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Psychosocial and pharmacological treatments versus pharmacological treatments for opioid detoxification

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Different pharmacological approaches aimed at opioid detoxification are effective. Nevertheless a majority of patients relapse to heroin use, and relapses are a substantial problem in the rehabilitation of heroin users. Some studies have suggested that the sorts of symptoms which are most distressing to addicts during detoxification are psychological rather than physiological symptoms associated with the withdrawal syndrome.

Objectives

To evaluate the effectiveness of any psychosocial plus any pharmacological interventions versus any pharmacological alone for opioid detoxification, in helping patients to complete the treatment, reduce the use of substances and improve health and social status.

Search methods

We searched the Cochrane Drugs and Alcohol Group trials register (June 2011), Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (The Cochrane Library Issue 6, 2011), PUBMED (1996 to June 2011); EMBASE (January 1980 to June 2011); CINAHL (January 2003 to June 2008); PsycINFO (1985 to April 2003) and reference list of articles.

Selection criteria

Randomised controlled trials and controlled clinical trial which focus on any psychosocial associated with any pharmacological intervention aimed at opioid detoxification. People less than 18 years of age and pregnant women were excluded.

Data collection and analysis

Two authors independently assessed trials quality and extracted data.

Main results

Eleven studies, 1592 participants, fulfilled the criteria of inclusion and were included in the review. The studies considered five different psychosocial interventions and two pharmacological treatments (methadone and buprenorphine). Compared to any pharmacological treatment alone, the association of any psychosocial with any pharmacological was shown to significantly reduce dropouts RR 0.71 (95% CI 0.59 to 0.85), use of opiate during the treatment, RR 0.82 (95% CI 0.71 to 0.93), at follow up RR 0.66 (95% IC 0.53 to 0.82) and clinical absences during the treatment RR 0.48 (95%CI 0.38 to 0.59). Moreover, with the evidence currently available, there are no data supporting a single psychosocial approach.

Authors' conclusions

Psychosocial treatments offered in addition to pharmacological detoxification treatments are effective in terms of completion of treatment, use of opiate, participants abstinent at follow-up and clinical attendance. The evidence produced by this review is limited due to the small number of participants included in the studies, the heterogeneity of the assessment or the lack of detailed outcome information that prevented the possibility of cumulative analysis for several outcomes. Nevertheless it seems desirable to develop adjunct psychosocial approaches that might make detoxification more effective.

Résumé scientifique

Comparaisons des traitements psychosociaux et pharmacologiques à des traitements pharmacologiques dans une cure de désintoxication des opiacés

Contexte

Plusieurs approches pharmacologiques destinées à une cure de désintoxication des opiacés sont efficaces. Néanmoins, une majorité de patients se remettent à consommer de l'héroïne et les rechutes sont un problème important dans un traitement de réadaptation des héroïnomanes. Certaines études ont suggéré que les types de symptômes les plus pénibles pour les toxicomanes dans une cure de désintoxication sont davantage les symptômes psychologiques que physiologiques associés au syndrome de sevrage.

Objectifs

Évaluer l'efficacité d'une intervention psychosociale en complément d'une intervention pharmacologique par rapport à une intervention pharmacologique seule dans une cure de désintoxication des opiacés pour aider les patients à terminer leur traitement, réduire leur consommation de substances et améliorer leur état de santé et leur statut social.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre d'essais du groupe Cochrane sur les drogues et l'alcool (juin 2011), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library, numéro 6, 2011), PUBMED (de 1996 à juin 2011) ; EMBASE (de janvier 1980 à juin 2011) ; CINAHL (de janvier 2003 à juin 2008) ; PsycINFO (de 1985 à avril 2003) et dans les listes bibliographiques des articles.

Critères de sélection

Des essais contrôlés randomisés et un essai clinique contrôlé examinant une intervention psychosociale associée à une intervention pharmacologique utilisées dans une cure de désintoxication des opiacés. Les personnes âgées de moins de 18 ans et les femmes enceintes étaient exclues.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont indépendamment évalué la qualité méthodologique des essais et extrait des données.

Résultats principaux

Onze études de 1 592 participants répondaient aux critères d'inclusion et étaient incluses dans la revue. Ces études ont examiné cinq interventions psychosociales différentes et deux traitements pharmacologiques (méthadone et buprénorphine). Comparée à un traitement pharmacologique seul, l'association d'une intervention psychosociale à une intervention pharmacologique montrait une diminution significative des sorties d'étude RR 0,71 (IC à 95 % 0,59 à 0,85), de la consommation d'opiacés pendant le traitement RR 0,82 (IC à 95 % 0,71 à 0,93) et lors de la visite de suivi RR 0,66 (IC à 95 % 0,53 à 0,82), ainsi que qu'une baisse des absences cliniques pendant le traitement RR 0,48 (IC à 95 % 0,38 à 0,59). De plus, grâce aux preuves actuellement disponibles, il n'existe aucune donnée permettant de recommander une approche psychosociale unique.

Conclusions des auteurs

Les traitements psychosociaux proposés en complément des traitements de désintoxication pharmacologiques sont efficaces en termes d'achèvement du traitement, de consommation d'opiacés, d'abstinence des participants lors des visites de suivi et en clinique. Les preuves obtenues suite à cette revue sont limitées en raison du nombre réduit de participants aux études, de l'hétérogénéité des évaluations ou du manque d'informations détaillées concernant les résultats ayant empêché l'éventuelle réalisation d'une analyse cumulée de plusieurs résultats. Néanmoins, des approches psychosociales complémentaires pouvant rendre la désintoxication plus efficace devront être développées.

Plain language summary

Psychosocial and pharmacological treatments versus pharmacological treatments for opioid detoxification

People who abuse opioid drugs and become dependent on them experience social issues and health risks. Medications such as methadone and buprenorphine are substituted to help dependent drug users detoxify and return to living drug free, by reducing physiological withdrawal symptoms (pharmacological detoxification). Yet psychological symptoms can occur during detoxification and may be distressing. It is often a personal crisis that led to a drug user deciding to detoxify. Furthermore the psychological reasons why a person became addicted are important. They may not be able to cope with stress and have come to expect that using mood modifying illicit substances helps. Even after successful return to a drug-free state, many people return to heroin use and re-addiction is a substantial problem in rehabilitation. The physiological, behavioural and social conditions in an individual's life that made them an opiate addict may still be present when physical dependence on the drug has been eliminated, which makes psychosocial therapy important. Psychosocial treatments include behavioural treatments, counselling and family therapy.
The review authors searched the medical literature and found evidence that providing a psychosocial treatment in addition to pharmacological detoxification treatment to adults who are dependent on heroin use is effective in facilitating opioid detoxification. This conclusion is based on eleven controlled studies involving 1592 adults. The addition of a psychosocial treatment to substitution detoxification treatment improved the number of people who completed treatment (relative risk (RR) 1.47), reduced the use of opiate (RR 0.82), increased abstinence from opiate at follow up (RR 2.43) and halved the number of failures to attend clinic absences (RR 0.48). The findings of an improved rate of clinical attendance may help in suppressing illicit drug use and provides clinical staff with more opportunities to counsel patients in psychiatric, employment and other drug and non-drug related areas. Variations in the populations who are substance users and use of a wide range of different psychosocial interventions means that it is difficult to single out particular therapeutic interventions.

Résumé simplifié

Comparaisons des traitements psychosociaux et pharmacologiques à des traitements pharmacologiques dans une cure de désintoxication des opiacés

Les personnes qui consomment des opiacés de façon abusive et qui en deviennent dépendantes s'exposent à des problèmes sociaux et mettent leur vie en danger. Des médicaments de substitution, comme la méthadone et la buprénorphine, permettent d'aider les toxicomanes à se désintoxiquer et à retrouver une vie saine, en réduisant les symptômes de sevrage physiologiques (désintoxication pharmaceutique). Cependant, des symptômes psychologiques peuvent se manifester pendant la désintoxication et se révéler bouleversants. Il s'agit généralement d'une crise personnelle ayant conduit le toxicomane à suivre une cure de désintoxication. De plus, les raisons psychologiques ayant conduit à la toxicomanie ne doivent pas être négligées. La personne pouvait être dans l'incapacité de gérer un état de stress et s'attendait à ce que la consommation de substances illicites puisse modifier son humeur pour l'aider à surmonter cette situation. Même après avoir réussi le retour à une vie saine, de nombreuses personnes se remettent à consommer de l'héroïne et la rechute est un problème important dans la réadaptation. Les conditions physiologiques, comportementales et sociales dans la vie d'une personne qui l'ont rendue dépendante aux opiacés peuvent toujours être présentes une fois que la dépendance physique à la drogue a été supprimée, ce qui rend le traitement psychosocial d'autant plus important. Les traitements psychosociaux incluent des traitements comportementaux, des thérapies de conseils et familiales.
Les auteurs de la revue ont effectué des recherches dans la littérature médicale et ont trouvé des preuves selon lesquelles un traitement psychosocial administré en complément d'une cure de désintoxication pharmacologique des héroïnomanes adultes est efficace pour la désintoxication des opiacés. Cette conclusion se base sur onze études contrôlées impliquant 1 592 adultes. L'ajout d'un traitement psychosocial au traitement de désintoxication par substitution a augmenté le nombre de personnes ayant terminé leur traitement (risque relatif (RR) 1,47), diminué la consommation d'opiacés (RR 0,82), augmenté l'abstinence aux opiacés lors de la visite de suivi (RR 2,43) et réduit de moitié le nombre d'absences aux visites en clinique (RR 0,48). Ces résultats faisant état d'une amélioration du taux de suivi clinique peuvent aider à éradiquer la consommation de drogues illicites et permettre au personnel clinique de mieux conseiller les patients dans les domaines de la psychiatrie, de l'emploi, ainsi qu'au sujet des autres drogues et bien plus encore. Les variations constatées dans les populations qui sont consommatrices de substances et qui utilisent un large éventail d'interventions psychosociales différentes signifient qu'il est difficile de distinguer des interventions thérapeutiques particulières.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 4th September, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Laienverständliche Zusammenfassung

Psychosoziale und medikamentöse Behandlungen im Vergleich zu medikamentösen Behandlungen bei Opioidentzug

Menschen, die von Opioiden abhängig sind, sind häufig mit sozialen Problemen und Gesundheitsrisiken konfrontiert. Medikamente wie Methadon und Buprenorphin sollen abhängigen Drogenkonsumenten bei dem Entzug helfen und ihnen die Rückkehr zu einem drogenfreien Leben ermöglich, indem sie psychische Entzugssymptome reduzieren (medikamentöse Entgiftung). Trotzdem können während des Entzugs psychische Symptome auftreten, die eine Belastung darstellen. Oftmals führt eine persönliche Krise zur Entscheidung des Drogennutzers den Entzug zu beginnen. Darüber hinaus sind psychische Gründe, warum eine Person überhaupt abhängig geworden ist, von großer Bedeutung. Es kann z.B. sein, dass sie nicht mit Stress umgehen können und die Erfahrung gemacht haben, dass stimmungsverändernde Substanzen ihnen dabei helfen können. Selbst nach einer erfolgreichen Rückkehr zu einem drogenfreien Leben beginnen viele Menschen erneut damit Heroin zu konsumieren. Diese erneute Abhängigkeit ist ein großes Problem in der Rehabilitation. Die psychischen, verhaltensbezogenen und sozialen Bedingungen im Leben einer Person, welche ursprünglich zur Opioid-Abhängigkeit geführt haben, können auch nach Beendigung der körperlichen Abhängigkeit noch bestehen. Aus diesem Grund ist die psychosoziale Therapie so wichtig. Psychosoziale Behandlungen beinhalten verhaltensorientierte Therapien, Seelsorge/Beratung und Familientherapie.
Die Reviewautoren durchsuchten die medizinische Literatur und fanden Evidenz dafür, dass die Anwendung einer psychosozialen Behandlung zusätzlich zu einer medikamentösen Entgiftung bei Erwachsenen, die von Heroin abhängig sind, wirksam in der Erleichterung des Opioidentzugs sind. Diese Schlussfolgerung basiert auf 11 kontrollierten Studien mit insgesamt 1592 Teilnehmern. Der Zusatz einer psychosozialen Behandlung zu einer Substitutionstherapie erhöhte die Zahl der Menschen, die eine Behandlung abschlossen (relatives Risiko (RR) 1.47), verminderte die Nutzung von Opiaten (RR 0.82), erhöhte die Abstinenz von Opiaten zum Zeitpunkt der Nachuntersuchung (RR 2.43) und halbierte die Zahl an nicht eingehaltenen Klinikbesuchen (RR 0.48). Die erhöhte Anzahl an Klinikbesuchen, könnte helfen illegalen Drogenkonsum einzudämmen. Zudem bietet dies dem klinischen Personal mehr Möglichkeiten, Patienten in psychatrischen, arbeits- und anderen drogen- oder nicht drogenbezogenen Bereichen zu beraten. Aufgrund der Unterschiede in den Populationen, welche als Drogenkonsumenten definiert wurden und in den psychosozialen Behandlungen, kann keine konkrete therapeutische Behandlung als wirksamer als andere hervorgehoben werden.

Anmerkungen zur Übersetzung

Cochrane Schweiz