Benzodiazepines for schizophrenia

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Authors


Abstract

Background

Because of the high number of people with schizophrenia not responding adequately to monotherapy with antipsychotic agents, the evidence regarding the efficacy and safety of additional medication was examined in a number of clinical trials. One approach to this research question was the use of benzodiazepines, as monotherapy as well as in combination with antipsychotics.

Objectives

To determine the efficacy, acceptability, and tolerability of benzodiazepines in people with schizophrenia and schizophrenia-like psychoses.

Search methods

In February 2011, we updated the literature search of the previous version of this systematic review (last search March 2005). We searched the trial register of the Cochrane Schizophrenia Group (containing methodical searches of BIOSIS, CINAHL, Dissertation abstracts, EMBASE, LILACS, MEDLINE, PSYNDEX, PsycINFO, RUSSMED, Sociofile, supplemented with hand searching of relevant journals and numerous conference proceedings). Additionally, we inspected references of all identified studies for further relevant studies and contacted authors of relevant publications in order to obtain missing data from existing trials. We applied no language restrictions.

Selection criteria

We included all randomised controlled trials comparing benzodiazepines (as monotherapy or as adjunctive agent) with antipsychotic drugs or placebo for the pharmacological management of schizophrenia and/or schizophrenia-like psychoses.

Data collection and analysis

Review authors (MD and CL) analysed independently the new references of the update-search referring to the inclusion criteria. MD and CL extracted all data from the included trials.

For dichotomous outcomes we calculated risk ratios (RR) and their 95% confidence intervals (CI). We analysed continuous data by using mean differences (MD) and their 95% CI. We assessed each pre-selected outcome from the included trials with the risk of bias tool.

Main results

The 2011 update search yielded three further randomised controlled trials. The review currently includes 34 studies with 2657 participants. Most studies were characterised by a small sample size, short duration, and incomplete outcome data reporting.

Benzodiazepine monotherapy is compared with placebo in eight trials. The proportion of participants with no clinically important response did not significantly differ between those given benzodiazepines or placebo (N = 382, 6 RCTs, RR 0.67 CI 0.44 to 1.02). The results from the various rating scales applied to assess global and mental state were inconsistent.

Fourteen studies examined benzodiazepine monotherapy in comparison with antipsychotic monotherapy. Clinically important treatment response assessment revealed no statistically significant difference between the study groups (30 minutes: N = 44, 1 RCT, RR 0.91 CI 0.58 to 1.43; 60 minutes: N = 44,1 RCT, RR 0.61 CI 0.20 to 1.86; 12 hours: N = 66, 1 RCT, RR 0.75 CI 0.44 to 1.30; pooled short-term studies: N = 112, 2 RCTs, RR 1.48 CI 0.64 to 3.46). Desired sedation occurred significantly more often among participants in the benzodiazepine group than in the antipsychotic group at 20 and 40 minutes. No significant between-group differences could be identified for global and mental state or occurrence of adverse effects.

Twenty trials compared benzodiazepine augmentation of antipsychotics with antipsychotic monotherapy. Referring to clinically important response, statistically significant improvement could be demonstrated only for the first 30 minutes of augmentation treatment (30 minutes: 1 RCT, N = 45, RR 0.38 CI 0.18 to 0.80; 60 minutes: N = 45,1 RCT, RR 0.07 CI 0.00 to 1.13; 12 hour: N = 67,1 RCT, RR 0.85 CI 0.51 to 1.41; pooled short-term studies: N = 511, 6 RCTs, RR 0.87 CI 0.49 to 1.54). Analyses of the global and mental state yielded no between-group differences except for desired sedation at 30 as well as 60 minutes (30 minutes: N = 45, 1 RCT, RR 2.25 CI 1.18 to 4.30; 60 minutes: N = 45, 1 RCT, RR 1.39 CI 1.06 to 1.83).

Authors' conclusions

There is currently no convincing evidence to confirm or refute the practise of administering benzodiazepines as monotherapy or in combination with antipsychotics for the pharmacological treatment of schizophrenia and schizophrenia-like psychosis. Low-quality evidence suggests that benzodiazepines are effective for very short-term sedation and could be considered for calming acutely agitated people with schizophrenia. Measured by the overall attrition rate, the acceptability of benzodiazepine treatment appears to be adequate. Adverse effects were generally poorly reported. High-quality future research projects with large sample sizes are required to clarify the evidence of benzodiazepine treatment in schizophrenia, especially regarding long-term augmentation strategies.

Résumé scientifique

Benzodiazépines pour la schizophrénie

Contexte

Étant donné le nombre élevé de personnes atteintes de schizophrénie ne répondant pas suffisamment à la monothérapie par agents antipsychotiques, un certain nombre d'essais cliniques ont examiné l'efficacité et l'innocuité de médicaments complémentaires. Une approche de ce sujet de recherche a été l'utilisation de benzodiazépines, en monothérapie ou en association avec des antipsychotiques.

Objectifs

Déterminer l'efficacité, l'acceptabilité et la tolérabilité des benzodiazépines chez les personnes atteintes de schizophrénie et de psychoses de type schizophrénique.

Stratégie de recherche documentaire

En février 2011, nous avons mis à jour la revue de littérature de la version précédente de cette revue systématique (dernière recherche effectuée en mars 2005). Nous avons cherché dans le registre des essais du groupe Cochrane sur la schizophrénie (contenant les recherches méthodiques de BIOSIS, CINAHL, Dissertation Abstracts, EMBASE, LILACS, MEDLINE, PsycINFO, PSYNDEX, RUSSMED, Sociofile, complétées par la recherche manuelle de revues pertinentes et d'un certain nombre d'actes de conférences). Nous avons, en outre, passé au crible les références bibliographiques de toutes les études identifiées afin de trouver d'autres études pertinentes et avons contacté les auteurs de certaines publications pour obtenir des données manquantes. Aucune restriction de langue n'a été appliquée.

Critères de sélection

Nous avons inclus tous les essais cliniques randomisés comparant des benzodiazépines (en monothérapie ou comme agent d'appoint) à des médicaments antipsychotiques ou à un placebo pour le traitement pharmacologique de la schizophrénie et/ou des psychoses de type schizophrénique.

Recueil et analyse des données

Les auteurs de la revue (MD et CL) ont analysé indépendamment les références issues de la recherche de mise à jour en se référant aux critères d'inclusion. MD et CL ont extrait toutes les données des essais inclus.

Pour les critères de résultat dichotomiques, nous avons calculé le risque relatif (RR) et son intervalle de confiance (IC) à 95 %. Nous avons analysé les données continues au moyen de la différence moyenne (DM) et de son IC à 95 %. Nous avons évalué à l'aide de l'outil de risque de biais chaque critère de résultat pré-sélectionné pour chacun des essais inclus.

Résultats principaux

La recherche de mise à jour a mené à trois nouveaux essais contrôlés randomisés. La revue inclut présentement 34 essais totalisant 2657 participants. La plupart des études étaient caractérisées par de petits effectifs, une courte durée et un compte-rendu incomplet des résultats.

La monothérapie par benzodiazépines était comparée à un placebo dans huit essais. La proportion de participants sans réponse clinique importante ne différait pas significativement entre les récipiendaires de benzodiazépines et de placebo (N = 382, 6 ECR ; RR 0,67 ; IC 0,44 à 1,02). Les résultats des différentes échelles de notation utilisées pour évaluer l'état global et mental n'étaient pas cohérents.

Quatorze études avaient comparé la monothérapie par benzodiazépines à la monothérapie antipsychotique. L'évaluation de la réponse cliniquement importante au traitement n'a révélé aucune différence statistiquement significative entre les groupes d'étude (30 minutes : N = 44, 1 ECR, RR 0,91 IC 0,58 à 1,43 ; 60 minutes : N = 44, 1 ECR, RR 0,61 IC 0,20 à 1,86 ; 12 minutes : N = 66, 1 ECR, RR 0,75 IC 0,44 à 1,30 ; études à court terme regroupées : N = 112, 2 ECR, RR 1,48 IC 0,64 à 3,46). À 20 et 40 minutes, la sédation désirée était significativement plus fréquente chez les participants du groupe à benzodiazépines que chez ceux du groupe à antipsychotiques. Aucune différence importante entre les groupes n'a pu être identifiée pour l'état global et mental ou pour la survenue d'effets indésirables.

Vingt essais avaient comparé l'adjonction de benzodiazépines aux antipsychotiques avec la monothérapie antipsychotique. Si l'on se réfère aux réponses cliniquement importantes, on n'a pu démontrer d'amélioration statistiquement significative que pour les 30 premières minutes du traitement d'appoint (30 minutes : 1 ECR, N = 45, RR 0,38 IC 0,18 à 0,80 ; 60 minutes : N = 45, 1 ECR, RR 0,07 IC 0,00 à 1,13 ; 12 heures : N = 67, 1 ECR, RR 0,85 IC 0,51 à 1,41 ; études à court terme regroupées : N = 511, 6 ECR, RR 0,87 IC 0,49 à 1,54). Les analyses de l'état global et mental n'ont pas mis en évidence de différences entre les groupes, sauf pour la sédation désirée à 30 ainsi qu'à 60 minutes (30 minutes : N = 45, 1 ECR, RR 2,25 IC 1,18 à 4,30 ; 60 minutes : N = 45, 1 ECR, RR 1,39 IC 1,06 à 1,83).

Conclusions des auteurs

Il n'existe actuellement aucune preuve convaincante permettant d'étayer ou de récuser la pratique consistant à administrer des benzodiazépines en monothérapie ou en association avec des antipsychotiques pour le traitement pharmacologique de la schizophrénie et de la psychose de type schizophrénique. Des données de faible qualité laissent penser que les benzodiazépines sont efficaces pour la sédation à très court terme et leur utilisation pourrait être envisagée pour calmer les personnes extrêmement agitées souffrant de schizophrénie. L'acceptabilité du traitement par benzodiazépines, mesurée par le taux d'attrition global, semble correcte. Le compte-rendu des effets indésirables était généralement médiocre. Des projets de recherche de bonne qualité et avec de grands effectifs seront nécessaires pour clarifier le rôle du traitement aux benzodiazépines dans la schizophrénie, en particulier en ce qui concerne les stratégies d'administration en appoint à long terme.

Plain language summary

Benzodiazepines for schizophrenia

Antipsychotic drugs are the primary method of treatment for people suffering from mental illness. However, many people with mental health problems do not respond well to antipsychotics which often are very good at treating positive symptoms (e.g. hearing voices or seeing things), but not so good for negative symptoms (e.g. loss of emotions, inactivity). In addition, antipsychotics can sometimes cause debilitating side effects such as movement disorders, weight gain, sleepiness and dizziness. If someone does not respond well to traditional antipsychotic drugs, psychiatrists are faced with the choice of switching to a different type of drug that may work better on its own; or adding a new drug or drugs to supplement the original antipsychotic drug treatment.

Benzodiazepines can be taken alone or in combination with more traditional antipsychotic drugs. They cause sedation, calmness and relax the muscles, so are helpful in calming down agitated people with anxiety, sleep problems, seizures, alcohol withdrawal and acute mental health problems.

This review found 34 studies with 2657 people. It compared benzodiazepines when used alone as the only medication or when used in combination with another drug for people with schizophrenia. Information from the 34 studies was generally poor, incomplete and badly reported. The 34 studies were of short duration and were small in size. The review suggests that there is little evidence to support the use of benzodiazepines either alone or in combination. However, benzodiazepines do have sedative properties that can calm people down and help them become less agitated for short periods of time. More research, particularly involving benzodiazepines as add-on treatment used in combination with traditional antipsychotic drugs, is required. 

This plain language summary has been written by Benjamin Gray, Service User and Service User Expert, Rethink Mental Illness, Email: ben.gray@rethink.org.                          

Résumé simplifié

Les benzodiazépines pour le traitement de la schizophrénie

Les médicaments antipsychotiques sont la principale méthode de traitement pour les personnes souffrant de maladie mentale. Toutefois, de nombreuses personnes ayant des problèmes de santé mentale ne répondent pas bien aux antipsychotiques qui sont souvent très efficaces pour le traitement des symptômes positifs (par ex. le fait d'entendre des voix ou de voir des choses) mais pas pour les symptômes négatifs (par ex. la perte des émotions et l'inactivité). En outre, les antipsychotiques peuvent parfois provoquer des effets secondaires invalidants tels que les troubles du mouvement, la prise de poids, la somnolence et les vertiges. Si quelqu'un ne répond pas bien aux médicaments antipsychotiques traditionnels, les psychiatres doivent choisir entre passer à un autre type de médicament susceptible de mieux marcher, ou ajouter un ou plusieurs autres médicaments pour compléter le traitement antipsychotique original.

Les benzodiazépines peuvent être pris seuls ou en combinaison avec des médicaments antipsychotiques plus traditionnels. Ils entrainent la sédation et le calme et détendent les muscles ; ils donc sont utiles pour calmer les gens agités souffrant d'anxiété, de troubles du sommeil, de convulsions, de sevrage alcoolique ou de problèmes aigus de santé mentale.

Cette revue a trouvé 34 études totalisant 2657 personnes. Elle a comparé les benzodiazépines utilisées comme médicament unique ou combinés à un autre médicament pour les personnes atteintes de schizophrénie. Les informations fournies par les 34 études étaient généralement médiocres, incomplètes et mal rapportées. Les 34 études étaient de courte durée et de petite taille. La revue suggère que les données étayant l'utilisation des benzodiazépines, seuls ou en combinaison, sont peu nombreuses. Les benzodiazépines ont cependant des propriétés sédatives qui peuvent calmer les gens pendant une courte durée. Des recherches supplémentaires sont nécessaires, impliquant en particulier les benzodiazépines comme traitement d'appoint utilisé en association avec des médicaments antipsychotiques traditionnels.

Ce résumé en langage simplifié a été rédigé par Benjamin Gray, Bénéficiaire du service et Expert auprès des bénéficiaires du service, Rethink Mental Illness, E-mail : ben.gray@rethink.org.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 11th October, 2013
Traduction financée par: Minist�re des Affaires sociales et de la Sant�

Laički sažetak

Benzodiazepini u liječenju shizofrenije

Antipsihotici su prva metoda liječenja oboljelih od duševnih bolesti. Mnogi oboljeli od duševnih bolesti ne reagiraju dobro na antipsihotike koji su obično dobri u liječenju pozitivnih simptoma (npr. slušnih ili vidnih obmana osjetila), ali nisu toliko dobri za negativne simptome (npr. gubitak emocija, neaktivnost). Antipsihotici mogu uzrokovati pojačane nuspojave poput poremećaja pokreta, dobivanja na tjelesnoj težini i vrtoglavice. Ukoliko netko ne reagira dobro na tradicionalne antipsihotike, psihijatri se suočavaju s izborom ili prebaciti bolesnika na drugi tip lijeka koji bi mogao djelovati bolje u terapiji jednim lijekom (monoterapiji); ili uvesti novi lijek ili lijekove kao zamjenu za početno propisani antipsihotik.

Benzodiazepini se mogu uzimati sami ili u kombinaciji s tradicionalnijim antipsihoticima. Dovode do sedacije, umirenja i opuštanja mišića pa su korisni u smirenju uzbuđenih bolesnika s anksioznošću, konvulzijama, alkoholnim sustezanjem i akutnim duševnim tegobama.

U ovom Cochrane sustavnom pregledu su pronađene 34 studije u koje je bilo uključeno 2657 ispitanika. Uspoređivano je korištenje samih benzodiazepina kao jedinog lijeka i kombinacije benzodiazepina s drugim lijekom u liječenju shizofrenije. Informacije dobivene iz 34 studije bila su općenito loše, nepotpune i podatci su prikazani na loš način. Te 34 studije su bile kratkog trajanja i uključile su malen broj ispitanika. Rezultati sustavnog pregleda ukazuju da postoji malo dokaza koji bi poduprli korištenje benzodiazepina bilo samih ili u kombinaciji. Međutim, benzodiazepini imaju sedacijski učinak koji može umiriti i pomoći ljudima da budu manje uzbuđeni za kraći vremenski period. Potrebna su dodatna istraživanja, posebice ona koja uključuju benzodiazepine kao dodatni lijek u kombinaciji s tradicionalnim antipsihoticima.

Ovaj sažetak napisao je Ben Gray iz udruge Rethink Mental Illness.

Bilješke prijevoda

Hrvatski Cochrane
Prevela: Linda Rossini Gajšak
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr

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