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Maintenance treatment with antipsychotic drugs for schizophrenia

  • Review
  • Intervention

Authors

  • Stefan Leucht,

    Corresponding author
    1. Technische Universität München Klinikum rechts der Isar, Klinik und Poliklinik für Psychiatrie und Psychotherapie, München, Germany
    • Stefan Leucht, Klinik und Poliklinik für Psychiatrie und Psychotherapie, Technische Universität München Klinikum rechts der Isar, Möhlstr. 26, München, 81675, Germany. Stefan.Leucht@lrz.tu-muenchen.de.

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  • Magdolna Tardy,

    1. Technische Universität München Klinikum rechts der Isar, Klinik und Poliklinik für Psychiatrie und Psychotherapie, München, Germany
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  • Katja Komossa,

    1. Technische Universität München, Klinikum rechts der Isar, Klinik und Poliklinik für Psychosomatische und Medizin und Psychotherapie, München, Germany
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  • Stephan Heres,

    1. Technische Universität München Klinikum rechts der Isar, Klinik und Poliklinik für Psychiatrie und Psychotherapie, München, Germany
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  • Werner Kissling,

    1. Technische Universität München Klinikum rechts der Isar, Klinik und Poliklinik für Psychiatrie und Psychotherapie, München, Germany
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  • John M Davis

    1. University of Illinois at Chicago, Chicago, USA
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Abstract

Background

The symptoms and signs of schizophrenia have been firmly linked to high levels of dopamine in specific areas of the brain (limbic system). Antipsychotic drugs block the transmission of dopamine in the brain and reduce the acute symptoms of the disorder. This review examined whether antipsychotic drugs are also effective for relapse prevention.

Objectives

To review the effects of maintaining antipsychotic drugs for people with schizophrenia compared to withdrawing these agents.

Search methods

We searched the Cochrane Schizophrenia Group's Specialised Register (November 2008), with additional searches of MEDLINE, EMBASE and clinicaltrials.gov (June 2011).

Selection criteria

We included all randomised trials comparing maintenance treatment with antipsychotic drugs and placebo for people with schizophrenia or schizophrenia-like psychoses.

Data collection and analysis

We extracted data independently. For dichotomous data we calculated relative risks (RR) and their 95% confidence intervals (CI) on an intention-to-treat basis based on a random-effects model. For continuous data, we calculated mean differences (MD) or standardised mean differences (SMD) again based on a random-effects model.

Main results

The review currently includes 65 randomised controlled trials (RCTs) and 6493 participants comparing antipsychotic medication with placebo. The trials were published from 1959 to 2011 and their size ranged between 14 and 420 participants. In many studies the methods of randomisation, allocation and blinding were poorly reported. Although this and other potential sources of bias limited the overall quality, the efficacy of antipsychotic drugs for maintenance treatment in schizophrenia was clear. Antipsychotic drugs were significantly more effective than placebo in preventing relapse at seven to 12 months (primary outcome; drug 27%, placebo 64%, 24 RCTs, n=2669, RR 0.40 CI 0.33 to 0.49, number needed to treat for an additional beneficial outcome (NNTB 3 CI 2 to 3). Hospitalisation was also reduced, however, the baseline risk was lower (drug 10%, placebo 26%, 16 RCTs, n=2090, RR 0.38 CI 0.27 to 0.55, NNT 5 CI 4 to 9). More participants in the placebo group than in the antipsychotic drug group left the studies early due to any reason (at 7-12 months: drug 38%, placebo 66%, 18 RCTs, n=2420, RR 0.55 CI 0.46 to 0.66, NNTB 4 CI 3 to 5) and due to inefficacy of treatment (at 7-12 months: drug 20%, placebo 50%, 18 RCTs, n=2420, RR 0.36 CI 0.28 to 0.45, NNTB 3 CI 2 to 4). Quality of life was better in drug-treated participants (3 RCTs, n=527, SMD -0.62 CI -1.15 to -0.09). Conversely, antipsychotic drugs as a group and irrespective of duration, were associated with more participants experiencing movement disorders (e.g. at least one movement disorder: drug 16%, placebo 9%, 22 RCTs, n=3411, RR 1.55 CI 1.25 to 1.93, NNTH 25 CI 13 to 100), sedation (drug 13%, placebo 9%, 10 RCTs, n=146, RR 1.50 CI 1.22 to 1.84, number needed to treat for an additional harmful outcome (NNTH) not significant) and weight gain (drug 10%, placebo 6%, 10 RCTs, n=321, RR 2.07 CI 1.31 to 3.25, NNTH 20 CI 14 to 33). The results of the primary outcome were robust in a number of subgroup, meta-regression and sensitivity analyses, the main exception being that the drug-placebo difference in longer trials was smaller than in shorter trials.

Authors' conclusions

The results clearly demonstrate the superiority of antipsychotic drugs compared to placebo in preventing relapse. This effect must be weighed against the side effects of antipsychotic drugs. Future studies should focus on outcomes of social participation and clarify the long-term morbidity and mortality associated with these drugs.

Résumé scientifique

Traitement d’entretien avec des médicaments antipsychotiques de la schizophrénie

Contexte

Les symptômes et les signes de la schizophrénie ont été formellement liés à des niveaux élevés de dopamine dans des régions spécifiques du cerveau (système limbique). Les médicaments antipsychotiques bloquent la transmission de dopamine dans le cerveau et réduisent les symptômes aigus du trouble. Cette revue a examiné des médicaments antipsychotiques afin de déterminer s'ils sont également efficaces pour la prévention des rechutes.

Objectifs

Évaluer les effets du maintien des médicaments antipsychotiques pour les personnes atteintes de schizophrénie comparé au retrait de ces agents.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur la schizophrénie (novembre 2008), ainsi que des recherches supplémentaires dans MEDLINE, EMBASE et clinicaltrials.gov (juin 2011).

Critères de sélection

Nous avons inclus tous les essais randomisés comparant le traitement d’entretien à des médicaments antipsychotiques et au placebo chez des personnes atteintes de schizophrénie ou de psychose de type schizophrénique.

Recueil et analyse des données

Nous avons extrait les données de manière indépendante. Pour les variables dichotomiques, nous avons calculé les risques relatifs (RR) et leurs intervalles de confiance (IC) à 95 % en intention de traiter en fonction d'un modèle à effets aléatoires. Pour les variables continues, nous avons calculé les différences moyennes (DM) ou les différences moyennes standardisées (DMS), là aussi en fonction d'un modèle à effets aléatoires.

Résultats principaux

La revue inclut actuellement 65 essais contrôlés randomisés (ECR) et 6 493 participants comparant les médicaments antipsychotiques au placebo. Les essais ont été publiés de 1959 à 2011 et leur taille variait entre 14 et 420 participants. Dans de nombreuses études, les méthodes de randomisation, d'assignation et de mise en aveugle étaient mal rapportées. Bien que cette source de biais et d'autres sources de biais potentielles aient limité la qualité globale, l'efficacité des médicaments antipsychotiques pour le traitement d’entretien dans la schizophrénie était claire. Les médicaments antipsychotiques étaient significativement plus efficaces que le placebo pour prévenir les rechutes à 7 à 12 mois (principal critère de jugement ; médicament 27 %, placebo 64 %, 24 ECR, n = 2 669 ; RR 0,40 IC 0,33 à 0,49, nombre de sujets à traiter pour observer un effet bénéfique du traitement (NNTB 3 IC 2 à 3). L'hospitalisation avait aussi été réduite, toutefois, le risque de base était inférieur (médicament 10 %, placebo 26 %, 16 ECR, n = 2 090, RR 0,38 IC 0,27 à 0,55 ; nombre de sujets nécessaires à traiter (NST) 5 IC 4 à 9). Davantage de participants dans le groupe sous placebo que dans le groupe recevant des médicaments antipsychotiques s'étaient retirés des études prématurément pour une raison quelconque (à 7 à 12 mois : médicament 38 %, placebo 66 %, 18 ECR, n = 2 420, RR 0,55 IC 0,46 à 0,66, nombre de sujets à traiter pour observer un effet bénéfique du traitement (NNTB) 4 IC 3 à 5) et du fait de l'inefficacité du traitement (à 7 à 12 mois : médicament 20 %, placebo 50 %, 18 ECR, n = 2 420, RR 0,36 IC 0,28 à 0,45, nombre de sujets à traiter pour observer un effet bénéfique du traitement (NNTB) 3 IC 2 à 4). La qualité de vie était meilleure chez les participants traités avec les médicaments (3 ECR, n = 527, DMS -0,62 IC -1,15 à -0,09). Inversement, les médicaments antipsychotiques en tant que groupe et indépendamment de la durée, étaient associés à un nombre plus élevé de participants présentant des mouvements anormaux (par ex. au moins un mouvement anormal : médicament 16 %, placebo 9 %, 22 ECR, n = 3 411, RR 1,55 IC 1,25 à 1,93, NNTH 25 IC 13 à 100), une sédation (médicament 13 %, placebo 9 %, 10 ECR, n = 146, RR 1,50 IC 1,22 à 1,84, nombre de sujets à traiter pour observer un effet indésirable du traitement (NNTH) non significatif) et une prise de poids (médicament 10 %, placebo 6 %, 10 ECR, n = 321, RR 2,07 IC 1,31 à 3,25, NNTH 20 IC 14 à 33). Les résultats du principal critère de jugement étaient fiables dans un certain nombre d'analyses de sous-groupes, des méta-régressions et de sensibilité, la principale exception étant que la différence médicament-placebo dans les essais de plus longue durée était plus petite que dans les essais de plus courte durée.

Conclusions des auteurs

Les résultats démontrent nettement la supériorité des médicaments antipsychotiques comparés au placebo dans la prévention des rechutes. Cet effet doit être évalué par rapport aux effets secondaires des médicaments antipsychotiques. Les futures études devraient se consacrer aux critères de jugement de la participation sociale et clarifier la morbidité et la mortalité à long terme associées à ces médicaments.

Plain language summary

Maintenance treatment with antipsychotic drugs for schizophrenia

Antipsychotic drugs are the mainstay of treatment of schizophrenia. The current report presents the first systematic review comparing the effects of all antipsychotic drugs compared to placebo for maintenance treatment, that is relapse prevention after the acute phase. Randomised controlled trials (RCTs) since the 1950s have consistently shown that antipsychotic drugs effectively reduce relapses and need for hospitalisation. Conversely, they are, as a group, associated with a number of side effects such as movement disorders, weight gain and sedation.

Résumé simplifié

Traitement d’entretien avec des médicaments antipsychotiques de la schizophrénie

Les médicaments antipsychotiques sont la base du traitement de la schizophrénie. Le rapport actuel présente la première revue systématique comparant les effets de tous les médicaments antipsychotiques par rapport au placebo pour le traitement d’entretien, à savoir la prévention des rechutes après la phase aiguë. Les essais contrôlés randomisés (ECR) depuis les années 1950 ont toujours montré que les médicaments antipsychotiques réduisent efficacement les rechutes et la nécessité de l'hospitalisation. Inversement, ils sont, en tant que groupe, associés à un certain nombre d'effets secondaires tels que des mouvements anormaux, une prise de poids et une sédation.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 8th June, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

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