Hepatic late adverse effects after antineoplastic treatment for childhood cancer

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Survival rates have greatly improved as a result of more effective treatments for childhood cancer. Unfortunately the improved prognosis has resulted in the occurrence of late, treatment-related complications. Liver complications are common during and soon after treatment for childhood cancer. However, among long-term childhood cancer survivors the risk of hepatic late adverse effects is largely unknown. To make informed decisions about future cancer treatment and follow-up policies it is important to know the risk of, and associated risk factors for, hepatic late adverse effects.

Objectives

To evaluate the existing evidence on the association between antineoplastic treatment for childhood cancer and hepatic late adverse effects.

Search methods

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (The Cochrane Library 2009, Issue 2), MEDLINE (1966 to June 2009) and EMBASE (1980 to June 2009). In addition, we searched reference lists of relevant articles and conference proceedings.

Selection criteria

All studies except case reports, case series and studies including less than 10 patients that examined the association between antineoplastic treatment for childhood cancer (aged 18 years or less at diagnosis) and hepatic late adverse effects (one year or more after the end of treatment).

Data collection and analysis

Two review authors independently performed the study selection, risk of bias assessment and data extraction.

Main results

We identified 20 cohort studies investigating hepatic late adverse effects after antineoplastic treatment for childhood cancer. All studies had methodological limitations. The prevalence of hepatic late adverse effects varied widely, between 0% and 84.2%. Selecting studies where the outcome of hepatic late adverse effects was well defined as alanine aminotransferase (ALT) above the upper limit of normal resulted in five studies. In this subgroup the prevalence of hepatic late adverse effects ranged from 8.0% to 52.8%, with follow-up durations varying from one to 27 years after the end of treatment. A more stringent selection process using the outcome definition of ALT as above twice the upper limit of normal resulted in three studies, with a prevalence ranging from 7.9% to 44.8%. Chronic viral hepatitis was identified as a risk factor for hepatic late adverse effects in univariate analyses. It is unclear which specific antineoplastic treatments increase the risk of hepatic late adverse effects

Authors' conclusions

The prevalence of hepatic late adverse effects ranged from 7.9% to 52.8% when selecting studies with an adequate outcome definition. It has not been established which childhood cancer treatments result in hepatic late adverse effects. There is a suggestion that chronic viral hepatitis increases the risk of hepatic late adverse effects. More well-designed studies are needed to reliably evaluate the prevalence of, and risk factors for, hepatic late adverse effects after antineoplastic treatment for childhood cancer.

Résumé scientifique

Effets indésirables hépatiques tardifs après un traitement antinéoplasique d'un cancer de l'enfant

Contexte

Les taux de survie se sont sensiblement améliorés suite à des traitements plus efficaces du cancer de l'enfant. Malheureusement, l'amélioration des pronostics a entraîné l'apparition de complications tardives liées au traitement. Les complications hépatiques sont courantes pendant et peu après la fin du traitement d'un cancer de l'enfant. Toutefois, parmi les survivants d'un cancer de l'enfant à long terme, les risques d'effets indésirables hépatiques tardifs sont encore largement inconnus. Afin de prendre des décisions éclairées concernant un futur traitement anticancéreux et des règles de suivi, il est important de connaître les risques ainsi que les facteurs de risques associés à des effets indésirables hépatiques tardifs.

Objectifs

Évaluer les preuves existantes concernant l'association entre un traitement antinéoplasique contre un cancer de l'enfant et ses effets indésirables hépatiques tardifs.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library 2009, numéro 2), MEDLINE (de 1966 à juin 2009) et EMBASE (de 1980 à juin 2009). Nous avons également effectué des recherches dans les bibliographies des articles pertinents et les actes de conférence.

Critères de sélection

Toutes les études, sauf les cas cliniques, les séries de cas et les études incluant moins de 10 patients, examinant l'association entre un traitement antinéoplasique contre le cancer de l'enfant (âgé de 18 ans au maximum lors du diagnostic) et des effets indésirables hépatiques tardifs (un an ou plus après la fin du traitement).

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment sélectionné des études, évalué les risques de biais et extrait des données.

Résultats principaux

Nous avons identifié 20 études de cohorte examinant des effets indésirables hépatiques tardifs suite à un traitement antinéoplasique contre le cancer de l'enfant. Toutes ces études présentaient des limitations méthodologiques. La prévalence des effets indésirables hépatiques tardifs variait sensiblement, entre 0 % et 84,2 %. La sélection des études, dans lesquelles les résultats des effets indésirables hépatiques tardifs étaient correctement définis car l'alanine aminotransférase (ALT) dépassait la limite supérieure à la normale, a identifié cinq études. Dans ce sous-groupe, la prévalence des effets indésirables hépatiques tardifs variait de 8,0 % à 52,8 %, avec des durées de suivi comprises entre 1 et 27 ans après la fin du traitement. Un processus de sélection plus strict, utilisant la définition de critère de jugement de l'ALT comme étant deux fois supérieure à la limite normale, a identifié trois études avec une prévalence variant de 7,9 % à 44,8 %. L'hépatite virale chronique a été identifiée comme facteur de risques d'effets indésirables hépatiques tardifs dans des analyses univariées. On ignore quel traitement antinéoplasique spécifique accroît les risques d'effets indésirables hépatiques tardifs.

Conclusions des auteurs

La prévalence des effets indésirables hépatiques tardifs variait de 7,9 % à 52,8 % lors de la sélection des études avec des résultats correctement définis. Le traitement du cancer de l'enfant générant des effets indésirables hépatiques tardifs n'a pas été identifié. Il a été suggéré que l'hépatite virale chronique augmente les risques de ces effets indésirables. D'autres études correctement conçues seront nécessaires pour évaluer avec certitude la prévalence, ainsi que les facteurs de risques, des effets indésirables hépatiques tardifs après un traitement antinéoplasique du cancer de l'enfant.

Plain language summary

Treatment-related late effects on the liver in survivors of childhood cancer

Advances in the treatment of childhood cancer over the last decades have greatly improved the survival rates. Unfortunately, the improved prognosis has been accompanied by the occurrence of late, treatment-related complications. One of the adverse effects that can occur due to treatment of childhood cancer is damage to the liver. Hepatic adverse effects are common both during and soon after treatment. However, the evidence on adverse effects in the liver many years after treatment is still inconclusive. Liver injury as a result of childhood cancer treatment is most often subclinical (asymptomatic). If liver disease becomes symptomatic, a person's complaints may include fatigue, jaundice, nausea, weight loss and abdominal pain. The development of future treatment and follow-up policies should be based on high quality evidence on the risk of, and associated risk factors for, hepatic late adverse effects.

In this systematic review, 20 cohort studies examining hepatic late adverse effects after antineoplastic treatment for childhood cancer were included. The authors found that 8% to 53% of the childhood cancer survivors developed hepatic late adverse effects after their treatment. It is unclear which childhood cancer treatments increase the risk of hepatic late adverse effects. Childhood cancer survivors with chronic viral hepatitis seemed to have an increased risk of hepatic late adverse effects. The quality of the evidence was however limited. Therefore, more high quality research is needed.

Résumé simplifié

Effets tardifs liés à un traitement hépatique chez des survivants d'un cancer de l'enfant

Au cours des dernières décennies, des progrès dans le traitement du cancer de l'enfant ont sensiblement amélioré les taux de survie. Avec l'amélioration des pronostics, des complications tardives liées au traitement sont malheureusement apparues. Des lésions hépatiques sont l'un des effets indésirables pouvant survenir en raison du traitement d'un cancer de l'enfant. Les effets indésirables hépatiques sont courants pendant et peu après la fin d'un traitement. Toutefois, les preuves concernant des effets indésirables hépatiques plusieurs années après la fin du traitement restent peu concluantes. Les lésions hépatiques suivant le traitement d'un cancer de l'enfant sont généralement infra-cliniques (asymptomatiques). Si la maladie hépatique devient symptomatique, un patient peut alors se plaindre de fatigue, d'un ictère, de nausées, d'une perte de poids et de douleurs abdominales. Le développement d'un futur traitement et les règles de suivi devront se baser sur des preuves probantes concernant les risques ainsi que les facteurs de risques associés à des effets indésirables hépatiques tardifs.

Dans la présente revue systématique, 20 études de cohorte examinant des effets indésirables hépatiques tardifs après un traitement antinéoplasique d'un cancer de l'enfant ont été incluses. Les auteurs ont trouvé que 8 % à 53 % des survivants d'un cancer de l'enfant ont développé des effets indésirables hépatiques tardifs une fois leur traitement terminé. On ignore quel traitement du cancer de l'enfant accroît les risques d'effets indésirables hépatiques tardifs. Les survivants d'un cancer de l'enfant atteints d'une hépatite virale chronique semblaient être exposés à des risques accrus d'effets indésirables hépatiques tardifs. Cependant, la qualité des preuves était limitée. Par conséquent, d'autres recherches de meilleure qualité devront être réalisées.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 11th September, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Резюме на простом языке

Связанное с лечением позднее влияние на печень у выживших после рака в детстве

Достижения в лечении детского рака в течение последних десятилетий значительно улучшили показатели выживаемости. К сожалению, улучшенный прогноз сопровождается развитием поздних осложнений, связанных с лечением. Одним из побочных эффектов, которые могут произойти из-за лечения рака у детей, является повреждение печени. Печеночные побочные эффекты широко распространены во время и вскоре после лечения. Однако, данные о побочных эффектах в отношении печени через много лет после лечения, по-прежнему, не убедительны. Поражения печени в результате лечения рака у детей чаще всего бывают субклиническими (бессимптомными). Если заболевание печени становится симптоматическим, жалобами человека могут быть: усталость, желтуха, тошнота, потеря веса и боли в животе. Разработка будущих стратегий лечения и политики наблюдения за пациентами должны быть основаны на высококачественных доказательствах риска и связанных с лечением факторов риска в отношении поздних печеночных побочных эффектов.

В этот систематический обзор включены 20 когортных исследований, посвященных изучению поздних неблагоприятных печеночных эффектов после противоопухолевого лечения рака у детей. Авторы обнаружили, что у 8% до 53% выживших после рака в детстве развивались поздние печеночные неблагоприятные последствия их лечения. Неясно, какие методы лечения рака в детстве увеличивают риск поздних печеночных побочных эффектов. Выжившие после рака в детстве с хроническим вирусным гепатитом, казалось, имеют повышенный риск развития поздних печеночных побочных эффектов. Качество доказательств было, однако, ограничено. Следовательно, необходимы исследования более высокого качества.

Заметки по переводу

Перевод: Зиганшина Лилия Евгеньевна. Редактирование: Юдина Екатерина Викторовна. Координация проекта по переводу на русский язык: Казанский федеральный университет - аффилированный центр в Татарстане Северного Кокрейновского Центра. По вопросам, связанным с этим переводом, пожалуйста, обращайтесь к нам по адресу: lezign@gmail.com