Get access

Pelvic floor muscle training versus no treatment, or inactive control treatments, for urinary incontinence in women

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Chantale Dumoulin,

    Corresponding author
    1. University of Montreal, School of Rehabilitation, Faculty of Medicine, Montreal, Quebec, Canada
    • Chantale Dumoulin, School of Rehabilitation, Faculty of Medicine, University of Montreal, 7077 avenue du Parc, Montreal, Quebec, H3N 1X7, Canada. dumoulin@sympatico.ca.

    Search for more papers by this author
  • Jean Hay-Smith

    1. Dunedin School of Medicine, Department of Women's and Children's Health, Dunedin, New Zealand
    Search for more papers by this author

Abstract

Background

Pelvic floor muscle training is the most commonly used physical therapy treatment for women with stress urinary incontinence. It is sometimes recommended for mixed and less commonly urge urinary incontinence.

Objectives

To determine the effects of pelvic floor muscle training for women with urinary incontinence in comparison to no treatment, placebo or sham treatments, or other inactive control treatments.

Search methods

The Cochrane Incontinence Group Specialised Trials Register (searched 18 February 2009) and the reference lists of relevant articles were searched.

Selection criteria

Randomised or quasi-randomised trials in women with stress, urge or mixed urinary incontinence (based on symptoms, signs, or urodynamics). One arm of the trial included pelvic floor muscle training (PFMT). Another arm was a no treatment, placebo, sham, or other inactive control treatment arm.

Data collection and analysis

Trials were independently assessed for eligibility and methodological quality. Data were extracted then cross-checked. Disagreements were resolved by discussion. Data were processed as described in the Cochrane Handbook (Higgins 2008). Trials were subgrouped by diagnosis. Formal meta-analysis was not undertaken because of study heterogeneity.

Main results

Fourteen trials involving 836 women (435 PFMT, 401 controls) met the inclusion criteria; twelve trials (672) contributed data to the analysis. Many studies were at moderate to high risk of bias, based on the trial reports. There was considerable variation in interventions used, study populations, and outcome measures.

Women who did PFMT were more likely to report they were cured or improved than women who did not. Women who did PFMT also reported better continence specific quality of life than women who did not. PFMT women also experienced fewer incontinence episodes per day and less leakage on short office-based pad test. Of the few adverse effects reported, none were serious. The trials in stress urinary incontinent women which suggested greater benefit recommended a longer training period than the one trial in women with detrusor overactivity (urge) incontinence.

Authors' conclusions

The review provides support for the widespread recommendation that PFMT be included in first-line conservative management programmes for women with stress, urge, or mixed, urinary incontinence. Statistical heterogeneity reflecting variation in incontinence type, training, and outcome measurement made interpretation difficult. The treatment effect seems greater in women with stress urinary incontinence alone, who participate in a supervised PFMT programme for at least three months, but these and other uncertainties require testing in further trials.

Résumé

L'entraînement des muscles du plancher pelvien versus l'absence de traitement ou des traitements de contrôle inactifs, pour l'incontinence urinaire chez la femme

Contexte

L'entraînement des muscles du plancher pelvien constitue la thérapie physique la plus couramment utilisée pour les femmes souffrant d’incontinence urinaire à l'effort. Cet entraînement est parfois recommandé en cas d’incontinence urinaire mixte et, plus rarement, d’impériosité.

Objectifs

Déterminer les effets de l'entraînement des muscles du plancher pelvien pour les femmes souffrant d'incontinence urinaire en comparaison avec l'absence de traitement, un placebo ou des traitements fictifs, ou d'autres traitements de contrôle inactifs.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé d'essais cliniques du groupe Cochrane sur l’incontinence (le 18 février 2009) et les références bibliographiques d'articles pertinents.

Critères de sélection

Des essais randomisés ou quasi-randomisés effectués chez des femmes souffrant d’incontinence urinaire, qu'elle soit à l'effort, d'impériosité ou mixte (en fonction des symptômes, des signes ou de l'urodynamique). Un groupe de l’étude devait effectuer un entraînement des muscles du plancher pelvien (EMPP). Un autre groupe devait ne recevoir aucun traitement ou bien un placebo, un traitement simulé ou un autre traitement de contrôle inactif.

Recueil et analyse des données

L’éligibilité et la qualité méthodologique des essais ont été évaluées de façon indépendante. Les données ont été extraites, puis recoupées. Les désaccords ont été résolus par la discussion. Les données ont été traitées comme indiqué dans le manuel Cochrane (Higgins 2008). Les essais ont été regroupés en sous-groupes en fonction du diagnostic. Il n'a pas été réalisé de méta-analyse formelle en raison de l'hétérogénéité des études.

Résultats Principaux

Quatorze essais impliquant 836 femmes (435 EMPP, 401 contrôles) répondaient aux critères d'inclusion ; douze essais (672) ont fourni des données pour l'analyse. Sur la base des rapports d'essais, nombre d'études présentaient un risque de biais modéré à élevé. Il y avait des variations considérables dans les interventions utilisées, les populations étudiées et les critères de résultat mesurés.

Les femmes pratiquant l'EMPP étaient plus susceptibles que les autres de déclarer qu'elles avaient guéri ou que leur état s'était amélioré. Les femmes pratiquant l'EMPP faisaient également état d'une meilleure qualité de vie en rapport avec la continence que les autres femmes. Les femmes faisant de l'EMPP avaient aussi subi moins d'épisodes quotidiens d'incontinence et moins de fuites dans les courts tests d'incontinence. Aucun des quelques effets indésirables rapportés n'était grave. Les essais sur les femmes souffrant d'incontinence urinaire à l'effort qui montraient le plus grand bénéfice avaient recommandé une plus longue période d'entraînement que le seul essai chez des femmes ayant une incontinence pour cause d'hyperactivité du détrusor (impériosité).

Conclusions des auteurs

La revue étaye la recommandation très répandue d'inclure l'EMPP dans les programmes de prise en charge conservatrice de première intention pour les femmes souffrant d'incontinence urinaire, qu'elle soit à l'effort, d'impériosité ou mixte. L'hétérogénéité statistique reflétant la variation dans le type d'incontinence, l'entraînement et les critères de résultat, a rendu l'interprétation difficile. L'effet du traitement semble plus important chez les femmes souffrant uniquement d'incontinence urinaire à l'effort et qui participent à un programme supervisé d'EMPP pendant au moins trois mois, mais ces incertitudes et d'autres devront d'être examinées dans d'autres essais.

Plain language summary

Pelvic floor muscle training versus no treatment for urinary incontinence in women.

Stress incontinence is the involuntary leakage of urine with a physical activity such as coughing or sneezing and can happen if the pelvic floor muscles are weak. Urge leakage occurs with a strong need to urinate, but the person cannot make it to the toilet in time and is caused by an involuntary contraction of the bladder muscle. A combination of stress and urge leakage is called mixed incontinence. The review of trials found that pelvic floor muscle training (muscle-clenching exercises) helps women with all types of incontinence although women with stress incontinence who exercise for three months or more benefit most.

Résumé simplifié

L'entraînement des muscles du plancher pelvien versus l'absence de traitement ou des traitements de contrôle inactifs, pour l'incontinence urinaire chez la femme

L'entraînement des muscles du plancher pelvien versus l'absence de traitement pour l'incontinence urinaire chez la femme

L'incontinence à l'effort est la fuite involontaire d'urine lors d'activités physiques comme la toux ou l'éternuement ; elle est liée à l'affaiblissement des muscles du plancher pelvien. Les fuites par impériosité se produisent lorsque la personne a une forte envie d'uriner mais ne peut pas se rendre aux toilettes à temps ; elles sont causées par une contraction involontaire des muscles de la vessie. La combinaison de fuites à l'effort et par impériosité est appelée incontinence mixte. La revue d'essais a constaté que l'entraînement des muscles du plancher pelvien (exercices de contraction musculaire) est utile à la femme quelque soit le type d'incontinence, même si les femmes souffrant d'incontinence à l'effort qui s'exercent pendant au moins trois mois en bénéficient le plus.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 17th May, 2013
Traduction financée par: Pour la France : Minist�re de la Sant�. Pour le Canada : Instituts de recherche en sant� du Canada, minist�re de la Sant� du Qu�bec, Fonds de recherche de Qu�bec-Sant� et Institut national d'excellence en sant� et en services sociaux.

Get access to the full text of this article

Ancillary