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Short versus long duration infusions of paclitaxel for any advanced adenocarcinoma

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Authors


Abstract

Background

Paclitaxel has become a standard drug used in a number of common cancers. At first long infusions were used to reduce the rate of inflow of the drug and as a result reduce the occurrence of hypersensitivity types of allergic reactions. Trials with shorter durations of infusion, and using a cocktail of anti-allergic drugs to prevent hypersensitivity reactions, some randomised, were begun. These were interpreted as showing that effectiveness of treatment was not lessened by a short infusion time. These studies also appeared to show that some important toxicities were less common with short infusions and that they were more convenient for the patient and the hospital.

Objectives

To assess the effectiveness and toxicity of short versus long infusions of paclitaxel for any advanced adenocarcinoma.

Search methods

We searched the Cochrane Gynaecological Cancer Review Group Specialised Register, The Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) Issue 1, 2009, MEDLINE and EMBASE up to March 2009. We also searched registers of clinical trials, abstracts of scientific meetings, reference lists of included trials and contacted experts in the field, as well as drug companies.

Selection criteria

The review was restricted to randomised controlled trials (RCTs) of single agent paclitaxel or paclitaxel with other drugs, where the only variable was the duration of paclitaxel infusion. The review only includes patients with advanced adenocarcinoma.

Data collection and analysis

Two review authors independently abstracted data and assessed risk of bias. Where possible the data were synthesised in meta-analyses.

Main results

We identified six trials that met our inclusion criteria. The trials compared 3, 24 and 96 hour infusions and one trial examined different schedules (1 versus 3 day). From the included RCTs we found no evidence of a difference between short and long infusions in terms of overall and progression-free survival and tumour non-response. In most cases a greater proportion of adverse events and severe toxicity occurred in the 24 hour infusion group compared to the 3 hour group with many of the analyses being highly statistically significant (RR = 0.32, 95% CI 0.22, 0.47, RR = 0.06, 95% CI 0.02, 0.17, RR = 0.59, 95% CI 0.40, 0.88, RR = 0.52, 95% CI 0.28, 0.97 for severe hypersensitivity, febrile neutropenia, sore mouth and diarrhoea outcomes respectively). Although a meta analysis of three trials found that 3 hour infusions were associated with a statistically significant increase in the risk of neurosensory changes compared with 24 hour infusions (RR = 1.26, 95% CI 1.09 to 1.46). Adverses events were not comprehensively reported for any of the other comparisons. Outcomes were incompletely documented and QoL outcomes were not reported in any of the trials. The strength of the evidence is weak in this review as it is based on meta analyses of very few trials or single trial analyses and all trials were at moderate risk of bias and two were published in abstract form only.

Authors' conclusions

Ideally, large, multi-centre supporting trials are needed as outcomes were incompletely reported in included trials in this review. It may be beneficial to design a multi-arm trial comparing 3, 24 and 96 hour infusions or maybe looking at different schedules. In the absence of such trials, the decision to offer short or long infusions in advanced adenocarcinoma may need to be individualised, although it certainly appears that women have less toxicity, apart from sensory nerve damage, with a shorter infusion. Efficacy appearing similar regardless of infusion duration.

Résumé scientifique

Perfusions de paclitaxel de courte durée versus de longue durée pour le traitement de n'importe quel adénocarcinome avancé

Contexte

Le paclitaxel est devenu un traitement standard dans plusieurs cancers communs. Initialement, des perfusions longues étaient utilisées pour réduire le débit de médicament et l'incidence des réactions allergiques de type hypersensibilité. Des essais portant sur une perfusion de plus courte durée et utilisant un cocktail de médicaments antiallergiques pour prévenir les réactions d'hypersensibilité, quelques-uns randomisés, ont été mis en œuvre. Selon l'interprétation qui en a été faite, l'efficacité du traitement n'était pas affectée par une durée de perfusion plus courte. Ces études semblaient également montrer que certaines toxicités importantes étaient moins fréquentes sous perfusions courtes et que celles-ci étaient plus pratiques pour le patient et l'hôpital.

Objectifs

Évaluer l'efficacité et la toxicité des perfusions de paclitaxel courtes versus longues dans le traitement de n'importe quel adénocarcinome avancé.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons consulté le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les cancers gynécologiques, le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), numéro 1, 2009, MEDLINE et EMBASE jusqu'en mars 2009. Nous avons également consulté les registres d'essais cliniques, les résumés de réunions scientifiques et les références bibliographiques des essais inclus, et contacté des experts dans ce domaine ainsi que des sociétés pharmaceutiques.

Critères de sélection

La revue était circonscrite aux essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur du paclitaxel seul ou combiné à d'autres médicaments, et dont la seule variable était la durée de perfusion de paclitaxel. Cette revue porte uniquement sur des patients atteints d'adénocarcinome avancé.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont, de façon indépendante, extrait les données et évalué les risques de biais. Dans la mesure du possible, les données ont été synthétisées en une méta-analyse.

Résultats principaux

Nous avons identifié six essais remplissant nos critères d'inclusion. Ces essais comparaient des perfusions de 3, 24 et 96 heures et un essai examinait différentes périodes de traitement (1 jour versus 3 jours). Sur la base des ECR inclus, nous n'avons identifié aucune preuve de différence entre les perfusions courtes et longues en termes de survie globale et sans progression et d'absence de réponse tumorale. Dans la plupart des cas, une incidence accrue d'événements indésirables et de toxicité sévère était observée dans le groupe de la perfusion de 24 heures par rapport au groupe de la perfusion de 3 heures, avec une majorité d'analyses hautement significatives d'un point de vue statistique (RR = 0,32, IC à 95 %, entre 0,22 et 0,47, RR = 0,06, IC à 95 %, entre 0,02 et 0,17, RR = 0,59, IC à 95 %, entre 0,40 et 0,88, RR = 0,52, IC à 95 %, entre 0,28 et 0,97 pour les critères de jugement de l'hypersensibilité sévère, la neutropénie fébrile, les ulcérations buccales et les diarrhées, respectivement). Néanmoins, une méta-analyse de trois essais révélait que les perfusions de 3 heures étaient associées à une augmentation statistiquement significative du risque de changements neurosensoriels par rapport aux perfusions de 24 heures (RR = 1,26, IC à 95 %, entre 1,09 et 1,46). Les événements indésirables n'étaient documentés de manière exhaustive pour aucune des autres comparaisons. Les critères de jugement n'étaient pas correctement documentés et la qualité de vie n'était rapportée dans aucun des essais. Les preuves de cette revue sont limitées car elles reposent sur des méta-analyses portant sur un très petit nombre d'essais ou sur des analyses d'essais individuels, que tous les essais présentaient un risque de biais modéré et que deux étaient publiés sous forme de résumé uniquement.

Conclusions des auteurs

Des essais multicentriques à grande échelle seraient souhaitables car les critères de jugement n'étaient pas documentés de manière exhaustive dans les essais inclus dans cette revue. Il pourrait être utile de concevoir un essai à bras multiples comparant des perfusions de 3, 24 et 96 heures ou examinant éventuellement différentes périodes de traitement. En l'absence d'essais de cette nature, le choix de la durée de perfusion (courte ou longue) dans l'adénocarcinome avancé pourrait devoir être adapté à chaque patient. Il semble toutefois que la toxicité soit inférieure chez les femmes, hors lésions des nerfs sensoriels, lorsqu'une perfusion plus courte est utilisée. L'efficacité semble similaire quelle que soit de la durée de la perfusion.

Plain language summary

Comparing the time taken to give paclitaxel (an anticancer drug) in advanced adenocarcinoma

Paclitaxel is derived from Yews (a type of tree), and can be used to treat for several cancers such as lung, womb, ovary and breast. It was initially given by a long infusion (injection) over 24 hours, with premedication to avoid any allergic reactions. It was also thought this method would be more active against tumours. Six randomised trials were included in this review, which found that short (three hour) infusions are more convenient and caused significantly fewer adverse (side) effects (i.e. decreased white blood cell counts, fever, infection or sore mouth). With short-infusion paclitaxel there is no obvious loss of effectiveness when compared with longer infusions, although further clinical trials are needed to be sure of this.

Résumé simplifié

Comparer différentes durées d'administration de paclitaxel (un médicament anticancéreux) dans l'adénocarcinome avancé

Le paclitaxel est issu de l'if (une variété d'arbre) et peut être utilisé dans le traitement de plusieurs cancers, notamment du poumon, de l'utérus, de l'ovaire et du sein. Il était initialement administré sous forme de perfusion (injection) longue pendant 24 heures, avec une prémédication pour éviter toute réaction allergique. On pensait également que cette méthode était plus active contre les tumeurs. Six essais randomisés ont été inclus dans cette revue, qui a observé que les perfusions courtes (trois heures) étaient plus pratiques et entraînaient moins d'effets indésirables (secondaires) (diminution du nombre des globules blancs, fièvre, infection ou plaies buccales). Le paclitaxel en perfusion courte n'entraînait pas de perte évidente d'efficacité par rapport aux perfusions plus longues, mais d'autres essais cliniques sont nécessaires afin de s'en assurer.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 27th March, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec-Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux