Intervention Review

Pregabalin for acute and chronic pain in adults

  1. R Andrew Moore1,
  2. Sebastian Straube2,
  3. Philip J Wiffen1,
  4. Sheena Derry1,
  5. Henry J McQuay1

Editorial Group: Cochrane Pain, Palliative and Supportive Care Group

Published Online: 8 JUL 2009

Assessed as up-to-date: 10 MAY 2009

DOI: 10.1002/14651858.CD007076.pub2


How to Cite

Moore RA, Straube S, Wiffen PJ, Derry S, McQuay HJ. Pregabalin for acute and chronic pain in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews 2009, Issue 3. Art. No.: CD007076. DOI: 10.1002/14651858.CD007076.pub2.

Author Information

  1. 1

    University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK

  2. 2

    University of Alberta, Division of Preventive Medicine, Edmonton, AB, Canada

*Maura Moore, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), University of Oxford, Pain Research Unit, Churchill Hospital, Oxford, Oxfordshire, OX3 7LE, UK. maura.moore@pru.ox.ac.uk.

Publication History

  1. Publication Status: Edited (no change to conclusions)
  2. Published Online: 8 JUL 2009

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Abstract

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Background

Antiepileptic drugs have been used in pain management since the 1960s. Pregabalin is a recently developed antiepileptic drug also used in management of chronic neuropathic pain conditions.

Objectives

To assess analgesic efficacy and associated adverse events of pregabalin in acute and chronic pain.

Search methods

We searched MEDLINE, EMBASE, and CENTRAL to May 2009 for randomised controlled trials (RCTs). Additional studies were identified from the reference lists of retrieved papers and on-line clinical trial databases.

Selection criteria

Randomised, double blind trials reporting on the analgesic effect of pregabalin, with subjective pain assessment by the patient as either the primary or a secondary outcome.

Data collection and analysis

Two independent review authors extracted data and assessed trial quality. Numbers-needed-to-treat-to-benefit (NNTs) were calculated, where possible, from dichotomous data for effectiveness, adverse events and study withdrawals.

Main results

There was no clear evidence of beneficial effects of pregabalin in established acute postoperative pain. No studies evaluated pregabalin in chronic nociceptive pain, like arthritis.

Pregabalin at doses of 300 mg, 450 mg, and 600 mg daily was effective in patients with postherpetic neuralgia, painful diabetic neuropathy, central neuropathic pain, and fibromyalgia (19 studies, 7003 participants). Pregabalin at 150 mg daily was generally ineffective. Efficacy was demonstrated for dichotomous outcomes equating to moderate or substantial pain relief, alongside lower rates for lack of efficacy discontinuations with increasing dose. The best (lowest) NNT for each condition for at least 50% pain relief over baseline (substantial benefit) for 600 mg pregabalin daily compared with placebo were 3.9 (95% confidence interval 3.1 to 5.1) for postherpetic neuralgia, 5.0 (4.0 to 6.6) for painful diabetic neuropathy, 5.6 (3.5 to 14) for central neuropathic pain, and 11 (7.1 to 21) for fibromyalgia.

With 600 mg pregabalin daily somnolence typically occurred in 15% to 25% and dizziness occurred in 27% to 46%. Treatment was discontinued due to adverse events in 18 to 28%. The proportion of participants reporting at least one adverse event was not affected by dose, nor was the number with a serious adverse event, which was not more than with placebo.

Higher rates of substantial benefit were found in postherpetic neuralgia and painful diabetic neuropathy than in central neuropathic pain and fibromyalgia. For moderate and substantial benefit on any outcome NNTs for the former were generally six and below for 300 mg and 600 mg daily; for fibromyalgia NNTs were much higher, and generally seven and above.

Authors' conclusions

Pregabalin has proven efficacy in neuropathic pain conditions and fibromyalgia. A minority of patients will have substantial benefit with pregabalin, and more will have moderate benefit. Many will have no or trivial benefit, or will discontinue because of adverse events. Individualisation of treatment is needed to maximise pain relief and minimise adverse events. There is no evidence to support the use of pregabalin in acute pain scenarios.

 

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Pregabalin for acute and chronic pain in adults

Pregabalin relieves pain caused by damage to nerves, either from injury or disease. Antiepileptics (such as pregabalin) are medicines used for treating epilepsy, but are also effective for treating pain. The type of pain that responds well to pregabalin treatment is neuropathic pain (pain caused by damage to nerves). This includes postherpetic neuralgia (persistent pain in an area previously affected by shingles) and painful complications of diabetes, as well as fibromyalgia. Only a minority of patients with these types of pain will have a substantial benefit, and somewhat more will have moderate benefit. With pregabalin daily doses of 300 mg to 600 mg, the patient global impression of change rating of much or very much improved was about 35% in postherpetic neuralgia, 50% in painful diabetic neuropathy, and 40% in fibromyalgia. There is no evidence that pregabalin is effective in acute conditions where pain is already established, and in chronic conditions in which nerve damage is not the prime source of the pain, such as arthritis.

 

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Prégabaline pour la douleur aiguë et chronique chez l'adulte

Contexte

Les anticonvulsivants sont utilisés pour gérer la douleur depuis les années 1960. La prégabaline est un anticonvulsivant récent qui est également utilisé pour gérer les douleurs neuropathiques chroniques.

Objectifs

Évaluer l'efficacité analgésique et les événements indésirables associés à la prégabaline pour le traitement de la douleur aiguë et chronique.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons recherché des essais contrôlés randomisés (ECR) dans MEDLINE, EMBASE et CENTRAL jusqu'en mai 2009. Des études supplémentaires ont été identifiées à partir des références bibliographiques des articles extraits et des bases de données d'essais cliniques en ligne.

Critères de sélection

Les essais randomisés en double aveugle rapportant l'effet analgésique de la prégabaline et utilisant l'évaluation subjective de la douleur par le patient comme critère de jugement primaire ou secondaire.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de revue ont extrait les données et évalué la qualité des essais de manière indépendante. Les nombres de sujets à traiter (NST) pour observer un bénéfice du traitement ont été calculés, dans la mesure du possible, à partir des données dichotomiques pour l'efficacité, les événements indésirables et les arrêts prématurés.

Résultats principaux

Il n'existait pas de preuve solide des effets bénéfiques de la prégabaline pour la douleur postopératoire aiguë établie. Aucune étude n'évaluait la prégabaline pour la douleur nociceptive chronique telle que l'arthrite.

La prégabaline à des doses de 300, 450 et 600 mg par jour était efficace chez les patients souffrant d'algie post-zona, de neuropathie diabétique douloureuse, de douleur neuropathique centrale et de fibromyalgie (19 études, 7 003 participants). La prégabaline à 150 mg par jour était généralement inefficace. L'efficacité était prouvée pour les résultats dichotomiques équivalant à un soulagement moyen à substantiel de la douleur, accompagnés de taux inférieurs avec une augmentation de la dose en raison des interruptions dues à un manque d'efficacité. Le meilleur NST (le plus faible) pour chaque trouble avec un soulagement de la douleur d'au moins 50 % par rapport au début du traitement (bénéfice substantiel) avec 600 mg de prégabaline par jour par rapport au placebo était de 3,9 (intervalle de confiance de 95 %, entre 3,1 et 5,1) pour l'algie post-zona, de 5,0 (entre 4,0 et 6,6) pour la neuropathie diabétique douloureuse, de 5,6 (entre 3,5 et 14) pour la douleur neuropathique centrale et de 11 (entre 7,1 et 21) pour la fibromyalgie.

Avec 600 mg de prégabaline par jour, une somnolence était généralement rapportée chez 15 à 25 % des patients, et des étourdissements chez 27 à 46 %. Le traitement était interrompu en raison d'événements indésirables dans 18 à 28 % des cas. Le pourcentage de participants rapportant au moins un événement indésirable ne dépendait pas de la dose, de même que le nombre de patients rapportant un événement indésirable grave (qui n'était pas supérieur au placebo).

Des bénéfices substantiels supérieurs ont été observés pour l'algie post-zona et la neuropathie diabétique douloureuse par rapport à la douleur neuropathique centrale et à la fibromyalgie. Pour les bénéfices modérés et substantiels associés à n'importe quel résultat, les NST pour les premiers étaient généralement inférieurs ou égaux à six à 300 et 600 mg par jour ; pour la fibromyalgie, les NST étaient beaucoup plus élevés, généralement supérieurs ou égaux à sept.

Conclusions des auteurs

L'efficacité de la prégabaline est établie pour les douleurs neuropathiques et la fibromyalgie. La prégabaline apporte un bénéfice substantiel à une minorité de patients et un bénéfice modéré à davantage de patients. Beaucoup de patients n'obtiennent que peu ou pas de bénéfice ou interrompent le traitement en raison d'événements indésirables. Le traitement doit être personnalisé pour maximiser le soulagement de la douleur et minimiser les événements indésirables. Aucune preuve ne vient appuyer l'utilisation de la prégabaline pour les douleurs aiguës.

 

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Prégabaline pour la douleur aiguë et chronique chez l'adulte

La prégabaline soulage la douleur causée par les lésions des nerfs suite à une blessure ou une maladie. Les anticonvulsivants (tels que la prégabaline) sont des médicaments utilisés pour le traitement de l'épilepsie qui sont également efficaces pour traiter la douleur. La douleur neuropathique (causée par une lésion des nerfs) répond bien au traitement à la prégabaline. Il s'agit notamment de l'algie post-zona (douleur persistante dans une zone précédemment affectée par le zona), des complications douloureuses du diabète et de la fibromyalgie. Seule une minorité de patients présentant ce type de douleurs peut tirer un bénéfice substantiel de ce traitement et un nombre un peu plus important de patients peut obtenir un bénéfice modéré. Avec des doses quotidiennes de 300 à 600 mg de prégabaline, l'impression globale de changement considérée par le patient comme une amélioration significative ou très significative était d'environ 35 % pour l'algie post-zona, de 50 % pour la neuropathie diabétique douloureuse et de 40 % pour la fibromyalgie. Aucune preuve n'indique que la prégabaline est efficace pour les troubles aigus où la douleur est déjà établie ou pour les troubles chroniques où la lésion nerveuse n'est pas la principale source de douleur, comme c'est le cas de l'arthrite.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st August, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français