Intervention Review
Lycopene for the prevention of prostate cancer
Editorial Group: Cochrane Prostatic Diseases and Urologic Cancers Group
Published Online: 9 NOV 2011
Assessed as up-to-date: 24 AUG 2011
DOI: 10.1002/14651858.CD008007.pub2
Copyright © 2011 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley & Sons, Ltd.
Database Title
Additional Information
How to Cite
Ilic D, Forbes KM, Hassed C. Lycopene for the prevention of prostate cancer. Cochrane Database of Systematic Reviews 2011, Issue 11. Art. No.: CD008007. DOI: 10.1002/14651858.CD008007.pub2.
Publication History
- Publication Status: Edited (no change to conclusions)
- Published Online: 9 NOV 2011
Abstract
Background
Prostate cancer is a common cause of death in developed countries, yet the benefits of screening for prostate cancer still remain controversial. A prostate-specific antigen (PSA) test result greater than 4 ng/mL (nanograms/millilitre) has commonly been used as the cut-off level for seeking further tests to diagnose the presence (or absence) of prostate cancer. An increase in PSA levels may not necessarily be associated with an increased risk of prostate cancer, as PSA levels may also be increased in men with benign prostatic hyperplasia and prostatitis. Despite the uncertainty of the net benefit of early detection and treatment, safe and effective methods to prevent prostate cancer are of value. Consumers, seeking greater involvement in their healthcare, are increasingly turning to lifestyle modification and complementary and alternative medicines (CAMs) to maintain their health and prevent disease. Lycopene is a member of the carotenoid family, which is found abundantly in tomatoes, tomato-based products, strawberries, and watermelon. It has been hypothesised that lycopene is a strong antioxidant, which may lower the risk of cancer (including prostate cancer) in people who have diets rich in lycopene.
Objectives
To determine whether lycopene reduces the incidence of prostate cancer and prostate cancer-specific mortality. Secondary objectives include changes in PSA levels, prostate symptoms and the nature of adverse events associated with lycopene use.
Search methods
Electronic searches were conducted across MEDLINE, EMBASE and the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) databases. No language or other limitations were imposed.
Selection criteria
Randomised controlled trials (RCTs) that investigated the use of lycopene for the prevention of prostate cancer were eligible for inclusion in this review.
Data collection and analysis
A search of electronic databases, performed in August 2011, identified 64 citations. All articles were selected for full-text review. From these citations, three studies were identified as meeting the inclusion criteria. Handsearching did not provide any additional studies.
Main results
Three RCTs, with a total of 154 participants were included in this review. None of the studies reported data on prostate cancer mortality. All of the included studies differed with respect to design, participants included and allocation of lycopene. This clinical heterogeneity limits the value on the pooled estimated of the meta-analyses. The methodological quality of two of the three included studies was assessed as posing a 'high' risk of bias. Meta-analysis indicated no statistical difference in PSA levels between men randomised to receive lycopene and the comparison group (MD (mean difference) -0.34, 95% CI (confidence interval) -2.01 to 1.32). Only one study reported incidence of prostate cancer (10% in the lycopene group versus 30% in control group). The level of lycopene was also not statistically different in men randomised to receive lycopene and the comparison group (MD 0.39 µg/mL (micrograms/millilitre), 95% CI -0.19 to 0.98). No other meta-analyses were possible since other outcomes assessed only had one study contributing data.
Authors' conclusions
Given that only three RCTs were included in this systematic review, and the high risk of bias in two of the three studies, there is insufficient evidence to either support, or refute, the use of lycopene for the prevention of prostate cancer. Similarly, there is no robust evidence from RCTs to identify the impact of lycopene consumption upon the incidence of prostate cancer, prostate symptoms, PSA levels or adverse events.
Plain language summary
Lycopene for the prevention of prostate cancer
Prostate cancer is a common form of cancer affecting men worldwide. Pharmaceutical interventions, such as 5-alpha reductase inhibitors, have been identified as potentially preventing prostate cancer incidence in men. Many men modify lifestyle and consume complementary and alternative medicines to maintain better health and prevent disease. Lycopene is a supplement that has been suggested may assist in the prevention of prostate cancer due to its antioxidant effects. The objective of this systematic review was to identify the effectiveness of lycopene in the prevention of prostate cancer. This review identified 3 relevant studies, comprising 154 participants in total. Two of the studies were assessed to be of 'high' risk of bias. Meta-analysis of two studies indicated no statistical difference in prostate specific antigen (PSA) levels between men randomised to receive lycopene and the comparison group (MD -0.34, 95% CI -2.01 to 1.32). None of the studies assessed prostate cancer mortality. No other meta-analyses were possible since other outcomes assessed only had one study contributing data.
Résumé
Contexte
Le cancer de la prostate est une cause fréquente de décès dans les pays développés, pourtant les bénéfices du dépistage du cancer de la prostate restent controversés. Un résultat de test de l'antigène prostatique spécifique (APS) supérieur à 4 ng/ml (nanogrammes/millilitre) est généralement utilisé comme valeur seuil pour déterminer la nécessité d'effectuer des tests supplémentaires afin de diagnostiquer la présence (ou l'absence) de cancer de la prostate. Une augmentation des taux d'APS n'est pas systématiquement associée à un risque accru de cancer de la prostate, puisque les taux d'APS peuvent également augmenter chez les hommes souffrant d'une hypertrophie bénigne de la prostate ou d'une prostatite. Malgré l'incertitude sur le bénéfice net d'une détection et d'un traitement précoces, les méthodes sÛres et efficaces de prévention du cancer de la prostate sont utiles. Les consommateurs, qui prennent de plus en plus soin de leur santé, s'orientent de plus en plus vers des modifications de leur style de vie et la consommation de médicaments complémentaires et alternatifs (MCA) pour rester en bonne santé et prévenir l'apparition de maladies. Le lycopène est un membre de la famille des caroténoïdes qui est présent en abondance dans les tomates, les produits à base de tomate, les fraises et la pastèque. L'hypothèse a été avancée que le lycopène serait un puissant antioxydant pouvant réduire le risque de cancer (notamment du cancer de la prostate) chez les personnes dont le régime alimentaire est riche en lycopène.
Objectif
Déterminer si le lycopène réduit l'incidence du cancer de la prostate et de la mortalité spécifique du cancer de la prostate. Les objectifs secondaires comprennent les modifications des taux d'APS, les symptômes associés à la prostate et la nature des événements indésirables associés à l'utilisation du lycopène.
Stratégie de recherche
Des recherches électroniques ont été menées dans les bases de données MEDLINE, EMBASE et du registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL). Aucune limitation n'a été imposée sur la langue ou autre.
Critères de sélection
Les essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur l'utilisation du lycopène dans la prévention du cancer de la prostate pouvaient être inclus dans cette revue
Collecte de données et analyse
Une recherche de bases de données électroniques, réalisée en aoÛt 2011, a identifié 64 références bibliographiques. Tous les articles ont été sélectionnés en vue d'une revue intégrale. D'après ces références bibliographiques, trois études remplissant les critères d'inclusion ont été identifiées. La recherche manuelle n'a pas fourni d'études supplémentaires.
Principaux résultats
Trois ECR comportant un total de 154 participants ont été inclus dans cette revue. Aucune des études ne présentait de résultats sur la mortalité liée au cancer de la prostate. Toutes les études incluses différaient en termes de plan, de nombre de participants inclus et d'attribution du lycopène. Cette hétérogénéité clinique limite la valeur des combinaisons estimée d'après les métaanalyses. La qualité méthodologique de deux des trois études incluses a été évaluée comme présentant un risque « élevé » de biais. La métaanalyse n'a indiqué aucune différence statistique des taux d'APS entre les hommes randomisés pour recevoir du lycopène et le groupe témoin (DM (différence moyenne) −0,34, IC (intervalle de confiance) à 95% −2,01, 1,32). Seule une étude rapportait une incidence du cancer de la prostate (10% dans le groupe de patients recevant du lycopène contre 30% dans le groupe témoin). Le taux de lycopène n'était pas statistiquement différent entre les hommes randomisés pour recevoir du lycopène et le groupe témoin (DM 0,39 μg/ml (microgrammes/millilitre), IC à 95% −0,19, 0,98). Aucune autre métaanalyse n'a été possible puisque les autres résultats évalués provenaient uniquement d'études individuelles.
Conclusions des auteurs
Etant donné que seuls trois ECR ont été inclus dans cette revue systématique, et étant donné le risque élevé de biais dans deux des trois études, les éléments probants sont insuffisants pour étayer ou réfuter l'utilisation du lycopène dans la prévention du cancer de la prostate. De même, les ECR ne présentent pas de données robustes pour identifier l'impact de la consommation de lycopène sur l'incidence du cancer de la prostate, les symptômes associés à la prostate, les taux d'APS ou les événements indésirables.
Utilisation du lycopène dans la prévention du cancer de la prostate
Traduction
Centre Cochrane Français Décembre 2011
Plain language summary (fr)
Resume En Langage Simplifie
Utilisation du lycopène dans la prévention du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est une forme fréquente de cancer affectant les hommes dans le monde entier. Les interventions pharmaceutiques, telles que les inhibiteurs de la 5alpha réductase, ont été identifiées comme pouvant prévenir l'incidence du cancer de la prostate chez les hommes. De nombreux hommes modifient leur style de vie et consomment des médicaments complémentaires et alternatifs pour rester en bonne santé et prévenir l'apparition de maladies. Le lycopène est un complément qui a été proposé pour faciliter la prévention du cancer de la prostate en raison de ses effets antioxydants. L'objectif de cette revue systématique était d'identifier l'efficacité du lycopène dans la prévention du cancer de la prostate. Cette revue a identifié 3 études pertinentes comprenant 154 participants au total. Deux des études ont été évaluées comme présentant un risque « élevé » de biais. La métaanalyse de deux études n'a indiqué aucune différence statistique de taux d'antigène prostatique spécifique (APS) entre les hommes randomisés pour recevoir du lycopène et le groupe témoin (DM −0,34, IC à 95% −2,01 à 1,32). Aucune des études n'a évalué la mortalité liée au cancer de la prostate. Aucune autre métaanalyse n'a été possible puisque les autres résultats évalués provenaient uniquement d'études individuelles.
