Progestational agents for treating threatened or established preterm labour

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Lin-Lin Su,

    Corresponding author
    1. National University of Singapore, Department of Obstetrics and Gynaecology, Yong Loo Lin School of Medicine, Singapore, Singapore
    • Lin-Lin Su, Department of Obstetrics and Gynaecology, Yong Loo Lin School of Medicine, National University of Singapore, National University Hospital, 5 Lower Kent Ridge Wing, Singapore, 119074, Singapore. obgsll@nus.edu.sg.

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  • Miny Samuel,

    1. Research Triangle Institute-Health Solutions, Manchester, UK
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  • Yap-Seng Chong

    1. National University of Singapore, Department of Obstetrics and Gynaecology, Yong Loo Lin School of Medicine, Singapore, Singapore
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Abstract

Background

Prematurity is not only the leading cause of perinatal morbidity and mortality but is associated with long-term impairment. Studies of various tocolytic agents have shown mixed results with little effect in improving pregnancy duration and insufficient data to confirm a definite beneficial effect on neonatal morbidity or mortality. Progesterone is known to have an inhibitory effect on uterine contractility and is thought to play a key role in the maintenance of pregnancy until term.

Objectives

To determine if the use of progestational agents is effective as a form of treatment or co-treatment for women with threatened or established preterm labour with intact membranes.

Search methods

We searched the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group's Trials Register (31 August 2013), CENTRAL (The Cochrane Library 2013, Issue 10), MEDLINE (1966 to August 31 2013) and Embase (1974 to 31 August 2013). We checked the reference lists of all included studies to identify any additional studies and communicated with authors and the pharmaceutical industry.

Selection criteria

Randomised controlled trials that compared progestational agents, given either alone or in combination with other tocolytics, with a control group receiving another tocolytic, placebo or no treatment, for the treatment of preterm labour.

Data collection and analysis

Two review authors independently extracted data and assessed trial quality.

Main results

Eight studies were included in this review, involving 563 women, but only seven studies, involving 538 women, contributed data for analyses. There are some data suggesting that the use of progestational agents results in a reduction of preterm deliveries at less than 37 weeks of gestation and an increase in birthweight. The use of a progestational agent may also reduce the frequency of uterine contractions, prolong pregnancy and attenuate the shortening of cervical length. However, the analysis was limited by the relatively small number of available studies. The power of the meta-analysis was also limited by the varying types, dosages and routes of administration of progesterone.

Authors' conclusions

There is insufficient evidence to advocate progestational agents as a tocolytic for women presenting with preterm labour.

Résumé scientifique

Agents progestationnels pour le traitement du risque d'accouchement prématuré ou établi supposé

Contexte

La prématurité n'est pas seulement la principale cause de morbidité et de mortalité périnatales, mais est associée à des troubles à long terme. Les études sur différents agents tocolytiques ont donné des résultats hétérogènes avec un effet limité sur le prolongement de la durée de la grossesse et des données insuffisantes pour confirmer un effet bénéfique avéré sur la morbidité ou la mortalité néonatale. La progestérone est connue pour son effet inhibiteur sur la contractilité utérine et pourrait jouer un rôle central dans la continuation de la grossesse jusqu'à l'accouchement.

Objectifs

Déterminer si l'utilisation d'agents progestationnels est efficace en traitement ou en traitement associé pour les femmes présentant un risque d'accouchement prématuré ou un début de travail prématuré dont les membranes sont intactes.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais du groupe Cochrane sur la grossesse et l'accouchement (le 31 août 2013), CENTRAL (Bibliothèque Cochrane 2013, numéro 10), MEDLINE (de 1966 au 31 août 2013) et EMBASE (de 1974 au 31 août 2013). Nous avons vérifié les listes de références bibliographiques de toutes les études incluses afin de trouver des études supplémentaires et pris contact avec les auteurs et l'industrie pharmaceutique.

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés comparant les agents progestationnels, administrés seuls ou en association avec d'autres tocolytiques, à un groupe témoin recevant un autre tocolytique, un placebo ou aucun traitement, pour le traitement de l'accouchement prématuré.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment extrait les données et évalué la qualité méthodologique des essais.

Résultats principaux

Huit études ont été incluses dans cette revue, portant sur 563 femmes, mais seuls sept études, impliquant 538 femmes, ont fourni des données pour les analyses. Certaines données suggèrent que l'utilisation d'agents progestationnels résulte en une réduction des accouchements prématurés à moins de 37 semaines de gestation et une augmentation du poids de naissance. L'utilisation d'agents progestationnels pourrait également réduire la fréquence des contractions utérines, prolonger la grossesse et limiter le rapetissement de la longueur cervicale. Cependant, l'analyse a été limitée par le nombre relativement petit d'études disponibles. La puissance de la méta-analyse était également limitée par les différents types, doses et voies d'administration de progestérone.

Conclusions des auteurs

Les preuves sont insuffisantes pour conseiller l'utilisation d'agents progestationnels comme tocolytiques pour les femmes présentant un travail prématuré.

Plain language summary

Use of progesterone for treating preterm labour

Premature birth is associated with various medical problems for the newborn including death and long-term health problems. The parents of premature babies can experience emotional turmoil and the economic costs are high for healthcare systems. Various medications have been used to delay the onset of labour and prevent premature deliveries but with limited success. Some of the drugs have side-effects. Progesterone is a hormone that is known to suppress uterine activity and keep the uterus quiescent until term. Medications that mimic this hormone (progestational agents) were first tried in the late 1950s but interest waned. Recently, new trials studying the use of progestational agents both for prevention as well as treatment of preterm labour have been published. This review of the literature found eight randomised controlled trials involving 563 women, but data from only seven studies from a total of 538 women with threatened or established preterm labour with intact membranes contributed data to this updated review. Four trials compared the use of progestational agents versus placebo in women concurrently treated with another drug to reduce uterine contractions (tocolytic agent). Progesterone was used independently in the other four trials compared with another tocolytic agent or placebo. Limited evidence suggests that the use of a progesterone, as a co-treatment, may reduce preterm deliveries at less than 37 weeks' gestation and increase birthweight. There is insufficient evidence from the seven small studies with contributing data to advocate progestational agents as a tocolytic agent for women presenting with preterm labour.

Résumé simplifié

Utilisation de la progestérone pour traiter le travail prématuré

L'accouchement prématuré est associé à différents problèmes médicaux pour le nouveau-né, y compris le décès et des problèmes de santé à long terme. Les parents de bébés prématurés peuvent souffrir d'un bouleversement affectif ; les coûts économiques sont élevés pour les systèmes de santé. Différents médicaments ont été utilisés pour retarder le début du travail et prévenir l'accouchement prématuré, sans grand succès. Certains de ces médicaments ont des effets secondaires. La progestérone est une hormone connue pour inhiber l'activité utérine et maintenir l'utérus au repos jusqu'à l'accouchement. Les médicaments qui imitent cette hormone (agents progestationnels) ont été utilisés au début des années 1950, mais l'intérêt à leur endroit s'est émoussé. De nouveaux essais sur l'utilisation des agents progestationnels pour la prévention et le traitement de l'accouchement prématuré ont récemment été publiés. Cette revue de la littérature a identifié huit essais contrôlés randomisés portant sur 563 femmes, mais les données de seulement sept études sur un total de 538 femmes présentant un risque d'accouchement prématuré ou un début de travail prématuré à membranes intactes ont fourni des données pour cette revue mise à jour. Quatre essais ont comparé l'utilisation d'agents progestationnels et d'un placebo chez des femmes simultanément traitées avec un autre médicament destiné à réduire les contractions utérines (agent tocolytique). Dans les quatre autres essais, la progestérone a été utilisée seule et comparée à un autre agent tocolytique ou à un placebo. Des preuves limitées suggèrent que l'utilisation d'une progestérone comme traitement associé pourrait réduire les accouchements prématurés à moins de 37 semaines de gestation et augmenter le poids de naissance. Il n'existe pas suffisamment de preuves issues des sept études de petite taille ayant fourni des données pour conseiller l'utilisation d'agents progestationnels en tant qu'agents tocolytiques pour les femmes présentant un travail prématuré.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 26th June, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France : Ministère en charge de la Santé