Intermittent preventive treatment for malaria in children living in areas with seasonal transmission

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Authors


Abstract

Background

In malaria endemic areas, pre-school children are at high risk of severe and repeated malaria illness. One possible public health strategy, known as Intermittent Preventive Treatment in children (IPTc), is to treat all children for malaria at regular intervals during the transmission season, regardless of whether they are infected or not.

Objectives

To evaluate the effects of IPTc to prevent malaria in preschool children living in endemic areas with seasonal malaria transmission.

Search methods

We searched the Cochrane Infectious Diseases Group Specialized Register (July 2011), CENTRAL (The Cochrane Library 2011, Issue 6), MEDLINE (1966 to July 2011), EMBASE (1974 to July 2011), LILACS (1982 to July 2011), mRCT (July 2011), and reference lists of identified trials. We also contacted researchers working in the field for unpublished and ongoing trials.

Selection criteria

Individually randomized and cluster-randomized controlled trials of full therapeutic dose of antimalarial or antimalarial drug combinations given at regular intervals compared with placebo or no preventive treatment in children aged six years or less living in an area with seasonal malaria transmission.

Data collection and analysis

Two authors independently assessed eligibility, extracted data and assessed the risk of bias in the trials. Data were meta-analysed and measures of effects (ie rate ratio, risk ratio and mean difference) are presented with 95% confidence intervals (CIs). The quality of evidence was assessed using the GRADE methods.

Main results

Seven trials (12,589 participants), including one cluster-randomized trial, met the inclusion criteria. All were conducted in West Africa, and six of seven trials were restricted to children aged less than 5 years.

IPTc prevents approximately three quarters of all clinical malaria episodes (rate ratio 0.26; 95% CI 0.17 to 0.38; 9321 participants, six trials, high quality evidence), and a similar proportion of severe malaria episodes (rate ratio 0.27, 95% CI 0.10 to 0.76; 5964 participants, two trials, high quality evidence). These effects remain present even where insecticide treated net (ITN) usage is high (two trials, 5964 participants, high quality evidence).

IPTc probably produces a small reduction in all-cause mortality consistent with the effect on severe malaria, but the trials were underpowered to reach statistical significance (risk ratio 0.66, 95% CI 0.31 to 1.39, moderate quality evidence).

The effect on anaemia varied between studies, but the risk of moderately severe anaemia is probably lower with IPTc (risk ratio 0.71, 95% CI 0.52 to 0.98; 8805 participants, five trials, moderate quality evidence).

Serious drug-related adverse events, if they occur, are probably rare, with none reported in the six trials (9533 participants, six trials, moderate quality evidence). Amodiaquine plus sulphadoxine-pyrimethamine is the most studied drug combination for seasonal chemoprevention. Although effective, it causes increased vomiting in this age-group (risk ratio 2.78, 95% CI 2.31 to 3.35; two trials, 3544 participants, high quality evidence).

When antimalarial IPTc was stopped, no rebound increase in malaria was observed in the three trials which continued follow-up for one season after IPTc.

Authors' conclusions

In areas with seasonal malaria transmission, giving antimalarial drugs to preschool children (age < 6 years) as IPTc during the malaria transmission season markedly reduces episodes of clinical malaria, including severe malaria. This benefit occurs even in areas where insecticide treated net usage is high.

Résumé scientifique

Traitement préventif intermittent du paludisme chez l'enfant vivant dans des zones de transmission saisonnière

Contexte

Dans les zones où la maladie est endémique, les enfants d'âge préscolaire présentent un risque élevé de paludisme grave et répété. Une stratégie de santé publique possible, appelée Traitement Préventif Intermittent chez l'enfant (TPIe), consiste à traiter le paludisme chez tous les enfants à intervalles réguliers au cours de la saison de transmission, que les enfants soient infectés ou non.

Objectifs

Évaluer les effets du TPIe pour prévenir le paludisme chez les enfants d'âge préscolaire vivant dans les zones endémiques à transmission saisonnière.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les maladies infectieuses (juillet 2011), CENTRAL (The Cochrane Library 2011, numéro 6), MEDLINE (de 1966 à juillet July 2011), EMBASE (de 1974 à juillet 2011), LILACS (de 1982 à juillet 2011), mRCT (juillet 2011), et dans les références bibliographiques des essais identifiés. Nous avons également contacté des chercheurs travaillant dans le domaine pour obtenir des essais non publiés et des essais en cours.

Critères de sélection

Essais contrôlés, randomisés individuellement ou randomisés en groupe, de la dose thérapeutique totale d'antipaludique ou de combinaisons d'antipaludiques administrée à intervalles réguliers comparé à un placebo ou à l'absence de traitement chez l'enfant de six ans ou moins vivant dans une zone de transmission saisonnière du paludisme.

Recueil et analyse des données

Les deux auteurs de cette revue ont évalué l'éligibilité, extrait des données et évalué les risques de biais dans les essais de manière indépendante. Les données ont fait l'objet d'une méta-analyse et les mesures des effets (c'est-à-dire le rapport des taux, le risque relatif et la différence moyenne) sont présentées avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %. La qualité des preuves a été évaluée au moyen de l'échelle GRADE.

Résultats principaux

Sept essais (12 589 participants), y compris un essai randomisé en groupe, remplissaient les critères d'inclusion. Tous ont été réalisés en Afrique de l'Ouest et six essais sur sept étaient limités aux enfants de moins de 5 ans.

Le TPIe prévient approximativement les trois quarts des épisodes cliniques de paludisme (rapport des taux 0,26 ; IC à 95 % 0,17 à 0,38 ; 9 321 participants, six essais, preuves de haute qualité), et une proportion semblable des épisodes de paludisme graves (rapport des taux 0,27, IC à 95 % 0,10 à 0,76 ; 5 964 participants, deux essais, preuves de haute qualité). Ces effets restent présents même lorsque l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MID) est fréquente (deux essais, 5 964 participants, preuves de haute qualité).

Le TPIe produit probablement une petite réduction de la mortalité cohérente avec l'effet sur le paludisme grave, mais les essais n'étaient pas assez puissants pour atteindre une signifiance statistique (risque relatif 0,66, IC à 95 % 0,31 à 1,39, preuves de qualité modérée).

L'effet sur l'anémie était différent selon les études, mais le risque d'anémie moyennement grave est probablement inférieur avec le TPIe (risque relatif 0,71, IC à 95 % 0,52 à 0,98 ; 8 805 participants, cinq essais, preuves de qualité modérée).

Le cas échéant, les événements indésirables graves des médicaments sont probablement rares, aucun n'étant signalé dans les six essais (9 533 participants, six essais, preuves de qualité modéré). L'amodiaquine plus sulfadoxine-pyriméthamine est la combinaison de médicaments la plus étudiée pour la chimioprévention saisonnière. Bien qu'elle soit efficace, elle provoque une augmentation des vomissements dans ce groupe d'âge (risque relatif 2,78, IC à 95 % 2,31 à 3,35 ; deux essais, 3 544 participants, preuve de haute qualité).

Lorsque le TPIe antipaludique a été arrêté, aucune augmentation de rebond de la maladie n'a été observée dans les trois essais qui ont continué le suivi pendant une saison après le TPIe.

Conclusions des auteurs

Dans les zones de transmission saisonnière de la maladie, l'administration de médicaments antipaludiques aux enfants d'âge préscolaire (< 6 ans) en TPIe au cours de la saison de transmission réduit nettement les épisodes cliniques de paludisme, y compris le paludisme grave. Ce bénéfice survient même dans les zones où la moustiquaire imprégnée d'insecticide est largement utilisée.

Plain language summary

Administering antimalarial drugs to prevent malaria in children during the malaria transmission season

In areas where malaria is common, younger children have repeated episodes of malarial illness, which can sometimes be severe and life-threatening. In areas where malaria is seasonal, a practical policy option is to give drugs to prevent malaria at regular intervals during the transmission season, regardless of wether the child has malaria symptoms or not. This is known as Intermittent Preventive Treatment (IPTc).

The authors identified seven trials (12,589 participants); all were conducted in West Africa, and six of seven trials were restricted to children aged less than 5 years. The results show IPTc prevents three quarters of all malaria episodes, including severe episodes, and probably prevents some deaths.

Several antimalarial drugs or combinations have been tried, and shown to be effective. The most studied is amodiaquine plus sulphadoxine-pyrimethamine (AQ+SP). This combination probably doesn't have serious side effects but does cause vomiting in some children.

Résumé simplifié

Administration de médicaments antipaludiques pour prévenir le paludisme chez l'enfant au cours de la saison de transmission

Dans les zones où la maladie est commune, les jeunes enfants connaissent des épisodes répétés de paludisme qui peuvent parfois être graves et menacer le pronostic vital. Dans les zones où le paludisme est saisonnier, une option pratique consiste à administrer des médicaments pour prévenir la maladie à intervalles réguliers au cours de la saison de transmission, que l'enfant présente ou non les symptômes du paludisme. On appelle cela le Traitement Préventif Intermittent (TPIe).

Les auteurs ont identifié sept essais (12 589 participants) ; tous ont été réalisés en Afrique de l'Ouest et six essais sur sept étaient limités aux enfants de moins de 5 ans. Les résultats montrent que le TPIe prévient les trois quarts des épisodes de paludisme, notamment les épisodes graves, et empêche probablement certains décès.

Plusieurs médicaments ou combinaisons antipaludiques ont été essayés et se sont révélés efficaces. La combinaison la plus étudiée est l'amodiaquine plus sulfadoxine-pyriméthamine (AQ+SP). Cette combinaison n'a probablement pas d'effets secondaires graves, mais provoque des vomissements chez certains enfants.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 18th May, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français