Chemoradiation for advanced primary vulval cancer

  • Conclusions changed
  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Vulval cancer is a rare gynaecological cancer. There is no standard approach for treating locally advanced primary vulval cancer (FIGO stage III and IV). Combined treatment modalities have been developed using radiotherapy, chemotherapy and surgery. The advantages and disadvantages of such treatment is not well evaluated.

Objectives

To evaluate the effectiveness and safety of neoadjuvant and primary chemoradiation for women with locally advanced primary vulval cancer compared to other primary modalities of treatment such as primary surgery or primary radiation.

Search methods

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (The Cochrane Library 2009, Issue 3), Cochrane Gynaecological Cancer Group Trials Register, MEDLINE and EMBASE (to July 2009). We also searched registers of clinical trials, abstracts of scientific meetings, reference lists of included studies and contacted experts in the field.

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) or non-randomised studies that included multivariate analyses of chemoradiation in women with locally advanced, primary squamous cell carcinoma of the vulva.

Data collection and analysis

Two review authors independently abstracted data and assessed risk of bias. An adjusted hazard ratio (HR) for overall survival was calculated for one non-randomised study and risk ratios (RRs) were used in an RCT to compare five-year death rates and adverse events in women who received neoadjuvant, primary chemoradiation or primary surgery. Adverse events were also reported more extensively in a further non-randomised study. All results were displayed in single study analyses.

Main results

One RCT and two non-randomised studies that allowed for multivariate analyses met the inclusion criteria and included a total of 141 women.

One RCT found that neoadjuvant chemoradiation did not appear to offer longer survival compared to primary surgery in advanced vulval tumours (RR = 1.29, 95% confidence interval (CI) 0.87 to 1.91). There was also no statistically significant difference in survival between primary chemoradiation and primary surgery in a study that included 63 women (pooled adjusted HR= 1.09, 95% CI 0.37 to 3.17) and in another study that only included 12 eligible women and compared the same interventions (HR was non-informative when statistical adjustment was made).

Adverse events were extensively reported in only one study, which found no statistically significant difference in risk of adverse events between primary chemoradiation and primary surgery due to the very small numbers in each group. In the RCT there was no observed statistically significant difference between neoadjuvant chemoradiation and primary surgery. Adverse events were not reported in the largest study of 63 women. Quality of life (QoL) was not reported in any of the included studies. All studies were at high risk of bias.

Authors' conclusions

Women with advanced vulval tumours showed no significant difference in overall survival or treatment-related adverse events when chemoradiation (primary or neoadjuvant) was compared with primary surgery.

The retrospective studies had a high risk of bias as the entry criteria for primary chemoradiation was based on inoperability or tumour requiring exenteration.The radiochemotherapy regimens varied widely. There was no data on QoL.

There is no standard terminology for 'operable and inoperable vulval cancer', and for 'primary and neoadjuvant chemoradiation'. Stratification according to unresectability of the primary tumour and/or lymph nodes is needed, for good quality comparison.

Résumé scientifique

Chimioradiothérapie dans le cancer primitif avancé de la vulve

Contexte

Le cancer de la vulve est un cancer gynécologique rare. Il n'existe aucune approche standardisée du traitement du cancer primitif de la vulve localement avancé (stades FIGO III et IV). Des modalités de traitement combiné ont été développées, qui utilisent une radiothérapie, une chimiothérapie et une chirurgie. Les avantages et inconvénients d'un tel traitement n'ont pas été bien évalués.

Objectifs

Évaluer l'efficacité et l'innocuité de la chimioradiothérapie néoadjuvante et primaire chez les femmes présentant un cancer primitif de la vulve localement avancé par rapport à des modalités de traitement primaire telles qu'une chirurgie ou une radiation primaire.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons consulté le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (Bibliothèque Cochrane 2009, numéro 3), le registre des essais du groupe Cochrane sur les cancers gynécologiques, MEDLINE et EMBASE (jusqu'en juillet 2009). Nous avons également recherché dans les registres des essais cliniques, les résumés de réunions scientifiques et les listes bibliographiques des études incluses, et contacté des experts dans le domaine.

Critères de sélection

Les essais contrôlés randomisés (ECR) ou les études non randomisées incluant des analyses multivariées de la chimioradiothérapie chez des femmes atteintes d'un carcinome épidermoïde primitif de la vulve localement avancé.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont, de façon indépendante, extrait les données et évalué les risques de biais. Un hazard ratio (HR) ajusté de la survie globale a été calculé pour une étude non randomisée, et les risques relatifs (RR) ont été utilisés dans un ECR pour comparer les taux de mortalité et les événements indésirables à cinq ans chez des femmes recevant une chimioradiothérapie néoadjuvante ou primaire, ou subissant une chirurgie primaire. Les événements indésirables étaient également rapportés de manière plus détaillée dans une autre étude non randomisée. Tous les résultats ont été présentés dans les analyses des études individuelles.

Résultats principaux

Un ECR et deux études non randomisées qui permettaient des analyses multivariées et portaient sur un total de 141 femmes remplissaient les critères d'inclusion.

Un ECR indiquait que la chimioradiothérapie néoadjuvante ne semblait pas prolonger la survie par rapport à la chirurgie primaire dans les tumeurs avancées de la vulve (RR = 1,29, intervalle de confiance (IC) à 95 %, entre 0,87 et 1,91). Aucune différence statistiquement significative n'était observée en termes de survie entre la chimioradiothérapie primaire et la chirurgie primaire dans une étude portant sur 63 femmes (HR combiné ajusté = 1,09, IC à 95 %, entre 0,37 et 3,17), non plus que dans une autre étude qui ne recrutait que 12 femmes éligibles et comparait les mêmes interventions (le HR n'était pas instructif après l'ajustement statistique).

Les événements indésirables n'étaient rapportés de manière détaillée que dans une étude, qui n'observait aucune différence statistiquement significative en termes de risque d'événements indésirables entre la chimioradiothérapie primaire et la chirurgie primaire en raison d'effectifs très réduits dans chaque groupe. Dans cet ECR, aucune différence statistiquement significative n'était observée entre la chimioradiothérapie néoadjuvante et la chirurgie primaire. Les événements indésirables n'étaient pas rapportés dans l'étude de plus grande taille, qui portait sur 63 femmes. La qualité de vie n'était rapportée dans aucune des études incluses. Toutes les études présentaient un risque de biais élevé.

Conclusions des auteurs

Aucune différence significative n'était observée entre la chimioradiothérapie (primaire ou néoadjuvante) et la chirurgie primaire en termes de survie globale ou d'événements indésirables liés au traitement chez les femmes atteintes de tumeurs avancées de la vulve.

Les études rétrospectives présentaient un risque de biais élevé car le critère d'inclusion pour la chimioradiothérapie primaire reposait sur l'inopérabilité ou la nécessité d'une exentération de la tumeur. Les schémas radiothérapeutiques variaient considérablement. Aucune donnée n'était disponible concernant la qualité de vie.

Il n'existe pas de terminologie standardisée pour un cancer de la vulve opérable et inopérable et une chimioradiothérapie primaire et néoadjuvante. Une stratification basée sur la non résécabilité de la tumeur primitive et/ou des ganglions lymphatiques est nécessaire afin de garantir une comparaison de bonne qualité.

Plain language summary

Chemoradiation in locally advanced vulval cancer

In women with locally advanced vulval cancer (vulval cancer extending to urethra, vagina, perineum, anus, bladder, rectum, fixed to bones and enlarged fixed lymph glands) there was no significant difference in overall survival or treatment-related adverse events when primary chemoradiation or neoadjuvant chemoradiation (chemoradiation followed by less radical surgery) were compared with primary surgery. Women requiring extensive surgery (urinary and or feacal stoma formation) or with inoperable tumour were predominantly given primary chemoradiation in the two retrospective studies identified, making the available evidence weak (although we only included studies that used statistical adjustment). There was no data on quality of life. There is a great need for good quality studies comparing various primary treatments in locally advanced vulval cancer which are either inoperable at presentation or operable but would require extensive surgery.

Résumé simplifié

Chimioradiothérapie dans le cancer de la vulve localement avancé

Chez les femmes présentant un cancer de la vulve localement avancé (étendu à l'urètre, au vagin, au périnée, à l'anus, à la vessie, au rectum, fixé aux os et largement aux ganglions lymphatiques), aucune différence significative n'était observée en termes de survie globale ou d'événements indésirables liés au traitement lorsque la chimioradiothérapie primaire ou néoadjuvante (chimioradiothérapie suivie d'une chirurgie moins radicale) était comparée à la chirurgie primaire. Les femmes nécessitant une chirurgie lourde (stomie urinaire et/ou fécale) ou présentant une tumeur inopérable recevaient majoritairement une chimioradiothérapie primaire dans les deux études rétrospectives identifiées, ce qui rendait les preuves non concluantes (même si nous n'avons inclus que des études utilisant un ajustement statistique). Aucune donnée n'était disponible concernant la qualité de vie. Des études de bonne qualité comparant plusieurs traitements primaires dans le cancer de la vulve localement avancé, inopérable lors de la présentation ou opérable dans le cadre d'une chirurgie lourde, sont absolument nécessaires.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 31st March, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec-Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux