Cervico-thoracic or lumbar sympathectomy for neuropathic pain and complex regional pain syndrome

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  • Intervention

Authors


Abstract

Background

This review is an update of a review first published in Issue 2, 2003, which was substantially updated in Issue 7, 2010. The concept that many neuropathic pain syndromes (traditionally this definition would include complex regional pain syndromes (CRPS)) are "sympathetically maintained pains" has historically led to treatments that interrupt the sympathetic nervous system. Chemical sympathectomies use alcohol or phenol injections to destroy ganglia of the sympathetic chain, while surgical ablation is performed by open removal or electrocoagulation of the sympathetic chain or by minimally invasive procedures using thermal or laser interruption.

Objectives

To review the evidence from randomised, double blind, controlled trials on the efficacy and safety of chemical and surgical sympathectomy for neuropathic pain, including complex regional pain syndrome. Sympathectomy may be compared with placebo (sham) or other active treatment, provided both participants and outcome assessors are blind to treatment group allocation.

Search methods

On 2 July 2013, we searched CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, and the Oxford Pain Relief Database. We reviewed the bibliographies of all randomised trials identified and of review articles and also searched two clinical trial databases, ClinicalTrials.gov and the WHO International Clinical Trials Registry Platform, to identify additional published or unpublished data. We screened references in the retrieved articles and literature reviews and contacted experts in the field of neuropathic pain.

Selection criteria

Randomised, double blind, placebo or active controlled studies assessing the effects of sympathectomy for neuropathic pain and CRPS.

Data collection and analysis

Two review authors independently assessed trial quality and validity, and extracted data. No pooled analysis of data was possible.

Main results

Only one study satisfied our inclusion criteria, comparing percutaneous radiofrequency thermal lumbar sympathectomy with lumbar sympathetic neurolysis using phenol in 20 participants with CRPS. There was no comparison of sympathectomy versus sham or placebo. No dichotomous pain outcomes were reported. Average baseline scores of 8-9/10 on several pain scales fell to about 4/10 initially (1 day) and remained at 3-5/10 over four months. There were no significant differences between groups, except for "unpleasant sensation", which was higher with radiofrequency ablation. One participant in the phenol group experienced post sympathectomy neuralgia, while two in the radiofrequency group and one in the phenol group complained of paraesthesia during needle positioning. All participants had soreness at the injection site.

Authors' conclusions

The practice of surgical and chemical sympathectomy for neuropathic pain and CRPS is based on very little high quality evidence. Sympathectomy should be used cautiously in clinical practice, in carefully selected patients, and probably only after failure of other treatment options. In these circumstances, establishing a clinical register of sympathectomy may help to inform treatment options on an individual patient basis.

Résumé scientifique

Sympathectomie cervico-thoracique ou lombaire contre la douleur neuropathique et le syndrome douloureux régional complexe

Contexte

Cette revue est une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois dans le numéro 2, 2003, qui a été substantiellement mise à jour dans le numéro 7, 2010. L'idée que les syndromes douloureux neuropathiques (cette définition inclut généralement les syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC)) soient des « douleurs dorigine sympathique », a donné lieu à des traitements interrompant le système nerveux sympathique. Les sympathectomies chimiques utilisent des injections d'alcool ou de phénol pour détruire les ganglions de la chaîne sympathique, alors que l'ablation chirurgicale est réalisée par élimination ouverte ou électro-coagulation de la chaîne sympathique; des procédures moins invasives utilisant l'interruption thermique ou au laser sont également employées.

Objectifs

Examiner les données issues d'essais contrôlés randomisés en double aveugle sur l'efficacité et l'innocuité de la sympathectomie chimique et chirurgicale contre la douleur neuropathique, notamment le syndrome douloureux régional complexe. La sympathectomie pouvait être comparée à un placebo (intervention fictive) ou à un autre traitement actif, à condition que laffectation des groupes de traitement ne soit divulguée ni aux participants, ni aux évaluateurs des résultats.

Stratégie de recherche documentaire

Le 2 juillet 2013, nous avons effectué des recherches dans CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, et l'Oxford Pain Relief Database. Nous avons passé en revue les bibliographies de tous les essais randomisés identifiés et des articles de revue. Afin d'identifier d'autres données publiées ou non publiées, des recherches ont également été effectuées dans deux bases de données d'essais cliniques, ClinicalTrials. gov et WHO International Clinical Trials Registry Platform. Nous avons passé au crible les références bibliographiques des articles obtenus et des revues de la littérature et contacté des experts du domaine de la douleur neuropathique.

Critères de sélection

Etudes contrôlées randomisées en double aveugle, contrôlés par placebo ou traitement actif, évaluant les effets de la sympathectomie contre la douleur neuropathique et le SDRC.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué la qualité et la validité des essais et extrait les données de manière indépendante. Il n'a pas été possible de réaliser une analyse combinée.

Résultats principaux

Une seule étude satisfaisait à nos critères d'inclusion. Elle comparaît la sympathectomie lombaire thermique par radiofréquence percutanée et la neurolyse sympathique lombaire au phénol, auprès de 20 participants atteints de SDRC. L'étude ne comprenait pas de comparaison entre la sympathectomie et une intervention fictive ou placebo. L'étude ne rapportait pas de résultats de douleur dichotomiques. Les scores moyens au début de l'étude étaient de 8-9/10, selon plusieurs échelles de douleur et ont chuté à environ 4/10 initialement (1 jour), puis se sont maintenus à 3-5/10 pendant quatre mois. Aucune différence significative n'a été rapportée entre les groupes, hormis pour la «sensation déplaisante», qui était plus élevée pour l'ablation par radiofréquence. Un participant du groupe phénol a ressenti des symptômes de névralgie post-sympathectomie, alors que deux participants du groupe radiofréquence et un participant du groupe phénol se sont plaints de paresthésie pendant l'insertion de l'aiguille..Tous les participants ont ressenti une douleur au niveau du site d'injection.

Conclusions des auteurs

La pratique de la sympathectomie chirurgicale et chimique contre la douleur neuropathique et le SDRC se fonde sur très peu de preuves de bonne qualité. La sympathectomie devrait être utilisée avec prudence dans la pratique clinique, auprès de patients soigneusement sélectionnés et probablement seulement après l'échec d'autres options de traitement. Dans ces circonstances, établir un registre des cliniques sur la sympathectomie pourrait aider à choisir les options de traitement en fonction de chaque patient.

Plain language summary

Cervico-thoracic or lumbar sympathectomy for neuropathic pain

Chronic pain due to damaged nerves is called neuropathic pain and is common. Some people consider that certain types of neuropathic pain (reflex sympathetic dystrophy and causalgia, now known collectively as Complex Regional Pain Syndrome (CRPS)) are caused by the sympathetic nervous system. Sympathectomy is a destructive procedure that interrupts the sympathetic nervous system. Chemical sympathectomies use alcohol or phenol injections to destroy sympathetic nervous tissue (the so-called "sympathetic chain" of nerve ganglia). Surgical ablation can be performed by open removal or electrocoagulation (destruction of tissue with high-frequency electrical current) of the sympathetic chain, or by minimally invasive procedures using thermal or laser interruption. Nerve regeneration commonly occurs following both surgical or chemical ablation, but may take longer with surgical ablation.

This systematic review found only one small study (20 participants) of good methodological quality, which reported no significant difference between surgical and chemical sympathectomy for relieving neuropathic pain. Potentially serious complications of sympathectomy are well documented in the literature, and one (neuralgia) occurred in this study.

The practice of sympathectomy for treating neuropathic pain is based on very weak evidence. Furthermore, complications of the procedure may be significant.

Résumé simplifié

Sympathectomie cervico-thoracique ou lombaire contre la douleur neuropathique

La douleur chronique due à une lésion nerveuse est connue sous le nom de douleur neuropathique. Il s'agit d'une affection courante. Certaines personnes considèrent que divers types de douleur neuropathique (la dystrophie et la causalgie sympathique réflexe aujourd'hui connues sous le nom de Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC)) sont dus au système nerveux sympathique. La sympathectomie est une procédure destructive qui interrompt le système nerveux sympathique. Les sympathectomies chimiques utilisent des injections d'alcool ou de phénol pour détruire le tissu nerveux sympathique (ce que l'on appelle la « chaîne sympathique » de ganglions nerveux). L'ablation chirurgicale peut être réalisée par élimination ouverte ou électro-coagulation (destruction des tissus par un courant électrique à haute fréquence) de la chaîne sympathique ou par des procédures moins invasives utilisant l'interruption thermique ou le laser. La régénération du nerf se produit généralement après l'ablation chirurgicale et chimique, mais peut être plus longue avec l'ablation chirurgicale.

Cette revue systématique n'a identifié qu'une étude de petite taille (20 participants) de bonne qualité méthodologique, qui n'a rapporté aucune différence significative entre la sympathectomie chirurgicale et la sympathectomie chimique pour soulager la douleur neuropathique. Des complications potentiellement graves de la sympathectomie sont bien documentées dans la littératureet l'une d'entre elles (névralgie) a été rapportée dans cette étude.

La pratique de la sympathectomie pour le traitement de la douleur neuropathique est basée sur des preuves très limitées. De plus, les complications de la procédure peuvent être significatives.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 26th February, 2014
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Laički sažetak

Uklanjanje dijela autonomnog živčanog sustava (cerviko-torakalna ili lumbalna simpatektomija) za neuropatsku bol i kompleksni regionalni bolni sindrom

Kronična bol koja nastaje zbog oštećenja živaca naziva se neuropatska bol i vrlo je česta. Dio stručnjaka smatra da određene vrste neuropatske boli (refleksna simpatička distrofija i kauzalgija, koje se danas zbirno zovu kompleksni regionalni bolni sindrom - CRPS) nastaju zbog poremećaja u dijelu autonomnog živčanog sustava koji se naziva simpatički živčani sustav. Simpatektomija je zahvat u kojem se uništava dio živčanog tkiva, odnosno prekida simpatički živčani sustav. Kemijska simpatektomija je zahvat u kojem se koristi alkohol ili injekcije fenola za uništavanje simpatičkog živčanog tkiva (takozvani simpatički lanac živčanih ganglija). Kirurška ablacija se može izvesti otvorenom operacijom i uklanjanjem tkiva ili elektrokoagulacijom (uništavanje tkiva pomoću visoko-frekventne električne struje) simpatičkog lanca, ili minimalno-invazivnim zahvatom u kojem se koristi uništavanje tkiva temperaturom ili laserom. Nakon kirurškog i kemijskog uništavanja tkiva obično se javlja obnavljanje tkiva, ali to može duže potrajati nakon kirurške ablacije.

Ovaj Cochrane sustavni pregled napravljen je kako bi se prikazale studije u kojima je opisana sigurnost i djelotvornost toga postupka i pronađena je samo jedna mala studija s 20 ispitanika, koja je metodološki dobro napravljena i koja nije opisala značajnu razliku između kirurškog i kemijskog zahvata simpatektomije za ublažavanje neuropatske boli. Potencijalno ozbiljne komplikacije tih zahvata u literaturi su dobro opisane, a jedna od njih (neuralgija) opisana je i u toj jednoj studiji koja je uključena u ovaj Cochrane sustavni pregled.

Zaključno, praksa izvođenja simpatektomije za liječenje neuropatske boli počiva na vrlo slabim dokazima. Osim toga, komplikacije zahvata mogu biti vrlo ozbiljne.

Bilješke prijevoda

Hrvatski Cochrane
Prevela: Livia Puljak
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr