Intervention Review

Nystatin prophylaxis and treatment in severely immunodepressed patients

  1. Peter C Gøtzsche*,
  2. Helle Krogh Johansen

Editorial Group: Cochrane Gynaecological Cancer Group

Published Online: 21 OCT 2002

Assessed as up-to-date: 18 JUL 2011

DOI: 10.1002/14651858.CD002033

How to Cite

Gøtzsche PC, Johansen HK. Nystatin prophylaxis and treatment in severely immunodepressed patients. Cochrane Database of Systematic Reviews 2002, Issue 4. Art. No.: CD002033. DOI: 10.1002/14651858.CD002033.

Author Information

  1. Rigshospitalet, The Nordic Cochrane Centre, Copenhagen, Denmark

*Peter C Gøtzsche, The Nordic Cochrane Centre, Rigshospitalet, Blegdamsvej 9, 7811, Copenhagen, DK-2100, Denmark. pcg@cochrane.dk.

Publication History

  1. Publication Status: Edited (no change to conclusions)
  2. Published Online: 21 OCT 2002

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Abstract

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Background

Nystatin is sometimes used prophylactically in patients with severe immunodeficiency or in the treatment of fungal infection in such patients, although the effect seems to be equivocal.

Objectives

To study whether nystatin decreases morbidity and mortality when given prophylactically or therapeutically to patients with severe immunodeficiency.

Search methods

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) Issue 4, 2007, PubMed (November 2007) and the reference lists of articles. We searched the proceedings of the ICAAC (from 1990 to 2007), General Meeting of the ASM (from 1990 to 2007), and the European Congress of Clinical Microbiology and Infectious Diseases (1995 to 2007) and contacted researchers in the field. For the 2011 update we searched PubMed from 1966 to 18 July 2011 and the reference lists of articles.

Selection criteria

Randomised clinical trials comparing nystatin with placebo, an untreated control group, fluconazole or amphotericin B.

Data collection and analysis

Data on mortality, invasive fungal infection and colonisation were extracted by both authors independently. A random effects model was used unless p > 0.10 for the test of heterogeneity.

Main results

We included 14 trials (1569 patients). The drugs were given prophylactically in 12 trials and as treatment in two. Eleven trials were in acute leukaemia, solid cancer, or bone marrow recipients, one in liver transplant patients, one in critically ill surgical and trauma patients, and one in AIDS patients. Nystatin had been compared with placebo in three trials, with fluconazole in ten, and amphotericin B in one; the dose varied from 0.8 MIE to 72 MIE daily and was 2 mg/kg/d in a liposomal formulation. The effect of nystatin was similar to that of placebo on fungal colonisation (relative risk (RR) 0.85, 95% confidence interval (CI) 0.65 to 1.13). There was no statistically significant difference between fluconazole and nystatin on mortality (RR 0.75, 95% CI 0.54 to 1.03) whereas fluconazole was more effective in preventing invasive fungal infection (RR 0.40, 95% CI 0.17 to 0.93) and colonisation (RR 0.50, 95% CI 0.36 to 0.68). There were no proven fungal infections in a small trial that compared amphotericin B with liposomal nystatin. The results were very similar if the three studies which were not performed in cancer patients were excluded. For the 2011 update no additional trials were identified for inclusion.

Authors' conclusions

Nystatin cannot be recommended for prophylaxis or treatment of Candida infections in immunodepressed patients.

 

Plain language summary

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Prevention and treatment of fungal infections in severely immunodepressed patients with nystatin

People on chemotherapy for cancer, or receiving a transplant, or with AIDS are at risk of fungal infections. These infections can be life-threatening, especially when they spread throughout the body. Nystatin is sometimes given as a routine preventive measure or as treatment in these patients. The review found that nystatin was no better than placebo (no treatment).

 

Résumé

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Nystatin prophylaxis and treatment in severely immunodepressed patients

Contexte

La nystatine est quelquefois utilisée en prophylaxie chez les patients souffrant d’une immunodéficience profonde ou en traitement d’une infection fongique chez ces patients, bien que l’effet semble douteux.

Objectifs

Étudier si la nystatine diminue la morbidité et la mortalité lorsqu’elle est administrée en prophylaxie ou en traitement chez des patients souffrant d’une immunodéficience profonde.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) numéro 4, 2007, PubMed (novembre 2007) et les références bibliographiques des articles. Nous avons recherché les actes de l’ICAAC (1990 à 2007), de l’assemblée générale de l’ASM (1990 à 2007) et du Congrès européen de microbiologie clinique et de maladies infectieuses (1995 à 2007) et contacté des chercheurs dans le domaine. Pour la mise à jour 2011, nous avons consulté PubMed de 1966 jusqu’au 18 juillet 2011 et les références bibliographiques des articles.

Critères de sélection

Essais cliniques randomisés comparant la nystatine à un placebo, à un groupe témoin sans traitement, au fluconazole ou à l’amphotéricine B.

Recueil et analyse des données

Les données sur la mortalité, l’infection fongique invasive et la colonisation ont été extraites par les deux auteurs de manière indépendante. Un modèle à effets aléatoires a été utilisé, sauf si p> > 0,10 pour le test d’hétérogénéité

Résultats Principaux

Nous avons inclus 14 essais (1 569 patients). Les médicaments ont été administrés en prophylaxie dans 12 essais et en traitement dans deux essais. Onze essais ont porté sur des patients souffrant d’une leucémie aiguë, d’un cancer avéré ou ayant reçu une greffe de moelle osseuse, un essai a été mené auprès de patients ayant reçu une greffe de foie, un essai a été réalisé sur des patients en phase critique ayant eu une intervention chirurgicale et un traumatisme et un essai a été effectué sur des patients atteints du SIDA. La nystatine a été comparée à un placebo dans trois essais, au fluconazole dans dix essais et à l’amphotéricine B dans un essai ; la dose variait entre 0,8 MIE et 72 MIE par jour et était de 2 mg/kg/jour avec une formulation liposomale. L’effet de la nystatine sur la colonisation fongique était similaire à celui du placebo (risque relatif (RR) 0,85, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,65 à 1,13). Aucune différence statistiquement significative sur la mortalité n’a été notée entre le fluconazole et la nystatine (RR 0,75, IC à 95 % 0,54 à 1,03) tandis que le fluconazole s’est révélé plus efficace pour prévenir l’infection fongique invasive (RR 0,40, IC à 95 % 0,17 à 0,93) et la colonisation (RR 0,50, IC à 95 % 0,36 à 0,68). Un essai à petite échelle comparant l’amphotéricine B à la nystatine liposomale n’a fait état d’aucune infection fongique avérée. Les résultats étaient très similaires si les trois études qui n’ont pas été menées sur des patients cancéreux étaient exclues. Pour la mise à jour 2011, aucun essai supplémentaire n’a été identifié pour inclusion.

Conclusions des auteurs

La nystatine ne peut pas être recommandée en prophylaxie ou en traitement des infections par Candida chez les patients immunodéprimés.

 

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Nystatin prophylaxis and treatment in severely immunodepressed patients

Prévention et traitement des infections fongiques chez les patients profondément immunodéprimés par la nystatine

Les patients sous chimiothérapie, greffés ou atteints du SIDA risquent de contracter une infection fongique. Ces infections peuvent menacer le pronostic vital, tout particulièrement lorsqu’elles se généralisent à tout le corps. La nystatine est parfois administrée à titre de mesure préventive systématique ou de traitement chez ces patients. Cette revue a constaté que la nystatine n’était pas supérieure au placebo (absence de traitement).

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 27th March, 2014
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français