Maintenance therapy with oxytocin antagonists for inhibiting preterm birth after threatened preterm labour

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Dimitri NM Papatsonis,

    Corresponding author
    1. Amphia Hospital Breda, Department of Obstetrics and Gynaecology, Breda, Netherlands
    • Dimitri NM Papatsonis, Department of Obstetrics and Gynaecology, Amphia Hospital Breda, Langendijk 75, Breda, 4819 EV, Netherlands. hoog.pap@wxs.nl.

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  • Vicki Flenady,

    1. Mater Health Services, Translating Research Into Practice (TRIP) Centre - Mater Research, Woolloongabba, Queensland, Australia
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  • Helen G Liley

    1. Mater Mothers’ Hospital, Mater Research, The University of Queensland, South Brisbane, Australia
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Abstract

Background

In some women, an episode of preterm labour settles and does not result in immediate preterm birth. Subsequent treatment with tocolytic agents such as oxytocin receptor antagonists may then have the potential to prevent the recurrence of preterm labour, prolonging gestation, and preventing the adverse consequences of prematurity for the infant.

Objectives

To assess the effects of maintenance therapy with oxytocin antagonists administered by any route after an episode of preterm labour in order to delay or prevent preterm birth.

Search methods

We searched the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group's Trials Register (31 July 2013), sought ongoing and unpublished trials by contacting experts in the field and searched the reference lists of relevant articles.

Selection criteria

Randomised controlled trials comparing oxytocin antagonists with any alternative tocolytic agent, placebo or no treatment, used for maintenance therapy after an episode of preterm labour.

Data collection and analysis

We used the standard methods of The Cochrane Collaboration and the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group. Two review authors independently undertook evaluation of methodological quality and extracted trial data.

Main results

This review includes one trial of 513 women. When compared with placebo, atosiban did not reduce preterm birth before 37 weeks (risk ratio (RR) 0.89; 95% confidence intervals (CI) 0.71 to 1.12), 32 weeks (RR 0.85; 95% CI 0.47 to 1.55), or 28 weeks (RR 0.75; 95% CI 0.28 to 2.01). No difference was shown in neonatal morbidity, or perinatal mortality.

Authors' conclusions

There is insufficient evidence to support the use of oxytocin receptor antagonists to inhibit preterm birth after a period of threatened or actual preterm labour. Any future trials using oxytocin antagonists or other drugs as maintenance therapy for preventing preterm birth should examine a variety of important infant outcome measures, including reduction of neonatal morbidity and mortality, and long-term infant follow-up. Future research should also focus on the pathophysiological pathways that precede preterm labour.

Résumé scientifique

Traitement d'entretien aux antagonistes de l'ocytocine pour empêcher la naissance prématurée suite à la menace d'un travail prématuré

Contexte

Chez certaines femmes, l'épisode de travail prématuré s'arrête spontanément et n'entraîne pas immédiatement la naissance prématurée. Un traitement ultérieur à base de tocolytiques, tels que des antagonistes des récepteurs de l'ocytocine, peut potentiellement éviter la récidive du travail prématuré, prolonger la grossesse et éviter les conséquences indésirables de la prématurité sur le nourrisson.

Objectifs

Évaluer les effets d'un traitement d'entretien à base d'antagonistes de l'ocytocine, quel que soit le mode d'administration, après un épisode de travail prématuré pour retarder ou éviter la naissance prématurée.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais cliniques du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (31 juillet 2013), vérifié les essais en cours et non publiés en contactant les experts du domaine et consulté les références bibliographiques des articles pertinents.

Critères de sélection

Des essais contrôlés randomisés comparant les antagonistes de l'ocytocine à tout autre tocolytique, placebo ou absence de traitement, utilisés pour un traitement d'entretien après un épisode de travail prématuré.

Recueil et analyse des données

Les méthodes standard de la Collaboration Cochrane et du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance ont été utilisées. Deux auteurs de la revue ont évalué la qualité méthodologique et extrait les données des essais de manière indépendante.

Résultats principaux

Cette revue inclut un seul essai, impliquant 513 femmes. Par rapport au placebo, l'atosiban n'a pas réduit le nombre de naissances prématurées avant 37 semaines (risque relatif (RR) 0,89; intervalle de confiance à 95% 0,71 à 1,12), 32 semaines (RR 0,85; IC à 95% 0,47 à 1,55) ou 28 semaines (RR 0,75; IC à 95% 0,28 à 2,01). Aucune différence n'a été constatée concernant la morbidité néonatale ou la mortalité périnatale.

Conclusions des auteurs

Les preuves sont insuffisantes pour étayer l'utilisation d'antagonistes des récepteurs de l'ocytocine dans le but d'éviter la naissance prématurée après un épisode de travail prématuré. Les futurs essais éventuels utilisant les antagonistes de l'ocytocine ou d'autres médicaments comme traitement d'entretien pour éviter la naissance prématurée devraient prendre en compte différents critères de jugement importants pour l'enfant, dont la réduction de la morbidité et de la mortalité néonatales et le suivi de l'enfant à long terme. Les futures recherches devraient également porter sur les liens physiopathologiques qui précèdent le travail prématuré.

Plain language summary

Oxytocin Antagonists for suppressing preterm birth after an episode of preterm labour

Preterm labour is indicated by regular contractions of the uterus and changes in the cervix (the opening of the womb) before 37 weeks of pregnancy. Preterm labour and birth may be associated with illness or death of the baby, and often place a substantial emotional burden on families. Preterm birth may also result in childhood disability. Even a short-term prolongation of pregnancy after the onset of threatened or actual preterm labour can allow the administration of corticosteroids to the mother to hasten fetal lung maturation and transfer of the mother to a centre with neonatal intensive care facilities. A range of drugs (tocolytic) are used to suppress labour. The oxytocin antagonist atosiban is one of these. Once the episode of threatened preterm labour settles, maintenance treatment with a tocolytic can then be used to try to prevent any reoccurrence. This has to be balanced against potential adverse outcomes such as intrauterine infection, fetal death, an increase in severe disability for survivors, and side-effects of the drugs.

This review identified only one good quality multicentre controlled trial which showed that subcutaneously administered atosiban as maintenance therapy did not reduce the incidence of preterm birth or improve neonatal outcomes when compared with placebo treatment. The trial randomised 513 women in whom preterm labour (with intact membranes and limited cervical dilatation) ceased following intravenous treatment with atosiban. The mean gestation at enrolment was around 31 weeks and the proportion of multiple births was similar in the two groups. Atosiban infused at 6 mL/hr (30 µg/min) did not reduce preterm birth before 28, 32, or 37 weeks. Women on maintenance therapy were discharged home with a continuous subcutaneous infusion pump and daily nursing contact. There was an increase in injection site reaction for the atosiban group. There is insufficient evidence of benefit to justify this intervention.

Résumé simplifié

Antagonistes de l'ocytocine pour empêcher la naissance prématurée suite à un épisode de travail prématuré

Le travail prématuré se traduit par des contractions régulières de l'utérus et des modifications du col de l'utérus avant 37 semaines de grossesse. Le travail et la naissance prématurés peuvent être associés à des maladies ou au décès du bébé et créent souvent un poids émotionnel important pour les familles. Une naissance prématurée peut également être source d'incapacité chez l'enfant. La prolongation, même brève, de la grossesse après le déclenchement ou la menace d'un travail prématuré peut permettre d'administrer des corticostéroïdes à la mère pour accélérer la maturation pulmonaire du fœtus et transférer la mère vers un centre disposant d'une unité néonatale de soins intensifs. Un éventail de médicaments (tocolytiques) est utilisé pour stopper le travail. L'atosiban, un antagoniste de l'ocytocine, est l'un d'entre eux. Une fois le travail prématuré interrompu, un traitement de maintenance à base de tocolytique peut être administré pour éviter toute récidive. Il convient alors de peser le bénéfice de ce traitement par rapport aux effets indésirables potentiels tels que l'infection intra-utérine, le décès fœtal, l'augmentation des risques de grande invalidité pour les survivants et les effets secondaires des médicaments.

Cette revue n'a identifié qu'un seul essai contrôlé multicentrique de bonne qualité, qui a révélé que l'administration sous-cutanée d'atosiban comme traitement de maintenance ne réduisait pas le nombre de naissances prématurées et n'améliorait pas les résultats néonataux par rapport au traitement placebo. L'essai a randomisé 513 femmes dont le travail prématuré (avec membranes intactes et dilatation limitée du col de l'utérus) avait cessé suite à l'administration d'atosiban par voie intraveineuse. Les femmes étaient en moyenne à 31 semaines de grossesse au début de l'étude et la proportion de naissances multiples était similaire dans les deux groupes. L'atosiban instillé à 6 ml/h (30 µg/min) n'a pas réduit l'accouchement prématuré avant 28, 32 ou 37 semaines. Les femmes sous traitement d'entretien étaient rentrées chez elles avec une pompe à perfusion sous-cutanée continue et étaient en contact quotidien avec une infirmière. Le groupe sous atosiban a subi davantage de réactions au site d'injection. Il n'existe pas suffisamment de preuves du bénéfice de cette intervention pour la justifier.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 14th January, 2014
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français