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Long-term opioid management for chronic noncancer pain

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  • Intervention

Authors


Anna Erskine, Cochrane Pain, Palliative and Supportive Care Group, Pain Research Unit, The Churchill Hospital, Old Road, Oxford, OX3 7LE, UK. anna.erskine@ndcn.ox.ac.uk.

Abstract

Background

Opioid therapy for chronic noncancer pain (CNCP) is controversial due to concerns regarding long-term effectiveness and safety, particularly the risk of tolerance, dependence, or abuse.

Objectives

To assess safety, efficacy, and effectiveness of opioids taken long-term for CNCP.

Search methods

We searched 10 bibliographic databases up to May 2009.

Selection criteria

We searched for studies that: collected efficacy data on participants after at least 6 months of treatment; were full-text articles; did not include redundant data; were prospective; enrolled at least 10 participants; reported data of participants who had CNCP. Randomized controlled trials (RCTs) and pre-post case-series studies were included.

Data collection and analysis

Two review authors independently extracted safety and effectiveness data and settled discrepancies by consensus. We used random-effects meta-analysis' to summarize data where appropriate, used the I2 statistic to quantify heterogeneity, and, where appropriate, explored heterogeneity using meta-regression. Several sensitivity analyses were performed to test the robustness of the results.

Main results

We reviewed 26 studies with 27 treatment groups that enrolled a total of 4893 participants. Twenty five of the studies were case series or uncontrolled long-term trial continuations, the other was an RCT comparing two opioids. Opioids were administered orally (number of study treatments groups [abbreviated as "k"] = 12, n = 3040), transdermally (k = 5, n = 1628), or intrathecally (k = 10, n = 231). Many participants discontinued due to adverse effects (oral: 22.9% [95% confidence interval (CI): 15.3% to 32.8%]; transdermal: 12.1% [95% CI: 4.9% to 27.0%]; intrathecal: 8.9% [95% CI: 4.0% to 26.1%]); or insufficient pain relief (oral: 10.3% [95% CI: 7.6% to 13.9%]; intrathecal: 7.6% [95% CI: 3.7% to 14.8%]; transdermal: 5.8% [95% CI: 4.2% to 7.9%]). Signs of opioid addiction were reported in 0.27% of participants in the studies that reported that outcome. All three modes of administration were associated with clinically significant reductions in pain, but the amount of pain relief varied among studies. Findings regarding quality of life and functional status were inconclusive due to an insufficient quantity of evidence for oral administration studies and inconclusive statistical findings for transdermal and intrathecal administration studies.

Authors' conclusions

Many patients discontinue long-term opioid therapy (especially oral opioids) due to adverse events or insufficient pain relief; however, weak evidence suggests that patients who are able to continue opioids long-term experience clinically significant pain relief. Whether quality of life or functioning improves is inconclusive. Many minor adverse events (like nausea and headache) occurred, but serious adverse events, including iatrogenic opioid addiction, were rare.

Résumé scientifique

Prise en charge par opioïdes à long terme pour la douleur non cancéreuse chronique

Contexte

Le traitement par opioïdes pour la douleur non cancéreuse (CNCP) est controversé en raison des inquiétudes concernant l'efficacité et la sécurité à long terme, en particulier le risque de tolérance, dépendance ou abus.

Objectifs

Évaluer la sécurité et l'efficacité des opioïdes pris à long terme pour la CNCP.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons mené des recherches dans 10 bases de données bibliographiques jusqu'en mai 2009.

Critères de sélection

Nous avons recherché des études qui : recueillaient des données d'efficacité sur les participants après 6 mois de traitement ; étaient des articles intégraux ; n'incluaient pas de données redondantes ; étaient prospectives ; comprenaient au moins 10 participants ; rapportaient des données de participants souffrant de CNCP. Des essais contrôlés randomisés (ECR) et des études pré-post séries de cas ont été inclus.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont extrait les données de sécurité et d'efficacité indépendamment et ont résolu les divergences par consensus. Nous avons utilisé une méta-analyse à effets aléatoires pour résumer les données, lorsque cela était possible, utilisé I2 statistic pour quantifier l'hétérogénéité et, lorsque cela était possible, exploré l'hétérogénéité à l'aide d'une méta-régression. Diverses analyses de sensibilité ont été réalisées pour tester la solidité des résultats.

Résultats principaux

Nous avons révisé 26 études avec 27 groupes de traitement portant sur un total de 4 893 participants. Vingt-cinq de ces études étaient des séries de cas ou la continuité d'essais à long terme non contrôlés, l'autre était un ECR comparant deux opioïdes. Les opioïdes étaient administrés oralement (nombre de groupes de traitement de l'étude [représenté par « k »] = 12, n = 3 040), par voie transdermique (k = 5, n = 1 628) ou par voie intrathécale (k = 10, n = 231). De nombreux patients ont arrêté l'étude en raison des effets indésirables (oral : 22,9 % [intervalle de confiance (IC) de 95 % : 15,3 à 32,8 %]. transdermique : 12,1 % [IC à 95 % : 4,9 à 27,0 %]. intrathécal : 8,9 % [IC à 95% : 4,0 % à 26,1 %]). ou un soulagement de la douleur insuffisant (oral : 10,3% [IC à 95% : 7,6 à 13,9 %]. intrathécal : 7,6 % [IC à 95% 3,7 à 14,8 %]. transdermique : 5,8 % [ID de 95% : 4,2 % à 7,9 %]). Des signes d'addiction aux opioïdes ont été rapportés chez 0,27 % des participants dans les études qui consignaient les résultats. Les trois modes d'administration étaient associés à des réductions cliniquement significatives de la douleur, mais la quantité de soulagement de la douleur variait entre les études. Les résultats concernant la qualité de vie et le statut fonctionnel étaient non concluants en raison de l'insuffisance des preuves pour les études sur l'administration orale et les résultats statistiques non concluants pour les études sur l'administration transdermique et intrathécale.

Conclusions des auteurs

De nombreux patients ont arrêté le traitement par opioïdes à long terme (particulièrement les opioïdes oraux) en raison des événements indésirables ou d'un soulagement de la douleur insuffisant ; cependant, des preuves faibles suggèrent que les patients qui sont capables de poursuivre le traitement par opioïdes à long terme ressentent un soulagement de la douleur cliniquement significatif. Il n'a pas pu être démontré que la qualité de vie ou la fonction était améliorée. De nombreux événements indésirables mineurs (comme la nausée et les maux de tête) ont été rapportés, mais les événements indésirables graves, comme l'addiction iatrogénique aux opioïdes, étaient rares.

Plain language summary

Opioids for long-term treatment of noncancer pain

The findings of this systematic review suggest that proper management of a type of strong painkiller (opioids) in well-selected patients with no history of substance addiction or abuse can lead to long-term pain relief for some patients with a very small (though not zero) risk of developing addiction, abuse, or other serious side effects. However, the evidence supporting these conclusions is weak, and longer-term studies are needed to identify the patients who are most likely to benefit from treatment.

Résumé simplifié

Opioïdes pour le traitement à long terme pour la douleur non cancéreuse

Les résultats de cette revue systématique suggèrent qu'une bonne prise en charge d'un type d'analgésique fort (opioïdes) chez des patients bien sélectionnés, sans antécédents d'addiction ou abus de substance, peut entraîner un soulagement de la douleur à long terme chez certains patients avec un risque très faible (bien que non inexistant) de développer une addiction, abus ou d'autres effets secondaires graves. Cependant, les preuves soutenant ces conclusions sont faibles et des études à plus long terme sont nécessaires pour identifier les patients qui sont le plus susceptibles de bénéficier du traitement.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st August, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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