Gonadotrophins for idiopathic male factor subfertility

  • Conclusions changed
  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Male factors leading to subfertility account for at least half of all cases of subfertility worldwide. Although some causes of male subfertility are treatable, treatment of idiopathic male factor subfertility remains empirical. Researchers have used gonadotrophins to improve sperm parameters in idiopathic male factor subfertility with the ultimate goal of increasing birth and pregnancy rates, but results have been conflicting.

Objectives

To determine the effect of systemic follicle-stimulating hormone (FSH) on live birth and pregnancy rates when administered to men with idiopathic male factor subfertility .

Search methods

We searched the Cochrane Menstrual Disorders and Subfertility Group Specialised Register (14 January 2013), the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL; The Cochrane Library, Issue 12 of 12, 2012), Ovid MEDLINE In-Process & Other Non-Indexed Citations, Ovid MEDLINE Daily and Ovid MEDLINE (1946 to 14 January 2013), Ovid EMBASE (1980 to week 2 of 2013), Ovid PsycINFO (1806 to week 2 of 2013), trial registers for ongoing and registered trials at ClinicalTrials.gov (19 January 2013), the World Health Organisation International Trials Registry Platform (19 January 2013), The Cochrane Library Database of Abstracts of Reviews of Effects (19 January 2013) and OpenGrey for grey literature from Europe (19 January 2013). Searches were not limited by language. Bibliographies of included and excluded trials and abstracts of major meetings were searched for additional trials.

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) in which gonadotrophins were compared with placebo or no treatment for participants with idiopathic male factor subfertility.

Data collection and analysis

Two review authors independently selected the trials, assessed risk of bias and extracted data on live birth, pregnancy and adverse effects. We included data on pregnancies that occurred during or after gonadotrophin therapy. Study authors and pharmaceutical companies were asked to provide missing and unpublished data and/or additional information.

Main results

Six RCTs with 456 participants and variable treatment and follow-up periods were included. From the limited data, the live birth rate per couple randomly assigned (27% vs 0%; Peto odds ratio (OR) 9.31, 95% confidence interval (CI) 1.17 to 73.75, one study, 30 participants, very low-quality evidence) and the spontaneous pregnancy rate per couple randomly assigned (16% vs 7%; Peto OR 4.94, 95% CI 2.13 to 11.44, five studies, 412 participants, I2 = 0%, moderate-quality evidence) were significantly higher in men receiving gonadotrophin treatment than in men receiving placebo or no treatment. No significant difference between groups was noted when intracytoplasmic sperm injection (ICSI) or intrauterine insemination (IUI) was performed. None of the included studies reported miscarriage rates, and adverse events data were sparse.

Authors' conclusions

Encouraging preliminary data suggest a beneficial effect on live birth and pregnancy of gonadotrophin treatment for men with idiopathic male factor subfertility, but because the numbers of trials and participants are small, evidence is insufficient to allow final conclusions. Large multi-centre trials with adequate numbers of participants are needed.

Résumé scientifique

Gonadotrophines pour le traitement de l'hypofertilité d'origine masculine idiopathique

Contexte

Les facteurs masculins entraînant l'hypofertilité représentent au moins la moitié de tous les cas d'hypofertilité dans le monde. Bien que certaines causes de l'hypofertilité masculine puissent être traitées, le traitement de l'hypofertilité d'origine masculine idiopathique reste empirique. Les chercheurs ont utilisé les gonadotrophines pour améliorer les paramètres spermatiques dans l'hypofertilité d'origine masculine idiopathique avec pour but ultime d'augmenter les taux de grossesses et de naissances, mais les résultats ont été contradictoires.

Objectifs

Déterminer l'effet de l'hormone folliculostimulante systémique (FSH, follicle-stimulating hormone) sur les taux de grossesses et de naissances lorsqu'elle est administrée à des hommes présentant une hypofertilité idiopathique.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les troubles menstruels et de la fertilité (14.01.13), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL ; The Cochrane Library, numéro 12 sur 12, 2012), Ovid MEDLINE In-Process & Other Non-Indexed Citations, Ovid MEDLINE Daily et Ovid MEDLINE (de 1946 au 14 janvier 2013), Ovid EMBASE (de 1980 à la 2ème semaine de l'année 2013), Ovid PsycINFO (de 1806 à la 2ème semaine de l'année 2013), les registres des essais en cours et des essais enregistrés sur ClinicalTrials.gov (19.01.13), le système d'enregistrement international des essais cliniques de l'OMS (ICTRP) (19.01.13), la base des résumés des revues systématiques hors Cochrane (DARE) (19.01.13) et OpenGrey pour la littérature grise d'Europe (19.01.13). La recherche n'était pas limitée par la langue. Nous avons consulté les bibliographies des essais inclus et exclus et les résumés des principales conférences en vue de trouver des essais supplémentaires.

Critères de sélection

Les essais contrôlés randomisés (ECR) dans lesquels les gonadotrophines ont été comparées à un placebo ou à l'absence de traitement chez les participants présentant une hypofertilité d'origine masculine idiopathique.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment sélectionné les essais, évalué leurs risques de biais et extrait des données sur les naissances vivantes, les grossesses et les effets indésirables. Nous avons inclus des données sur les grossesses qui se sont déroulées pendant ou après le traitement par gonadotrophines. Les auteurs des études et les laboratoires pharmaceutiques ont été invités à fournir des données manquantes et des données non publiées et/ou des informations supplémentaires.

Résultats principaux

Six ECR impliquant 456 participants avec un traitement et des périodes de suivi variables ont été inclus. D'après les données limitées, le taux de naissances vivantes par couple randomisé (27 % contre 0 % ; rapport de cote (RC) de Peto 9,31, intervalle de confiance (IC) à 95 % 1,17 à 73,75, une étude, 30 participants, preuves de très faible qualité) et le taux de grossesses spontanées par couple randomisé (16 % contre 7 % ; RC de Peto 4,94, IC à 95 % 2,13 à 11,44, cinq études, 412 participants, I2 = 0 %, preuves de qualité modérée) ont été nettement plus élevés quand les hommes ont reçu un traitement par gonadotrophines que quand les hommes ont reçu un placebo ou n'ont pris aucun traitement. Aucune différence significative n'a été notée entre les groupes lorsqu'une injection de sperme intracytoplasmique (ISIC) ou une insémination intra-utérine (IIU) était réalisée. Aucune des études incluses n'a rendu compte des taux de fausses couches, et les données sur les événements indésirables étaient rares.

Conclusions des auteurs

Des données préliminaires encourageantes suggèrent un effet bénéfique sur les naissances vivantes et les grossesses du traitement par gonadotrophines chez les hommes présentant une hypofertilité idiopathique, mais comme les nombres d'essais et de participants sont petits, les preuves sont insuffisantes pour nous permettre d'émettre des conclusions définitives. Des essais multicentriques à grande échelle comprenant les effectifs adéquats de participants sont nécessaires.

Plain language summary

Gonadotrophins for idiopathic male factor subfertility

Background

Male subfertility contributes to at least 50% of subfertility in couples. Around 39% of subfertile men have idiopathic subfertility (male subfertility with an unknown cause or origin). Gonadotrophins (hormones that stimulate sperm production) have been used in the treatment of men with this condition, but results have been inconsistent. We reviewed the evidence.

Study characteristics

We found six randomised controlled trials, with 456 participants.

Key results

There was a trend towards an increase in live birth and pregnancy rates during and within three months of gonadotrophin treatment. The quality of the evidence was very low. We did not find enough studies to allow final conclusions about the use of gonadotrophins in the treatment of men with idiopathic male factor subfertility. The quality of the evidence was very low. More studies on this subject are needed. The evidence is current to January 2013.

Résumé simplifié

Gonadotrophines pour le traitement de l'hypofertilité d'origine masculine idiopathique

Contexte

L'hypofertilité masculine représente au moins 50 % de l'hypofertilité des couples. Près de 39 % des hommes hypofertiles présentent une hypofertilité idiopathique (hypofertilité masculine ayant une cause ou origine inconnue). Les gonadotrophines (hormones qui stimulent la production de sperme) ont été utilisées dans le traitement des hommes présentant ce problème, mais les résultats ont été contradictoires. Nous avons passé en revue les données.

Caractéristiques des études

Nous avons identifié six essais contrôlés randomisés incluant 456 participants.

Principaux résultats

Il existait une tendance à l'augmentation des taux de naissances vivantes et de grossesses pendant et au cours des trois mois de traitement par gonadotrophines. La qualité des preuves était très faible. Nous n'avons pas trouvé suffisamment d'études nous permettant d'émettre des conclusions définitives sur l'utilisation des gonadotrophines dans le traitement des hommes présentant une hypofertilité idiopathique. La qualité des preuves était très faible. Des études supplémentaires sur ce sujet sont nécessaires. Cette recherche est à jour jusqu'à janvier 2013.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 16th October, 2013
Traduction financée par: Pour la France : Minist�re de la Sant�. Pour le Canada : Instituts de recherche en sant� du Canada, minist�re de la Sant� du Qu�bec, Fonds de recherche de Qu�bec-Sant� et Institut national d'excellence en sant� et en services sociaux.