Intervention Review
Intermittent preventive treatment regimens for malaria in HIV-positive pregnant women
Editorial Group: Cochrane Infectious Diseases Group
Published Online: 5 OCT 2011
Assessed as up-to-date: 11 JUL 2011
DOI: 10.1002/14651858.CD006689.pub2
Copyright © 2011 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley & Sons, Ltd.
Database Title
Additional Information
How to Cite
Mathanga DP, Uthman OA, Chinkhumba J. Intermittent preventive treatment regimens for malaria in HIV-positive pregnant women. Cochrane Database of Systematic Reviews 2011, Issue 10. Art. No.: CD006689. DOI: 10.1002/14651858.CD006689.pub2.
Publication History
- Publication Status: New
- Published Online: 5 OCT 2011
Abstract
Background
Intermittent preventive treatment is recommended for pregnant women living in malaria endemic countries due to benefits for both mother and baby. However, the impact may not be the same in HIV-positive pregnant women, as HIV infection impairs a woman's immunity.
Objectives
To compare intermittent preventive treatment regimens for malaria in HIV-positive pregnant women living in malaria-endemic areas.
Search methods
In June 2011, we searched the Cochrane Infectious Diseases Group Specialized Register, CENTRAL, MEDLINE; EMBASE; LILACS, the metaRegister of Controlled Trials (mRCT), reference lists and conference abstracts. We also contacted researchers and organizations for information on relevant trials.
Selection criteria
Randomized controlled trials comparing different intermittent preventive treatment regimens for preventing malaria in HIV-positive pregnant women in malaria-endemic areas.
Data collection and analysis
Two authors extracted data and assessed risk bias. Dichotomous variables were combined using risk ratios (RR) and mean differences (MD) for continuous outcomes, both with 95% confidence intervals (CI).
Main results
Two randomized trials with 722 HIV-positive pregnant women were included, comparing monthly regimens of sulfadoxine-pyrimethamine (SP) to the standard 2-dose regimen in the second and third trimesters. There were no statistically significant differences between monthly SP and 2-dose SP in rates of maternal anaemia, low birth weight, and neonatal mortality. In primigravidae and secondigravidiae, the monthly regimen was associated with less placental parasitaemia (RR 0.38, 95% CI 0.21 to 0.70, two trials) and less peripheral parasitaemia (RR 0.25, 95% CI 0.14 to 0.43, two trials), but no effect was demonstrated in multigravid women. Babies born to primigravidae and secundigravida women on monthly SP had a higher mean birth weight (weighted mean difference (WMD) 130 g; 95% CI 120 g to 150 g, two trials) than babies born to mothers on 2-dose SP. Multigravidae women treated with monthly SP had significant higher haemoglobin level than those treated with treated 2 dose SP (WMD 0.21 g/dL, 95% CI 0.15 g/dL to 0.27 g/dL, one trial). There were no trials that assessed other treatment regimens for intermittent preventive treatment in HIV-positive pregnant women.
Authors' conclusions
Three or more doses of SP is superior to the standard two doses in HIV-positive pregnant women. However, since SP cannot be administered concurrently with co-trimoxazole - a drug often recommended for infection prophylaxis in HIV-positive pregnant women, new drugs and research is needed to address needs of HIV-positive pregnant women.
Plain language summary
Drugs to prevent malaria in HIV-positive pregnant women.
Intermittent preventive treatment is the administration of a complete curative dose of an antimalarial medicine at predefined intervals during pregnancy (from the second trimester) regardless of whether or not the pregnant woman has malaria parasites. Intermittent preventive treatment for pregnant women, as is delivered at routine ante-natal care visits, is a World Health Organization (WHO) recommended policy and has been adopted in the majority of African malaria endemic countries. Since HIV increases the severity of malaria in pregnant women, it is important to evaluate the various drugs and doses needed to prevent malaria in HIV-positive pregnant women.
This review only identified two trials which compared the impact of using three or more doses of sulphadoxine-pyrimethamine to using only two doses. Using three or more doses was more effective at preventing the presence of malaria parasites in the placenta and in the peripheral blood of the pregnant woman than using the standard two doses only. Also, children born to HIV-positive pregnant women who used three or more doses of sulphadoxine-pyrimethamine weighed more than those born to mothers who used only the standard two doses.
Although more frequent doses of this drug are effective in preventing malaria, HIV-positive pregnant women with low CD4 count can not use the drug since the current policy requires that they use co-trimoxazole (bactrim) to prevent opportunistic infections. There is need, therefore, to investigate alternative drugs and regimens in preventing malaria in HIV-positive pregnant women.
Résumé
Contexte
Le traitement préventif intermittent est recommandé aux femmes enceintes vivant dans des pays d'endémie palustre en raison des avantages tant pour la mère que pour le bébé. Toutefois, l'impact pourrait ne pas être le même chez les femmes enceintes VIHpositives car l'infection au VIH altère l'immunité de la femme.
Objectif
Comparer les schémas de traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes enceintes VIHpositives vivant dans des zones d'endémie palustre.
Stratégie de recherche
En juin 2011, nous avons effectué des recherches dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les maladies infectieuses, CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, LILACS, le métaregistre des essais cliniques (mRCT), des listes de référence et des résumés de conférences. Nous avons également contacté des chercheurs et des organisations pour obtenir des informations sur certains essais.
Critères de sélection
Des essais cliniques randomisés comparant différents schémas de traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes enceintes VIHpositives dans des zones d'endémie palustre.
Collecte de données et analyse
Deux auteurs ont extrait les données et évalué les risques de biais. Les variables dichotomiques ont été combinées en utilisant les risques relatifs (RR) et les différences moyennes (DM) pour résultats continus, tous les deux avec des intervalles de confiance (IC) de 95%.
Principaux résultats
Deux essais randomisés portant sur 722 femmes enceintes VIHpositives ont été incluses, comparant l'administration mensuelle de sulfadoxinepyriméthamine (SP) au traitement standard à deux doses dans les deuxième et troisième trimestres. Aucune différence statistiquement significative n'été constatée entre la SP mensuelle et la SP bidose au niveau du taux d'anémie maternelle, des faibles poids de naissance ou de la mortalité néonatale. Chez les primigestes et secondigestes, l'administration mensuelle était associée à moins de parasitémie placentaire (RR 0,38, IC 95% 0,21 à 0,70, deux essais) et moins de parasitémie périphérique (RR 0,25, IC 95% 0,14 à 0,43, deux essais), mais aucun effet n'a été démontré chez les femmes multigestes. Les bébés nés de femmes primigestes et secondigestes sous SP mensuelle avaient un poids moyen de naissance plus élevé (différence moyenne pondérée (DMP) 130 g; IC 95% 120 g à 150 g, deux essais) que les bébés nés de mères sous SP bidose. Les femmes multigestes traitées par SP mensuelle avaient un niveau d'hémoglobine significativement plus élevé que celles traitées par SP bidose (ADM 0,21 g/dL, 95% CI 0,15 g/dl à 0,27 g/dL, un essai). Il n'y avait pas d'essais ayant évalué d'autres schémas pour le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes VIHpositives.
Conclusions des auteurs
Le traitement à trois doses ou plus de SP est supérieur au bidose standard chez les femmes enceintes VIHpositives. Cependant, puisque la SP ne peut pas être administrée en concomitance avec le cotrimoxazole un médicament souvent recommandé pour la prophylaxie d'infection chez les femmes enceintes VIHpositives, il faudra des recherches supplémentaires et de nouveaux médicaments pour répondre aux besoins des femmes enceintes VIHpositives.
Médicaments pour la prévention du paludisme chez les femmes enceintes VIHpositives
Traduction
Centre Cochrane Français Novembre 2011
Plain language summary (fr)
Resume En Langage Simplifie
Médicaments pour la prévention du paludisme chez les femmes enceintes VIHpositives
Le traitement préventif intermittent consiste à administrer une dose curative complète de médicament antipaludique à des intervalles prédéfinis durant la grossesse (à partir du deuxième trimestre), que la femme enceinte soit ou non porteuse des parasites du paludisme. Le traitement préventif intermittent pour femmes enceintes, tel qu'administré lors de consultations prénatales de routine, est une politique recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et a été adoptée dans la majorité des pays d'Afrique où le paludisme est endémique. Étant donné que le VIH augmente la gravité du paludisme chez les femmes enceintes, il est important d'évaluer les différents médicaments et les doses nécessaires pour prévenir le paludisme chez les femmes enceintes VIHpositives. Cette revue n'a identifié que deux essais ayant comparé l'impact de l'administration de trois doses ou plus de sulfadoxinepyriméthamine à celui de seulement deux doses. L'administration de trois doses ou plus s'est avérée plus efficace pour prévenir la présence de parasites du paludisme dans le placenta et dans le sang périphérique de la femme enceinte que la méthode bidose standard. En outre, les enfants nés de femmes enceintes VIHpositives ayant reçu trois doses ou plus de sulfadoxinepyriméthamine pesaient plus que ceux nés de mères n'ayant reçu que les deux doses standard. Bien que des doses plus fréquentes de ce médicament soient efficaces dans la prévention du paludisme, les femmes enceintes VIHpositives ayant un taux bas de CD4 ne peuvent pas l'utiliser car la politique actuelle est de leur administrer du cotrimoxazole (Bactrim) pour prévenir les infections opportunistes. Il est donc nécessaire de rechercher des médicaments et des schémas de traitement alternatifs pour la prévention du paludisme chez les femmes enceintes VIHpositives.
