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Interferon for interferon nonresponding and relapsing patients with chronic hepatitis C

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Authors


Abstract

Background

The widely-accepted treatment outcome for chronic hepatitis C is the sustained viral response (that is, no measurable viral RNA in blood six months after treatment). However, this surrogate outcome (as well as the previously employed biochemical and histologic ones) has never been validated. This situation exists because there are very few randomized clinical trials that have used clinical events (mortality or manifestations of decompensated cirrhosis) as outcomes, because those clinical events only occur after many years of infection. Patients in whom initial therapy fails to produce sustained viral responses do become potential candidates for retreatment; some of these individuals are not candidates for ribavirin or protease inhibitors and consideration could be given to retreatment with interferon alone.

Objectives

To assess the benefits and harms of interferon monotherapy retreatment in chronic hepatitis C patients and to validate the currently employed surrogate outcomes in this group of patients.

Search methods

We searched The Cochrane Hepato-Biliary Group Controlled Trials Register, the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) in The Cochrane Library, MEDLINE, EMBASE, and Science Citation Index Expanded until 16 August 2012.

Selection criteria

Randomized trials comparing interferon versus placebo or no treatment in chronic hepatitis C nonresponders and relapsers to previous interferon.

Data collection and analysis

The primary outcomes were mortality (all-cause and hepatic), quality of life, and adverse events. Secondary outcomes were liver-related morbidity, sustained viral responses, biochemical responses, histologic improvements, and costs. We used both fixed-effect and random-effects model meta-analyses, reporting only the former if no difference existed.

Main results

Seven trials were identified. Two of them were at low risk of bias (the HALT-C and EPIC3 trials) and included 1676 patients. Both of these trials addressed the role of long-term low-dose pegylated interferon therapy in patients with severe fibrosis (demonstrated on liver biopsy) and were designed to assess the clinical outcomes. The remaining five trials included 300 patients and were at high risk of bias. Based on all trials reporting the outcomes, no significant difference was observed in either all-cause mortality (78/843 (9.3%) versus 62/867 (7.2%); risk ratio (RR) 1.30, 95% confidence interval (CI) 0.95 to 1.79; 3 trials) or hepatic mortality (41/532 (7.7%) versus 40/552 (7.2%); RR 1.07, 95% CI 0.70 to 1.63; 2 trials); however, when only the two trials at low risk of bias were combined, all-cause mortality was significantly higher in the recipients of the pegylated interferon (78/828 (9.4%) versus 57/848 (6.7%); RR 1.41, 95% CI 1.02 to 1.96) although trial sequential analysis could not exclude the possibility of random error. There was less variceal bleeding in the recipients of the interferon (4/843 (0.5%) versus 18/867 (2.1%); RR 0.24, 95% CI 0.09 to 0.67; 3 trials), although again trial sequential analysis could not exclude the presence of a type I error and the effect could not be confirmed in a random-effects model meta-analysis. No significant differences were seen with regard to the development of ascites, encephalopathy, hepatocellular carcinoma, or the need for liver transplantation. One trial reported quality of life data; the pain score was significantly worse in the recipients of the pegylated interferon. Adverse effects tended to be more common in the interferon recipients; the ones that were significantly more common included hematologic complications, infections, flu-like symptoms, and rash. The recipients of interferon had significantly more sustained viral responses (20/557 (3.6%) versus 1/579 (0.2%); RR 15.38, 95% CI 2.93 to 80.71; 4 trials) and a type I error was excluded by trial sequential analysis. The METAVIR activity score also improved (36/55 (65%) versus 20/46 (43.5%); RR 1.49, 95% CI 1.02 to 2.18; 2 trials). No significant differences were seen with regard to histologic fibrosis assessments.

Authors' conclusions

The clinical data were limited to patients with histologic evidence of severe fibrosis who were retreated with pegylated interferon. In this scenario, retreatment with interferon did not appear to provide significant clinical benefit and, when only the trials at low risk of bias were considered, retreatment for several years may even have increased all-cause mortality. Such treatment also produced adverse events. On the other hand, the treatment did result in improvement in some surrogate outcomes, namely sustained viral responses and histologic evidence of inflammation. Interferon monotherapy retreatment cannot be recommended for these patients. No clinical data are available for patients with less severe fibrosis. The sustained viral response cannot be used as a surrogate marker for hepatitis C treatment in this clinical setting with low sustained viral response rates and needs to be validated in others in which higher sustained viral response rates are reported.

Résumé scientifique

Interféron pour patients atteints d'hépatite C chronique ne répondant pas à l'interféron ou effectuant une rechute

Contexte

Le critère de résultat généralement adopté pour le traitement de l'hépatite C chronique est la réponse virologique soutenue (c.-à-d. l'absence d'ARN viral mesurable dans le sang six mois après le traitement). Cependant, ce critère de substitution (tout comme les critères biochimiques et histologiques précédemment employés) n'a jamais été validé. Cette situation découle du très petit nombre d'essais randomisés ayant utilisé des événements cliniques (mortalité ou manifestations de cirrhose décompensée) comme critères de résultat, car ces événements cliniques ne surviennent qu'après de nombreuses années d'infection. Les patients chez qui le traitement initial ne parvient pas à produire de réponses virologiques soutenues sont potentiellement candidats à un second traitement ; certains d'entre eux ne sont pas candidats à la ribavirine ou aux inhibiteurs de la protéase et on pourrait envisager que ce nouveau traitement ne soit qu'à base d'interféron.

Objectifs

Évaluer les avantages et les inconvénients d'un traitement supplémentaire par interféron en monothérapie chez les patients atteints d'hépatite C chronique et valider les critères de substitution actuellement utilisés dans ce groupe de patients.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre des essais contrôlés du groupe Cochrane sur les affections hépato-biliaires, le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) dans The Cochrane Library, MEDLINE, EMBASE et le Science Citation Index Expanded jusqu'au 16 août 2012.

Critères de sélection

Des essais randomisés comparant l'interféron à un placebo ou à l'absence de traitement chez les patients atteints d'hépatite C chronique ne répondant pas à l'interféron ou rechutant après traitement.

Recueil et analyse des données

Les principaux critères de jugement étaient la mortalité (toutes causes et hépatique), la qualité de vie et les événements indésirables. Les critères secondaires étaient la morbidité liée au foie, des réponses virologiques soutenues, des réponses biochimiques, des améliorations histologiques et les coûts. Nous avons utilisé des méta-analyses avec modèles tant à effet fixe qu'à effets aléatoires et n'avons rendu compte que du premier en l'absence de différence.

Résultats principaux

Sept essais ont été identifiés. Deux d'entre eux étaient à faible risque de biais (les essais HALT-C et EPIC3) et incluaient 1676 patients. Ces deux essais portaient sur le rôle du traitement à long terme d'interféron pégylé en faibles doses chez les patients atteints de fibrose sévère (mise en évidence sur une biopsie hépatique) et étaient conçus pour évaluer les résultats cliniques. Les cinq autres études incluaient 300 patients et présentaient un risque élevé de biais. Lorsque l'on se basait sur tous les essais ayant rendu compte des critères de résultat, aucune différence significative n'était observée quant à la mortalité toutes causes (78/843 (9,3%) versus 62/867 (7,2%) ; risque relatif (RR) 1,30 ; intervalle de confiance (IC) à 95% 0,95 à 1,79 ; 3 essais) ou la mortalité hépatique (41/532 (7,7%) versus 40/552 (7,2%) ; RR 1,07 ; IC à 95% 0,70 à 1,63 ; 2 essais). Toutefois, lorsqu'on ne combinait que les deux essais à faible risque de biais, la mortalité toutes causes était significativement plus élevée chez ceux ayant reçu de l'interféron pégylé (78/828 (9,4%) versus 57/848 (6,7%) ; RR 1,41 ; IC à 95% 1,02 à 1,96) bien que l'analyse séquentielle des essais ne permette pas d'exclure la possibilité d'une erreur aléatoire. On observait moins d'hémorragies variqueuses chez ceux ayant reçu de l'interféron (4/843 (0,5%) versus 18/867 (2,1%) ; RR 0,24 ; IC à 95% 0,09 à 0,67 ; 3 essais), bien que là encore l'analyse séquentielle des essais ne permette pas d'exclure la présence d'une erreur de type I et que l'effet n'ait pu être confirmé dans une méta-analyse à modèle à effets aléatoires. Aucune différence significative n'a été observée en ce qui concerne le développement d'ascite, d'encéphalopathie ou de carcinome hépatocellulaire, ou le besoin de transplantation hépatique. Un essai rapportait des données sur la qualité : le score de douleur était significativement plus mauvais chez ceux ayant reçu de l'interféron pégylé. Les effets indésirables avaient tendance à être plus fréquents chez ceux ayant reçu de l'interféron ; c'était notamment le cas pour les complications hématologiques, les infections, les symptômes pseudo-grippaux et les éruptions cutanées. Ceux ayant reçu de l'interféron avaient significativement plus de réponses virologiques soutenues (20/557 (3,6%) versus 1/579 (0,2%) ; RR 15,38 ; IC à 95% 2,93 à 80,71 ; 4 essais) et l'analyse séquentielle des essais excluait tout risque d'erreur de type I. Le score METAVIR d'activité s'est également amélioré (36/55 (65%) versus 20/46 (43,5%) ; RR 1,49 ; IC à 95% 1,02 à 2,18 ; 2 essais). Aucune différence significative n'a été observée en ce qui concerne les évaluations histologiques de fibrose.

Conclusions des auteurs

Les données cliniques étaient limitées aux patients présentant des signes histologiques de fibrose sévère qui suivaient un traitement supplémentaire d'interféron pégylé. Dans ce scénario, le traitement supplémentaire à l'interféron ne semblait pas présenter de bénéfice clinique significatif et, lorsque seuls les essais à faible risque de biais étaient pris en compte, le traitement supplémentaire pendant plusieurs années pourrait même avoir accru la mortalité toutes causes. Ce traitement a également produit des effets indésirables. D'un autre côté, le traitement a eu pour résultat une amélioration de certains critères de substitution, à savoir les réponses virales soutenues et les preuves histologiques d'inflammation. Le traitement supplémentaire d'interféron en monothérapie ne peut pas être recommandé pour ces patients. Aucune donnée clinique n'est disponible pour des patients atteints de fibrose moins sévère. La réponse virale soutenue ne peut pas être utilisée comme marqueur de substitution pour le traitement de l'hépatite C dans ce contexte clinique à faible taux de réponse virologique soutenue, et elle reste à valider dans d'autres contextes où des taux plus élevés de réponse virologique soutenue sont rapportés.

Plain language summary

Interferon for interferon nonresponding and relapsing patients with chronic hepatitis C

Antiviral treatment for chronic hepatitis C infections is currently judged as being successful if, at least six months after therapy, blood tests for hepatitis C viral RNA are negative; this has been called a sustained viral response. In the past, other outcomes for treatment have included improvements in biochemical tests (especially liver enzyme tests such as the serum alanine aminotransferase) or evidence of reduced inflammation and/or fibrosis on subsequent liver biopsies. All of these outcomes are tests, and it has been assumed that if the test gets better the patient will as well. However, there is no direct evidence that has proven that these outcomes are valid because there have been no long-term trials that have shown that an improvement in these tests translates into reduced mortality or morbidity. Patients who fail to have sustained viral responses after an initial course of therapy do become potential candidates for retreatment; some of them may be intolerant to ribavirin, and possibly even the newer protease inhibitors, so retreatment would have to be with interferon alone. It has also been speculated that long-term treatment (namely treatment for several years) might be beneficial; such long-term therapy would be further complicated if multiple drugs were used because of the additional drug toxicities and costs, so interferon alone could be considered. This review addressed the ability of interferon monotherapy to favorably alter the clinical course of chronic hepatitis C when it is used to retreat patients who failed at least one previous course of therapy. Seven trials were identified, including two large ones (a total of 1676 patients), known as "HALT-C" and "EPIC3", that specifically were designed to use low-dose pegylated interferon for three to five years in patients with evidence on liver biopsy of severe fibrosis and who had failed to have a sustained viral response to a course of standard combination (pegylated interferon plus ribavirin) therapy in the past. Both trials were at low risk of bias. A third trial designed to address the use of pegylated interferon monotherapy for 48 weeks in improving survival in patients with cirrhosis (Childs A or B) was terminated early because of the results of the HALT-C and EPIC3 trials, so three trials have provided mortality and hepatic morbidity data. When all three trials were considered, there was no significant effect of the treatment on either all-cause mortality (78/843 (9.3%) versus 62/867 (7.2%); risk ratio (RR) 1.30, 95% confidence interval (CI) 0.95 to 1.79; 3 trials) or hepatic mortality (41/532 (7.7%) versus 40/552 (7.2%); RR 1.07, 95% CI 0.70 to 1.63; 2 trials); however, all-cause mortality was higher in the recipients of the pegylated interferon (78/828 (9.4%) versus 5 7/848 (6.7%); RR 1.41, 95% CI 1.02 to 1.96) when only the two low risk of bias trials were considered. The excess deaths appeared to be from non-liver causes. Variceal bleeding occurred less often in the treated patients (4/843 (0.5%) versus 18/867 (2.1%); RR 0.24, 95% CI 0.09 to 0.67), but there were no differences seen with regard to the subsequent development of other manifestations of end-stage liver disease (that is, encephalopathy, ascites, hepatocellular carcinoma, liver transplantation). One trial reported quality of life data; the treated patients had increases in their pain scores. No cost data were available. The recipients of the pegylated interferon generally had more adverse events; statistically significant differences were seen for the occurrence of hematologic complications, infections, flu-like symptoms, and rashes. Those receiving interferon were more likely to have sustained viral responses (20/557 (3.6%) versus 1/579 (0.2%); RR 15.38, 95% CI 2.93 to 80.71) and were also more likely to have improvements in markers of inflammation. No difference was demonstrated regarding the effect of the treatment on markers of fibrosis. The use of longer-term (several years) interferon monotherapy in patients with severe underlying hepatic fibrosis who have failed previous courses of treatment is not supported by the evidence; no trials providing data regarding clinical outcomes were identified in other potential treatment scenarios. Two of the commonly employed surrogate markers, sustained viral response and markers of inflammation, failed to be validated since they improved even though the clinical outcomes did not (or may even have become worse). This failure to validate the sustained viral response in this group of patients with a low sustained viral response rate suggests that the presumed validity of the use of sustained viral responses in other groups of patients with chronic hepatitis C viral infections who receive treatment must be formally validated.

Résumé simplifié

Interféron pour patients atteints d'hépatite C chronique ne répondant pas à l'interféron ou effectuant une rechute

Le traitement antiviral pour les infections chroniques de l'hépatite C est considéré comme efficace si, six mois au moins après le traitement, les résultats de recherche dans le sang de l'ARN viral de l'hépatite C sont négatifs, ce qu'on appelle une réponse virologique soutenue. On considérait auparavant d'autres critères de résultat pour le traitement, notamment les améliorations de tests biochimiques (en particulier concernant les enzymes hépatiques comme l'alanine aminotransférase sérique) ou la preuve d'une moindre inflammation et/ou fibrose dans les biopsies ultérieures du foie. Tous ces critères correspondent à des tests, et l'on partait du principe que si les résultats de test s'amélioraient, il en allait de même pour l'état du patient. On ne dispose cependant d'aucune preuve directe de la validité de ces critères de jugement car aucun essai à long terme n'a montré que l'amélioration de résultats de tests se traduisait par une réduction de la mortalité ou de la morbidité. Les patients qui n'ont pas de réponses virologiques soutenues après un traitement initial sont potentiellement candidats à un second retraitement ; certains d'entre eux pouvant ne pas supporter la ribavirine, ni peut-être même les inhibiteurs de la protéase les plus récents, ce nouveau traitement ne devrait être qu'à base d'interféron. Il a également été supposé qu'un traitement à long terme (c.-à-d. pendant plusieurs années) pourrait être bénéfique. Un tel traitement à long terme serait encore plus compliqué si plusieurs médicaments étaient utilisés en raison de l'addition des toxicités et des coûts des différents médicaments, et l'on peut donc envisager un traitement au seul interféron. Cette revue a examiné la capacité de l'interféron en monothérapie à modifier favorablement l'évolution clinique de l'hépatite C chronique quand il est utilisé pour traiter à nouveau des patients suite à l'échec d'un premier cycle de traitement. Sept essais ont été identifiés, dont deux de grande ampleur (totalisant 1676 patients) désignés sous les noms de « HALT-C » et « EPIC3 », spécifiquement conçus pour utiliser de faibles doses d'interféron pégylé pendant trois à cinq ans chez des patients dont la biopsie du foie présentait des signes de fibrose sévère et qui n'avaient pas obtenu de réponse virologique soutenue après un traitement de combinaison standard (interféron pégylé et ribavirine). Ces deux essais présentaient un faible risque de biais. Un troisième essai conçu pour examiner l'effet de l'interféron pégylé en monothérapie pendant 48 semaines sur l'amélioration de la survie chez les patients atteints de cirrhose (Child-Pugh A ou B) a été interrompu prématurément en raison des résultats de HALT-C et EPIC3, si bien que trois essais ont fourni des données de morbidité hépatique et de mortalité. Lorsque les trois essais étaient pris en compte, le traitement ne présentait aucun effet significatif sur la mortalité toutes causes (78/843 (9,3%) versus 62/867 (7,2%) ; risque relatif (RR) 1,30 ; intervalle de confiance (IC) à 95% 0,95 à 1,79 ; 3 essais) ni sur la mortalité hépatique (41/532 (7,7%) versus 40/552 (7,2%) ; RR 1,07 ; IC à 95% 0,70 à 1,63 ; 2 essais). La mortalité toutes causes était toutefois plus élevée chez ceux ayant reçu de l'interféron pégylé (78/828 (9,4%) versus 57/848 (6,7%) ; RR 1,41 ; IC à 95% 1,02 à 1,96) lorsque seuls les deux essais à faible risque de biais étaient pris en compte. La surmortalité semblait avoir des causes non-hépatiques. Les hémorragies variqueuses étaient moins fréquentes chez les patients traités (4/843 (0,5%) versus 18/867 (2,1%) ; RR 0,24 ; IC à 95% 0,09 à 0,67), mais aucune différence n'avait été observée dans le développement ultérieur d'autres manifestations de la maladie hépatique au stade terminal (encéphalopathie, ascite, carcinome hépatocellulaire, transplantation hépatique). Un essai rapportait des données sur la qualité de vie : les scores de douleur des patients traités avaient augmentés. Aucune donnée sur les coûts n'était disponible. Ceux ayant reçu de l'interféron pégylé ont généralement subi plus d'effets indésirables et des différences statistiquement significatives ont été observées au niveau des complications hématologiques, des infections, des symptômes pseudo-grippaux et des éruptions cutanées. Ceux recevant de l'interféron étaient plus susceptibles d'avoir des réponses virologiques soutenues (20/557 (3,6%) versus 1/579 (0,2%) ; RR 15,38 ; IC à 95% 2,93 à 80,71) et de présenter des améliorations dans les marqueurs d'inflammation. Aucune différence n'a été mise en évidence en ce qui concerne l'effet du traitement sur ​​les marqueurs de fibrose. Rien ne vient étayer un traitement à plus long terme (plusieurs années) d'interféron en monothérapie chez les patients atteints de fibrose hépatique sévère sous-jacente qui n'ont pas répondu à de précédents cycles de traitement ; aucun essai fournissant des données relatives aux résultats cliniques n'a été identifié pour d'autres scénarios possibles de traitement. Deux des marqueurs de substitution couramment employés, la réponse virologique soutenue et les marqueurs d'inflammation, n'ont pas été validés car ils s'amélioraient alors que les résultats cliniques stagnaient (voire empiraient). Cette impossibilité de valider la réponse virologique soutenue dans ce groupe de patients à faible taux de réponse virologique soutenue fait penser que la validité présumée de l'utilisation de la réponse virologique soutenue dans d'autres groupes de patients souffrant d'infections virales d'hépatite C chronique et recevant un traitement devra être démontrée formellement.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 5th February, 2013
Traduction financée par: Minist�re du Travail, de l'Emploi et de la Sant� Fran�ais

Laički sažetak

Davanje interferona osobama koje ne odgovaraju na interferon i kod kojih se javlja relaps kroničnog hepatitisa C

Antivirusno liječenje kroničnog hepatitisa C danas se smatra uspješnim ako su tijekom najmanje 6 mjeseci nakon terapije krvni testovi negativni na virusnu RNA hepatitisa C; to se naziva održani virološki odgovor. Ranije su se pokazateljima uspjeha terapije smatrali bolji rezultati na biokemijskim testovima (osobito testovi jetrenih enzima kao što je serumska alanin aminotransferaza) ili dokazi smanjene upale i/ili fibroze (količine vezivnog tkiva) na naknadnim biopsijama jetre.  Svi ti pokazatelji su dijagnostičke pretrage i pretpostavlja se da bolji rezultat na pretragama znači i da je pacijentu bolje. Međutim, nema izravnih dokaza koji dokazuju da su ti pokazatelji vrijedni zbog toga jer nisu provedena dugoročna istraživanja koja bi pokazala da poboljšanje rezultata tih testova znači i smanjenu smrtnost i pobol pacijenta. Pacijenti koji nisu postigli održani virološki odgovor nakon početnog liječenje postaju potencijalni kandidati za ponovno liječenje; neki od njih možda ne odgovaraju na ribavirin, a možda i na nove inhibitore proteaza tako da bi ponovna terapija trebala uključiti samo interferon. Također se pretpostavlja da dugoročna terapija (terapija koja traje više godina) može biti korisna; takva dugoročna terapija bi bila još kompliciranija ako bi se koristilo više lijekova jer kombinacije lijekova mogu povećati toksičnost lijeka i cijenu, tako da se može razmotriti terapija samo interferonom. Ovaj Cochrane sustavni pregled ispitao je može li terapija samim interferonom pozitivno utjecati na klinički tijek hepatitisa C ako se koristi za ponovno liječenje pacijenata koji nisu odgovorili na prethodni pokušaj liječenja. Pronađeno je 7 kliničkih pokusa, uključujući dva velika (ukupno 1676 ispitanika), poznata pod nazivima HALT-C i EPIC3, koja su specifično osmišljena kako bi ispitala korištenje niske doze pegiliranog interferona tijekom 3-5 godina u pacijenata kod kojih je biopsija jetre pokazala tešku fibrozu i koji nisu postigli održani virološki odgovor nakon terapije standardnom kombinacijom (pegilirani interferon plus ribavirin) u prošlosti. Obje studije imale su nizak rizik od pristranosti. Treća studija ispitala je učinak terapije samim pegiliranim interferonom tijekom 48 tjedana na poboljšanje preživljenja osoba s cirozom (Childs A ili B), ali ta je studija prekunuta ranije zbog rezultata studija HALT-C i EPIC3, tako da su ta 3 istraživanja dala podatke o smrtnosti i jetrenim bolestima. Kad se uzmu u obzir ta tri istraživanja, nije bilo značajnog učinka terapije na smrtnost od svih uzroka (78/843, 9,3% u usporedbi s 62/867, 7,2%) ili bolest jetre (41/532, 7,7% u usporedbi s 40/552, 7,2%); međutim, smrtnost od svih uzroka bila je viša u osoba koje su primale pegilirani interferon (78/828, 9,4% u usporedbi s 57/848, 6,7%) ako se analiziraju samo dva istraživanja visoke kvalitete. Čini se da je veći broj smrti bio posljedica ne-jetrenih uzroka. Krvarenje iz proširenih vena jednjaka pojavilo se rjeđe u liječenih pacijenata (4/843 (0;5%) u usporedbi s 18/867 (2,1%)), ali nije bilo razlika u smislu naknadnog razvoja drugih pokazatelja završne bolesti jetre (encefalopatija, ascites, hepatocelularni karcinom, transplantacija jetre). Jedna studija opisala je kvalitetu života i liječeni pacijenti imali su veći intenzitet boli. Nisu prikazani podatci o cijeni terapije. Primatelji pegiliranog interferona općenito su imali više nuspojava; statistički značajne razlike uočene su za pojavu hematoloških komplikacija, upala, simptoma nalik gripi i osipa. Osobe koje su primale interferon imale su veću vjerojatnost održanog virološkog odgovora  (20/557 (3,6%) u usporedbi s 1/579 (0,2%)) i također su imale veću vjerojatnost poboljšanja pokazatelja upale. Nije uočena razlika u učinku terapije na pokazatelje fibroze jetre. Dokazi ne podržavaju uporabu dugoročne (višegodišnje) terapije samim interferonom u osoba s teškom fibrozom jetre koji ranije nisu odgovorili na terapiju; studije koje su uključene u ovaj sustavni pregled nisu dale rezultate za druge potencijalne terapijske situacije. Dva najčešća surogatna (neizravna) pokazatelja, a to su održani virološki odgovor i pokazatelji upale, nisu se pokazali kao korisni jer su se poboljšali iako se nisu poboljšali klinički rezultati (koji su se možda čak i pogorošali). Činjenica da održani virološki odgovor nije potvrđen kao koristan pokazatelj u skupini pacijenata s niskim održanim virološkim odgovorom ukazuje da se pretpostavljena vrijednost korištenja održanog virološkog odgovora u drugim skupinama pacijenata s kroničnim hepatitisom C koji primaju terapiju također treba provjeriti.

Bilješke prijevoda

Hrvatski Cochrane
Prevela: Livia Puljak
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr

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