Physiotherapy versus placebo or no intervention in Parkinson's disease

  • Conclusions changed
  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Despite medical therapies and surgical interventions for Parkinson's disease (PD), patients develop progressive disability. The role of physiotherapy aims to maximise functional ability and minimise secondary complications through movement rehabilitation within a context of education and support for the whole person. The overall aim is to optimise independence, safety and well-being, thereby enhancing quality of life.

Objectives

To assess the effectiveness of physiotherapy intervention compared with no intervention in patients with PD.

Search methods

We identified relevant trials by electronic searches of numerous literature databases (e.g. MEDLINE, EMBASE) and trial registers, plus handsearching of major journals, abstract books, conference proceedings and reference lists of retrieved publications. The literature search included trials published up to end of December 2010.

Selection criteria

Randomised controlled trials of physiotherapy intervention versus no physiotherapy intervention in patients with PD.

Data collection and analysis

Two review authors independently extracted data from each article. We used standard meta-analysis methods to assess the effectiveness of physiotherapy intervention compared with no physiotherapy intervention. Trials were classified into the following intervention comparisons: general physiotherapy, exercise, treadmill training, cueing, dance and martial arts. We used tests for heterogeneity to assess for differences in treatment effect across these different physiotherapy interventions.

Main results

We identified 33 trials with 1518 participants. Compared with no-intervention, physiotherapy significantly improved the gait outcomes of velocity (mean difference 0.05 m/s, 95% confidence interval (CI): 0.02 to 0.07, P = 0.0002), two- or six-minute walk test (16.40 m, CI: 1.90 to 30.90, P = 0.03) and step length (0.03 m, CI: 0 to 0.06, P = 0.04); functional mobility and balance outcomes of Timed Up & Go test (-0.61 s, CI: -1.06 to -0.17, P = 0.006), Functional Reach Test (2.16 cm, CI: 0.89 to 3.43, P = 0.0008) and Berg Balance Scale (3.36 points, CI: 1.91 to 4.81, P < 0.00001); and clinician-rated disability using the Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS) (total: -4.46 points, CI -7.16 to -1.75, P = 0.001; activities of daily living: -1.36, CI -2.41 to -0.30, P = 0.01; and motor: -4.09, CI: -5.59 to -2.59, P < 0.00001). There was no difference between arms in falls or patient-rated quality of life. Indirect comparisons of the different physiotherapy interventions found no evidence that the treatment effect differed across the physiotherapy interventions for any of the outcomes assessed.

Authors' conclusions

Benefit for physiotherapy was found in most outcomes over the short-term (i.e. < three months), but was only significant for velocity, two- or six-minute walk test, step length, Timed Up & Go, Functional Reach Test, Berg Balance Scale and clinician-rated UPDRS. Most of the observed differences between the treatments were small. However, for some outcomes (e.g. velocity, Berg Balance Scale and UPDRS), the differences observed were at, or approaching, what are considered minimally clinical important changes.

The review illustrates that a wide range of approaches are employed by physiotherapists to treat PD. However, there was no evidence of differences in treatment effect between the different types of physiotherapy interventions being used, though this was based on indirect comparisons. There is a need to develop a consensus menu of 'best-practice' physiotherapy, and to perform large well-designed randomised controlled trials to demonstrate the longer-term efficacy and cost-effectiveness of 'best practice' physiotherapy in PD.

Résumé

Physiothérapie versus placebo ou absence d'intervention dans la maladie de Parkinson

Contexte

Malgré les thérapies médicales et les interventions chirurgicales pour le traitement de la maladie de Parkinson (MP), les patients développent une invalidité progressive. Le rôle de la physiothérapie est d'optimiser la capacité fonctionnelle et de minimiser les complications secondaires par la rééducation dans un cadre d'éducation et de soutien de la personne dans son intégralité. L'objectif global est d'optimiser l'autonomie, l'innocuité et le bien-être, en améliorant ainsi la qualité de vie.

Objectifs

Évaluer l'efficacité de l'intervention de physiothérapie comparée à l'absence d'intervention chez les patients atteints de MP.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons identifié des essais pertinents par des recherches électroniques dans de nombreuses bases de données de la littérature (par ex. MEDLINE, EMBASE) et des registres d'essais, ainsi que par des recherches manuelles de revues importantes, de recueils de résumés, d'actes de conférences et dans les références bibliographiques des publications trouvées. Les recherches de littérature comprenaient les essais publiés jusqu'à la fin du mois de décembre 2010.

Critères de sélection

Les essais contrôlés randomisés portant sur l'intervention de physiothérapie versus l'absence d'intervention de physiothérapie chez les patients atteints de MP.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont extrait les données de chaque article de façon indépendante. Nous avons utilisé des méthodes de méta-analyse standard pour évaluer l'efficacité de l'intervention de physiothérapie comparée à l'absence d'intervention de physiothérapie. Les essais ont été classés dans les comparaisons d'intervention suivantes : physiothérapie générale, exercice, entraînement sur tapis roulant, théâtre, danse et arts martiaux. Nous avons utilisé des tests d'hétérogénéité pour évaluer les différences d'effet du traitement entre ces différentes interventions de physiothérapie.

Résultats Principaux

Nous avons identifié 33 essais portant sur 1 518 participants. Comparé à l'absence d'intervention, la physiothérapie a amélioré significativement les résultats concernant la vitesse de marche (différence moyenne 0,05 m/s, intervalle de confiance (IC) à 95 % : 0,02 à 0,07, P = 0,0002), le test de marche pendant deux ou six minutes (16,40 m, IC : 1,90 à 30,90, P = 0,03) et la longueur du pas (0,03 m, IC : 0 à 0,06, P = 0,04) ; les résultats de mobilité fonctionnelle et d'équilibre du test du lever de chaise de Mathias chronométré (Timed Up & Go test) (-0,61 s, IC : -1,06 à -0,17, P = 0,006), le test d'extension fonctionnelle (2,16 cm, IC : 0,89 à 3,43, P = 0,0008) et l'échelle de l'équilibre de Berg (3,36 points, IC : 1,91 à 4,81, P < 0,00001) ; et l'incapacité évaluée par un médecin au moyen de l'échelle d'évaluation unifiée pour la maladie de Parkinson (EEUMP) (total : -4,46 points, IC -7,16 à -1,75, P = 0,001 ; activités de la vie quotidienne : -1,36, IC -2,41 à -0,30 ; P = 0,01 ; et activités motrices : -4,09, IC : -5,59 à -2,59, P < 0,00001). Aucune différence n'a été observée entre les bras en termes de chutes ou de qualité de vie évaluée par les patients. Les comparaisons indirectes des différentes interventions de physiothérapie n'ont apporté aucune preuve indiquant que l'effet du traitement était différent selon les interventions de physiothérapie pour les critères d'évaluation étudiés.

Conclusions des auteurs

Un bénéfice a été constaté pour la physiothérapie dans la plupart des résultats à court terme (c'est-à-dire < trois mois), mais ce bénéfice n'a été significatif que pour la vitesse de marche, le test de marche pendant deux ou six minutes, le test du lever de chaise de Mathias chronométré, le test d'extension fonctionnelle, l'échelle de l'équilibre de Berg et l'EEUMP évaluée par un médecin. La plupart des différences observées entre les traitements étaient faibles. Cependant, pour certains résultats (par ex. la vitesse de marche, l'échelle de l'équilibre de Berg et l'EEUMP), les différences observées ont été équivalentes ou proches de ce qu'on considère comme des changements minimum cliniquement importants.

La revue illustre le fait qu'un grand nombre d'approches sont utilisées par les physiothérapeutes pour traiter la MP. Cependant, il n'a été trouvé aucune preuve de différences d'effet de traitement entre les différents types d'interventions de physiothérapie utilisées, même si cela ne repose que sur des comparaisons indirectes. Il est nécessaire d'établir une liste consensuelle des « meilleures pratiques » de physiothérapie et de réaliser des essais contrôlés randomisés, bien conçus, à grande échelle, pour démontrer l'efficacité à plus long terme et la rentabilité des « meilleures pratiques » de physiothérapie dans la MP.

Plain language summary

Physiotherapy for treatment of Parkinson's disease

In spite of various medical and surgical treatments for Parkinson's disease (PD), patients gradually develop significant physical problems. Physiotherapists aim to enable people with PD to maintain their maximum level of mobility, activity and independence through monitoring their condition and targeting the appropriate treatment. A range of approaches to movement rehabilitation are used, which aim to enhance quality of life by maximising physical ability and minimising secondary complications over the whole course of the disease.

Only randomised controlled trials were included in this review. These were studies where a group of participants were given physiotherapy intervention and compared with another group who did not receive physiotherapy. The participants were assigned to a group in a random fashion to reduce the potential for bias. Thirty-three randomised trials involving 1518 participants were identified as suitable for this review. The trials assessed various physiotherapy interventions, so the trials were grouped according to the type of intervention being used (general physiotherapy, exercise, treadmill training, cueing, dance or martial arts).

There was an improvement with physiotherapy intervention in all walking outcomes (except the 10- or 20-metre walk test). However, these improvements were only significant for walking speed, walking endurance and step length. Mobility and balance outcomes were also improved with physiotherapy intervention, with significant improvements in one test of mobility (the Timed Up & Go test which times how long it takes a person to get up from a chair, walk a certain distance, then walk back to the chair and sit down) and in two tests of balance (one assessing how far a person can reach before they lose balance (Functional Reach Test) and another which assesses multiple aspects of balance (Berg Balance Scale)). Clinician-rated disability, using the Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS), was also improved with physiotherapy intervention. There was no difference between the two groups in data on falls or patient-rated quality of life. When comparing the different physiotherapy interventions, there was no evidence that the treatment effect differed across the physiotherapy interventions for any of the outcomes assessed.

This review provides evidence on the short-term benefit of physiotherapy for the treatment of PD. Although most of the observed differences were small, the improvements seen for walking speed, balance with the Berg Balance Scale and clinician-rated disability (using the UPDRS) were of a size that patients would consider an important improvement.

Résumé simplifié

Physiothérapie versus placebo ou absence d'intervention dans la maladie de Parkinson

Physiothérapie pour le traitement de la maladie de Parkinson

Malgré plusieurs traitements médicaux et chirurgicaux pour la maladie de Parkinson (MP), les patients développent progressivement des problèmes physiques significatifs. Les physiothérapeutes ont pour but de permettre aux personnes atteintes de MP de maintenir leur niveau maximal de mobilité, d'activité et d'autonomie en surveillant leur affection et en ciblant le traitement adapté. Plusieurs approches de rééducation sont utilisées et visent à améliorer la qualité de vie en optimisant la capacité physique et en minimisant les complications secondaires pendant tous les stades de la maladie.

Seuls les essais contrôlés randomisés ont été inclus dans cette revue. Il s'agissait d'études dans lesquelles un groupe de participants recevait une intervention de physiothérapie et était comparé à un autre groupe ne recevant pas de physiothérapie. Les participants étaient répartis dans un groupe de manière aléatoire afin de réduire le risque de biais. Trente-trois essais randomisés portant sur 1 518 participants ont été identifiés comme pouvant être inclus dans cette revue. Les essais évaluaient différentes interventions de physiothérapie et ont donc été regroupés en fonction du type d'intervention utilisé (la physiothérapie générale, l'exercice, l'entraînement sur tapis roulant, le théâtre, la danse ou les arts martiaux).

Il a été observé avec l'intervention de physiothérapie une amélioration de tous les critères d'évaluation de la marche (sauf pour le test de marche de 10 ou 20 mètres). Cependant, ces améliorations n'ont été significatives que pour la vitesse de marche, l'endurance de marche et la longueur des pas. Les critères d'évaluation de la mobilité et de l'équilibre se sont également améliorés avec l'intervention de physiothérapie, avec des améliorations significatives dans un test de mobilité (le test du lever de chaise de Mathias chronométré qui mesure le temps nécessaire à une personne pour se lever d'une chaise, marcher sur une certaine distance et de s'asseoir) et dans deux tests de l'équilibre (l'un évaluant la distance qu'une personne peut atteindre avant de perdre l'équilibre (Test d'Extension Fonctionnelle) et un autre qui évalue de multiples aspects de l'équilibre (Échelle de l'Équilibre de Berg)). L'incapacité évaluée par un médecin au moyen de l'échelle d'évaluation unifiée pour la maladie de Parkinson (EEUMP) s'est également améliorée avec l'intervention de physiothérapie. Aucune différence n'a été observée entre les deux groupes en termes de chutes ou de qualité de vie évaluée par les patients. En comparant les différentes interventions de physiothérapie, il n'a été observé aucune preuve indiquant que l'effet du traitement était différent selon les interventions de physiothérapie pour les critères d'évaluation étudiés.

Cette revue apporte des preuves concernant le bénéfice à court terme de la physiothérapie pour le traitement de la MP. Même si la plupart des différences observées étaient faibles, les améliorations constatées pour la vitesse de marche, l'équilibre avec l'échelle de l'équilibre de Berg et l'incapacité évaluée par un médecin (au moyen de l'EEUMP) ont été d'une ampleur que les patients considéraient comme importante.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 13th September, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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