Get access

Pleurodesis for malignant pleural effusions

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Approximately half of all patients with metastatic cancer develop a malignant pleural effusion which is likely to lead to a significant reduction in quality of life secondary to symptoms such as dyspnoea and cough. The aim of pleurodesis in these patients is to prevent re-accumulation of the effusion and thereby of symptoms, and avoid the need for repeated hospitalization for thoracocentesis.

Objectives

To ascertain the optimal technique of pleurodesis in cases of malignant pleural effusion; to confirm the need for a sclerosant; and to clarify which, if any, of the sclerosants is the most effective.

Search methods

CENTRAL, MEDLINE and EMBASE databases were searched in June 2002.

Selection criteria

Randomised control trials (RCTs) of adult participants undergoing pleurodesis for pleural effusion in the context of metastatic malignancy (or a malignant process leading to pleural effusion) were included.

Data collection and analysis

Two review authors independently selected studies for inclusion in the review, and extracted data. Primary outcome measures sought were effectiveness of pleurodesis as defined by freedom from recurrence of effusions, and mortality after pleurodesis. Secondary outcomes were adverse events due to pleurodesis. Dichotomous data were meta-analysed using a fixed-effect model and expressed as relative risk (RR). The number-needed-to-treat-to-benefit (NNTB) was calculated for pleurodesis efficacy. In addition, for adverse events, the overall percentage of participants across studies exhibiting a particular adverse effect such as fever, pain, or gastrointestinal symptoms was calculated.

Main results

A total of 36 RCTs with 1499 participants were eligible for meta-analysis. The use of sclerosants (mitozantrone, talc and tetracycline combined) compared with control (instillation of isotonic saline or equivalent pH isotonic saline or tube drainage alone) was associated with an increased efficacy of pleurodesis. The RR of non-recurrence of an effusion is 1.20 (95% CI 1.04 to 1.38) in favour of the use of sclerosants based on five studies with a total 228 participants. Comparing different sclerosants, talc was found to be the most efficacious. The RR of effusion non-recurrence was 1.34 (95% CI 1.16 to 1.55) in favour of talc compared with bleomycin, tetracycline, mustine or tube drainage alone based on ten studies comprising 308 participants. This was not associated with increased mortality post pleurodesis. The RR of death was 1.19 (95% CI 0.08 to 1.77) for talc compared to bleomycin, tetracycline, mustine and tube drainage alone based on six studies of 186 participants. Death was not reported in all studies and, when reported, was attributed to underlying disease, only one death being reported as procedure-related.

In the comparison of thoracoscopic versus medical pleurodesis, thoracoscopic pleurodesis was found to be more effective. The RR of non-recurrence of effusion is 1.19 (95% CI 1.04 to 1.36) in favour of thoracoscopic pleurodesis compared with tube thoracostamy pleurodesis utilizing talc as sclerosant based on two studies with 112 participants. Comparing thoracoscopic versus bedside instillation (with different sized chest tubes) of various sclerosants (tetracycline, bleomycin, talc or mustine) the RR of non-recurrence of effusion is 1.68 (95% CI 1.35 to 2.10) based on five studies with a total of 145 participants.

Adverse events were not reported adequately to enable meta-analysis.

Authors' conclusions

The available evidence supports the need for chemical sclerosants for successful pleurodesis, the use of talc as the sclerosant of choice, and thoracoscopic pleurodesis as the preferred technique for pleurodesis based on efficacy. There was no evidence for an increase in mortality following talc pleurodesis.

Résumé

Pleurodèse contre les effusions pleurales malignes

Contexte

Près de la moitié des patients atteints d'un cancer métastasique développe une effusion pleurale maligne, ce qui entraîne souvent une réduction importante de la qualité de vie secondaire à des symptômes tels que la dyspnée et la toux. L'objectif de la pleurodèse chez ces patients est de prévenir la ré-accumulation de l'effusion et donc les symptômes, et d'éviter les hospitalisations à répétition pour des thoracosynthèses.

Objectifs

Déterminer la technique optimum de pleurodèse chez les patients souffrant d'effusion pleurale maligne ; confirmer qu'un sclérosant est nécessaire ; et le cas échéant, déterminer quel est le sclérosant le plus efficace.

Stratégie de recherche documentaire

Les bases de données CENTRAL, MEDLINE et EMBASE ont été consultées en juin 2002.

Critères de sélection

Des essais contrôlés randomisés (ECR) auprès de participants adultes se soumettant à une pleurodèse pour une effusion pleurale dans le contexte de tumeurs malignes métastasiques (ou processus malin entraînant une effusion pleurale) ont été inclus.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de revue ont sélectionné les études à inclure dans la revue et ont extrait les données de manière indépendante. Les critères de jugement principaux étaient l'efficacité de la pleurodèse définie par l'absence de récurrence d'effusions et la mortalité après la pleurodèse. Les critères de jugement secondaires étaient les événements indésirables dus à la pleurodèse. Les données dichotomiques ont été méta-analysés à l'aide d'un modèle à effets fixes et exprimés en risque relatif (RR). Le nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice du traitement (NST) a été calculé pour l'efficacité de la pleurodèse. De plus, pour les événements indésirables, le pourcentage général de participants aux études présentant un effet indésirable particulier, comme de la fièvre, de la douleur ou des symptômes gastro-intestinaux, a été calculé.

Résultats Principaux

Un total de 36 ECR menés auprès de 1 499 participants étaient admissibles dans la méta-analyse. L'utilisation de sclérosants (mitoxantrone, talc et tétracycline) par rapport à une solution témoin (instillation de solution saline isotonique ou de solution à pH équivalent à une solution saline ou pose d'un drain seule) a été associée à une augmentation de l'efficacité de la pleurodèse. Le RR de non-récurrence d'une effusion est de 1,20 (IC à 95% entre 1,04 et 1,38) en faveur de l'utilisation de sclérosants, selon les données de cinq études menées auprès de 228 participants. La comparaison de différents sclérosants a mis en évidence que le talc est plus efficace. Le RR de non-récurrence d'effusion était de 1,34 (IC à 95 % entre 1,16 et 1,55) en faveur du talc par rapport à la bléomycine, à la tétracycline, à la mustine ou à un drain seul, selon dix études incluant 308 participants. Ce résultat n'a pas été associé à une augmentation de la mortalité post pleurodèse. Le RR de décès était de 1,19 (IC à 95% entre 0,08 et 1,77) pour le talc par rapport à la bléomycine, à la tétracycline, à la mustine et au drain seul, selon six études portant sur 186 participants. Les décès n'étaient pas rapportés dans toutes les études et, lorsqu'ils l'étaient, ils étaient attribués à une maladie sous-jacente. Un seul décès a été rapporté comme lié à la procédure.

La comparaison de la pleurodèse thoracoscopique versus pleurodèse médicale a mis en évidence que la pleurodèse thoracoscopique était plus efficace. Le RR de non-récurrence d'effusion est de 1,19 (IC à 95% entre 1,04 et 1,36) en faveur de la pleurodèse thoracoscopique par rapport à la pleurodèse par thoracotomie utilisant du talc en tant que sclérosant, selon deux études portant sur 112 participants. Dans la comparaison de la pleurodèse thoracoscopique versus l'instillation de chevet (avec des sondes thoraciques de différentes tailles) de divers sclérosants (tétracycline, bléomycine, talc ou mustine), le RR de non-récurrence d'effusion est de 1,68 (IC à 95% entre 1,35 et 2,10), selon cinq études portant sur un total de 145 participants.

Les événements indésirables n'étaient pas rapportés de manière adéquate pour permettre une méta-analyse.

Conclusions des auteurs

Les preuves disponibles sont favorables à l'emploi de sclérosants chimiques pour le succès de la pleurodèse, à l'utilisation de talc en tant que sclérosant et à la pleurodèse thoracoscopique en tant que meilleure technique de pleurodèse selon des critères d'efficacité. Aucune preuve n'a mis en évidence une augmentation de la mortalité après une pleurodèse avec du talc.

Plain language summary

Pleurodesis surgery to remove the build-up of fluid between the lung and chest cavity

Approximately half of all patients with metastatic cancer develop a malignant pleural effusion - a collection of fluid in the space between the lung and chest wall. The fluid compresses the lung and causes breathing problems, and hospital treatment is usually necessary. Pleurodesis is the treatment used to prevent re-accumulation of the fluid. It involves draining the fluid either by thoracoscopy under general anaesthetic or sedation, or by inserting a chest drain by 'bedside' thoracostomy under local anaesthetic. After the fluid has been removed, chemicals called sclerosants are introduced into the cavity to prevent the fluid from accumulating again. This review examined the effectiveness of different chemicals and found that talc was more effective than other sclerosants. The available evidence also showed that thoracoscopic pleurodesis was a more effective technique. No significant differences between the studies were found with regard to mortality rates and adverse events, but this information was provided in only a small number of studies.

Résumé simplifié

Pleurodèse contre les effusions pleurales malignes

Pleurodèse pour éliminer l'accumulation de liquide entre le poumon et la cavité thoracique

Près de la moitié des patients atteints d'un cancer métastasique développe une effusion pleurale maligne (une accumulation de liquide dans l'espace entre le poumon et la paroi thoracique). Le liquide compresse le poumon et entraîne des problèmes respiratoires. Le patient doit alors généralement être hospitalisé. La pleurodèse est le traitement employé pour prévenir une nouvelle accumulation de liquide. Elle consiste à drainer le liquide par thoracoscopie sous anesthésie générale ou sédation ou à insérer un drain thoracique par thoracotomie « de chevet » sous anesthésie locale. Une fois que le liquide a été éliminé, des agents chimiques appelés sclérosants sont introduits dans la cavité pour prévenir une nouvelle accumulation de liquide. Cette revue examinait l'efficacité de différents agents chimiques et a conclu que le talc était plus efficace que d'autres sclérosants. Les preuves disponibles ont également montré que la pleurodèse thoracoscopique était une technique plus efficace. Aucune différence significative entre les études n'a été observée concernant les taux de mortalité et les événements indésirables, mais ces informations n'étaient données que dans un petit nombre d'études.

Notes de traduction

Une mise à jour étendue de cette revue est en préparation avec une nouvelle équipe d'auteurs et un nouveau protocole. Le titre devrait être « Interventions pour la prise en charge d'effusions pleurales malignes ».

Traduit par: French Cochrane Centre 1st August, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Get access to the full text of this article

Ancillary