In vitro maturation in subfertile women with polycystic ovarian syndrome undergoing assisted reproduction

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Polycystic ovarian syndrome (PCOS) occurs in 4% to 7% of all women of reproductive age and 50% of women presenting with subfertility. Subfertility affects 15% to 20% of couples trying to conceive. A significant proportion of these women ultimately need assisted reproductive technology (ART). In vitro fertilisation (IVF) is one of the assisted reproduction techniques employed to raise the chances of achieving a pregnancy. For the standard IVF technique, stimulating follicle development and growth before oocyte retrieval is essential, for which a large number of different methods combining gonadotrophins with a gonadotrophin-releasing hormone (GnRH) agonist or antagonist are used. In women with PCOS, the supra-physiological doses of gonadotrophins used for controlled ovarian hyperstimulation (COH) often result in an exaggerated ovarian response, characterised by the development of a large cohort of follicles of uneven quality, retrieval of immature oocytes, and increased risk of ovarian hyperstimulation syndrome. A potentially effective intervention for women with PCOS-related subfertility involves earlier retrieval of immature oocytes at the germinal-vesicle stage followed by in vitro maturation (IVM). So far, the only data available have derived from observational studies and non-randomised clinical trials.

Objectives

To compare outcomes associated with in vitro maturation (IVM) followed by vitro fertilisation (IVF) or intracytoplasmic sperm injection (ICSI) versus conventional IVF or ICSI, among women with polycystic ovarian syndrome (PCOS) undergoing assisted reproductive technologies (ART).

Search methods

We searched the Menstrual Disorders and Subfertility Group (MDSG) Specialised Register of controlled trials to May 2013 for any relevant trials identified from the title, abstract, or keyword sections. This was followed by a search of the electronic database MEDLINE, EMBASE, LILACS and CINAHL, without language restriction. We also performed a manual search of the references of all retrieved articles; sought unpublished papers and abstracts submitted to international conferences, searched the clinicaltrials.gov and WHO portal registries for submitted protocols of clinical trials, and contacted experts. In addition, we examined the National Institute of Clinical Excellence (NICE) fertility assessment and treatment guidelines and handsearched reference lists of relevant articles (from 1970 to May 2013).

Selection criteria

All randomised trials (RCTs) on the intention to perform IVM before IVF or ICSI compared with conventional IVF or ICSI for subfertile women with PCOS.

Data collection and analysis

Three review authors (CS, MK and NV) independently assessed eligibility and quality of trials. Primary outcome measure was live birth rate per randomised woman.

Main results

There were no RCTs suitable for inclusion in the review, although there are currently three ongoing trials that have not yet reported results.

Authors' conclusions

Though promising data on the IVM technique have been published, unfortunately there is still no evidence from RCTs upon which to base any practice recommendations regarding IVM before IVF or ICSI for women with PCOS. Meanwhile, the results of the above-mentioned ongoing trials are awaited and, of course, further evidence from good quality trials in the field is eagerly anticipated.

Résumé scientifique

Maturation in vitro chez les femmes hypofertiles atteintes d'un syndrome des ovaires polykystiques subissant une procréation assistée

Contexte

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) survient chez 4% à 7% des femmes en âge de procréer et 50% chez des femmes présentant une hypofertilité. L'hypofertilité affecte de 15 à 20% de couples qui essaient de concevoir. Un nombre significatif de ces femmes recourent à la technique de procréation assistée (TPA). La fécondation in vitro (FIV) est l'une des techniques de procréation assistée utilisée pour augmenter les chances d'obtenir une grossesse. Dans la technique standard de FIV, la stimulation de la croissance et du développement folliculaire avant le prélèvement des ovocytes est essentiel. Pour ce faire, il y a un grand nombre de différentes méthodes comme la combinaison de gonadotrophines et un agoniste de la gonadolibérine (GnRH) ou d'un antagoniste. Chez les femmes atteintes du SOPK, les doses supra physiologiques de gonadotrophines utilisées pour l'hyperstimulation ovarienne contrôlée (HOC) entraînent souvent, une réaction excessive des ovaires caractérisée par le développement d'une importante cohorte de follicules de qualité inégale, un prélèvement d'ovocytes immatures et un risque accru de syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Une intervention potentiellement efficace pour les femmes atteintes d'hypofertilité en relation avec un SOPK implique un prélèvement précoce d'ovocytes immatures au stade de vésicule germinale suivi d'une maturation in vitro (MIV). Jusqu'à ce jour, les seules données disponibles sont issues d'études observationnelles et d'essais cliniques non randomisées.

Objectifs

Afin de comparer les résultats associés à une maturation in vitro (MIV) suivie d'une fécondation in vitro (FIV) ou d'une injection intra cytoplasmique de spermatozoïdes (IICS) versus FIV conventionnelle ou d'IICS chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) bénéficiant des techniques de procréation assistée (TPA).

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé des essais contrôlés et des troubles menstruels et d'hypofertilité (TMH) jusqu' en mai 2013 pour des essais pertinents identifiés dans les titres, résumés, ou mot-clé. Cela a été suivi d'une recherche dans les bases de données électroniques MEDLINE, EMBASE, LILACS et CINAHL, sans restriction de langue. Nous avons également effectué une recherche manuelle des références bibliographiques de tous les articles trouvés, nous avons recherché des articles et résumés non publiés envoyés à des conférences internationales, effectué des recherches dans le registre d'essais cliniques clinicaltrials.gov et le portail de registres de l'OMS de protocoles d'études cliniques soumis et contacté des experts. En plus, nous avons examiné les recommandations d'évaluation et traitement de la stérilité de l'Institut National d'Excellence Clinique (NICE) et effectué une recherche manuelle dans les listes bibliographiques des articles pertinents (de 1970 à mai 2013).

Critères de sélection

Tous les essais randomisés (ECR) avec intention de réaliser une MIV, avant une FIV ou une IICS, comparés à une FIV ou à une IICS conventionnelle pour les femmes hypofertiles atteintes du SOPK.

Recueil et analyse des données

Trois auteurs de la revue (CS, MK et NV) ont indépendamment évalué l'éligibilité et la qualité des essais. Le critère primaire de jugement était le taux de naissances vivantes par femme randomisée.

Résultats principaux

Il n'y avait aucun ECR satisfaisant les critères d'inclusion dans la revue, bien qu'actuellement trois essais en cours n’aient pas encore rapporté des résultats.

Conclusions des auteurs

Bien que des données prometteuses sur la technique MIV ont été publiées, malheureusement, il n'existe pas encore de preuve issue d'un ECR sur lesquelles baser des recommandations pratiques concernant la MIV avant une FIV ou IICS chez les femmes atteintes du SOPK. Les résultats des essais en cours susmentionnés sont attendus avec impatience ainsi comme d'avantage de preuves issues d'essais de bonne qualité dans ce domaine.

Plain language summary

In vitro maturation in subfertile women with polycystic ovarian  hyperstimulation syndrome who are undergoing assisted reproduction

Background
Women with polycystic ovarian syndrome undergoing conventional assisted reproduction techniques are at an increased risk of ovarian hyperstimulation. Since polycystic ovarian syndrome is often associated with the retrieval of immature oocytes, poor fertilisation, and low pregnancy rates, women with polycystic ovarian syndrome undergoing conventional assisted reproduction techniques are at an increased risk of ovarian hyperstimulation. Thus, these women might benefit from the earlier retrieval of oocytes followed by maturation of the oocytes in the laboratory (in vitro maturation - IVM) as this would reduce the aforementioned risks. However, while successful fertilisation, embryo development, and term pregnancies resulting from IVM oocytes have been reported, along with some concern has been expressed regarding the safety of the method with respect to the health of the children and the rate of congenital anomalies. We reviewed the evidence up to May 2013.

Findings
We found no randomised controlled trials with results to help assess the risks and benefits of IVM in infertile women with polycystic ovarian syndrome as compared to conventional assisted reproduction technology techniques. We are unable to make any recommendations but note that there are three ongoing trials whose results are awaited.

Résumé simplifié

Maturation in vitro chez les femmes hypofertiles atteintes d'un syndrome des ovaires polykystiques avec hyperstimulation qui bénéficient d'’une procréation assistée

Contexte
Les femmes atteintes d'un syndrome des ovaires polykystiques ayant recours à des techniques de procréation assistée conventionnelle présentent un risque accru d'hyperstimulation ovarienne. Puisque le syndrome des ovaires polykystiques est souvent associé à des ovocytes immatures, une mauvaise fécondation et à de faibles taux de grossesses, les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques ayant recours à des techniques de procréation assistée conventionnelle présentent un risque accru d'hyperstimulation ovarienne. En conséquence, ces femmes pourraient bénéficier d'un prélèvement précoce d'ovocytes suivi d'une maturation des ovocytes en laboratoire (une maturation in vitro - MIV) de qui permettrait de réduire les risques susmentionnés. Néanmoins, bien qu'on ait rapporté une fécondation réussie, un développement des embryons et des grossesses à terme issues d'ovocytes après MIV, une certaine inquiétude a été soulevée quant à la sécurité de la méthode pour la santé des enfants et le taux d'anomalies congénitales. Nous avons examiné les preuves jusqu' à mai 2013.

Conclusions
Nous n'avons trouvé aucun essai contrôlé randomisé avec les résultats pour aider à évaluer les risques et bénéfices de la MIV chez les femmes stériles présentant un syndrome des ovaires polykystiques comparé aux techniques de procréation assistée conventionnelles. Nous ne sommes pas en mesure d'émettre des recommandations mais noter qu' il existe trois essais en cours dont les résultats sont attendus.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 9th January, 2014
Traduction financée par: Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec-Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux;