Intervention Review

Antidepressants for neuropathic pain

  1. Tiina Saarto1,*,
  2. Philip J Wiffen2

Editorial Group: Cochrane Pain, Palliative and Supportive Care Group

Published Online: 17 OCT 2007

Assessed as up-to-date: 16 AUG 2007

DOI: 10.1002/14651858.CD005454.pub2


How to Cite

Saarto T, Wiffen PJ. Antidepressants for neuropathic pain. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 4. Art. No.: CD005454. DOI: 10.1002/14651858.CD005454.pub2.

Author Information

  1. 1

    Helsinki University Central Hospital, Cancer Center, Helsinki, Finland

  2. 2

    University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences, Oxford, Oxfordshire, UK

*Tiina Saarto, Cancer Center, Helsinki University Central Hospital, Haartmaninkatu 4, P O Box 180, Helsinki, FIN-00029, Finland. tiina.saarto@hus.fi.

Publication History

  1. Publication Status: Stable (no update expected for reasons given in 'What's new')
  2. Published Online: 17 OCT 2007

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Abstract

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Background

This is an updated version of the original Cochrane review published in Issue 3, 2005 of The Cochrane Library. For many years antidepressant drugs have been used to manage neuropathic pain, and are often the first choice treatment. It is not clear, however, which antidepressant is more effective, what role the newer antidepressants can play in treating neuropathic pain, and what adverse effects are experienced by patients.

Objectives

To determine the analgesic effectiveness and safety of antidepressant drugs in neuropathic pain.

Search methods

Randomised controlled trials (RCTs) of antidepressants in neuropathic pain were identified in MEDLINE (1966 to Oct 2005); EMBASE (1980 to Oct 2005); the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) in The Cochrane Library, Issue 3, 2005; and the Cochrane Pain, Palliative and Supportive Care Trials Register (May 2002). Additional reports were identified from the reference list of the retrieved papers, and by contacting investigators.

Selection criteria

RCTs reporting the analgesic effects of antidepressant drugs in adult patients, with subjective assessment of pain of neuropathic origin. Studies that included patients with chronic headache and migraine were excluded.

Data collection and analysis

Two review authors agreed the included studies, extracted data, and assessed methodological quality independently. In this update a total of sixty one trials of 20 antidepressants were considered eligible (3293 participants) for inclusion (including 11 additional studies (778 participants)) Relative Risk (RR) and Number-Needed-to-Treat (NNTs) were calculated from dichotomous data for effectiveness and adverse effects.

Main results

Sixty one RCTs were included in total. Tricyclic antidepressants (TCAs) are effective and have an NNT of 3.6 (95% CI 3 to 4.5) RR 2.1 (95% CI 1.8 to 2.5) for the achievement of at least moderate pain relief. There is limited evidence for the effectiveness of the newer SSRIs but no studies of SNRIs were found. Venlafaxine (three studies) has an NNT of 3.1 (95% CI 2.2 to 5.1) RR 2.2 (95% CI 1.5 to 3.1). There were insufficient data to assess effectiveness for other antidepressants such as St Johns Wort and L-tryptophan. For diabetic neuropathy the NNT for effectiveness was 1.3 (95% CI 1.2 to 1.5) RR 12.4 (95% CI 5.2 to 29.2) (five studies); for postherpetic neuralgia 2.7 (95% CI 2 to 4.1), RR 2.2 (95% CI 1.6 to 3.1) (four studies). There was evidence that TCAs are not effective in HIV-related neuropathies. The number needed to harm (NNH) for major adverse effects defined as an event leading to withdrawal from a study was 28 (95% CI 17.6 to 68.9) for amitriptyline and 16.2 (95% CI 8 to 436) for venlafaxine. The NNH for minor adverse effects was 6 (95% CI 4.2 to 10.7) for amitriptyline and 9.6 (95% CI 3.5 to 13) for venlafaxine.

Authors' conclusions

This update has provided additional confirmation on the effectiveness of antidepressants for neuropathic pain and has provided new information on another antidepressant - venlafaxine. There is still limited evidence for the role of SSRIs. Whether antidepressants prevent the development of neuropathic pain (pre-emptive use) is still unclear. Both TCAs and venlafaxine have NNTs of approximately three. This means that for approximately every three patients with neuropathic pain who are treated with either of these antidepressants, one will get at least moderate pain relief. There is evidence to suggest that other antidepressants may be effective but numbers of participants are insufficient to calculate robust NNTs. SSRIs are generally better tolerated by patients and more high quality studies are required.

 

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Antidepressants for treating neuropathic pain

A number of medicines used to treat depression (antidepressants) are effective in treating pain associated with nerve damage (neuropathic pain). At least one third of patients with neuropathic pain who took traditional antidepressants (such as amitriptyline) obtained moderate pain relief or better. There is also evidence that Venlafaxine, a newer antidepressant, has similar effectiveness to traditional antidepressants. However, approximately one fifth of those who take these medicines for pain discontinue the therapy due to adverse effects. There is very limited evidence that some other newer antidepressants, known as SSRIs, may be effective but more studies are needed to confirm this. Neuropathic pain can be treated with antidepressants and the effect is independent of any effect on depression.

 

Résumé

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Antidépresseurs pour la douleur neuropathique

Contexte

Ceci est une version mise à jour de la revue Cochrane originale publiée dans le numéro 3, 2005, de La Bibliothèque Cochrane.

Durant de nombreuses années, les médicaments antidépresseurs ont été utilisés pour gérer la douleur neuropathique, et sont souvent la première option de traitement. Il reste cependant à clarifier quel antidépresseur est plus efficace, quel rôle les nouveaux antidépresseurs peuvent jouer dans le traitement de la douleur neuropathique et quels sont les effets indésirables ressentis par les patients.

Objectifs

Déterminer l'efficacité analgésique et l'innocuité des antidépresseurs contre la douleur neuropathique.

Stratégie de recherche documentaire

Des essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur des antidépresseurs dans la douleur neuropathique ont été identifiés dans MEDLINE (de 1966 à octobre 2005) ; EMBASE (de 1980 à octobre 2005) ; le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) dans La Bibliothèque Cochrane, numéro 3, 2005 ; et le registre Cochrane sur la douleur et les soins palliatifs (mai 2002). Des rapports supplémentaires ont été identifiés à partir des références bibliographiques des articles obtenus et en contactant les investigateurs.

Critères de sélection

Les ECR rapportant les effets analgésiques des médicaments antidépresseurs chez des patients adultes, avec une évaluation subjective de la douleur d'origine neuropathique. Les études qui incluaient des patients souffrant de céphalées chroniques et de migraines ont été exclues.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de revues se sont mis d'accord sur les études à inclure, ont extrait les données et ont évalué la qualité méthodologique de manière indépendante. Dans cette mise à jour, un total de soixante-et-un essais portant sur 20 antidépresseurs, étaient considérés comme éligibles à l'inclusion (y compris 11 études supplémentaires (778 participants)), le risque relatif (RR) et le Nombre Nécessaire à Traiter (NNT) ont été calculés à partir des données dichotomiques pour l'efficacité et les effets indésirables.

Résultats Principaux

Soixante-et-un ECR ont été inclus. Les antidépresseurs Tricycliques (ATC) sont efficaces et ont un NNT de 3,6 (IC à 95 % 3 à 4,5) et un RR de 2,1 (IC à 95 % de 1,8 à 2,5) pour obtenir au minimum un soulagement modéré de la douleur. Les preuves de l'efficacité des nouveaux ISRS sont limitées, mais aucune étude sur les ISRN n'a été identifiée. La venlafaxine (trois études) a un NNT de 3,1 (IC à 95%, entre 2,2 à 5,1) et un RR de 2,2 (IC à 95%, entre 1,5 à 3,1). Il n'y avait pas suffisamment de données pour évaluer l'efficacité d'autres antidépresseurs, comme le millepertuis perforé et le L-tryptophane. Pour la neuropathie diabétique, le NNT pour l'efficacité était de 1,3 (IC à 95%, entre 1,2 et 1,5) et le RR de 12,4 (IC à 95%, entre 5,2 et 29,2) (cinq études) ; pour la névralgie post-herpétique 2,7 (IC à 95 % 2 à 4,1), RR de 2,2 (IC à 95%, entre 1,6 et 3,1) (quatre études). Il y a des preuves indiquant que les ATC ne sont pas efficaces contre les neuropathies liées au VIH. Une étude a été arrêtée prématurément car le nombre de sujets traités ayant des effets indésirables majeurs était de 28 (IC à 95 % entre 17,6 et 68,9) pour l'amitriptyline et de 16,2 (IC à 95%, entre 8 et 436) pour la venlafaxine. Le nombre de sujets traités pour les effets indésirables mineurs était de 6 (IC à 95%, entre 4,2 à 10,7) pour l'amitriptyline et 9,6 (IC à 95%, entre 3,5 à 13) pour la venlafaxine.

Conclusions des auteurs

Cette mise à jour a permis d'obtenir une confirmation supplémentaire sur l'efficacité des antidépresseurs contre la douleur neuropathique et de nouvelles informations sur un autre antidépresseur, la venlafaxine. Les preuves concernant le rôle des ISRS restent cependant limitées. Il reste à clarifier si les antidépresseurs préviennent le développement de la douleur neuropathique (utilisation préemptive). L'ATC et la venlafaxine ont des NNT proches de trois. Cela signifie que sur trois patients souffrant de douleur neuropathique qui sont traités par l'un de ces antidépresseurs, un patient obtiendra au moins un soulagement modéré de la douleur. Des preuves suggèrent que d'autres antidépresseurs peuvent être efficaces, mais le nombre de participants est insuffisant pour calculer des NNT solides. Les ISRS sont en général mieux tolérés par les patients et d'autres études de haute qualité sont nécessaires.

 

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Antidépresseurs pour la douleur neuropathique

Antidépresseurs pour le traitement de la douleur neuropathique

Un certain nombre de médicaments utilisés pour traiter la dépression (antidépresseurs) sont efficaces pour traiter la douleur associée à des lésions nerveuses (douleur neuropathique). Au moins un tiers des patients souffrant de douleur neuropathique et prenant des antidépresseurs traditionnels (tels que l'amitriptyline) ont obtenu un soulagement modéré ou plus efficace de la douleur. Il existe également des preuves indiquant que la venlafaxine, un nouvel antidépresseur, a une efficacité similaire à des antidépresseurs traditionnels. Cependant, environ un cinquième des patients, prenant ces médicaments pour soulager la douleur, arrêtent le traitement en raison d'effets indésirables. Il existe des preuves très limitées que certains autres nouveaux antidépresseurs, connus comme SSRI, peuvent être efficaces, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cela. La douleur neuropathique peut être traitée par des antidépresseurs et l'effet est indépendant de tout effet sur la dépression.

Notes de traduction

Septembre 2009 : Cette revue a été mise à jour en ayant été divisée en deux sous-parties. La première est une revue concernant l'efficacité de l'amitriptyline qui est largement utilisée pour traiter la douleur neuropathique.

Traduit par: French Cochrane Centre 5th November, 2013
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français