Mentoring adolescents to prevent drug and alcohol use

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Many adolescents receive mentoring. There is no systematic review if mentoring prevents alcohol and drug use.

Objectives

Assess effectiveness of mentoring to prevent adolescent alcohol/drug use.

Search methods

Cochrane CENTRAL (issue 4), MEDLINE (1950-to July 2011), EMBASE (1980-to July 2011), 5 other electronic and 11 Grey literature electronic databases, 10 websites, reference lists, experts in addictions and mentoring.

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) of mentoring in adolescents to prevent alcohol/drug use.

Data collection and analysis

We identified 2,113 abstracts, independently assessed 233 full-text articles, 4 RCTs met inclusion criteria. Two reviewers independently extracted data and assessed risks of bias. We contacted investigators for missing information.

Main results

We identified 4 RCTs (1,194 adolescents). No RCT reported enough detail to assess whether a strong  randomisation method was used or allocation was concealed. Blinding was not possible as the intervention was mentoring. Three RCTs provided complete data. No selective reporting.

Three RCTs provided evidence about mentoring and preventing alcohol use. We pooled two RCTs (RR for mentoring compared to no intervention = 0.71 (95% CI = 0.57 to 0.90, P value = 0.005). A third RCT found no significant differences.

Three RCTs provided evidence about mentoring and preventing drug use, but could not be pooled. One found significantly less use of “illegal" drugs," one did not, and one assessed only marijuana use and found no significant differences.

One RCT measured “substance use” without separating alcohol and drugs, and found no difference for mentoring.

Authors' conclusions

All four RCTs were in the US, and included “deprived” and mostly minority adolescents. Participants were young (in two studies age 12, and in two others 9-16). All students at baseline were non-users of alcohol and drugs. Two RCTs found mentoring reduced the rate of initiation of alcohol, and one of drug usage. The ability of the interventions to be effective was limited by the low rates of commencing alcohol and drug use during the intervention period in two studies (the use of marijuana in one study increased to 1% in the experimental and to 1.6% in the control group, and in another study drug usage rose to 6% in the experimental and 11% in the control group). However, in a third study there was scope for the intervention to have an effect as alcohol use rose to 19% in the experimental and 27% in the control group. The studies assessed structured programmes and not informal mentors.

Résumé scientifique

Mentoring adolescents to prevent drug and alcohol use

Contexte

De nombreux adolescents bénéficient d'un mentorat. Il n’existe aucune revue systématique indiquant si le mentorat prévient la consommation d'alcool et de drogues.

Objectifs

Évaluer l'efficacité du mentorat pour prévenir la consommation d'alcool et de drogues chez les adolescents.

Stratégie de recherche documentaire

Cochrane CENTRAL (numéro 4), MEDLINE (1950 à juillet 2011), EMBASE (1980 à juillet 2011), 5 autres bases de données électroniques et 11 bases de données électroniques de la littérature grise, 10 sites internet, bibliographies, experts sur la dépendance et le mentorat.

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur le mentorat pour prévenir la consommation d'alcool et de drogues chez les adolescents.

Recueil et analyse des données

Nous avons identifié 2 113 résumés, indépendamment évalué 233 articles complets, 4 ECR satisfaisaient aux critères d’inclusion. Deux évaluateurs ont indépendamment extrait les données et évalué les risques de biais. Nous avons contacté des investigateurs pour obtenir les informations manquantes.

Résultats principaux

Nous avons identifié 4 ECR (1 194 adolescents). Aucun ECR n'était suffisamment détaillé pour évaluer si une méthode appropriée de randomisation était utilisée ou si l’assignation du traitement restait secrète. L’aveugle était impossible puisque l'intervention consistait en un mentorat. Trois ECR ont fourni des données complètes. Pas de publication sélective.

Trois ECR ont fourni des données sur le mentorat et la prévention de la consommation d'alcool. Nous avons combiné deux ECR (RR pour le mentorat comparé à l'absence d'intervention = 0,71 (IC à 95 % = 0,57 à 0,90, valeur de p = 0,005). Un troisième ECR ne présentait aucune différence significative.

Trois ECR ont fourni des données sur le mentorat et la prévention de la consommation d'alcool, mais ils n'ont pas pu être combinés. L'un d'eux a mis en évidence une consommation sensiblement réduite de drogues « illégales », un autre n'a pas abouti pas à cette conclusion, et un autre n'a évalué que la consommation de marijuana et n'a trouvé aucune différence significative.

Un ECR a mesuré la « consommation de substances » sans distinguer l'alcool et les drogues, et n'a trouvé aucune différence en cas de mentorat.

Conclusions des auteurs

Les quatre ECR ont été effectués aux États-Unis, et incluaient des adolescents « démunis », principalement issus de groupes minoritaires. Les participants étaient jeunes (dans deux études ils avaient 12 ans, et dans deux autres de 9 à 16 ans). À l’inclusion, tous étaient des non-consommateurs d'alcool et de drogues. Deux ECR ont indiqué que le mentorat réduisait la vitesse d'initiation à la consommation d'alcool, et un ECR a indiqué que le mentorat réduisait la vitesse d'initiation à la consommation de drogues. Dans deux études, la capacité d'efficacité des interventions était limitée par les faibles taux d'initiation à la consommation d'alcool et de drogues pendant la période d'intervention (dans une étude, la consommation de marijuana a atteint 1 % dans le groupe expérimental et 1,6 % dans le groupe témoin, et dans une autre étude, la consommation de drogues a atteint 6 % dans le groupe expérimental et 11 % dans le groupe témoin). Cependant, dans une troisième étude, il est possible que l'intervention ait eu un effet puisque la consommation d'alcool a atteint 19 % dans le groupe expérimental et 27 % dans le groupe témoin. Les études ont évalué des programmes structurés et non des mentors informels.

Plain language summary

Mentoring adolescents to prevent drug or alcohol use

There are high rates of alcohol and drug use by many adolescents. Four randomised controlled trials (RCTs) were identified. All four RCTs were in the US and with adolescents described as deprived, and most were minority group adolescents. Two RCTs tested the "Across Ages" mentoring programme, one the Big Brothers/Big Sisters mentoring programme, and one an intervention with adolescents whose parents were HIV+. Two RCTs found that mentoring reduced rates of initiation of use of alcohol, and one reduced initiation of use of drugs. No adverse effects were identified. The relative youth of three of the samples made it unlikely that the interventions would be effective due to low baseline rates of usage. The studies assessed formal programmes, and as most mentors are informal their work remains un assessed.

Résumé simplifié

Mentorat destiné à prévenir la consommation de drogues et d'alcool chez les adolescents

De nombreux adolescents présentent des taux élevés de consommation d'alcool et de drogues. Quatre essais contrôlés randomisés (ECR) ont été identifiés. Les quatre ECR ont été effectués aux États-Unis sur des adolescents décrits comme étant démunis, la plupart de ces adolescents étant issus de groupes minoritaires. Deux ECR ont testé le programme de mentorat « Across Ages », l'un des programmes de mentorat des Grands frères/Grandes sœurs, et un ECR a testé une intervention portant sur des adolescents dont les parents étaient séropositifs. Deux ECR ont indiqué que le mentorat réduisait la vitesse d'initiation à la consommation d'alcool, et un ECR a indiqué que le mentorat réduisait la vitesse d'initiation à la consommation de drogues. Aucun effet indésirable n’a été identifié. La jeunesse relative de trois des échantillons rend l'efficacité des interventions improbable en raison des faibles taux de consommation à l’inclusion. Les études ont évalué des programmes formels, et puisque la plupart des mentors sont informels, leur travail reste à évaluer.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st December, 2011
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français