Intervention Review

Mifepristone for induction of labour

  1. Dharani Hapangama,
  2. James P Neilson*

Editorial Group: Cochrane Pregnancy and Childbirth Group

Published Online: 8 JUL 2009

Assessed as up-to-date: 6 MAY 2009

DOI: 10.1002/14651858.CD002865.pub2


How to Cite

Hapangama D, Neilson JP. Mifepristone for induction of labour. Cochrane Database of Systematic Reviews 2009, Issue 3. Art. No.: CD002865. DOI: 10.1002/14651858.CD002865.pub2.

Author Information

  1. The University of Liverpool, School of Reproductive and Developmental Medicine, Division of Perinatal and Reproductive Medicine, Liverpool, UK

*James P Neilson, School of Reproductive and Developmental Medicine, Division of Perinatal and Reproductive Medicine, The University of Liverpool, First Floor, Liverpool Women's NHS Foundation Trust, Crown Street, Liverpool, L8 7SS, UK. jneilson@liverpool.ac.uk.

Publication History

  1. Publication Status: New search for studies and content updated (no change to conclusions)
  2. Published Online: 8 JUL 2009

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Abstract

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Background

The steroid hormone, progesterone, inhibits contractions of the pregnant uterus at all gestations. Antiprogestins (including mifepristone) have been developed to antagonise the action of progesterone, and have a recognised role in medical termination of early or mid-trimester pregnancy. Animal studies have suggested that mifepristone may also have a role in inducing labour in late pregnancy.

Objectives

To determine the effects of mifepristone for third trimester cervical ripening or induction of labour.

Search methods

We searched the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group's Trials Register and reference lists of relevant papers (May 2009).

Selection criteria

Clinical trials comparing mifepristone used for third trimester cervical ripening or labour induction with placebo/no treatment or other labour induction methods.

Data collection and analysis

A strategy was developed to deal with the large volume and complexity of trial data relating to labour induction. This involved a two-stage method of data extraction. For this update, two review authors independently assessed trial quality and extracted data.

Main results

Ten trials (1108 women) are included. Compared to placebo, mifepristone treated women were more likely to be in labour or to have a favourable cervix at 48 hours (risk ratio (RR) 2.41, 95% confidence intervals (CI) 1.70 to 3.42) and this effect persisted at 96 hours (RR 3.40, 95% CI 1.96 to 5.92). They were less likely to need augmentation with oxytocin (RR 0.80, 95% CI 0.66 to 0.97). Mifepristone treated women were less likely to undergo caesarean section (RR 0.74, 95% CI 0.60 to 0.92) but more likely to have an instrumental delivery (RR 1.43, 95% CI 1.04 to 1.96). Women receiving mifepristone were less likely to undergo a caesarean section as a result of failure to induce labour (RR 0.40, 95% CI 0.20 to 0.80). There is insufficient evidence to support a particular dose but a single dose of 200 mg mifepristone appears to be the lowest effective dose for cervical ripening (increased likelihood of cervical ripening at 72 hours (RR 2.13, 95% CI 1.15 to 3.97). Abnormal fetal heart rate patterns were more common after mifepristone treatment (RR 1.85, 95% CI 1.17 to 2.93), but there was no evidence of differences in other neonatal outcomes. There is insufficient information on the occurrence of uterine rupture/dehiscence in the reviewed studies.

Authors' conclusions

There is insufficient information available from clinical trials to support the use of mifepristone to induce labour. However, the studies suggest that mifepristone is better than placebo in reducing the likelihood of caesarean sections being performed for failed induction of labour; therefore, this may justify future trials comparing mifepristone with the routine cervical ripening agents currently in use. There is little information on effects on the baby.

 

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Mifepristone for induction of labour

Not enough evidence on the effects of mifepristone (RU 486) to induce labour.

The female sex hormone, progesterone stops the uterus contracting during pregnancy. Drugs such as mifepristone have been used to stop the action of this hormone, either to induce labour or to allow the pregnancy to be terminated. The review of ten trials (1108 women) found there is not enough evidence to support the use of mifepristone to induce labour. There is little information about adverse effects for the mother or baby. However, there is evidence that mifepristone can reduce the need for a caesarean so further research is needed.

 

Résumé

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Mifépristone dans le déclenchement du travail

Contexte

L'hormone stéroïdienne, la progestérone, stoppe les contractions de l'utérus de la femme enceinte pendant toute la durée de sa grossesse. Le développement des antiprogestérones (y compris la mifépristone) a permis de contrer l'action de la progestérone et leur rôle est reconnu dans l'interruption médicale d'une grossesse précoce ou au deuxième trimestre d'une grossesse. Des études réalisées sur des animaux ont suggéré que la mifépristone peut également jouer un rôle dans le déclenchement du travail en fin de grossesse.

Objectifs

Déterminer les effets de la mifépristone sur la maturation cervicale ou le déclenchement du travail au troisième trimestre.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre d'essais du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance et les bibliographies des articles pertinents (mai 2009).

Critères de sélection

Des essais cliniques comparant l'administration de mifépristone sur la maturation cervicale ou le déclenchement du travail au troisième trimestre à un placebo/l'absence de traitement ou à d'autres méthodes de déclenchement du travail.

Recueil et analyse des données

Une stratégie a été élaborée pour traiter le volume important et la complexité des données des essais concernant le déclenchement du travail. Il s'agit d'une méthode d'extraction des données divisée en deux phases. Pour cette mise à jour, deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué la qualité méthodologique des essais et extrait les données.

Résultats Principaux

Dix essais (1 108 femmes) ont été inclus. Comparé à un placebo, les femmes suivant un traitement par mifépristone avaient plus de chances d'être en travail ou d'avoir un col de l'utérus favorable à 48 heures (risque relatif (RR) 2,41, intervalle de confiance (IC) à 95 % 1,70 à 3,42) et ces effets persistaient à 96 heures (RR 3,40, IC à 95 % 1,96 à 5,92). Elles avaient moins tendance à nécessiter un supplément d'ocytocine (RR 0,80, IC à 95 % 0,66 à 0,97). Les femmes suivant un traitement par mifépristone avaient moins de chances de subir une césarienne (RR 0,74, IC à 95 % 0,60 à 0,92), mais elles avaient plus de chances d'avoir un accouchement instrumental (RR 1,43, IC à 95 % 1,04 à 1,96). Elles avaient moins de chances de subir une césarienne suite à un échec de déclenchement du travail (RR 0,40, IC à 95 % 0,20 à 0,80). Il n'existe pas suffisamment de preuves pour recommander une dose spécifique, mais une dose unique de 200 mg de mifépristone semble être la dose efficace la plus basse pour la maturation cervicale (augmentation des probabilités de maturation cervicale à 72 heures (RR 2,13, IC à 95 % 1,15 à 3,97). Des profils de fréquence cardiaque fœtale anormale étaient plus fréquents suite à un traitement par mifépristone (RR 1,85, IC à 95 % 1,17 à 2,93), mais il n'y avait aucune preuve de différences dans les autres résultats néonataux. Il n'existe pas suffisamment d'informations concernant la survenue d'une rupture utérine/déhiscence dans les études ayant fait l'objet de la revue.

Conclusions des auteurs

Il n'existe pas suffisamment d'informations disponibles dans les essais cliniques pour recommander l'administration de mifépristone afin de déclencher le travail. Toutefois, ces études suggèrent que la mifépristone est plus efficace qu'un placebo à réduire les probabilités de césarienne suite à un échec de déclenchement du travail. Par conséquent, cette conclusion peut justifier la réalisation d'essais futurs comparant la mifépristone à des agents de maturation cervicale systématiquement administrés à l'heure actuelle. Il existe très peu d'informations concernant ses effets sur le bébé.

 

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Mifépristone dans le déclenchement du travail

Mifépristone dans le déclenchement du travail

Pas suffisamment de preuves concernant les effets de la mifépristone (RU 486) dans le déclenchement du travail.

L'hormone sexuelle de la femme, la progestérone, stoppe les contractions de l'utérus pendant la grossesse. Des médicaments, comme la mifépristone, sont administrés pour arrêter l'action de cette hormone afin de déclencher le travail ou interrompre une grossesse. La présente revue composée de dix essais (1 108 femmes) a permis de déterminer qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour recommander l'administration de mifépristone pour déclencher le travail. Il existe peu d'informations concernant les effets indésirables sur la mère ou son bébé. Toutefois, il existe des preuves selon lesquelles la mifépristone peut limiter le recours à une césarienne, des recherches supplémentaires sont donc nécessaires.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 12th November, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français