recherches dans les bases de données informatisées de MEDLINE, CENTRAL, CINAHL, PsycINFO et POPLINE. Nous avons également recherché des essais en cours via ClinicalTrials.gov et ICTRP. De précédentes recherches incluaient également EMBASE. De plus, nous avons examiné les listes bibliographiques des articles pertinents et contacté des experts du domaine afin de trouver d'autres rapports.

Critères de sélection

Les essais contrôlés randomisés étaient pris en considération s'ils évaluaient l'efficacité de l'éducation postpartum concernant l'utilisation de contraceptifs. L'intervention devait avoir commencé postpartum et être intervenue au cours du mois ayant suivi l'accouchement.

Recueil et analyse des données

Nous avons évalué l'éligibilité de tous les titres et résumés identifiés au cours des recherches de littérature, sans restriction de langue. Les données ont été extraites et saisies dans RevMan. La qualité méthodologique des études a été examinée. Pour les critères de jugement dichotomiques, le rapport des cotes (RC) de Mantel-Haenszel avec un intervalle de confiance (IC) à 95 % a été calculé. Pour les variables continues, nous avons calculé la différence moyenne (DM) avec des IC à 95 %. En raison de plans d'étude divers, nous n'avons pas réalisé de méta-analyse.

Résultats principaux

Dix essais ont répondu aux critères d'inclusion. Sur quatre essais qui proposaient une ou deux séances de counseling, deux ont montré des preuves d'efficacité. Dans une étude réalisée au Népal, les femmes assistant à une séance immédiatement après l'accouchement et à une séance trois mois plus tard étaient plus susceptibles d'utiliser une contraception à six mois que celles n'assistant qu'à la séance plus tardive (RC 1,62 ; IC à 95 % 1,06 à 2,50). Cependant, la plupart des comparaisons ne montraient pas de preuves d'efficacité. Dans un essai réalisé au Pakistan, les femmes du groupe de conseil étaient plus susceptibles que celles sans counseling d'utiliser une contraception au bout de 8 à 12 semaines postpartum (RC 19,56 ; IC à 95 % 11,65 à 32,83). Les évaluations étaient à court terme. Les deux études restantes avaient été réalisées aux États-Unis ; l'une ne fournissait pas suffisamment de données et l'autre avait un échantillon trop petit pour détecter des différences.

Six essais proposaient des programmes multiformes, avec de nombreux entretiens. Trois montraient des preuves d'efficacité. Parmi ceux-ci, deux études réalisées aux États-Unis se concentraient sur les adolescentes. Les adolescentes participant à un programme de visites à domicile étaient moins susceptibles d'avoir une deuxième grossesse en deux ans comparé aux adolescentes qui recevaient les soins habituels (RC 0,41 ; IC à 95 % 0,17 à 1,00). Dans l'autre essai, les adolescentes recevant des soins de puériculture accrus étaient moins susceptibles d'avoir une nouvelle grossesse dans les 18 mois comparé à celles recevant des soins de puériculture habituels (RC 0,35 ; IC à 95 % 0,17 à 0,70). Dans une étude australienne, les adolescentes suivant un programme structuré de visites à domicile étaient plus susceptibles d'utiliser une contraception à six mois que celles recevant les visites à domicile habituelles (RC 3,24 ; IC à 95 % 1,35 à 7,79). Les essais sans preuves d'efficacité comprenaient deux études portant sur les adolescentes aux États-Unis (entretiens motivationnels assistés par ordinateur et conseil par téléphone portable) et un programme de visites à domicile pour les femmes en Syrie.

Conclusions des auteurs

Le niveau de preuve était globalement modéré. La moitié de ces interventions postpartum ont conduit à un moins grand nombre de nouvelles grossesses ou à une plus grande utilisation de contraceptifs. Cependant, les preuves de l'efficacité des interventions étaient de qualité faible à modérée. Les essais fournissant des preuves d'efficacité comprenaient deux essais qui proposaient une ou deux séances et trois qui offraient de multiples entretiens. Ces derniers présentaient des restrictions, telles que des critères de jugement déclarés et l'absence d'effet démontré pour de nombreuses comparaisons. Les interventions avec de multiples séances étaient prometteuses, mais devraient être adaptées pour d'autres lieux, puis testées à nouveau. Les chercheurs et les prestataires de soins de santé devront déterminer quelle intervention pourrait convenir à leur environnement et leur niveau de ressources.

Plain language summary

Education about family planning for women who have just given birth

Counseling about family planning is standard care for most women who have just given birth. Many women feel this service is provided as part of a checklist. Few providers and researchers have looked at how well the counseling works. Some people have questioned the basis for such programs. We do not know if postpartum women want to use family planning or whether they will return to a health center for family planning advice. Women may wish to discuss family planning before they have the baby and after they leave the hospital. Women may also prefer to talk about birth control along with other health issues. In this review, we looked at the effects of educational programs about family planning for women who have just had a baby.

In May 2012, we did computer searches to find trials of education about family planning after having a baby. We also wrote to researchers to find other trials. The trials had to study how much the program affected family planning use. The program must have occurred within a month after the birth. We had no language limits for the searches. We entered the data into RevMan and used the odds ratio to examine effect. We also looked at the quality of the research methods.

We found 10 trials. Of four trials with one two contacts, two gave the women education while in the hospital. One showed more women in the counseling group used birth control than those without counseling at 8 to 12 weeks. In the other, more women with counseling both right after birth and later used birth control at six months than those with only the later session. Of the other two trials, one did not have enough data and the other was a very small study. Three of six trials with longer and more complex programs made a difference. Two showed fewer pregnancies or births among teenagers in the group with extra services. Also, a special home-visiting program showed more birth control use.

The overall results were of moderate quality. However, the five studies that showed some effect were low to moderate quality. These programs would have to be adapted for other settings and then retested. Researchers and health care providers can decide which ones might fit their setting and budget.

Résumé simplifié

Éducation relative à la planification familiale pour les femmes venant d'accoucher

Le conseil relatif à la planification familiale est un soin habituel pour la plupart des femmes qui viennent d'accoucher. De nombreuses femmes estiment que ce service fait partie d'une liste systématique. Peu de prestataires et de chercheurs ont examiné l'efficacité du conseil. Certaines personnes ont remis en cause le fondement de ces programmes. Nous ignorons si les femmes en postpartum souhaitent utiliser la planification familiale ou si elles reviendront dans un centre de santé pour recevoir des conseils de planification familiale. Il est possible que les femmes souhaitent discuter de la planification familiale avant d'avoir leur bébé et après avoir quitté l'hôpital. Il est également possible que les femmes préfèrent parler de contraception en même temps que d'autres questions de santé. Dans cette revue, nous avons examiné les effets des programmes éducatifs concernant la planification familiale pour les femmes qui viennent d'avoir un bébé.

En mai 2012, nous avons effectué des recherches informatisées pour trouver des essais portant sur l'éducation relative à la planification familiale après un accouchement. Nous avons également écrit à des chercheurs afin de trouver d'autres essais. Les essais devaient étudier l'influence du programme sur l'utilisation de la planification familiale. Le programme devait être intervenu au cours du mois suivant la naissance. Aucune limite de langue n'a été imposée pour les recherches. Nous avons saisi les données dans RevMan et utilisé le rapport des cotes pour examiner l'effet. Nous avons également examiné la qualité des méthodes de recherche.

Nous avons trouvé 10 essais. Sur quatre essais avec un ou deux entretiens, deux ont apporté des conseils éducatifs aux femmes alors qu'elles se trouvaient à l'hôpital. L'un a démontré que plus de femmes dans le groupe du conseil utilisaient une contraception par rapport à celles ne recevant pas de conseil au bout de 8 à 12 semaines. Dans l'autre, plus de femmes avec un conseil, tant juste après l'accouchement qu'ultérieurement, utilisaient une contraception à six mois par rapport à celles ne bénéficiant que de la séance ultérieure. Parmi les deux autres essais, l'un ne disposait pas de données suffisantes et l'autre était une étude à très petite échelle. Trois essais sur six avec des programmes plus longs et plus complexes ont fait la différence. Deux ont indiqué moins de grossesses ou de naissances parmi les adolescentes du groupe bénéficiant de services supplémentaires. Par ailleurs, un programme spécial de visites à domicile a démontré une plus grande utilisation de contraceptifs.

Les résultats globaux ont été d'une qualité modérée. Cependant, les cinq études qui ont démontré un certain effet étaient d'une qualité faible à modérée. Ces programmes devraient être adaptés à d'autres cadres, puis testés à nouveau. Les chercheurs et les prestataires de soins de santé peuvent décider des programmes le mieux adaptés à leur environnement et à leur budget.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 13th September, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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