Non-steroidal anti-inflammatory drugs as disease-modifying agents for Parkinson's disease: evidence from observational studies

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Authors


Abstract

Background

Neuroinflammation may play a key role in the neurodegeneration associated with Parkinson's disease (PD). Non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) may be beneficial in the primary and secondary prevention of PD.

Objectives

1) Do NSAIDs prevent the onset of PD?

2) Are NSAIDs neuroprotective in PD - do they slow the progression of disease once PD is established?

3) What are the adverse effects of taking NSAIDs in PD?

Search methods

We searched electronic databases, including trial registers, complemented with handsearching of conference proceedings and citation searching on key articles. All searching was updated in May 2011. We contacted authors to provide additional information where necessary.

Selection criteria

For the primary prevention review, we sought primary prevention trials and observational studies (cohort and case-control studies). Participants were free of PD when exposure to NSAIDs was assessed. For the secondary prevention review, we sought clinical trials in patients with a well-defined definition of PD. Two people independently selected studies for inclusion using predetermined criteria.

Data collection and analysis

Two review authors abstracted data from the source papers and assessed methodological quality independently. No studies met the inclusion criteria for the secondary prevention review. For the primary prevention review only observational studies were found. We combined data where appropriate using the inverse variance method. We assessed methodological quality using the Newcastle Ottawa Scales and by examining the period of exposure assessed prior to PD onset (or the index date in controls).

Main results

Fourteen observational studies met the inclusion criteria for the primary prevention review (five cohort, nine case-control studies). Exposure to any NSAIDs or aspirin had no effect on the risk of developing PD. Exposure to non-aspirin NSAIDs reduced the risk of developing PD by 13% (effect estimate 0.87 (95% CI 0.73 to 1.04 - random-effects model), but this did not reach statistical significance. We found similar results for the most robust studies. Ibuprofen in isolation was examined in four studies and was associated with a 27% reduction in risk (effect estimate 0.73, 95% CI 0.63 to 0.85). There was a lack of information on adverse effects.

Authors' conclusions

There is currently no evidence for the use of NSAIDs in the secondary prevention of PD. Non-aspirin NSAIDs, particularly ibuprofen, may reduce the risk of developing PD. However, little is known of the effects of other individual drugs and at present no recommendations can be made regarding their use in primary prevention.

Résumé scientifique

Non-steroidal anti-inflammatory drugs as disease-modifying agents for Parkinson's disease: evidence from observational studies

Contexte

La neuro-inflammation peut jouer un rôle essentiel dans la neuro-dégénérescence associée à la maladie de Parkinson (MP). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être bénéfiques dans la prévention primaire et secondaire de la MP.

Objectifs

1) Les AINS préviennent-ils l’apparition de la MP ?

2) Les AINS sont-ils des agents neuro-protecteurs de la MP - ralentissent-ils la progression de la maladie une fois le diagnostic de la MP établi ?

3) Quels sont les effets indésirables liés à la prise d’AINS dans la MP ?

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans les bases de données électroniques, y compris les registres d’essais, puis réalisé une recherche manuelle dans les actes de conférence et une recherche des références dans les articles clés. Toutes les recherches ont été mises à jour jusqu’en mai 2011. Nous avons contacté les auteurs pour avoir des informations complémentaires en cas de besoin.

Critères de sélection

Pour la revue sur la prévention primaire, nous avons étudié les essais de prévention primaire et les études observationnelles (études de cohorte et études cas-témoins). Les participants n’avaient pas déclenché la MP lorsque l’exposition aux AINS a été évaluée. Pour la revue sur la prévention secondaire, nous avons étudié les essais cliniques sur les patients avec une définition bien établie de la MP. Deux personnes ont sélectionné, indépendamment, les études candidates à l’inclusion à l’aide de critères prédéterminés.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont extrait les données des articles sources et évalué leur qualité méthodologique de manière indépendante. Aucune étude ne remplissait les critères d’inclusion pour la revue sur la prévention secondaire. Pour la revue de la prévention primaire, seules les études observationnelles ont été trouvées. Nous avons combiné les données lorsque cela était pertinent en utilisant la méthode de l’inverse de la variance. Nous avons évalué la qualité méthodologique en utilisant les échelles Newcastle Ottawa et en examinant la période d’exposition évaluée avant l’apparition de la MP (ou la date index chez les contrôles).

Résultats principaux

Quatorze études observationnelles répondaient aux critères d’inclusion pour la revue sur la prévention primaire (cinq cohortes, neuf études cas témoins). L’exposition à un AINS ou à l’aspirine n’a eu aucun effet sur le risque de développer la MP. L’exposition aux AINS autres que l’aspirine a réduit le risque de développer la MP de 13 % (estimation de l’effet 0,87 (IC 95% 0,73 à 1,04 – modèle à effets aléatoires), mais n’a pas atteint le seuil de significativité. Nous avons trouvé des résultats similaires dans la plupart des études les plus robustes. L’ibuprofène considéré isolément a été examiné dans quatre études et a été associé à une diminution du risque de 27 % (estimation de l’effet 0,73, IC 95% 0,63 à 0,85). Nous avons constaté un manque d’informations sur les effets indésirables.

Conclusions des auteurs

Il n’y a actuellement aucune preuve sur l'utilisation des AINS dans la prévention secondaire de la MP. Les AINS autres que l'aspirine, en particulier l'ibuprofène, peuvent réduire le risque de développer la MP. Toutefois, très peu de connaissances sont disponibles sur les effets des autres médicaments et actuellement, aucune recommandation ne peut être faite concernant leur utilisation dans la prévention primaire.

Plain language summary

The effect of anti-inflammatory drugs in protecting the nerve cells involved in Parkinson's Disease

Different agents have been examined for their effects in protecting the nerve cells that die in Parkinson's disease (PD). These are often called neuroprotective or disease-modifying agents. They can act by preventing the onset of the disease itself (called primary prevention) or by halting the progression of PD once it has been established (called secondary prevention). Inflammation in the nervous system is thought to be one of the possible mechanisms of nerve cell death in PD, which has led investigators to look at the potential of anti-inflammatory drugs in PD. The current review aimed to look at the effects of anti-inflammatory drugs on both preventing the onset of PD and also on symptoms and the progression of disease in people who already have PD.

Epidemiological or observational studies were used to see if taking an anti-inflammatory drug reduces the risk of developing PD in the general population. We found fourteen studies. Investigators looked at both aspirin and non-aspirin anti-inflammatory drugs and also the individual drug ibuprofen. We pooled results from the included studies. Overall, there was no benefit seen with taking aspirin, but a slight reduction in the risk of developing PD in people taking non-aspirin anti-inflammatory drugs. Ibuprofen was examined in isolation in four of the included studies. Larger benefits were seen when taking this drug.

Clinical trials were used to see if taking an anti-inflammatory drug when you already have PD reduces symptoms or slows disease progression. We found no trials from the extensive searching. As no clinical trials were found, there is also a lack of information about any adverse effects of taking anti-inflammatory drugs in people with PD.

Non-aspirin anti-inflammatory drugs appear to reduce the risk of developing PD, particularly ibuprofen. However, more research is needed to determine which individual drugs work best, what dose to take and over what period, in whom (those at high risk for PD or the general population) before any recommendations can be made about their use in preventing PD onset. These studies will also help to identify possible drugs to be examined further in early trials of safety in those who already have PD, to see if they could potentially halt disease progression or improve symptoms.

Résumé simplifié

L’effet des anti-inflammatoires dans la protection des cellules nerveuses impliquées dans la maladie de Parkinson

Différents agents ont été examinés pour déterminer leurs effets dans la protection des cellules nerveuses qui meurent dans la maladie de Parkinson (MP). Ces agents sont souvent appelés agents neuro-protecteurs ou traitements de fond. Ils peuvent agir en empêchant l’apparition de la maladie elle-même (ce que l’on appelle prévention primaire) ou en stoppant la progression de la MP une fois qu’elle est établie (ce que l'on appelle prévention secondaire). L’inflammation du système nerveux est supposée être l’un des mécanismes les plus probables du décès des cellules nerveuses dans la MP, ce qui a conduit les investigateurs à etudier l’effet des anti-inflammatoires dans la MP. Cette revue visait à examiner les effets des anti-inflammatoires pour prévenir à la fois l'apparition de la MP et les symptômes et la progression de la maladie chez les personnes déjà touchées par la MP.

Des études épidémiologiques ou observationnelles ont été utilisées pour voir si le fait de prendre un anti-inflammatoire rédusait le risque développer la MP dans la population générale. Nous avons trouvé quatorze études. Les investigateurs ont etudié l’aspirine et les anti-inflammatoires autres que l’aspirine, ainsi que l’ibuprofène isolément. Nous avons combiné les résultats des études incluses. Globalement, il n’y a aucun avantage à prendre de l’aspirine, juste une légère baisse dans le risque de développer le MP chez les personnes qui prennent des anti-inflammatoires autres que l’aspirine. L’ibuprofène a été examiné isolément dans quatre études incluses. La prise de ce médicament démontre des bénéfices plus importants.

Des essais cliniques ont été recherchés pour voir si le fait de prendre un anti-inflammatoire lorsque vous avez déjà la MP réduit les symptômes ou ralentit la progression de la maladie. Nous n’avons trouvé aucun essai à partir des recherches approfondies. Etant donné qu’aucun essai clinique n’a été trouvé, il y a un manque d’informations sur les effets indésirables liés à la prise d’anti-inflammatoires chez les personnes atteintes de la MP.

Les anti-inflammatoires autres que l’aspirine semblent réduire le risque de développer la MP, en particulier l’ibuprofène. Pour autant, il est indispensable d’effectuer plus de recherche afin de déterminer quels médicament en particulier fonctionne le mieux, quelle dose prendre et sur quelle période, et chez qui (les personnes ayant un risque important de développer la MP ou la population générale) avant que des recommandations puissent être faites au sujet de leur utilisation dans la prévention de l’apparition de la MP. Ces études aideront également à identifier les médicaments potentiels devant être etudiés ultérieurement dans les essais sur la sécurité chez des patients déjà atteints de la MP, pour voir s’ils peuvent potentiellement stopper la progression de la maladie ou en améliorer les symptômes.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st December, 2011
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Laički sažetak

Učinak protuupalnih lijekova na zaštitu živčanih stanica uključenih u razvoj Parkinsonove bolesti

Ispitivani su različiti lijekovi zbog njihovog učinka na zaštitu živčanih stanica koje odumiru u Parkinsonovoj bolesti (PB). Često se nazivaju neuroprotektivnima ili lijekovima koji mijenjaju tijek bolesti (engl. disease-modifying agents). Mogu djelovati tako da spriječe nastanak same bolesti (primarna zaštita) ili tako da usporavaju napredovanje bolesti kada ona već postoji (sekundarna prevencija). Upala živčanog sustava se smatra jednim od mogućih mehanizama smrti živčanih stanica u PB, što je navelo istraživače da ispitaju potencijal protuupalnih lijekova u PB. Cilj ovog Cochrane sustavnog pregleda bio je analizirati učinke protuupalnih lijekova na sprječavanje nastanka PB i također na simptome i napredovanje bolesti u osoba koje već imaju PB.

Proučene su postojeće epidemiološke ili opservacijske studije kako bi se vidjelo smanjuje li uzimanje protuupalnih lijekova rizik od razvijanja PB u općoj populaciji. Pronađeno je četrnaest studija. Istraživači su promatrali acetilsalicilnu kiselinu (aspirin) i ostale protuupalne lijekove i pojedinačni lijek ibuprofen. Rezultati uključenih studija su zajednički analizirani. Sveukupno, nije bilo koristi od uzimanja acetilsalicilne kiseline, ali je uočeno blago smanjenje rizika od razvijanja PB kod osoba koje su uzimale ostale protuupalne lijekove. Ibuprofen je ispitan zasebno u četiri uključene studije. Uočena je veća korist kada se uzimao taj lijek.

Analizirane su kliničke studije kako bi se vidjelo smanjuje li uzimanje protuupalnih lijekova intenzitet simptoma ili usporava progresiju bolesti kad je već dijagnosticirana PB. Opsežnim pretraživanjem literature nisu pronađene takve studije. Pošto nisu nađene nikakve kliničke studije na tu temu, postoji nedostatak informacija o nuspojavama uzimanja protuupalnih lijekova u osoba s PB.

Čini se da ostali protuupalni lijekovi smanjuju rizik od razvoja PB, posebice ibuprofen. Međutim, potrebno je još istraživanja kako bi se odredilo koji lijekovi najbolje djeluju, koju dozu treba uzeti, u kojem razdoblju i koje osobe bi trebale uzimati prije nego što se izdaju ikakve preporuke o njihovom korištenju u prevenciji nastanka Parkinsonove bolesti. Takve studije će pomoći u otkrivanju mogućih lijekova koji bi se mogli dalje ispitivati u ranim studijama sigurnosti kod onih koji već imaju PB kako bi se vidjelo mogu li potencijalno usporiti napredovanje bolesti ili olakšati simptome.

Bilješke prijevoda

Hrvatski Cochrane
Preveo: Adam Galkovski
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr