Aripiprazole for schizophrenia

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Authors


Abstract

Background

Treatment of people with schizophrenia using older typical antipsychotic drugs such as haloperidol can be problematic. Many fail to respond to these older antipsychotics and more people experience disabling adverse effects. Aripiprazole is said to be one of a new generation of atypical antipsychotics with good antipsychotic properties and minimal adverse effects.

Objectives

To evaluate the effects of aripiprazole for people with schizophrenia and schizophrenia-like psychoses.

Search methods

We searched the Cochrane Schizophrenia Group's Register (September 2005) which is based on regular searches of BIOSIS, CENTRAL, CINAHL, EMBASE, MEDLINE and PsycINFO. We inspected references of all identified studies for further trials. We contacted relevant pharmaceutical companies, the FDA and authors of trials for additional information.

Selection criteria

All clinical randomised trials comparing aripiprazole with placebo, typical or atypical antipsychotic drugs for schizophrenia and schizophrenia-like psychoses.

Data collection and analysis

We extracted data independently. For homogenous dichotomous data we calculated random effects, relative risk (RR), 95% confidence intervals (CI) and, where appropriate, numbers needed to treat (NNT) on an intention-to-treat basis. For continuous data, we calculated weighted mean differences (WMD).

Main results

Despite the fact that 7110 people participated in fifteen randomised aripiprazole studies, we were unable to extract any usable data on death, service outcomes, general functioning, behaviour, engagement with services, satisfaction with treatment; economic outcomes or cognitive functioning. Study attrition was very large and data reporting poor. Compared with placebo, aripiprazole significantly decreased relapse in both the short and medium term (n=300, 1 RCT, RR 0.66 CI 0.5 to 0.8, NNT 5 CI 4 to 8). It also produced better compliance with study protocol (n=2271, 8 RCTs, RR 0.72 CI 0.5 to 0.97, NNT 26 CI 16 to 239). Aripiprazole may decrease prolactin levels below that expected from placebo (n=305, 1 RCT, RR 0.32 CI 0.1 to 0.8, NNT 14 CI 11 to 50). Compared with typical antipsychotics there were no significant benefits for aripiprazole with regards to global state, mental state, quality of life or leaving the study early. Both groups reported similar rates of adverse effects, with the exception of akathisia (n= 955 RR 0.31 CI 0.2 to 0.6, NNT 20 CI 17 to 32) and the need for antiparkinson medication (n=1854, 4 RCTs, RR 0.45 CI 0.3 to 0.6, NNT 4 CI 3 to 5) which were lower in those receiving aripiprazole. When compared with olanzapine and risperidone, aripiprazole was no better or worse on outcomes of global state and leaving the study early. The rates of adverse effects were also similar, with the exception of less elevation of prolactin (n=301, 1 RCT, RR 0.04 CI 0.02 to 0.1, NNT 2 CI 1 to 2.5) and less prolongation of the average QTc (30 mg/day) (n=200, 1 RCT, WMD -10.0, CI -16.99 to -3.0) compared with risperidone. When compared with standard care (mixed group receiving typical and atypical antipsychotics) one aripiprazole study did have significantly less people not responding to treatment (n=1599, RR 0.70 CI 0.7 to 0.8, NNT 5 CI 4 to 6 ), not satisfied with care (n=1599, RR 0.62 CI 0.6 to 0.7, NNT 4 CI 4 to 5) and less people leaving the study early (n=1599, 1 RCT, RR 0.81 CI 0.7 to 0.9, NNT 13 CI 8 to 39). Results from the five new papers identified from the updated review search, did not significantly alter the main results or conclusions of the original review.

Authors' conclusions

Aripiprazole may be effective for the treatment of schizophrenia, but it does not differ greatly from typical and atypical antipsychotics with respect to treatment response, efficacy or tolerability. In comparison with typical antipsychotics, aripiprazole may have a lower risk of akathisia, and in comparison to atypical antipsychotics, less risk of raised prolactin and prolongation of the QTc interval. Clearly reported pragmatic short, medium and long term randomised controlled trials should be undertaken to determine its position in everyday clinical practice.

Résumé scientifique

Aripiprazole pour le traitement de la schizophrénie

Contexte

Traiter les personnes schizophrènes au moyen des anciens antipsychotiques typiques, comme l'halopéridol, peut s'avérer problématique. De nombreux malades ne répondent pas à ces anciens antipsychotiques et davantage de personnes ressentent des effets indésirables invalidants. On considère que l'aripiprazole fait partie des antipsychotiques atypiques de seconde génération présentant de bonnes propriétés antipsychotiques et des effets indésirables minimes.

Objectifs

Évaluer les effets de l'aripiprazole sur les personnes souffrant de schizophrénie et de psychoses d'allure schizophrénique.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre d’essais cliniques du Groupe Cochrane sur la Schizophrénie (septembre 2005) qui est basé sur des recherches régulières issues de BIOSIS, CENTRAL, CINAHL, EMBASE, MEDLINE et PsycINFO. Nous avons inspecté les bibliographies de toutes les études incluses pour identifier des essais supplémentaires. Pour de plus amples informations, les laboratoires pharmaceutiques concernés, la FDA et les auteurs des essais ont été contactés.

Critères de sélection

Tous les essais cliniques randomisés comparant l'aripiprazole avec un placebo, des antipsychotiques typiques ou atypiques pour le traitement de la schizophrénie et de psychoses d'allure schizophrénique.

Recueil et analyse des données

Les données ont été extraites de façon indépendante. Pour des données dichotomiques homogènes, nous avons calculé les effets aléatoires, le risque relatif (RR), l'intervalle de confiance (IC) à 95% et lorsque c'était possible, le nombre de sujets à traiter (NST) sur une base d'intention de traiter. Pour les données continues, les différences moyennes pondérées (DMP) ont été calculées.

Résultats principaux

Bien que 7110 personnes aient participé à quinze études randomisées sur l'aripiprazole, nous n'avons pas pu extraire de données utilisables sur les décès, les résultats de service, le fonctionnement général, le comportement, l'engagement dans les services, la satisfaction du traitement ; les résultats économiques ou le fonctionnement cognitif. L'attrition des études était élevée et le rapport de données était pauvre. Par rapport au placebo, l'aripiprazole a réduit significativement les rechutes sur le court terme et le moyen terme (n=300, 1 ECR, RR 0,66 IC entre 0,5 et 0,8, NST 5 IC entre 4 et 8). Il a aussi été à l'origine d'une meilleure observance du protocole de l'étude (n=2271, 8 ECR, RR 0,72 IC entre 0,5 et 0,97, NST 26 IC entre 16 et 239). L'aripiprazole peut réduire les niveaux de prolactine en deçà de ceux attendus du placebo (n=305, 1 ECR, RR 0,32 IC entre 0,1 et 0,8, NST 14 IC entre 11 et 50). Par rapport aux antipsychotiques typiques, il n'a pas été observé d'avantages en faveur de l'aripiprazole s'agissant de l'état global et mental, de la qualité de la vie ou le départ prématuré de l'étude. Les deux groupes ont présenté des taux d'effets indésirables similaires, sauf pour l'akathisie (n= 955 RR 0,31 IC entre 0,2 et 0,6, NST 20 IC entre 17 et 32) et la nécessité d'agents antiparkinsoniens (n=1854, 4 ECR, RR 0,45 IC entre 0,3 et 0,6, NST 4 IC entre 3 et 5) se révélant plus faible chez les personnes sous aripiprazole. Comparé à l'olanzapine et à la rispéridone, l'aripiprazole n'était pas mieux, ni pire, concernant les résultats sur l'état global et le départ prématuré de l'étude. Par rapport à la rispéridone, les taux des effets indésirables étaient aussi semblables, exceptées une élévation moindre de la prolactine (n=301, 1 ECR, RR 0,04 IC entre 0,02 et 0,1, NST 2 IC entre 1 et 2,5) et un allongement plus faible du QTc moyen (30 mg/jour) (n=200, 1 ECR, DMP -10,0, IC entre -16,99 et -3,0) Par rapport aux soins standards (groupe mixte recevant des antipsychotiques typiques ou atypiques), une étude sur l'aripiprazole avait significativement moins de personnes ne répondant pas au traitement (n=1599, RR 0,70 IC entre 0,7 et 0,8, NST 5 IC entre 4 et 6), n'étant pas satisfaites des soins (n=1599, RR 0,62 IC entre 0,6 et 0,7, NST 4 IC entre 4 et 5) et quittant l'étude prématurément (n=1599, 1 ECR, RR 0,81 IC entre 0,7 et 0,9, NST 13 IC entre 8 et 39). Les résultats provenant des cinq nouveaux articles identifiés dans le cadre de la recherche pour l'actualisation de la revue, n'ont pas modifié de manière significative les principaux résultats ou conclusions de la revue originale.

Conclusions des auteurs

L'aripiprazole peut s'avérer efficace dans le traitement de la schizophrénie, mais il n'est pas très différent des antipsychotiques typiques et atypiques s'agissant de la réponse au traitement, de l'efficacité ou de la tolérance. Comparé aux antipsychotiques typiques, l'aripiprazole peut comporter un risque plus faible d'akathisie. Et par rapport aux antipsychotiques atypiques, il possède un moindre risque d'élévation de la prolactine et d'allongement de l'intervalle QTc. Des essais contrôlés pragmatiques et clairement rapportés à court, moyen et long terme, devront être entrepris pour déterminer sa position dans la pratique clinique quotidienne.

Plain language summary

Aripiprazole for schizophrenia

Schizophrenia is a serious, chronic and relapsing mental illness with a worldwide lifetime prevalence of about one percent.

First generation 'typical' antipsychotics such as chlorpromazine and haloperidol have been the mainstay of treatment up until the introduction of the second generation 'atypical' antipsychotics such as risperidone and olanzapine. Typical and atypical antipsychotics do provide a treatment response for most people with schizophrenia, whether that is a reduction in psychotic episodes or a lessening in the severity of their illness. However, a proportion of people still do not respond adequately to antipsychotic medication. Additionally, atypical and especially typical antipsychotics are associated with serious adverse effects which can often compromise compliance with medication and therefore increase the incidences of relapse.

Résumé simplifié

Aripiprazole pour le traitement de la schizophrénie

La schizophrénie est une maladie chronique grave récidivante qui, au niveau mondial, affiche une prévalence au cours de la vie d'environ un pour-cent.

Les antipsychotiques typiques de première génération tels que la chlorpromazine et l'halopéridol ont été le traitement le plus courant jusqu'à l'introduction des antipsychotiques atypiques de seconde génération comme la rispéridone et l'olanzapine. Les antipsychotiques typiques et atypiques offrent assurément des réponses de traitement pour la plupart des patients souffrant de schizophrénie, qu'il s'agisse d'une réduction des épisodes psychotiques ou d'une diminution de la gravité de la maladie. Cependant, une proportion de patients ne répond pas de façon adéquate aux antipsychotiques. De plus, les antipsychotiques atypiques et surtout typiques sont associés à des effets indésirables graves, qui peuvent souvent compromettre l'observance de traitement et peut ainsi augmenter les incidences de rechute.

Notes de traduction

En mai 2006, un auteur (H E-S) et un rédacteur (CEA) ont rencontré des représentants de la Bristol-Myers Squibb Pharmaceuticals Limited. Ces représentants ont été d'une aide précieuse pour expliquer les données sur le site Internet de la FDA, en particulier à propos de la mortalité. Ils ont en outre incité les évaluateurs à les solliciter pour davantage de données. Nous avons modifié cette version et espérons le faire à nouveau à la lumière des données supplémentaires fournies par l'industrie, particulièrement pour ces études en attente d'évaluation.

Traduit par: French Cochrane Centre 1st November, 2012
Traduction financée par: Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux

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