Hormonal contraceptives for contraception in overweight or obese women

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  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Obesity has reached epidemic proportions around the world. Effectiveness of hormonal contraceptives may be related to metabolic changes in obesity or greater body mass or body fat. Hormonal contraceptives mainly include oral contraceptives, injectables and implants, the transdermal patch, and the vaginal ring. We systematically reviewed the evidence on the effectiveness of hormonal contraceptives among overweight and obese women.

Objectives

To examine the effectiveness of hormonal contraceptives in preventing unplanned pregnancies among women who are overweight or obese versus women of lower weight or body mass index (BMI).

Search methods

Through January 2013, we searched MEDLINE, CENTRAL, POPLINE, ClinicalTrials.gov, and ICTRP. The previous search also included EMBASE. We contacted investigators to identify other trials.

Selection criteria

All study designs were eligible. Any type of hormonal contraceptive could have been examined. Reports had to contain information on the specific contraceptive method(s). The primary outcome was pregnancy. Overweight or obese women must have been identified by an analysis cutoff for weight or BMI (kg/m2).

Data collection and analysis

Data were abstracted by two authors. Life-table rates were included where available. For dichotomous variables, we computed an odds ratio with 95% confidence interval (CI). We used reported pregnancy rates or relative risk (RR) when those were the only results provided. The main comparisons were between overweight or obese women and women of lower weight or BMI. We assessed the quality of evidence for this review.

Main results

We found nine reports with data from 13 trials that included a total of 49,712 women. Five reports from 2002 to 2012 compared BMI groups; of those, one reported a higher pregnancy risk for overweight or obese women. In that trial, women assigned to an oral contraceptive containing norethindrone acetate 1.0 mg plus EE 20 µg and having a BMI at least 25 had greater pregnancy risk compared to those with BMI less than 25 (reported RR 2.49; 95% CI 1.01 to 6.13). The comparisons reported in the other four studies were not significantly different for pregnancy. These included studies of a combined oral contraceptive (COC), a transdermal patch, an implant, and an injectable. The COC study showed no trend by BMI or weight. With the transdermal patch, body weight was associated with pregnancy (reported P < 0.001) but BMI was not. The implant study had one pregnancy and the injectable study reported no pregnancies.

Four studies from the 1990s used weight alone rather than BMI. Results were mixed. Studies of a vaginal ring (never marketed) and a six-rod implant showed higher pregnancy rates for women weighing at least 70 kg versus those weighing less than 70 kg (reported P values: 0.0013 and < 0.05, respectively). However, two implant studies showed no trend by body weight.

Authors' conclusions

The evidence did not generally show an association of BMI with effectiveness of hormonal contraceptives. However, the evidence was limited for any individual contraceptive method. Studies using BMI (rather than weight alone) can provide more information about whether body composition is related to contraceptive effectiveness. The efficacy of subdermal implants and injectable contraceptives may be unaffected by body mass. The contraceptive methods examined here are among the most effective when the recommended regimen is followed.

The overall quality of evidence was low for this review. More recent reports provided moderate quality evidence, while the older studies provided evidence of low or very low quality for our purposes. Investigators should consider adjusting for potential confounding related to BMI. Trials should be designed to include sufficient numbers of overweight or obese women to adequately examine effectiveness and side effects of hormonal contraceptives within those groups.

Résumé scientifique

Les contraceptifs hormonaux pour la contraception chez les femmes obèses ou en surpoids

Contexte

L’obésité a atteint des proportions épidémiques partout dans le monde. L’efficacité des contraceptifs hormonaux peut être liés à des changements métaboliques associés à l’obésité ou à l’augmentation de la masse corporelle ou de la masse adipeuse. Les contraceptifs hormonaux comprennent principalement les contraceptifs oraux, les implants, les contraceptifs injectables, les timbres transdermiques et les anneaux vaginaux. Nous avons systématiquement examine les preuves sur l’efficacité des contraceptifs hormonaux chez les femmes obèses et en surpoids.

Objectifs

Examiner l’efficacité des contraceptifs hormonaux pour prévenir les grossesses non désirées chez les femmes obèses ou en surpoids par rapport à des femmes ayant un poids ou un indice de masse corporelle (IMC) normal.

Stratégie de recherche documentaire

Jusqu’à janvier 2013, nous avons effectué des recherches dans MEDLINE, CENTRAL, POPLINE, ClinicalTrials. gov et ICTRP. La recherche précédente incluait également EMBASE. Nous avons contacté des investigateurs afin d’identifier d’autres essais.

Critères de sélection

Tous les plans d’étude étaient éligibles. Les études pouvaient porter sur tous les types de contraceptifs hormonaux. Les rapports devaient contenir des informations sur la ou les méthodes de contraception spécifiques. Le critère de jugement principal était la grossesse. Les femmes obèses ou en surpoids devaient avoir été identifiées au moyen d’une analyse définissant une valeur seuil de poids ou d’IMC (kg/m2).

Recueil et analyse des données

Les données ont été résumées par deux auteurs. Les taux des tables actuarielles ont été inclus lorsqu’ils étaient disponibles. Pour les variables dichotomiques, nous avons calculé le rapport de cotes avec intervalle de confiance (IC) à 95 %. Nous avons utilisé les taux de grossesse rapportés ou le risque relatif (RR) lorsque ceux-ci étaient les seuls résultats fournis. Les principales comparaisons étaient faites entre des femmes obèses ou en surpoids et des femmes de poids ou d’IMC plus bas. Nous avons évalué la qualité des preuves pour cette revue.

Résultats principaux

Nous avons trouvé neuf rapports contenant des données de 13 essais qui incluaient un total de 49 712 femmes. Cinq rapports, datant de 2002 à 2012, comparent des groupes d’IMC ; parmi ceux -ci, une étude a rapporté un risque de grossesse supérieur chez les femmes obèses ou en surpoids. Dans cet essai, les femmes assignées à un contraceptif oral contenant de l’acétate de noréthindrone à 1,0 mg et 20 µg d’éthinylestradiol et ayant un IMC d’au moins 25 avaient un plus grand risque de grossesse par rapport à celles dont l’IMC était inférieur à 25 (RR rapporté 2,49 ; IC à 95 % entre 1,01 et 6,13). Les comparaisons rapportées dans les quatre autres études n’étaient pas significativement différentes pour la grossesse. Ces études incluses portaient sur un contraceptif oral combiné (COC), un timbre transdermique, un implant, et un contraceptif injectable. Le COC étudié ne présentait aucune tendance par rapport à l’IMC ou au poids. Avec le timbre transdermique, le poids corporel était associé à la grossesse (P rapporté < 0,001) mais pas l’IMC. L’étude sur l’implant rapporte une grossesse et celle sur le contraceptif injectable aucune grossesse.

Quatre études menées dans les années 1990 utilisaient seulement le poids plutôt que l’IMC. Les résultats étaient mitigés. Les études portant sur un anneau vaginal (qui n’a jamais été commercialisé) et sur un implant à six tiges ont montré une augmentation des taux de grossesse pour les femmes pesant au moins 70 kg par rapport à celles qui pesaient moins de 70 kg (valeurs de P rapportées : 0,0013 et < 0,05, respectivement). Cependant, deux études portant sur des implants ne montrent aucune tendance liée au poids corporel.

Conclusions des auteurs

Les preuves n’ont généralement pas mis en évidence une association de l’IMC à l’efficacité des contraceptifs hormonaux. Cependant, les preuves étaient limitées, quelle que soit la méthode contraceptive. Les études utilisant l’IMC (plutôt que le poids seul) peuvent fournir davantage d’informations quant à savoir si la composition corporelle est liée à l’efficacité contraceptive. L’efficacité des implants sous-cutanés et des contraceptifs injectables peut être affectée par la masse corporelle. Les méthodes contraceptives examinées ici sont parmi les plus efficaces lorsque le schéma thérapeutique est respecté.

La qualité globale des preuves était faible pour cette revue. Les rapports plus récents ont fourni des preuves de qualité modérée, tandis que les études plus anciennes ont fourni des preuves de qualité faible ou très faible pour nos objectifs. Les investigateurs devront songer à ajuster leur analyse en fonction de la confusion potentiellement liée à l’IMC. Les essais doivent être conçus en incluant un nombre suffisant de femmes obèses ou en surpoids, afin d’examiner convenablement l’efficacité et les effets secondaires des contraceptifs hormonaux dans ces groupes.

Plain language summary

Hormones for birth control in overweight or obese women

Excess body weight has become a problem around the world. Being overweight or obese may affect how well some birth control methods work to prevent pregnancy.  Hormonal birth control includes birth control pills, the skin patch, the vaginal ring, implants, and injectables. We looked at studies of hormonal birth control for women who were overweight or obese compared to women of normal weight or body mass index (BMI). The formula for BMI is weight (kg) / height (m)2.

Though January 2013, we did computer searches for studies of hormonal birth control among women who were overweight or obese. We wrote to researchers to find other studies we might have missed. All types of studies were considered.

We found 9 reports with data from 13 trials and 49,712 women. Five reports from 2002 to 2012 compared BMI groups. Only one found more pregnancies among overweight or obese women using one of the combined birth control pills. The other groups compared were not very different. Another study of a birth control pill found no trend with higher weight or BMI. Among skin patch users, more pregnancies were found among women weighing 80 kg or more. However, the researchers reported that BMI was not related to pregnancy. An implant study had one pregnancy and an injectable study reported none.

Studies from the 1990s used weight alone rather than BMI. Results were mixed. Two studies showed women weighing 70 kg or more had more pregnancies than those weighing less than 70 kg. They examined an early vaginal ring (never marketed) and a six-rod implant. Two implant studies showed the body weight groups to be similar for pregnancy.

These studies did not generally show that BMI was related to how well hormonal methods work. BMI reflects the body fat while weight shows overall body size. Of five studies using BMI, only one found more pregnancies among overweight or obese women using one type of birth control pill. The other four studies examined another birth control pill, a patch, an implant, and an injectable. BMI might not affect how well implants and injectable methods work to prevent pregnancy. The recent studies were moderate quality and the older ones were low quality for this review. The birth control methods studied here are very effective when the directions are followed.

Résumé simplifié

Utilisation d’hormones pour le contrôle des naissances chez les femmes obèses ou en surpoids

L’excès de poids corporel est aujourd’hui un problème dans le monde entier. Le surpoids et l’obésité peuvent affecter l’efficacité de certaines méthodes pour prévenir les grossesses. La contraception hormonale comprend la pilule contraceptive, le timbre transdermique, l’anneau vaginal, les implants et les contraceptifs injectables. Nous avons examiné des études portant sur la contraception hormonale chez les femmes obèses ou en surpoids par rapport aux femmes ayant un poids ou un indice de masse corporelle (IMC) normal. La formule de l’IMC est le poids (kg) /taille (m) 2.

Jusqu’à janvier 2013, nous avons effectué des recherches informatisées pour trouver des études de la contraception hormonale chez les femmes obèses ou en surpoids. Nous avons écrit aux chercheurs afin de trouver d’autres études que nous aurions pu manquer. Tous les types d’études ont été pris en compte.

Nous avons trouvé 9 rapports contenant les données de 13 essais et 49 712 femmes. Cinq rapports, datant de 2002 à 2012, comparaient des groupes d’IMC. Un seul rapportait davantage de grossesses chez les femmes obèses ou en surpoids prenant l’une des pilules contraceptives combinées. Les autres groupes comparés n’étaient pas très différents. Une autre étude d’une pilule contraceptive n’a relevé aucune tendance à une augmentation avec le poids ou l’IMC. Chez les utilisatrices de timbres contraceptifs, on a observé davantage de grossesses chez les femmes pesant 80 kg ou plus. Cependant, les chercheurs ont rapporté que l’IMC n’était pas corrélé à la grossesse. Une étude sur les implants a rapporté une grossesse et une étude sur les contraceptifs injectables n’en a rapporté aucune.

Les études menées dans les années 1990 utilisent seulement le poids plutôt que l’IMC. Les résultats étaient mitigés. Deux études ont montré que les femmes pesant 70 kg ou plus avaient davantage de grossesses que celles pesant moins de 70 kg. Ces études concernaient un anneau vaginal (qui n’a jamais été commercialisé) et un implant à six tiges. Deux études portant sur des implants montraient un taux de grossesse similaire dans les différents groupes de poids corporel.

Ces études ne montrent généralement pas que l’IMC est lié à l’efficacité des méthodes hormonales. L’IMC reflète la masse adipeuse tandis que le poids indique la masse corporelle totale. Sur cinq études utilisant l’IMC, une seule rapportait davantage de grossesses chez les femmes obèses ou en surpoids avec un type de pilule contraceptive. Les quatre autres études examinaient une autre pilule contraceptive, un timbre transdermique, un implant, et un contraceptif injectable. L’IMC pourrait ne pas affecter l’efficacité contraceptive des implants et des contraceptifs injectables. Dans cette revue, les études récentes étaient de qualité modérée et les plus anciennes étaient de faible qualité. Les méthodes contraceptives étudiées ici sont très efficaces lorsque les instructions sont respectées.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 9th January, 2014
Traduction financée par: Instituts de Recherche en Sant� du Canada, Minist�re de la Sant� et des Services Sociaux du Qu�bec, Fonds de recherche du Qu�bec-Sant� et Institut National d'Excellence en Sant� et en Services Sociaux

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