Early compared with delayed oral fluids and food after caesarean section

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Lindeka Mangesi,

    Corresponding author
    1. Frere Maternity Hospital, Effective Care Research Group, East London, South Africa
    • Lindeka Mangesi, Effective Care Research Group, Frere Maternity Hospital, Private Bag X9047, East London, 5200, South Africa. lin.mangesi@gmail.com.

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  • G Justus Hofmeyr

    1. University of the Witwatersrand, University of Fort Hare, Eastern Cape Department of Health, Department of Obstetrics and Gynaecology, East London Hospital Complex, East London, Eastern Cape, South Africa
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Abstract

Background

It is customary for fluids and/or food to be withheld for a period of time after abdominal operations. After caesarean section, practices vary considerably. These discrepancies raise concern as to the bases of different practices.

Objectives

To assess the effect of early versus delayed introduction of fluids and/or food after caesarean section.

Search methods

We searched the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group trials register (January 2002) and the Cochrane Controlled Trials Register (The Cochrane Library, Issue 4, 2001).

Selection criteria

Clinical trials with random allocation comparing early versus delayed oral fluids and/or food after caesarean section were considered. The participants were women within the first 24 hours after caesarean section. The criteria for 'early' feeding were as defined by the individual trial authors - usually within six to eight hours of surgery.

Data collection and analysis

Trials considered were evaluated for methodological quality and appropriateness for inclusion. For dichotomous data, relative risks and 95% confidence intervals were calculated. Continuous data were compared using weighted mean difference and 95% confidence interval. Sub-group analyses were performed for general anaesthesia, regional analgesia and where anaesthesia was mixed or undefined.

Main results

Of 12 studies considered, six were included in this review. Four were excluded and two are pending further information. The methodological quality of the studies was variable. Only one to three studies contributed usable data to each outcome. Three studies were limited to surgery under regional analgesia, while three included both regional analgesia and general anaesthesia.

Early oral fluids or food were associated with: reduced time to first food intake (one study, 118 women; the intervention was a slush diet and food was introduced according to clinical parameters; weighted mean difference -7.20 hours, 95% confidence interval -13.26 to -1.14); reduced time to return of bowel sounds (one study, 118 women; -4.30 hours, -6.78 to -1.82); reduced postoperative hospital stay following surgery under regional analgesia (two studies, 220 women; -0.75 days, -1.37 to -0.12 - random effects model); and a trend to reduced abdominal distension (three studies, 369 women; relative risk 0.78, 95% confidence interval 0.55 to 1.11). No significant differences were identified with respect to nausea, vomiting, time to bowel action/ passing flatus, paralytic ileus and number of analgesic doses.

Authors' conclusions

There was no evidence from the limited randomised trials reviewed, to justify a policy of withholding oral fluids after uncomplicatedcaesarean section. Further research is justified.

Résumé scientifique

L'ingestion orale, précoce comparée à retardée, de liquide et de nourriture après une césarienne

Contexte

La privation de liquides et/ou de nourriture est de coutume pendant une période après les opérations abdominales. Après une césarienne, les pratiques varient considérablement. Ces divergences soulèvent des inquiétudes quant aux bases des différentes pratiques.

Objectifs

Évaluer l'effet de l'introduction précoce versus retardée de liquides et/ou de nourriture après une césarienne.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (janvier 2002) et le registre Cochrane des essais contrôlés (The Cochrane Library, numéro 4, 2001).

Critères de sélection

Les essais cliniques avec randomisation comparant l'ingestion orale précoce versus retardée de liquides et/ou de nourriture après une césarienne ont été pris en compte. Les participantes étaient des femmes dans les premières 24 heures après une césarienne. Les critères de l'alimentation 'précoce' étaient tels que définis par les auteurs des essais individuels, généralement dans un délai de six à huit heures après l'intervention chirurgicale.

Recueil et analyse des données

La qualité méthodologique et la pertinence de l'inclusion des essais considérés ont été évaluées. Pour les données dichotomiques, les risques relatifs et les intervalles de confiance à 95 % ont été calculés. Les données continues ont été comparées en utilisant la différence moyenne pondérée et l'intervalle de confiance à 95 %. Des analyses en sous-groupes ont été effectuées pour l'anesthésie générale, l'analgésie régionale et lorsque l'anesthésie était mixte ou non définie.

Résultats principaux

Parmi les 12 études prises en compte, six ont été incluses dans cette revue. Quatre ont été exclues et deux sont en attente de plus amples informations. La qualité méthodologique des études était variable. Seulement une à trois études ont contribué aux données utilisables pour chaque résultat. Trois études étaient limitées à une chirurgie sous analgésie régionale, tandis que trois comprenaient à la fois une analgésie régionale et une anesthésie générale.

L'ingestion orale précoce de liquides et de nourriture était associée à : une réduction du délai jusqu'à la première prise alimentaire (une étude, 118 femmes ; l'intervention était un régime alimentaire hydrique et les aliments ont été introduits en fonction de paramètres cliniques ; différence moyenne pondérée -7,20 heures, intervalle de confiance à 95 % -13,26 à -1,14) ; une réduction du délai jusqu'au retour des borborygmes (une étude, 118 femmes ; -4,30 heures, -6,78 à -1,82) ; une réduction du séjour postopératoire à l'hôpital après une intervention chirurgicale sous analgésie régionale (deux études, 220 femmes ; -0,75 jours, -1,37 à -0,12 - modèle à effets aléatoires) ; et une tendance à la réduction de la distension abdominale (trois études, 369 femmes ; risque relatif 0,78, intervalle de confiance à 95 % 0,55 à 1,11). Aucune différence significative n'a été identifiée en ce qui concerne les nausées, les vomissements, le temps jusqu'à l'action intestinale/au passage des flatulences, un iléus paralytique et le nombre de doses d'analgésique.

Conclusions des auteurs

Il n'existait aucune preuve, issue des essais randomisés limités examinés, pour justifier une politique de privation des liquides par voie orale après une césarienne non compliquée. Des recherches supplémentaires s'imposent.

Plain language summary

Early compared with delayed oral fluids and food after caesarean section

Drinking and eating again soon after caesarean section does not seem to cause women any problems, and may even speed recovery.

There is a lot of variation in policies about when women are allowed to eat or drink after caesarean section. In some hospitals, women are not allowed to have food or fluids for more than 24 hours after the operation, in the belief that it might take a while for the bowels to settle down after abdominal surgery. However, caesarean section may not disrupt bowel function at all. The review found the evidence from trials does not justify withholding food and drink after uncomplicated caesarean section. There is some evidence, although not strong, that early food and drink might speed bowel recovery.

Résumé simplifié

L'ingestion orale, précoce comparée à retardée, de liquide et de nourriture après une césarienne

Boire et manger à nouveau peu après une césarienne ne semble pas causer de problèmes aux femmes, et peut même accélérer la guérison.

Il y a beaucoup de variations dans les politiques concernant le moment où les femmes sont autorisées à manger et à boire après une césarienne. Dans certains hôpitaux, les femmes ne sont pas autorisées à avoir de nourriture ou de liquide pendant plus de 24 heures après l'opération, au motif que cela peut prendre un certain temps pour que les intestins se stabilisent à la suite d'une chirurgie abdominale. Cependant, la césarienne ne peut pas perturber du tout le transit intestinal. La revue a trouvé des preuves dans les essais que la privation de nourriture et de boisson après une césarienne non compliquée ne se justifie pas. Il existe des preuves, bien que peu solides, que l'ingestion précoce de nourriture et de liquide pourrait accélérer la récupération de l'intestin.

Notes de traduction

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Laienverständliche Zusammenfassung

Vergleich von früher mit später oraler Flüssigkeits- und Nahrungsaufnahme nach Kaiserschnitt

Trinken und Essen kurz nach einem Kaiserschnitt scheint Frauen keine Probleme zu bereiten, sondern könnte deren Genesung sogar beschleunigen.

Es gibt viele verschiedene Empfehlungen, ab wann Frauen nach einem Kaiserschnitt wieder essen oder trinken dürfen. In einigen Kliniken ist es Frauen für mehr als 24 Stunden nach der Operation nicht erlaubt, zu essen oder zu trinken, in dem Glauben, dass der Darm nach einer Bauchoperation Zeit benötigen, sich zu beruhigen. Indes stört ein Kaiserschnitt die Darmfunktion möglicherweise überhaupt nicht. Der Review hat Evidenz aus Studien dafür gefunden, dass es nicht gerechtfertigt ist, Essen und Trinken nach einem unkomplizierten Kaiserschnitt vorzuenthalten. Es gibt einige, wenn auch nicht starke Evidenz dafür, dass frühes Essen und Trinken die Erholung des Darmes möglicherweise beschleunigt.

Anmerkungen zur Übersetzung

N. Gutknecht, C. Loytved, freigegeben durch Cochrane Schweiz.

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