Intervention Review

Reduced or modified dietary fat for preventing cardiovascular disease

  1. Lee Hooper1,*,
  2. Carolyn D Summerbell2,
  3. Rachel Thompson3,
  4. Deirdre Sills4,
  5. Felicia G Roberts5,
  6. Helen J Moore2,
  7. George Davey Smith6

Editorial Group: Cochrane Heart Group

Published Online: 16 MAY 2012

Assessed as up-to-date: 2 DEC 2010

DOI: 10.1002/14651858.CD002137.pub3

How to Cite

Hooper L, Summerbell CD, Thompson R, Sills D, Roberts FG, Moore HJ, Davey Smith G. Reduced or modified dietary fat for preventing cardiovascular disease. Cochrane Database of Systematic Reviews 2012, Issue 5. Art. No.: CD002137. DOI: 10.1002/14651858.CD002137.pub3.

Author Information

  1. 1

    University of East Anglia, Norwich Medical School, Norwich, UK

  2. 2

    Queen's Campus, Durham University, School of Medicine and Health, Wolfson Research Institute, Stockton-on-Tees, UK

  3. 3

    World Cancer Research Fund International, London, UK

  4. 4

    Kings College London, London, UK

  5. 5

    Ipswich Hospital, Ipswich, Suffolk, UK

  6. 6

    University of Bristol, School of Social and Community Medicine, Bristol, UK

*Lee Hooper, Norwich Medical School, University of East Anglia, Norwich, NR4 7TJ, UK. l.hooper@uea.ac.uk.

Publication History

  1. Publication Status: New search for studies and content updated (conclusions changed)
  2. Published Online: 16 MAY 2012

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Abstract

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Background

Reduction and modification of dietary fats have differing effects on cardiovascular risk factors (such as serum cholesterol), but their effects on important health outcomes are less clear.

Objectives

To assess the effect of reduction and/or modification of dietary fats on mortality, cardiovascular mortality, cardiovascular morbidity and individual outcomes including myocardial infarction, stroke and cancer diagnoses in randomised clinical trials of at least 6 months duration.

Search methods

For this review update, the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), MEDLINE and EMBASE, were searched through to June 2010. References of Included studies and reviews were also checked.

Selection criteria

Trials fulfilled the following criteria: 1) randomised with appropriate control group, 2) intention to reduce or modify fat or cholesterol intake (excluding exclusively omega-3 fat interventions), 3) not multi factorial, 4) adult humans with or without cardiovascular disease, 5) intervention at least six months, 6) mortality or cardiovascular morbidity data available.

Data collection and analysis

Participant numbers experiencing health outcomes in each arm were extracted independently in duplicate and random effects meta-analyses, meta-regression, sub-grouping, sensitivity analyses and funnel plots were performed.

Main results

This updated review suggested that reducing saturated fat by reducing and/or modifying dietary fat reduced the risk of cardiovascular events by 14% (RR 0.86, 95% CI 0.77 to 0.96, 24 comparisons, 65,508 participants of whom 7% had a cardiovascular event, I2 50%). Subgrouping suggested that this reduction in cardiovascular events was seen in studies of fat modification (not reduction - which related directly to the degree of effect on serum total and LDL cholesterol and triglycerides), of at least two years duration and in studies of men (not of women). There were no clear effects of dietary fat changes on total mortality (RR 0.98, 95% CI 0.93 to 1.04, 71,790 participants) or cardiovascular mortality (RR 0.94, 95% CI 0.85 to 1.04, 65,978 participants). This did not alter with sub-grouping or sensitivity analysis.

Few studies compared reduced with modified fat diets, so direct comparison was not possible.

Authors' conclusions

The findings are suggestive of a small but potentially important reduction in cardiovascular risk on modification of dietary fat, but not reduction of total fat, in longer trials. Lifestyle advice to all those at risk of cardiovascular disease and to lower risk population groups, should continue to include permanent reduction of dietary saturated fat and partial replacement by unsaturates. The ideal type of unsaturated fat is unclear.

 

Plain language summary

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Cutting down or changing the fat we eat may reduce our risk of heart disease

Modifying fat in our food (replacing some saturated (animal) fats with plant oils and unsaturated spreads) may reduce risk of heart and vascular disease, but it is not clear whether monounsaturated or polyunsaturated fats are more beneficial. There are no clear health benefits of replacing saturated fats with starchy foods (reducing the total amount of fat we eat). Heart and vascular disease includes heart attacks, angina, strokes, sudden cardiovascular death and the need for heart surgery. Modifying the fat we eat seems to protect us better if we adhere in doing so for at least two years. It is not clear whether people who are currently healthy benefit as much as those at increased risk of cardiovascular disease (people with hypertension, raised serum lipids or diabetes for example) and people who already have heart disease, but the suggestion is that they would all benefit to some extent.

 

Résumé

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Réduction ou modification des graisses alimentaires pour la prévention des maladies cardiovasculaires

Contexte

La réduction et la modification des graisses alimentaires ont des effets différents sur les facteurs de risques cardiovasculaires (tels que le cholestérol sérique), mais leurs effets sur les critères de santé importants sont moins clairs.

Objectifs

Évaluer l'effet de la réduction et/ou de la modification des graisses alimentaires sur la mortalité, la mortalité cardiovasculaire, la morbidité cardiovasculaire et les critères de jugement individuels, notamment les infarctus du myocarde, les AVC et les diagnostics de cancer, dans les essais cliniques d'une durée d'au moins 6 mois.

Stratégie de recherche documentaire

Pour cette mise à jour de la revue, nous avons effectué des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE et EMBASE, jusqu'en juin 2010. Les bibliographies des études et revues incluses ont également été contrôlées.

Critères de sélection

Les essais remplissaient les critères suivants : 1) randomisés avec un groupe témoin adapté, 2) intention de réduire ou modifier les apports en graisses ou cholestérol (en excluant les interventions exclusivement à base d'acides gras oméga-3), 3) non multifactoriels, 4) personnes adultes souffrant ou non d'une maladie cardiovasculaire, 5) intervention d'au moins six mois, 6) données de mortalité ou de morbidité cardiovasculaire disponibles.

Recueil et analyse des données

Les nombres de patients ressentant des résultats en termes de santé dans chaque bras ont été extraits en double de façon indépendante et des méta-analyses à effets aléatoires, une méta-régression, des analyses de sous-groupes, des analyses de sensibilité et des graphiques en entonnoir ont été réalisés.

Résultats Principaux

Cette revue mise à jour a suggéré que la réduction des graisses saturées en réduisant et/ou modifiant les graisses alimentaires diminuait le risque d'événements cardiovasculaires de 14 % (RR 0,86, IC à 95 % 0,77 à 0,96, 24 comparaisons, 65 508 participants dont 7 % présentaient un événement cardiovasculaire, I2 50 %). Les analyses de sous-groupes ont suggéré que cette réduction des événements cardiovasculaires était observée dans les études portant sur une modification des graisses (non une réduction, ce qui était lié directement au degré d'effet sur le cholestérol total et LDL et les triglycérides dans le sérum) d'une durée d'au moins deux ans et dans les études portant sur les hommes (non sur les femmes). Concernant les changements de graisses alimentaires, aucun effet clair n'a été constaté sur la mortalité totale (RR 0,98, IC à 95 % 0,93 à 1,04, 71 790 participants) ou la mortalité cardiovasculaire (RR 0,94, IC à 95 % 0,85 à 1,04, 65 978 participants). Cela n'a pas changé avec l'analyse de sous-groupes ou l'analyse de sensibilité.

Peu d'études comparaient la réduction à la modification des apports en graisses, il a donc été impossible d'établir une comparaison directe.

Conclusions des auteurs

Les résultats suggèrent une réduction faible, mais potentiellement importante du risque cardiovasculaire en cas de modification des graisses alimentaires, mais pas de réduction des graisses totales, dans les essais plus longs. Dans le cadre des conseils de mode de vie qui sont destinés aux personnes présentant un risque de maladie cardiovasculaire et qui ont pour objectif de réduire les groupes de populations à risque, il convient de continuer à encourager la réduction permanente des graisses alimentaires saturées et leur remplacement partiel par des graisses insaturées. Le type de graisses insaturées idéal est incertain.

 

Résumé simplifié

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Réduction ou modification des graisses alimentaires pour la prévention des maladies cardiovasculaires

La diminution ou le changement des graisses que nous consommons peut réduire notre risque de maladie cardiaque

La modification des graisses dans notre alimentation (remplacement de certaines graisses (animales) saturées par des huiles végétales et des pâtes à tartiner insaturées) peut réduire le risque de maladie cardiaque et vasculaire, mais on ignore quelles sont les graisses mono-insaturées ou poly-insaturées les plus bénéfiques. Le remplacement des graisses saturées par des féculents (réduction de la quantité totale de graisses que nous consommons) ne présente pas de bénéfices clairs pour la santé. Les maladies cardiaques et vasculaires comprennent les crises cardiaques, les angines, les AVC, la mort subite d'origine cardiovasculaire et la nécessité d'une chirurgie cardiaque. La modification des graisses que nous consommons semble mieux nous protéger si nous respectons cette modification pendant au moins deux ans. Il n'a pas été clairement établi que les personnes actuellement saines obtenaient un bénéfice identique à celles présentant un risque accru de maladie cardiovasculaire (personnes souffrant d'hypertension, ayant un taux accru de lipides sériques ou souffrant de diabète, par exemple) et à celles déjà atteintes d'une maladie cardiaque, mais il est suggéré qu'elles obtiendraient toutes un certain bénéfice.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 8th June, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français