Get access

Sustained-Release Naltrexone For Opioid Dependence

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Naltrexone is an opioid antagonist which effectively blocks heroin effects. Since opioid dependence treatment with naltrexone tablets suffers from high dropout rates, several depot injections and implants are under investigation. Sustained-release formulations are claimed to be effective, but a systematic review of the literature is lacking.

Objectives

To evaluate the effectiveness of sustained-release naltrexone for opioid dependence and its adverse effects in different study populations.

Search methods

The following databases were searched from their inception to November 2007: Cochrane Central Register of Controlled Trials, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, LILACS, PsycINFO, ISI Web of Science, trial database at http://clinicaltrials.gov, available NIDA monographs, CPDD and AAAP conference proceedings. The reference lists of identified studies, published reviews and relevant web sides were searched manually. Study authors and drug companies were contacted to obtain any unpublished material or missing data.

Selection criteria

To evaluate effectiveness only RCTs were included. To evaluate safety, any clinical trial reporting adverse effects was assessed. Treatment condition was extended to include alcohol dependent subjects and healthy volunteers.

Data collection and analysis

Reviewers independently evaluated the reports, rated methodological quality and extracted data. Analyses were performed separately for opioid dependent, alcohol dependent and healthy participants.

Main results

Foe effectiveness, one report met inclusion criteria. Two dosages of naltrexone depot injections (192 and 384 mg) were compared to placebo. High-dose significantly increased days in treatment compared to placebo (WMD 21.00, 95% CI 10.68 to 31.32, p<0.0001). High-dose compared to low-dose significantly increased days in treatment (WMD 12.00, 95% CI 1.69 to 22.31, p=0.02). Number of patients retained in treatment did not show significant differences between groups.

For adverse effects, seventeen reports met inclusion criteria analyses, six were RCTs. Side effects were significantly more frequent in naltrexone depot groups compared to placebo. In alcohol dependent samples only, adverse effects appeared to be significantly more frequent in the low-dose naltrexone depot groups compared to placebo (RR 1.18, 95% CI 1.02 to 1.36, p=0.02). In the opioid dependent sample, group differences were not statistically significant. Reports on systematic assessment of side effects and adverse events were scarce.

Authors' conclusions

There is insufficient evidence to evaluate the effectiveness of sustained-release naltrexone for treatment of opioid dependence.
For naltrexone injections, administration site-related adverse effects appear to be frequent, but of moderate intensity and time limited. For a harm-benefit evaluation of naltrexone implants, more data on side effects and adverse events are needed.

Résumé scientifique

Naltréxone à libération prolongée contre la dépendance aux opiacés

Contexte

La naltréxone est un antagoniste des opiacés qui bloque efficacement les effets de l'héroïne. Puisque le traitement de la dépendance aux opiacés par les comprimés de naltréxone souffre de taux d'abandon élevés, plusieurs injections retard et implants sont à l'étude. Les formulations à libération prolongée sont prétendument efficaces, mais il n'existe pas de revue systématique de la littérature.

Objectifs

Évaluer l'efficacité de la naltréxone à libération prolongée contre la dépendance aux opiacés et ses effets indésirables dans différentes populations d'étude.

Stratégie de recherche documentaire

Les bases de données suivantes ont été examinées, de leur origine respective jusqu'à novembre 2007 : le registre Cochrane des essais contrôlés, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, LILACS, PsycINFO, ISI Web of Science, la base de données d'essais à l'adresse http://clinicaltrials.gov, les monographies NIDA disponibles, les actes de conférence CPDD et AAAP. Les références bibliographiques des études identifiées, des revues publiées et des sites Internet pertinents ont été examinées manuellement. Les auteurs des études et les laboratoires pharmaceutiques ont été contactés afin d'obtenir des données non publiées ou manquantes.

Critères de sélection

Pour évaluer l'efficacité, seuls les ECR ont été inclus. Pour évaluer l'innocuité, tout essai clinique indiquant des effets indésirables a été évalué. Les caractéristiques du traitement ont été étendues aux sujets présentant une dépendance à l'alcool et aux volontaires sains.

Recueil et analyse des données

Les relecteurs ont évalué les rapports, noté la qualité méthodologique et extrait les données de façon indépendante. Les analyses ont été réalisées séparément pour les participants présentant une dépendance aux opiacés, les participants présentant une dépendance à l'alcool et les participants sains.

Résultats principaux

Pour l'efficacité, seul un rapport remplissait les critères d'inclusion. Deux posologies d'injections retard de naltréxone (192 et 384 mg) ont été comparées au placebo. Le traitement à forte dose a significativement augmenté la durée du traitement par rapport au placebo (DMP 21,00, IC à 95 % 10,68 à 31,32, p < 0,0001). Le traitement à forte dose a significativement augmenté la durée du traitement par rapport au traitement à faible dose (DMP 12,00, IC à 95 % 1,69 à 22,31, p = 0,02). Le nombre de patients poursuivant le traitement ne montrait aucune différence significative entre les groupes.

Pour les effets indésirables, dix-sept rapports remplissaient les critères d'inclusion, six d'entre eux étant des ECR. Les effets secondaires étaient significativement plus fréquents dans les groupes recevant des injections retard de naltréxone que dans ceux recevant le placebo. Dans les essais portant uniquement sur les personnes alcoolo-dépendantes, les effets indésirables étaient significativement plus fréquents dans les groupes recevant des injections retard de naltréxone à faible dose que dans ceux recevant le placebo (RR 1,18, IC à 95 % 1,02 à 1,36, p = 0,02). Dans les essais portant sur les personnes montrant une dépendance aux opiacés, les différences entre les groupes n'étaient pas statistiquement significatives. Les rapports sur l'évaluation systématique des effets secondaires et des effets indésirables étaient rares.

Conclusions des auteurs

Les données sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité de la naltréxone à libération prolongée dans le traitement de la dépendance aux opiacés.
Pour les injections de naltréxone, les effets indésirables liés au site d'administration s'avèrent fréquents, mais d'intensité et de durée limitées. Pour une évaluation des effets délétères/bénéfices des implants de naltréxone, davantage de données sur les effets secondaires et les effets indésirables sont nécessaires.

Plain language summary

People with opioid dependence require substantial therapeutic effort to keep them drug free. Their use of illicit opioids can be reduced and retention in treatment improved with supervised agonist replacement therapy with

methadone, which is a highly addictive drug. Naltrexone is a long-acting, opioid-antagonist that blocks heroin effects. It is used to prevent relapse of both opioid and alcohol dependence. Highly motivated people do best with
naltrexone. Most opioid users are sceptical about treatment with naltrexone tablets and many drop out early on. Dropouts can be reduced with supervised tablet taking, offering incentives and using sustained-release naltrexone
such as subcutaneous implants or depot injections.
There is insufficient evidence from randomised controlled trials to evaluate the effectiveness of sustained-release naltrexone. In the one controlled study that met inclusion criteria, 60 outpatients were randomised to one of three groups that received two sequential depot injections of naltrexone (192 or 384 mg) or placebo injections. The mean dropout time was 48 days with high dose naltrexone compared with 27 days on placebo; an increase in
treatment of 21 days (range 11 to 31 days). The lower depot dose gave a lesser benefit. The number retained in treatment at eight weeks did not show a clear difference and ranged from a mean of 68% to 39% of participants in
the different groups. 'Wanting heroin' did not differ on naltrexone but 'needing heroin' scored significantly lower with depot naltrexone compared to placebo. The most prominent adverse effects were general symptoms of
fatigue and pain at the injection site. Seventeen reports met inclusion criteria for assessing adverse effects. Seven looked specifically at naltrexone implants for treatment of opioid dependence and wound infection, allergic reaction to the implant and number of implants removed. The majority of the trials did not have a control group and systematic assessment of adverse effects was lacking.

Résumé simplifié

Les personnes qui souffrent d'une dépendance aux opiacés nécessitent un effort thérapeutique important pour faire cesser durablement leur consommation. Leur consommation d'opiacés illicites peut diminuer et leur maintien dans le traitement peut s'améliorer grâce à une thérapie de substitution agoniste supervisée avec de la

méthadone, qui est un médicament très addictif. La naltréxone est un antagoniste des opiacés à action prolongée qui bloque les effets de l'héroïne. On l'utilise pour prévenir la rechute de la dépendance aussi bien aux opiacés qu'à l'alcool. Les personnes fortement motivées répondent bien à la
naltréxone. La plupart des consommateurs d'opiacés sont sceptiques face au traitement par des comprimés de naltréxone et ils sont nombreux à l'abandonner précocement. Le taux d'abandon peut être réduit par la prise supervisée des comprimés, les mesures incitatives et l'administration de naltréxone à libération prolongée
telle que les implants sous-cutanés ou les injections retard.
Les données issues des essais contrôlés randomisés sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité de la naltréxone à libération prolongée. Dans la seule étude contrôlée qui remplissait les critères d'inclusion, 60 patients non hospitalisés étaient randomisés dans l'un parmi trois groupes recevant deux injections retard successives de naltréxone (192 ou 384 mg) ou des injections de placebo. Le délai moyen avant abandon était de 48 jours pour la naltréxone à forte dose, à comparer à 27 jours pour le placebo, soit une prolongation du
traitement de 21 jours (plage de 11 à 31 jours). Le bénéfice était moindre avec une dose retard inférieure. Le nombre de personnes suivant toujours le traitement après huit semaines ne montrait pas de différence nette et variait en moyenne de 68 % à 39 % des participants dans
les différents groupes. L'« envie d'héroïne » n'était pas différente sous naltréxone mais le « besoin d'héroïne » était sensiblement moins fort pour les personnes recevant de la naltréxone retard que pour celles recevant le placebo. Les principaux effets indésirables étaient les symptômes généraux de
fatigue et de douleur au site d'injection. Dix-sept rapports remplissaient les critères d'inclusion pour l'évaluation des effets indésirables. Sept d'entre eux s'intéressaient particulièrement aux implants de naltréxone pour le traitement de la dépendance aux opiacés, et à l'infection des plaies, aux réactions allergiques à l'implant et au nombre d'implants retirés. La majorité des essais ne comportaient pas de groupe témoin et l'évaluation systématique des effets indésirables en était absente.

Notes de traduction

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Ancillary