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Dopamine agonists for the treatment of cocaine dependence

  • Conclusions changed
  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Cocaine dependence is a disorder for which no pharmacological treatment of proven efficacy exists, advances in the neurobiology could guide future medication development

Objectives

To investigate the efficacy and acceptability of dopamine agonists alone or in combination with any psychosocial intervention for the treatment of cocaine abuse and dependence

Search methods

We searched the Cochrane Drugs and Alcohol Group (CDAG) Specialized Register, PubMed, EMBASE and CINAHL, PsycINFO in June 2011 and researchers for unpublished trials

Selection criteria

Randomised and controlled clinical trials comparing dopamine agonists alone or associated with psychosocial intervention with placebo, no treatment, other pharmacological interventions

Data collection and analysis

Two authors independently assessed trial quality and extracted data

Main results

Twenty three studies, 2066 participants, met the inclusion criteria. Comparing any dopamine agonist versus placebo, placebo performed better for severity of dependence, four studies, 232 participants, SMD 0.43 (95% CI 0.15 to 0.71), depression, five studies, 322 participants, SMD 0.42 (95% CI 0.19 to 0.65) and abstinent at follow up RR 0.57 (95% CI 0.35 to 0.93). No statistically significant different for the other outcomes considered. Comparing amantadine versus placebo, results never gain the statistical significance, but there is a trend in favour of amantadine for dropouts and depression. Results on adverse events and depression, were in favour of placebo although the difference do not reach the statistical significance. Comparing bromocriptine and Ldopa/Carbidopa versus placebo, results never reached statistical significance. Comparing amantadine versus antidepressants, antidepressants performed better for abstinence. The other two outcomes considered did not show statistically significant differences although dropouts and adverse events tended to be more common in the antidepressant group.

The quality of evidence, assessed according to GRADE method, may be judged as moderate for the efficacy of any dopamine agonist versus placebo and as moderate to high for amantadine versus placebo and versus antidepressants.

Authors' conclusions

Current evidence from randomised controlled trials does not support the use of dopamine agonists for treating cocaine dependence. This absence of evidence may leave to clinicians the alternative of balancing the possible benefits against the potential adverse effects of the treatment.
Even the potential benefit of combining a dopamine agonist with a more potent psychosocial intervention which was suggested by the previous Cochrane review (Soares 2003), is not supported by the results of this updated review.

Résumé scientifique

Dopamine agonists for the treatment of cocaine dependence

Contexte

La dépendance à la cocaïne est un trouble pour lequel il n’existe aucun traitement pharmacologique dont l’efficacité a été prouvée, mais des avancées dans le domaine de la neurobiologie pourraient orienter le développement de futurs médicaments.

Objectifs

Étudier l’efficacité et l’acceptabilité des agonistes de la dopamine seuls ou combinés à une intervention psychosociale comme traitement de la dépendance à la cocaïne et l’usage abusif de cocaïne.

Stratégie de recherche documentaire

En juin 2011, nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les drogues et l’alcool, PubMed, EMBASE et CINAHL, PsycINFO et avons contacté les chercheurs d’essais non publiés.

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés comparant la prise d’agonistes de la dopamine seuls ou associés à une intervention psychosociale avec un placebo, une absence de traitement ou d’autres interventions pharmacologiques.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont évalué la qualité des essais et extrait les données de façon indépendante.

Résultats principaux

Vingt-trois études, 2 066 participants, ont répondu aux critères d’inclusion. Lors de la comparaison d’un agoniste de la dopamine à un placebo, ce dernier s’est révélé plus efficace dans le cas de dépendance sévère (quatre études, 232 participants, DMS 0,43, IC à 95 % 0,15 à 0,71), de dépression (cinq études, 322 participants, DMS 0,42, IC à 95 % 0,19 à 0,65) et de sevrage lors de la visite de suivi (RR 0,57, IC à 95 % 0,35 à 0.93). Il n’y avait aucune différence statistiquement significative pour les autres critères de jugement. Lors de la comparaison de l’amantadine à un placebo, les résultats n’ont jamais atteint une signification statistique, mais une tendance s’est dégagée en faveur de la prise d’amantadine en cas de sortie d’étude et de dépression. Les résultats concernant les effets indésirables et la dépression favorisaient la prise d’un placebo, bien que la différence n’atteigne pas une signification statistique. Lors de la comparaison de la bromocriptine et de L-dopa/Carbidopa à un placebo, les résultats n’ont jamais atteint une signification statistique. Lors de la comparaison de l’amantadine aux antidépresseurs, ces derniers étaient plus efficaces pour le sevrage. Les deux autres critères de jugement pris en compte n’ont révélé aucune différence statistiquement significative, bien que les sorties d’étude et les effets indésirables aient tendance à être plus courants dans le groupe suivant un traitement antidépresseur.

La qualité des preuves, évaluée conformément à la méthode GRADE, peut être considérée comme modérée pour la comparaison de l’efficacité d’un agoniste de la dopamine à celle d’un placebo et modérée à élevée pour la comparaison de l’amantadine à un placebo et à des antidépresseurs.

Conclusions des auteurs

Les preuves actuelles résultant des essais contrôlés randomisés ne corroborent pas la prise d’agonistes de la dopamine pour le traitement de la dépendance à la cocaïne. Ce manque de preuves laisse aux cliniciens le choix de peser les effets bénéfiques possibles et les effets indésirables éventuels du traitement.
Même les effets bénéfiques éventuels liés à la combinaison d’un agoniste de la dopamine à une intervention psychosociale plus puissante suggérée par la revue Cochrane précédente (Soares 2003), ne sont pas corroborés par les résultats de la présente revue mise à jour.

Plain language summary

Dopamine agonists for the treatment of cocaine dependence

A pharmacological agent with proven efficacy does not exist for treatment of cocaine dependence. Cocaine is an alkaloid derived from the erythroxylon coca leaf that is used as powder for intranasal or intravenous use or as crack, a free-base form which is smoked. Cocaine dependence is a major public health problem because its use can be associated with medical and psychosocial complications including the spread of infectious diseases (such as AIDS, hepatitis and tuberculosis), crime, violence and neonatal drug exposure. This review looked at the evidence on the efficacy and acceptability of dopamine agonists as a treatment, alone or in combination with any psychosocial intervention.

Résumé simplifié

Agonistes de la dopamine pour le traitement de la dépendance à la cocaïne

Il n’existe aucun agent pharmacologique dont l’efficacité a été prouvée pour le traitement de la dépendance à la cocaïne. La cocaïne est un alcaloïde issu de la feuille de cocaïer qui est utilisé en poudre et destiné à un usage intranasal ou intraveineux ou sous forme de crack, base libre pouvant être fumée. La dépendance à la cocaïne est un problème de santé publique majeur car sa consommation peut être associée à des complications médicales et psychosociales, notamment le développement de maladies infectieuses (comme le SIDA, l’hépatite et la tuberculose), un comportement agressif et violent, mais aussi une exposition à des risques de complications néonatales. Cette revue a étudié les preuves portant sur l’efficacité et l’acceptabilité d’un traitement à base d’agonistes de la dopamine, seul ou combiné à une intervention psychosociale.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st January, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Laički sažetak

Agonisti dopamina za liječenje ovisnosti o kokainu

Za liječenje ovisnosti o kokainu ne postoji farmakološka tvar s dokazanom djelotvornosti. Kokain je alkaloid dobiven iz lista erythroxylon koke koji se koristi kao prah za intranazalnu (putem nosa) ili intravensku (putem vene) primjenu, ili kao krek (engl. crack) u obliku slobodne baze koji se puši. Ovisnost o kokainu je veliki javnozdravstveni problem jer njegova primjena može biti povezana s medicinskim i psihosocijalnim komplikacijama, uključujući širenje zaraznih bolesti (poput AIDS-a, hepatitisa i tuberkuloze), kriminalom, nasiljem i neonatalnom izloženosti drogi. Ovaj Cochrane sustavni pregled je pretražio dokaze o djelotvornosti i prihvatljivosti agonista dopamina u liječenju ovisnosti, samih ili u kombinaciji s nekom od psihosocijalnih intervencija.

Bilješke prijevoda

Cochrane Hrvatska
Prevela: Katarina Vučić
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr

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