Get access

Perioperative antibiotics to prevent infection after first-trimester abortion

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Nicola Low,

    Corresponding author
    1. University of Bern, Division of Clinical Epidemiology and Biostatistics, Institute of Social and Preventive Medicine, Bern, Switzerland
    • Nicola Low, Division of Clinical Epidemiology and Biostatistics, Institute of Social and Preventive Medicine, University of Bern, Finkenhubelweg 11, Bern, CH-3012, Switzerland. low@ispm.unibe.ch.

    Search for more papers by this author
  • Monika Mueller,

    1. University of Bern, Division of Clinical Epidemiology and Biostatistics, Institute of Social and Preventive Medicine, Bern, Switzerland
    Search for more papers by this author
  • Huib AAM Van Vliet,

    1. Leiden University Medical Center, Department of Gynaecology, Division of Reproductive Medicine, Leiden, Netherlands
    Search for more papers by this author
  • Nathalie Kapp

    1. World Health Organization, Department of Reproductive Health and Research, Geneva 27, Switzerland
    Search for more papers by this author

Abstract

Background

There are two main strategies for the prevention of post-abortal upper genital tract infection: antibiotics given around the time of surgery for all women; and 'screen-and-treat', in which all women presenting for abortion are screened for genital infections and those with positive results are treated.

Objectives

To determine:

1. the effectiveness of antibiotic prophylaxis in preventing post-abortal upper genital tract infection;
2. the most effective antibiotic regimen;
3. the most effective strategy.

Search methods

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), PubMed, EMBASE, POPLINE and LILACS. The search was last updated in May 2011.

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) in any language including women undergoing induced first trimester surgical or medical abortion, comparing: 1) any antibiotic regimen to placebo, nothing, or another antibiotic; 2) screen-and-treat versus antibiotics. The primary outcome was the proportion of women diagnosed with post-abortal upper genital tract infection.

Data collection and analysis

Two reviewers independently selected references and extracted data. We calculated risk ratios (RR) with 95% confidence intervals (CI). We used meta-analysis where appropriate and examined between trial heterogeneity using the I2 statistic. In the presence of between trial heterogeneity we also estimated the 95% prediction interval (PI).

Main results

A total of 703 unique items was identified. We included 19 RCTs. There was evidence of small study biases (Egger test, P = 0.002). In 15 placebo-controlled RCTs there was an effect of antibiotic prophylaxis (pooled RR 0.59, 95% CI 0.46 to 0.75, 95% PI 0.30 to 1.14, I2 = 39%). There were insufficient data (three trials) to determine whether one regimen was superior to another. In one trial, the incidence of post-abortal upper genital tract infection was higher in women allocated to the screen-and-treat strategy (RR 1.53, 95% CI 0.99 to 2.36).

Authors' conclusions

Antibiotic prophylaxis at the time of first trimester surgical abortion is effective in preventing post-abortal upper genital tract infection. Evidence of between trial heterogeneity suggests that the effect might not apply to all settings, population groups or interventions.

This review did not determine the most effective antibiotic prophylaxis regimen. Antibiotic choice should take into account the local epidemiology of genital tract infections, including sexually transmitted infections.

Further RCTs comparing different antibiotics or combinations of antibiotics with each other would be useful. Such trials could be done in low and middle income countries and where the prevalence of genital tract infections in women presenting for abortion is high.

Résumé scientifique

Des antibiotiques peropératoires pour prévenir l'infection après un avortement au premier trimestre

Contexte

Il existe deux stratégies principales pour la prévention de l'infection de l'appareil génital supérieur post-abortum : l'administration d'antibiotiques au moment de la chirurgie pour toutes les femmes et la stratégie de « dépistage et traitement », dans laquelle les infections génitales sont dépistées chez toutes les femmes se présentant pour un avortement et celles ayant des résultats positifs sont traitées.

Objectifs

Déterminer :

1. l'efficacité de la prophylaxie antibiotique pour prévenir l'infection de l'appareil génital supérieur post-abortum ;
2. le schéma posologique des antibiotiques le plus efficace ;
3. la stratégie la plus efficace.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), PubMed, EMBASE, POPLINE et LILACS. La dernière mise à jour de la recherche date de mai 2011.

Critères de sélection

Les essais contrôlés randomisés (ECR), dans toutes les langues, portant sur des femmes subissant un avortement chirurgical ou médical provoqué au cours du premier trimestre et comparant : 1) un schéma posologique d'antibiotique à un placebo, l'absence d'intervention ou un autre antibiotique ; 2) une approche de dépistage et traitement versus antibiotiques. Le critère de jugement principal était la proportion de femmes auxquelles était diagnostiquée une infection de l'appareil génital supérieur post-abortum.

Recueil et analyse des données

Deux relecteurs ont sélectionné des bibliographies et extrait des données de façon indépendante. Nous avons calculé les risques relatifs (RR) avec intervalle de confiance (IC) à 95 %. Nous avons utilisé une méta-analyse lorsque cela était approprié et avons examiné l'hétérogénéité entre les essais au moyen de la statistique I2. Du fait d'une hétérogénéité entre les essais, nous avons également estimé l'intervalle de prévision (IP) à 95 %.

Résultats principaux

Un total de 703 éléments uniques ont été identifiés. Nous avons inclus 19 ECR. Des preuves d'un biais d'étude faible ont été observées (test de Egger, P = 0,002). Dans 15 ECR contrôlés par placebo on a constaté un effet de la prophylaxie antibiotique (RR global 0,59, IC à 95 % 0,46 à 0,75, IP à 95 % 0,30 à 1,14, I2 = 39 %). Les données ont été insuffisantes (trois essais) pour déterminer si un schéma posologique était supérieur à un autre. Dans un essai, l'incidence de l'infection de l'appareil génital supérieur post-abortum était supérieure chez les femmes assignées à la stratégie de dépistage et de traitement (RR 1,53, IC à 95 % 0,99 à 2,36).

Conclusions des auteurs

La prophylaxie antibiotique au moment de l'avortement chirurgical au premier trimestre est efficace pour prévenir l'infection de l'appareil génital supérieur post-abortum. Les preuves d'une hétérogénéité entre les essais suggèrent que l'effet pourrait ne pas s'appliquer à tous les contextes, à tous les groupes de population ou à toutes les interventions.

Cette revue n'a pas déterminé le schéma prophylactique antibiotique le plus efficace. Le choix de l'antibiotique doit prendre en compte l'épidémiologie locale des infections de l'appareil génital, notamment des infections sexuellement transmissibles.

Des ECR supplémentaires comparant différents antibiotiques ou différentes combinaisons d'antibiotiques entre eux seraient utiles. Ces essais pourraient être réalisés dans des pays à revenu faible et intermédiaire et où la prévalence des infections de l'appareil génital chez les femmes se présentant pour un avortement est élevée.

Plain language summary

Antibiotic prophylaxis for first trimester induced abortion

Infection of the upper genital tract, including the uterus and fallopian tubes, can cause complications after induced abortion. Antibiotics given around the time of the abortion (prophylaxis) could prevent this complication. We found 19 randomised controlled trials that looked at the effect of antibiotic prophylaxis on post-abortal upper genital tract infection amongst women requesting induced abortion in the first trimester of pregnancy. We looked at the effect of any antibiotic prophylaxis regimen on the outcome. Overall, the risk of post-abortal upper genital tract infection in women receiving antibiotics was 59% that of women who received placebo. There were, however, differences between the trial results over and above what would be expected by chance alone. It should be noted that, if the infection is caused by a sexually transmitted organism, antibiotic prophylaxis will not protect the woman from becoming re-infected if her sexual partner has not been treated. None of the trials was done in lower or middle income countries, which is where the risk of post-abortal complications is highest. Further trials are needed to determine whether combinations of antibiotics can prevent more infections than single antibiotics, or whether antibiotic prophylaxis should be restricted to women with positive results of screening tests before the abortion.

Résumé simplifié

Prophylaxie antibiotique pour l'avortement provoqué au cours du premier trimestre

L'infection de l'appareil génital supérieur, notamment de l'utérus et des trompes de Fallope, peut provoquer des complications après un avortement provoqué. Les antibiotiques administrés au moment de l'avortement (prophylaxie) pourraient prévenir cette complication. Nous avons trouvé 19 essais contrôlés randomisés qui examinaient l'effet de la prophylaxie antibiotique sur l'infection de l'appareil génital supérieur post-abortum chez les femmes demandant un avortement provoqué au cours du premier trimestre de grossesse. Nous avons examiné l'effet d'un schéma prophylactique antibiotique sur le critère d'évaluation. Globalement, le risque d'infection de l'appareil génital supérieur post-abortum chez les femmes recevant des antibiotiques représentait 59 % de celui des femmes qui recevaient un placebo. Cependant, nous avons constaté, entre les résultats des essais, des différences supérieures à ce qu'on pourrait attendre par le seul fruit du hasard. Il convient de remarquer que, si l'infection est provoquée par un organisme sexuellement transmissible, la prophylaxie antibiotique ne protègera pas la femme d'une réinfection si son partenaire sexuel n'a pas été traité. Aucun des essais n'a été réalisé dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où le risque de complications post-abortum est le plus élevé. Des essais supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si des combinaisons d'antibiotiques peuvent prévenir davantage d'infections que des antibiotiques seuls ou si la prophylaxie antibiotique devrait être limitée aux femmes présentant des résultats positifs aux tests de dépistage avant l'avortement.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 18th May, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Get access to the full text of this article