Antidepressants for cocaine dependence and problematic cocaine use

  • Conclusions changed
  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Cocaine dependence is a disorder for which no pharmacological treatment of proven efficacy exists, advances in the neurobiology could guide future medication development.

Objectives

To investigate the efficacy and acceptability of antidepressants alone or in combination with any psychosocial intervention for the treatment of cocaine dependence and problematic cocaine use.

Search methods

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), PubMed, EMBASE and CINAHL in July 2011 and researchers for unpublished trials.

Selection criteria

Randomised clinical trials comparing antidepressants alone or associated with psychosocial intervention with placebo, no treatment, other pharmacological or psychosocial interventions.

Data collection and analysis

Two authors independently assessed trial quality and extracted data.

Main results

37 studies were included in the review (3551 participants).

Antidepressants versus placebo: results for dropouts did not show evidence of difference, 31 studies, 2819 participants, RR 1.03 (Cl 95% 0.93 to 1.14). Looking at Abstinence from cocaine use, even though not statistically significant, the difference shown by the analysis in the three-weeks abstinence rate was in favour of antidepressants (eight studies, 942 participants, RR 1.22 (Cl 95% 0.99 to 1.51)). Considering only studies involving tricyclics, five studies, 367 participants, or only desipramine, four studies, 254 participants, the evidence was in favour of antidepressants. However, selecting only studies with operationally defined diagnostic criteria, statistical significance favouring antidepressants, as well as the trend for significance shown by the full sample, disappeared. Looking at safety issues, the results did not show evidence of differences (number of patients withdrawn for medical reasons, thirteen studies, 1396 participants, RR 1.39 (Cl 95% 0.91 to 2.12)). Subgroup analysis considering length of the trial, associated opioid dependence or associated psychosocial interventions as confounding factors, failed in showing consistent and statistically significant differences in favour of antidepressants.

Antidepressants versus other drugs: Comparing antidepressants with dopamine agonists or with anticonvulsants, no evidence of differences was shown on dropouts and on other outcomes (abstinence from cocaine use, adverse events).

Authors' conclusions

At the current stage of evidence data do not support the efficacy of antidepressants in the treatment of cocaine abuse/dependence. Partially positive results obtained on secondary outcome measures, such as depression severity, do not seem to be associated with an effect on direct indicators of cocaine abuse/dependence. Antidepressants cannot be considered a mainstay of treatment for unselected cocaine abusers/dependents.

Résumé scientifique

Antidepressants for cocaine dependence and problematic cocaine use

Contexte

La dépendance à la cocaïne est un trouble pour lequel il n’existe aucun traitement pharmacologique dont l’efficacité a été éprouvée, mais des avancées dans le domaine de la neurobiologie pourraient orienter le développement de médicaments futurs..

Objectifs

Étudier l’efficacité et l’acceptabilité des antidépresseurs seuls ou combinés à une intervention psychosociale pour le traitement de la dépendance à la cocaïne et l’usage problématique de cocaïne.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), PubMed, EMBASE et CINAHL en juillet 2011 et contacté des chercheurs d’essais non publiés.

Critères de sélection

Des essais contrôlés randomisés comparant la prise d’antidépresseurs seuls ou associés à une intervention psychosociale avec un placebo, une absence de traitement, ou avec d’autres interventions pharmacologiques ou psychosociales.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont évalué la qualité des essais et extrait les données de façon indépendante.

Résultats principaux

37 études ont été incluses dans la revue (3 551 participants)..

Antidépresseurs versus placebo : les résultats en sortie d’étude n’ont démontré aucune différence, 31 études, 2 819 participants, RR 1,03 (IC à 95 % 0,93 à 1,14). En examinant l’abstinence de consommation de cocaïne, même si elle n’est pas significative d’un point de vue statistique, la différence, révélée par l’analyse du taux d’abstinence sur une période de trois semaines, était en faveur des antidépresseurs (huit études, 942 participants, RR 1,22 (IC à 95 % 0,99 à 1,51)). En prenant uniquement en compte les études examinant la prise de tricycliques, cinq études, 367 participants, ou uniquement la prise de désipramine, quatre études, 254 participants, les preuves étaient en faveur des antidépresseurs. Cependant, on constate une disparition de la signification statistique favorisant la prise d’antidépresseurs, ainsi que de la tendance de la signification illustrée par l’échantillon complet lorsque seules des études présentant des critères de diagnostic définis au niveau opérationnel sont sélectionnées. Si nous prenons en compte les problèmes d’innocuité, les résultats n’ont démontré aucune différence (nombre de patients ayant arrêté prématurément l’étude pour des raisons médicales, treize études, 1 396 participants, RR 1,39 (IC à 95 % 0,91 à 2,12)). L’analyse en sous-groupes prenant en compte la durée de l’essai n’a pas réussi à démontrer des différences cohérentes et statistiquement significatives en faveur des antidépresseurs, étant donné que la dépendance aux opiacés associée et les interventions psychosociales associées sont des facteurs de confusion.

Antidépresseurs versus autres médicaments : La comparaison des antidépresseurs aux agonistes de la dopamine ou aux anticonvulsifs ne démontre aucune preuve d’une différence lors de sorties d’étude et de critères de jugement autres (abstinence de consommation de cocaïne, effets indésirables).

Conclusions des auteurs

D’après les preuves dont nous disposons actuellement, les données ne corroborent pas l’efficacité des antidépresseurs pour le traitement de l’abus/la dépendance à la cocaïne. Les résultats partiellement positifs obtenus lors des mesures des critères de jugement secondaires, tels que la gravité de la dépression, ne semblent pas avoir d’effet sur les indicateurs directs d’abus/dépendance à la cocaïne. Les antidépresseurs ne peuvent pas être considérés comme un pilier du traitement pour les consommateurs/personnes dépendantes à la cocaïne.

Plain language summary

Antidepressants for cocaine abuse and dependence

A pharmacological agent with proven efficacy does not exist for treatment of cocaine dependence. Cocaine is an alkaloid derived from the erythroxylon coca leaf that is used as powder for intranasal or intravenous use or as crack, a free-base form which is smoked. Cocaine dependence is a major public health problem because its use can be associated with medical and psychosocial complications including the spread of infectious diseases (such as AIDS, hepatitis and tuberculosis), crime, violence and neonatal drug exposure. This review looked at the evidence on the efficacy and acceptability of antidepressants alone or in combination with a psychosocial intervention for the treatment of cocaine abuse and dependence.

Current evidence from randomised controlled trials does not support the use of antidepressants. Positive results obtained by antidepressants on mood-related outcomes are consistent with the primary effect of antidepressants. They do not seem to be associated with any effect on dropouts from treatment, cocaine use or side effects, which are direct indicators of cocaine abuse and dependence. A total of 37 randomised controlled clinical studies involving 3551 participants were included in the review. All the studies except one took place in the USA; 33 trials were conducted with outpatients in the community or in mental health centres. In 10 trials patients were also treated for opioid dependence with methadone or buprenorphine. The antidepressants included desipramine, fluoxetine and bupropion and the mean duration of the trials was 10.7 weeks. The included studies utilised 43 different rating instruments and differed in design, quality, characteristics of patients, tested medication, services and the treatments delivered.

Résumé simplifié

Antidépresseurs contre l’abus et la dépendance à la cocaïne

Il n’existe aucun agent pharmacologique dont l’efficacité a été prouvée pour le traitement de la dépendance à la cocaïne. La cocaïne est un alcaloïde issu de la feuille de cocaïer qui est utilisé en poudre et destiné à un usage intranasal ou intraveineux ou sous forme de crack, base libre pouvant être fumée. La dépendance à la cocaïne est un problème de santé publique majeur car sa consommation peut être associée à des complications médicales et psychosociales, notamment le développement de maladies infectieuses (comme le SIDA, l’hépatite et la tuberculose), un comportement agressif et violent, mais aussi une exposition à des risques de complications néonatales. Cette revue a étudié les preuves portant sur l’efficacité et l’acceptabilité des antidépresseurs seuls ou associés à une intervention psychosociale pour le traitement contre l’abus ou la dépendance à la cocaïne.

Les preuves actuelles issues d’essais contrôlés randomisés ne corroborent pas la prise d’antidépresseurs. Les résultats positifs de la prise d’antidépresseurs sur les critères de jugement liés à l’humeur correspondent à l’effet principal des antidépresseurs. Ils ne semblent pas influer sur les sorties d’étude liées au traitement, à la consommation de cocaïne ou aux effets secondaires qui sont des indicateurs directs d’abus ou de dépendance à la cocaïne. Un total de 37 études cliniques contrôlées randomisées portant sur 3 551 participants ont été incluses dans la revue. Toutes ces études, sauf une, se sont déroulées aux États-Unis ; 33 essais ont été réalisés auprès de patients non hospitalisés issus de foyers sociaux ou de centres psychiatriques. Dans 10 essais, des patients ont également suivi un traitement à base de méthadone ou de buprénorphine contre leur dépendance aux opiacés. Les antidépresseurs administrés incluaient la désipramine, le fluoxétine et le bupropion et les essais duraient en moyenne 10,7 semaines. Les études incluses utilisaient 43 instruments de notation différents et variaient en termes de conception, de qualité, de caractéristiques de patients, de médicaments testés, de services et de traitements administrés.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st January, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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