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Interventions for pityriasis rosea

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Pityriasis rosea is a scaly rash that mainly affects young adults. It can be very itchy but most people recover within 2 to 12 weeks.

Objectives

To assess the effects of interventions for pityriasis rosea.

Search methods

We searched the Cochrane Skin Group Specialised Register (December 2004), the Cochrane Central Register of Controlled Clinical Trials in The Cochrane Library (Issue 4, 2004), MEDLINE (1966 to January 2005), EMBASE (1976 to January 2005), LILACS (1982 to January 2005), BIOSIS Preview (1980 to June 2002), and ongoing trials databases. We scanned bibliographies of published studies, abstracts from dermatology conference proceedings, corresponded with trialists and contacted the pharmaceutical industry.

Selection criteria

Randomised controlled trials evaluating interventions for pityriasis rosea.

Data collection and analysis

Two authors independently assessed trial quality and extracted data. We contacted study authors to retrieve missing data.

Main results

Three trials involving 148 people were included. One poor quality trial (23 people), compared intravenous glycyrrhizin and intravenous procaine. It found no significant difference between the two interventions for treating symptoms and rash.

One fair quality trial (85 people), compared the oral antihistamine dexchlorpheniramine (4 mg), the oral steroid betamethasone (500 mcg), and a combination of betamethasone (250 mcg) and dexchlorpheniramine (2 mg). It found no significant difference in itch resolution at two weeks, as rated by the participants, between dexchlorpheniramine and betamethasone, and the combination of dexchlorpheniramine and betamethasone. However, both dexchlorpheniramine and betamethasone alone seem to be better at clearing rash than the combination of dexchlorpheniramine and betamethasone. These interventions were not compared with placebo.

The small good quality trial (40 people) that compared oral erythromycin and placebo found that erythromycin was more effective than placebo in terms of rash improvement, as rated by the trialists, after two weeks (RR 13.00; 95% CI 1.91 to 88.64). It was also more effective in decreasing the itch score (difference of 3.95 points, 95% CI 3.37 to 4.53).

No serious adverse effects were reported for the interventions. Two out of 17 people on oral erythromycin and 1 out of 17 on placebo reported minor gastrointestinal upset.

Authors' conclusions

We found inadequate evidence for efficacy for most treatments for pityriasis rosea. Oral erythromycin may be effective in treating the rash and decreasing the itch. However, this result should be treated with caution since it comes from only one small RCT. More research is necessary to evaluate the efficacy of erythromycin and other treatments.

Résumé scientifique

Interventions contre le pityriasis rosé

Contexte

Le pityriasis rosé est une éruption cutanée squameuse qui touche principalement les jeunes adultes. Il peut entraîner des démangeaisons très gênantes, mais les patients guérissent en 2 à 12 semaines.

Objectifs

Évaluer les effets d'interventions contre le pityriasis rosé.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons consulté le registre spécialisé du Cochrane skin group (décembre 2004), le registre Cochrane central des essais contrôlés dans la librairie Cochrane (numéro 4, 2004), MEDLINE (de 1966 à janvier 2005), EMBASE (de 1976 à janvier 2005), LILACS (de 1982 à janvier 2005), BIOSIS Preview (de 1980 à juin 2002) et des bases de données d'essais en cours. Nous avons examiné les bibliographies des études publiées, des résumés d'actes de conférences de dermatologie, pris contact avec des auteurs d'essais et avec l'industrie pharmaceutique.

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés évaluant des interventions contre le pityriasis rosé.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont évalué indépendamment la qualité des essais et ont extrait les données. Nous avons pris contact avec les auteurs des revues pour obtenir des données manquantes.

Résultats principaux

Trois essais, rassemblant 148 patients, ont été inclus. Un essai de faible qualité (23 personne) comparait la glycyrrhizine en intraveineuse et la procaïne en intraveineuse. Aucune différence significative n'a été mise en évidence entre les deux interventions pour le traitement des symptômes et de l'éruption cutanée.

Un essai de qualité moyenne (85 personne) comparait l'antihistaminique oral dexchlorpheniramine (4 mg), le stéroïde oral bétaméthasone (500 mcg) et une combinaison de bétaméthasone (250 mcg) et de dexchlorpheniramine (2 mg). Il n'a mis en évidence aucune différence significative en termes de résolution des démangeaisons à deux semaines, selon la qualification des participants, entre la dexchlorpheniramine et la bétaméthasone, et l'association des deux agents. Cependant la dexchlorpheniramine et la bétaméthasone seules semblent être plus efficaces en termes d'élimination de l'éruption cutanée que l'association de la dexchlorpheniramine et de la bétaméthasone. Ces interventions n'étaient pas comparées avec un placébo.

L'essai de petite taille et de bonne qualité (40 personnes) comparant l'érythromycine orale et le placébo a déterminé que l'érythromycine était plus efficace que le placébo en termes d'amélioration de l'éruption cutanée, selon les auteurs de l'essai après deux semaines (RR 13,00 ; IC à 95 %, entre 1,91 et 88,64). Il a également permis de réduire le score de démangeaison plus efficacement (différence de 3,95 points, IC à 95% entre 3,37 et 4,53).

Aucun effet indésirable n'a été rapporté pour les différentes interventions. Deux personnes sur 17 prenant de l'érythromycine et 1 personne sur 17 pendant un placébo ont rapporté des troubles gastro-intestinaux mineurs.

Conclusions des auteurs

Nous avons trouvé des preuves inadaptées sur l'efficacité de la plupart des traitements du pityriasis rosé. L'érythromycine orale semblerait efficace pour le traitement de l'éruption et la réduction des démangeaisons. Cependant, ce résultat doit être pris avec précaution puisqu'il est issu d'un ECR de petite taille. Des recherches plus poussées sont nécessaires pour évaluer l'efficacité de l'érythromycine et d'autres traitements.

Plain language summary

Interventions for pityriasis rosea, skin rash of unknown cause

Pityriasis rosea is a scaly rash that mostly affects young adults. It is relatively common and affects about 170 out of every 100,000 people in the community each year. The first sign is a patch of scales, usually on the trunk. A generalised eruption then follows and all lesions disappear within 2 to 12 weeks. This review is important because about 50% of people with pityriasis rosea experience moderate to severe itch. It is not known whether the current treatments, which include tablets, creams, and ultra-violet radiation, are useful and whether the benefits outweigh the risk of adverse effects.

We found three randomised controlled trials involving 148 participants. One small poor quality trial compared liquorice root with an anaesthetic injected intravenously (23 people), a fair quality trial compared an antihistamine with a steroid taken orally (85 people), and a good quality trial that compared an antibiotic with placebo tablets (40 people).

The poor quality trial found no significant difference between liquorice root and anaesthetic for resolving symptoms or rash. The fair quality trial found no significant difference in itch resolution between the antihistamine and the steroid. However the antihistamine and the steroid on their own were both found to be better at clearing rash than a combination of antihistamine and steroid. The small good quality trial found that the oral antibiotic erythromycin was better than placebo in improving the rash and decreasing the amount of itching.

No serious adverse effects were reported for any intervention. Two out of 17 people on oral erythromycin and 1 out of 17 people on oral placebo reported minor gastrointestinal upset.

We conclude that there is inadequate evidence of efficacy for most treatments but oral erythromycin may be effective in treating the rash and relieving the itch.

Limitations of this review include the small number of trials identified, the small number of participants involved, the inadequate methodology of two of the studies, and finding only one small study that reported the clinical benefits of oral erythromycin.

Résumé simplifié

Interventions contre le pityriasis rosé, éruptions cutanées d'origine inconnue

Le pityriasis rosé est une éruption cutanée squameuse qui touche principalement les jeunes adultes. Il est relativement courant et touche environ 170 personnes sur 100 000 par an. Le premier signe est une plaque squameuse apparaissant généralement sur le torse. Une éruption généralisée s'ensuit par la suite et toutes les lésions disparaissent en 2 à 12 semaines. Cette revue est importante puisque près de 50% des personnes atteintes de pityriasis rosé ressentent des démangeaisons modérées à graves. On ignore si les traitements actuels, qui comprennent des pastilles, des crèmes et le rayonnement ultraviolet, sont utiles et si les bénéfices sont plus importants que les risques d'effets indésirables.

Nous avons trouvé trois essais contrôlés randomisés portant sur 148 participants. Un essai de faible qualité et de petite taille comparait la racine de réglisse et un anesthésiant injecté par voie intraveineuse (23 personnes), un essai de qualité moyenne comparait un antihistaminique et un stéroïde pris oralement (85 personnes) et un essai de bonne qualité comparait un antibiotique et des pastilles placébo (40 personnes).

L'essai de faible qualité n'a mis en évidence aucune différence significative entre la racine de réglisse et l'anesthésiant pour résoudre les symptômes ou l'éruption cutanée. L'essai de qualité moyenne n'a mis en évidence aucune différence significative en termes de solution contre les démangeaisons entre l'antihistaminique et le stéroïde. Cependant, il a démontré que l'antihistaminique et le stéroïde pris seuls étaient tous deux plus efficaces contre l'élimination de l'éruption cutanée que l'association des deux agents. L'essai de petite taille et de bonne qualité a mis en évidence que l'antibiotique érythromycine était plus efficace que le placébo en termes d'amélioration de l'éruption cutanée et de réduction des démangeaisons.

Aucun effet indésirable n'a été rapporté pour les différentes interventions. Deux personnes sur 17 prenant de l'érythromycine et 1 personne sur 17 pendant un placébo oral ont rapporté des troubles gastro-intestinaux mineurs.

Nous concluons qu'il existe des preuves inadaptées de l'efficacité de la plupart des traitements mais que l'érythromycine pourrait être efficace pour le traitement de l'éruption cutanée et le soulagement des démangeaisons.

Cette revue est limitée par le nombre réduit d'essais identifiés, le nombre réduit de participants impliqués, la méthodologie inadaptée de deux des essais et le fait qu'une seule étude de petite taille ait rapporté les bénéfices cliniques de l'érythromycine orale.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st July, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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