Total versus subtotal hysterectomy for benign gynaecological conditions

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  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Hysterectomy using an abdominal approach removes either the uterus alone (subtotal hysterectomy) or both the uterus and the cervix (total hysterectomy). The latter is more common but the outcomes have not been systematically compared.

Objectives

To compare short term and long term outcomes of subtotal hysterectomy (STH) with total hysterectomy (TH) for benign gynaecological conditions.

Search methods

We searched the Cochrane Menstrual Disorders and Subfertility Group Specialised Register of controlled trials (July 2011), CENTRAL (July 2011), MEDLINE (1966 to July 2011), EMBASE (1980 to July 2011), CINAHL (January 2005 to July 2011), Biological Abstracts (1980 to December 2005), the National Research Register and relevant citation lists.

Selection criteria

Only randomised controlled trials of women undergoing either total or subtotal hysterectomy for benign gynaecological conditions were included.

Data collection and analysis

Nine trials including 1553 participants were included. Independent selection of trials, assessment for risk of bias and data extraction were undertaken by two review authors and the results compared.

Main results

There was no evidence of a difference in the rates of multiple outcomes that assessed urinary, bowel or sexual function between TH and STH, either in the short term (up to two years post-surgery) or long term (nine years post-surgery). Length of operation (difference of 11 min) and amount of blood lost during surgery (difference of 57 ml) were significantly reduced during subtotal hysterectomy when compared with total hysterectomy. These differences are unlikely to constitute a clinical benefit and there was no evidence of a difference in the odds of blood transfusion. Post-operative fever and urinary retention were less likely (fever: OR 0.48, 95% CI 0.3 to 0.8; retention: OR 0.23, 95% CI 0.1 to 0.8) and ongoing cyclical vaginal bleeding up to two years after surgery was more likely (OR 16.0, 95% CI 6.1 to 41.6) after STH compared with TH. There was no evidence of a difference in the rates of other complications, recovery from surgery, alleviation of pre-surgery symptoms or readmission rates between the two types of hysterectomy carried out through the abdominal or laparoscopic route, although trials comparing the laparoscopic route were underpowered to detect some differences.

Authors' conclusions

This review has not confirmed the perception that subtotal hysterectomy offers improved outcomes for sexual, urinary or bowel function when compared with total abdominal hysterectomy. Women are more likely to experience ongoing cyclical bleeding up to a year after surgery with subtotal hysterectomy compared to total hysterectomy.

Résumé scientifique

Hystérectomie totale comparée à subtotale pour des indications gynécologiques bénignes

Contexte

L'hystérectomie utilisant une approche abdominale permet d'extraire soit l'utérus seul (l'hystérectomie subtotale) soit à la fois l'utérus et le col de l'utérus (l'hystérectomie totale). Cette dernière est plus fréquente mais les critères de jugement n'ont pas été systématiquement comparés.

Objectifs

Comparer les critères de jugement à court terme et à long terme de l'hystérectomie subtotale (STH) avec l'hystérectomie totale (TH) pour les indications gynécologiques bénignes.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé des essais contrôlés du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et de la fertilité (juillet 2011), CENTRAL (juillet 2011), MEDLINE (de 1966 à juillet 2011), EMBASE (de 1980 à juillet 2011), CINAHL (de janvier 2005 à juillet 2011), Biological Abstracts (de 1980 à décembre 2005), le National Research Register et les bibliographies pertinentes.

Critères de sélection

Seuls les essais contrôlés randomisés portant sur des femmes subissant une hystérectomie totale ou subtotale pour les indications gynécologiques bénignes ont été inclus.

Recueil et analyse des données

Cinq essais totalisant 1 553 participants ont été inclus. La sélection des essais, l'évaluation du risque de biais et l'extraction des données ont été réalisées par deux auteurs de la revue de façon indépendante et les résultats ont été comparés.

Résultats principaux

Il n'y avait aucune preuve d'une différence dans les taux de multiples critères de jugement qui évaluaient les fonctions urinaire, intestinale ou sexuelle entre l'hystérectomie totale (HT) et l'hystérectomie subtotale (HST), soit à court terme (jusqu'à deux ans après la chirurgie) soit à long terme (neuf ans après la chirurgie). La longueur de l'opération (différence de 11 min) et la quantité de sang perdue durant la chirurgie (différence de 57 ml) ont été significativement réduites durant l'hystérectomie subtotale comparée à l'hystérectomie totale. Ces différences ne sont pas susceptibles de constituer un bénéfice clinique et il n'existe aucune preuve d'une différence dans les cotes de la transfusion sanguine. La fièvre postopératoire et la rétention urinaire étaient moins fréquentes (fièvre : rapport de cotes (ou odds ratio) OR 0,48 ; IC à 95 % 0,3 à 0,8 ; rétention : rapport de cotes OR 0,23 ; IC à 95 % 0,1 à 0,8) et les saignements vaginaux cycliques continus jusqu'à deux ans après la chirurgie étaient plus fréquents (OR 16,0 ; IC à 95 % 6,1 à 41,6) après l'hystérectomie subtotale (HST) comparée à l'hystérectomie totale (HT). Il n'y avait aucune preuve d'une différence dans les taux d'autres complications, de rétablissement de la chirurgie, d'atténuation des symptômes pré-chirurgie ou les taux de réadmission entre les deux types d'hystérectomie pratiqués par la voie abdominale ou laparoscopique, bien que des essais comparant la voie laparoscopique manquaient de puissance pour détecter certaines différences.

Conclusions des auteurs

Cette revue n'a pas confirmé la perception que l'hystérectomie subtotale offre des résultats améliorés pour les fonctions sexuelle, urinaire ou intestinale comparée à l'hystérectomie abdominale totale. Les femmes risquent plus d'avoir des saignements cycliques continus jusqu'à un an après la chirurgie avec l'hystérectomie subtotale comparée à l'hystérectomie totale.

Plain language summary

Subtotal versus total hysterectomy

When hysterectomy is required for non-cancerous conditions, either the uterus alone (subtotal hysterectomy) or the uterus and the cervix (total hysterectomy) are removed. It has been suggested that not removing the cervix (subtotal hysterectomy) would reduce the chances of sexual difficulties or problems with passing urine or stools. This review has found no evidence of a difference between these two different operations for these outcomes. Surgery is faster with subtotal hysterectomy and there is less blood loss during or just after surgery, although these benefits are not large. With subtotal hysterectomy, women are less likely to experience fever during or just after surgery but are more likely to have long term ongoing menstrual bleeding when compared with total hysterectomy.

Résumé simplifié

Hystérectomie totale comparée à subtotale

Lorsque l'hystérectomie est nécessaire pour des indications non-cancéreuses, soit l'utérus seul (l'hystérectomie subtotale) soit l'utérus et le col de l'utérus (l'hystérectomie totale) sont retirés. Il a été suggéré que le non retrait du col de l'utérus (l'hystérectomie subtotale) pourrait réduire les risques de difficultés d'ordre sexuel ou de problèmes lors du passage de l'urine ou des selles. Cette revue n'a trouvé aucune preuve d'une différence entre ces deux différentes opérations pour ces critères de jugement. La chirurgie est plus rapide avec l'hystérectomie subtotale et les pertes de sang sont moins importantes durant ou juste après la chirurgie, bien que ces bénéfices ne soient pas importants. Avec l'hystérectomie subtotale, les femmes risquent moins d'avoir de la fièvre durant ou juste après la chirurgie mais risquent plus d'avoir des saignements menstruels continus à long terme par rapport à l'hystérectomie totale.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st June, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français