Anticonvulsants for alcohol dependence

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Alcohol dependence is a major public health problem that is characterised by recidivism and a host of medical and psychosocial complications. Besides psychosocial interventions, different pharmacological interventions have been or currently are under investigation through Cochrane systematic reviews.

Objectives

The primary aim of the review is to assess the benefits/risks of anticonvulsants for the treatment of alcohol dependence.

Search methods

We searched the Cochrane Drugs and Alcohol Group Trials Register (October 2013), PubMed (1966 to October 2013), EMBASE (1974 to October 2013) and CINAHL (1982 to October 2013).

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) and controlled clinical trials (CCTs) comparing anticonvulsants alone or in association with other drugs and/or psychosocial interventions versus placebo, no treatment and other pharmacological or psychosocial interventions.

Data collection and analysis

We used standard methodological procedures as expected by The Cochrane Collaboration.

Main results

A total of 25 studies were included in the review (2641 participants). Most participants were male, with an average age of 44 years. Anticonvulsants were compared with placebo (17 studies), other medications (seven studies) and no medication (two studies). The mean duration of the trials was 17 weeks (range four to 52 weeks). The studies took place in the USA, Europe, South America, India and Thailand. Variation was reported in the characteristics of the studies, including their design and the rating instruments used. For many key outcomes, the risk of bias associated with unclear or unconcealed allocation and lack of blinding affected the quality of the evidence.

Anticonvulsants versus placebo: For dropouts (16 studies, 1675 participants, risk ratio (RR) 0.94, 95% confidence interval (Cl) 0.74 to 1.19, moderate-quality evidence) and continuous abstinence (eight studies, 634 participants, RR 1.21, 95% Cl 95% 0.97 to 1.52, moderate-quality evidence), results showed no evidence of differences. Moderate-quality evidence suggested that anticonvulsants reduced drinks/drinking days (11 studies, 1126 participants, mean difference (MD) -1.49, 95% Cl -2.32 to -0.65) and heavy drinking (12 studies, 1129 participants, standardised mean difference (SMD) -0.35, 95% Cl -0.51 to -0.19). Moreover, withdrawal for medical reasons (12 studies, 1410 participants, RR 1.22, 95% Cl 0.58 to 2.56, moderate-quality evidence) showed no evidence of difference, but for specific adverse effects (nine studies, 1164 participants), two of 18 adverse event outcomes favoured placebo. The direction of results was confirmed by subgroup analyses for topiramate and partially for gabapentin and valproate.

Anticonvulsants versus naltrexone: No evidence of difference was shown in dropout rates (five studies, 528 participants, RR 0.74, 95% CI 0.52 to 1.06), severe relapse rates (four studies, 427 participants, RR 0.69, 95% Cl 0.44 to 1.07) and continuous abstinence rates (five studies, 528 participants, RR 1.21, 95% Cl 0.99 to 1.49); anticonvulsants were associated with fewer heavy drinking days (three studies, 308 participants, MD -5.21, 95% Cl -8.58 to -1.83), more days to severe relapse (three studies, 244 participants, MD 11.88, 95% Cl 3.29 to 20.46) and lower withdrawal for medical reasons (three studies, 245 participants, RR 0.13, 95% Cl 0.03 to 0.58).

Authors' conclusions

At the current stage of research, randomised evidence supporting the clinical use of anticonvulsants to treat alcohol dependence is insufficient. Results are conditioned by heterogeneity and by the low number and quality of studies comparing anticonvulsants with other medications. The uncertainty associated with these results leaves to clinicians the need to balance possible benefits/risks of treatment with anticonvulsants versus other medications as supported by evidence of efficacy.

Résumé scientifique

Anticonvulsivants contre la dépendance alcoolique

Contexte

L'alcoolodépendance est un problème de santé publique majeur qui se caractérise par le récidivisme et une multitude de complications médicales et psychosociales. Outre les interventions psychosociales, différentes interventions pharmacologiques ont été ou sont actuellement à l'étude par des revues systématiques Cochrane.

Objectifs

L'objectif principal de la revue est d'évaluer les bénéfices/risques des anticonvulsivants pour le traitement de la dépendance alcoolique.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais du groupe Cochrane sur les drogues et l'alcool (octobre 2013), PubMed (de 1966 à octobre 2013), EMBASE (de 1974 à octobre 2013) et CINAHL (de 1982 à octobre 2013).

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés (ECR) et essais cliniques contrôlés (ECC) comparant les anticonvulsivants utilisés seuls ou en association avec d'autres médicaments et/ou interventions psychosociales contre placebo, absence de traitement et autres interventions pharmacologiques ou psychosociales.

Recueil et analyse des données

Nous avons utilisé les procédures méthodologiques standard prévues par la Collaboration Cochrane.

Résultats principaux

Un total de 25 études ont été incluses dans la revue (2 641 participants). La plupart des participants étaient des hommes, avec une moyenne d'âge de 44 ans. Les anticonvulsivants ont été comparés à un placebo (17 études), à d'autres médicaments (sept études) et à l'absence de médicament (deux études). La durée moyenne des essais était de 17 semaines (de quatre à 52 semaines). Les études ont été menées aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud, en Inde et en Thaïlande. Des variations étaient présentes dans les caractéristiques des études, notamment dans le plan d'étude et les instruments de notation utilisés. Pour de nombreux critères de jugement principaux, le risque de biais associé à l'assignation obscure ou ouverte et au manque de mise en aveugle a eu une influence sur la qualité des preuves.

Anticonvulsivants versus placebo : pour les sorties d'étude (16 études, 1 675 participants, risque relatif (RR) 0,94, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,74 à 1,19, preuves de qualité modérée) et l'abstinence continue (huit études, 634 participants, RR 1,21, IC à 95 % à 95 % 0,97 à 1,52, preuves de qualité modérée), les résultats n'ont montré aucune preuve de différences. Des preuves de qualité modérée suggéraient que les anticonvulsivants réduisaient le nombre de verres/jours de consommation (11 études, 1 126 participants, différence moyenne (DM) -1,49, IC à 95 % -2,32 à -0,65) et la consommation excessive d'alcool (12 études, 1 129 participants, différence moyenne standardisée (DMS) -0,35, IC à 95 % -0,51 à -0,19). En outre, les arrêts prématurés pour raisons médicales (12 études, 1 410 participants, RR 1,22, IC à 95 % 0,58 à 2,56, preuves de qualité modérée) n'ont montré aucune preuve de différence, mais pour les effets indésirables spécifiques (neuf études, 1 164 participants), deux sur 18 critères de jugement portant sur les événements indésirables étaient en faveur du placebo. L'orientation des résultats a été confirmée par les analyses en sous-groupes pour le topiramate et partiellement pour la gabapentine et le valproate.

Anticonvulsivants versus naltréxone : aucune preuve de différence n'a été observée dans les taux d'abandon (cinq études, 528 participants, RR 0,74, IC à 95 % 0,52 à 1,06), de rechute sévère (quatre études, 427 participants, RR 0,69, IC à 95 % 0,44 à 1,07) et d'abstinence continue (cinq études, 528 participants, RR 1,21, IC à 95 % 0,99 à 1,49) ; les anticonvulsivants étaient associés à moins de jours de consommation excessive (trois études, 308 participants, DM -5,21, IC à 95 % -8,58 à -1,83), plus de jours avant une rechute sévère (trois études, 244 participants, DM 11,88, IC à 95 % 3,29 à 20,46) et à moins d'abandons pour raisons médicales (trois études, 245 participants, RR 0,13, IC à 95 % 0,03 à 0,58).

Conclusions des auteurs

Au stade actuel de la recherche, les preuves randomisées étayant l'utilisation clinique des anticonvulsivants pour traiter la dépendance alcoolique sont insuffisantes. Ces résultats sont conditionnés par l'hétérogénéité et par le nombre réduit et la faible qualité des études comparant les anticonvulsivants à d'autres médicaments. En raison de l'incertitude associée à ces résultats, les cliniciens devront nécessairement évaluer la balance des bénéfices et risques éventuels du traitement par anticonvulsivants par rapport à d'autres médicaments sur la base des preuves d'efficacité.

摘要

使用抗痙攣藥物治療酒精依賴

背景

酒精依賴 (alcohol dependence) 為重要的公共衛生問題,以不斷再犯為特徵,並隱含許多醫學和心理社會的併發症。除了心理社會介入措施以外,亦已透過考科藍系統性文獻回顧,已經或正在探究各種藥物治療。

目的

本次文獻回顧的主要目標為,評估使用抗痙攣藥物 (anticonvulsant) 治療酒精依賴的效益/風險。

搜尋策略

我們搜尋考科藍藥物與酒精群組試驗註冊 (Cochrane Drugs and Alcohol Group Trials Register) (2013年10月)、PubMed (1966年至2013年10月)、EMBASE (1974年至 2013年10月) 和 CINAHL (1982年至2013年10月)。

選擇標準

本次文獻回顧收錄隨機對照試驗 (randomised controlled trial, RCT) 和對照臨床試驗 (controlled clinical trial, CCT),相對於安慰劑、無治療介入和其他藥物或心理社會介入,比較單獨使用抗痙攣藥物或併用其他藥物和/或心理社會介入的療效。

資料收集與分析

我們採用考科藍合作組織 (Cochrane Collaboration) 建議的標準方法學程序。

主要結果

本次文獻回顧共計納入25篇試驗 (2641名受試者),大部分受試者為男性,平均年齡為44歲。比較抗痙攣藥物與安慰劑 (17篇試驗)、其他藥物 (7篇試驗) 和無治療介入 (2篇試驗)。試驗平均持續時間為17週 (範圍介於4至52週之間)。試驗進行地點為美國、歐洲、南美洲、印度和泰國。各項試驗皆具不同特色,包括試驗設計和採用的評量工具。至於許多重要結果,則因不清楚或未隱匿分組和缺乏盲性處理所導致的偏差風險,以致對證據品質造成影響。

抗痙攣藥物相對於安慰劑:退出試驗者 (16篇試驗,1675名受試者,風險比 [RR] 為0.94,95%信賴區間 [CI] 為0.74至1.19,證據品質中等) 和持續戒酒者 (8篇試驗,634名受試者,RR為1.21,95% CI為0.97至1.52,證據品質中等) 的結果顯示並無差異。有品質中等的證據指出,抗痙攣藥物可降低喝酒日數 (11篇試驗,1126名受試者,平均差 [MD] 為 -1.49,95% CI為 -2.32至 -0.65) 和大量飲酒 (12篇試驗,1129名受試者,標準化平均差 [SMD] 為 -0.35,95% CI為 -0.51至 -0.19)。此外,基於醫學理由退出者 (12篇試驗,1410名受試者,RR為1.22,95% CI為0.58至2.56,證據品質中等),並無證據顯示具有差異,但對特定不良作用 (9篇試驗,1164名受試者) 而言,18起不良事件中有2起事件的結果對安慰劑有利。Topiramate和部分gabapentin及valproate的子群體分析結果,亦呈現相同的趨勢。

抗痙攣劑相對於naltrexone:並無證據顯示退出試驗率 (5篇試驗,528名受試者,RR為0.74,95% CI為0.52至1.06)、嚴重復發率 (4篇試驗,427名受試者,RR為0.69,95% CI為0.44至1.07) 和持續戒酒率 (5篇試驗,528名受試者,RR為1.21,95% CI為0.99至1.49) 具有差異;抗痙攣藥物與大量飲酒的日數較少 (3篇試驗,308名受試者,MD為 -5.21,95% Cl為 -8.58至 -1.83)、嚴重復發的日數較多 (3篇試驗,244名受試者,MD為 11.88,95% Cl為 3.29至20.46) 和因醫學理由退出者較少 (3篇試驗,245名受試者,RR為0.13,95% Cl為0.03至0.58) 有關。

作者結論

在目前的研究階段,隨機試驗所得的證據,不足以支持在臨床上使用抗痙攣藥物治療酒精依賴。試驗結果受抗痙攣藥物及其他藥物的比較試驗具有異質性、試驗數量少且試驗品質低所影響。上述結果所造成的不確定性,使臨床醫師必須依據療效證據的支持,權衡使用抗痙攣藥物和其他藥物治療的可能療效和風險。

譯註


翻譯者:臺北醫學大學實證醫學研究中心
本翻譯計畫由衛生福利部補助經費,臺北醫學大學實證醫學研究中心、台灣實證醫學學會及東亞考科藍聯盟(EACA)統籌執行。

Plain language summary

Anticonvulsants for alcohol dependence

Review question

This review looked at evidence on the efficacy and acceptability of anticonvulsants alone or in combination with another medication or a psychosocial intervention for the treatment of alcohol dependence.

Background

Alcohol dependence is a major public health problem characterised by recidivism and a host of medical and psychosocial complications. Together with psychosocial interventions, different pharmacological interventions have been tested in trials and systematic reviews. In this review, we wanted to discover whether anticonvulsants are better than placebo or are better than other medications, psychosocial interventions or no intervention.

Study characteristics

In October 2013, we used electronic medical databases to find all published and unpublished medical trials that compared anticonvulsants with placebo or other interventions. We also used other sources, such as conference proceedings, likely to contain trials relevant to the review. To be included in the review, medical trials had to have a randomised design and had to include adult participants (older than 18 years of age) with a diagnosis of alcohol dependence.

We identified 25 medical trials involving a total of 2641 participants. 80% of participants in these trials were male; mean age was 44 years. Most studies compared anticonvulsants versus placebo (17 studies), but some researchers compared anticonvulsants versus other medications (seven studies) or no medication (two studies). The mean duration of the trials was 17 weeks (range four to 52 weeks). Half of the trials took place in the USA, the other half in Spain, Brasil, Germany, Greece, Italy, India and Thailand. The anticonvulsant included in most of the trials was topiramate; other medications were gabapentin, valproate, levetiracetam, oxcarbazepine, zonisamide, carbamazepine, pregabalin and tiagabine. Included studies used 73 different rating instruments and differed in design, quality, characteristics of patients, tested medications, services provided and treatments delivered.

Key results

In 17 studies versus placebo, anticonvulsants were shown to be more effective than placebo in terms of number of drinks per drinking day and average heavy drinking. However, we found no clear evidence that anticonvulsants led to more participants abstaining from alcohol, fewer participants drinking heavily or fewer participants leaving treatment (dropouts). In terms of safety issues, the rate of withdrawal from treatment due to adverse effects was not lower or higher in participants treated with anticonvulsants than in those treated with placebo. Moreover, for two of 18 specific side effects (dizziness and paraesthesia), anticonvulsants were worse than placebo. Other major known side effects, such as those affecting cognitive functioning (attention, confusion, speech problems), were insufficiently explored by primary studies. For single medications, results were globally confirmed for topiramate and partially for gabapentin and valproate.

In the five studies in which anticonvulsants were compared with naltrexone, a medication considered efficacious for the treatment of alcohol dependence, anticonvulsants were associated with a lower number of heavy drinking days, with a higher number of days before a severe relapse occurred and with a lower rate of patient withdrawal for medical reasons. However, anticonvulsants were not more or less effective than naltrexone in affecting the rate of participants who showed severe relapse, who were not drinking during the trial or who left treatment (dropouts).

Quality of evidence

In looking at primary outcomes (dropouts, abstinence from alcohol during the trial, number of drinks per drinking day, heavy drinking, rate of patient withdrawal for medical reasons), the quality of the included studies was considered moderate. However, moving to subgroup analysis, as in the case of single types of medications, as well as to comparisons versus other medications, the finding of the review is limited by the small number of available studies.

Authors' conclusions

At the current stage of research, evidence supporting the clinical use of anticonvulsants to treat alcohol dependence is insufficient. Results are conditioned by heterogeneity and by the low number and quality of studies comparing anticonvulsants versus other medications. The uncertainty associated with these results leaves to clinicians the need to balance the possible benefits/risks of treatment with anticonvulsants versus other medications as supported by evidence of efficacy.

Résumé simplifié

Les anticonvulsivants contre la dépendance à l'alcool

Question de la revue

Cette revue a examiné les preuves concernant l'efficacité et l'acceptabilité des anticonvulsivants utilisés seuls ou associés à un autre médicament ou une intervention psychosociale dans le traitement de la dépendance à l'alcool.

Contexte

La dépendance à l'alcool est un problème de santé publique majeur caractérisé par le récidivisme et une multitude de complications médicales et psychosociales. Conjointement à des interventions psychosociales, différentes interventions médicamenteuses ont été examinées dans des essais et revues systématiques. Dans cette revue, nous voulions découvrir si les anticonvulsivants sont plus efficaces qu'un placebo ou d'autres médicaments, interventions psychosociales ou l'absence d'intervention.

Caractéristiques des études

En octobre 2013, nous avons utilisé les bases de données médicales électroniques pour trouver tous les essais médicaux publiés et non publiés comparant les anticonvulsivants à un placebo ou à d'autres interventions. Nous avons également utilisé d'autres sources susceptibles de contenir des essais pertinents pour la revue, tels que les actes de conférences. Pour être inclus dans la revue, les essais médicaux devaient être randomisés et porter sur des participants adultes (âgés de plus de 18 ans) présentant un diagnostic de dépendance alcoolique.

Nous avons identifié 25 essais médicaux portant sur un total de 2 641 participants. Dans ces essais, 80 % des participants étaient des hommes ; l'âge moyen était de 44 ans. La plupart des études comparaient les anticonvulsivants à un placebo (17 études), mais certains chercheurs ont comparé les anticonvulsivants à d'autres médicaments (sept études) ou à l'absence de traitement médicamenteux (deux études). La durée moyenne des essais était de 17 semaines (de quatre à 52 semaines). La moitié des essais ont été menés aux États-Unis, l'autre moitié en Espagne, au Brésil, en Allemagne, en Grèce, en Italie, en Inde et en Thaïlande. L'anticonvulsivant utilisé dans la plupart des essais était le topiramate ; les autres médicaments étaient la gabapentine, le valproate, le lévétiracétam, l'oxcarbazépine, le zonisamide, la carbamazépine, la prégabaline et la tiagabine. Les études incluses ont utilisé 73 instruments de notation différents et variaient en termes de conception, qualité, caractéristiques des patients, médicaments testés, services fournis et traitements administrés.

Résultats principaux

Dans 17 études par rapport à un placebo, les anticonvulsivants ont été plus efficaces que le placebo pour ce qui est du nombre de verres consommés par jour de consommation et de la moyenne en consommation excessive d'alcool. Cependant, nous n'avons trouvé aucune preuve claire que les anticonvulsivants aient augmenté le nombre de participants s'abstenant de boire ou réduit le nombre de participants consommant des quantités excessives d'alcool ou abandonnant le traitement en cours (sorties d'étude). En termes de problèmes de sécurité, le taux d'arrêt prématuré du traitement en raison d'effets indésirables n'était pas plus faible ou plus élevé chez les participants traités avec des anticonvulsivants que chez ceux traités avec un placebo. De plus, pour deux sur 18 effets secondaires spécifiques (vertiges et paresthésies), les anticonvulsivants ont été pires que le placebo. D'autres effets secondaires majeurs connus, tels que ceux affectant le fonctionnement cognitif (attention, confusion, troubles de la parole) n'étaient pas suffisamment explorés dans les études primaires. Pour les médicaments en monothérapie, les résultats ont été confirmés dans l'ensemble pour le topiramate et partiellement pour la gabapentine et le valproate.

Dans les cinq études dans lesquelles les anticonvulsivants ont été comparés à la naltréxone, un médicament considéré comme efficace pour le traitement de la dépendance alcoolique, les anticonvulsivants ont été associés à un nombre inférieur de jours de consommation excessive d'alcool, un plus grand nombre de jours avant une rechute sévère et un taux plus faible de patients ayant arrêté le traitement pour raisons médicales. Cependant, les anticonvulsivants n'ont pas été plus ou moins efficaces que la naltréxone pour ce qui est du taux de participants présentant une rechute sévère, s'abstenant de boire pendant la durée de l'essai ou arrêtant le traitement en cours (sorties d'étude).

Qualité des preuves

Sur les critères de jugement principaux (sorties d'étude, abstinence d'alcool pendant l'essai, nombre de verres par jour de consommation, consommation excessive, taux d'abandon pour raisons médicales), la qualité des études incluses était considérée comme modérée. Cependant, pour l'analyse en sous-groupes, comme dans le cas de médicaments en monothérapie, ainsi que pour les comparaisons par rapport à d'autres médicaments, les résultats de cette revue sont limités par le petit nombre d'études disponibles.

Conclusions des auteurs

Au stade actuel de la recherche, les preuves en soutien de l'utilisation clinique des anticonvulsivants pour traiter la dépendance à l'alcool sont insuffisantes. Ces résultats sont conditionnés par l'hétérogénéité et par le nombre réduit et la faible qualité des études comparant les anticonvulsivants à d'autres médicaments. En raison de l'incertitude associée à ces résultats, les médecins devront nécessairement évaluer la balance des bénéfices et des risques éventuels du traitement par anticonvulsivants par rapport à d'autres médicaments sur la base des preuves d'efficacité.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 15th June, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France : Ministère en charge de la Santé

淺顯易懂的口語結論

使用抗痙攣藥物治療酒精依賴

回顧問題

本次文獻回顧乃針對單獨使用抗痙攣藥物、併用其他藥物或心理社會介入以治療酒精依賴,檢視療效和接受度的相關證據。

背景

酒精依賴為重要的公共衛生問題,以不斷再犯為特徵,並隱含許多醫學和心理社會的併發症。結合心理社會介入,已有試驗檢視各種藥物介入並進行系統性文獻回顧。我們希望藉由本次文獻回顧,瞭解抗痙攣藥物的療效,是否優於安慰劑、其他藥物、心理社會介入或無介入措施。

試驗特色

我們於2013年10月利用電子醫學資料庫,找尋所有已發表和未發表的醫學試驗,比較抗痙攣藥物和安慰劑或其他介入。我們也利用可能包含本次文獻回顧相關試驗的其他來源,例如研討會會議記錄。本次文獻回顧納入隨機設計的醫學試驗,收錄具酒精依賴診斷的成人受試者 (年齡超過18歲)。

我們納入25篇臨床試驗,共計包含2641名受試者。這些試驗的受試者有80%為男性,平均年齡為44歲。大部分試驗比較抗痙攣藥物和安慰劑 (17篇試驗),但部分研究者則比較抗痙攣藥物和其他藥物 (7篇試驗) 或無藥物治療 (2篇試驗)。試驗平均持續時間為17週 (範圍介於4至52週之間)。有一半的試驗在美國進行,另一半的試驗在西班牙、巴西、德國、希臘、義大利、印度和泰國進行。大部分試驗使用的抗痙攣劑為topiramate,其他藥物則為gabapentin、valproate、 levetiracetam、oxcarbazepine、 zonisamide、carbamazepine、 pregabalin 和 tiagabine。本次文獻回顧納入的試驗使用73種不同的評量工具,而且試驗設計、品質、患者特性、受測藥物、提供的服務和治療的遞送方式也不同。

重要結果

17篇與安慰劑比較的試驗顯示,相對於安慰劑,抗痙攣劑可有效降低飲酒日的飲酒量,以及大量飲酒的平均日數。不過並無明確證據證明,抗痙攣藥物可使更多受試者戒酒、更少受試者大量飲酒,或更少受試者中止治療 (退出試驗)。至於安全性的問題,抗痙攣藥物治療組和安慰劑組中,因不良作用而中止治療的人數相仿。此外,在18項特定副作用中,有2項副作用 (暈眩和感覺異常 [paraesthesia]) 抗痙攣藥物較安慰劑嚴重。其他已知的主要副作用,例如會影響認知功能 (注意力、意識混亂、語言障礙) 的副作用,主要試驗並未進行充分探討。對於單一藥物,topiramate的結果已普遍獲得證實,但gabapentin和valproate則部分得到證實。

5篇比較抗痙攣藥物和naltrexone (一種認為可有效治療酒精依賴的藥物) 的試驗發現,抗痙攣藥物組受試者的大量飲酒日數較少、出現嚴重復發的間隔時間較長,而且因醫學理由必須退出試驗的發生率也較低。無論如何,對於嚴重復發的患者比例、試驗期間未飲酒的患者比例,以及中止治療 (退出試驗) 的患者比例,抗痙攣藥物的影響皆與naltrexone相似。

證據品質

關於主要結果 (退出試驗、試驗期間戒酒、喝酒日的飲酒量、大量飲酒、因醫學理由退出試驗的患者比例),我們認為本次文獻回顧所納入試驗的證據品質中等。至於子群體分析,包括單一藥物和與其他藥物的比較結果,因所納入的試驗數量很少,以致僅能得到有限的結果。

作者結論

在目前的研究階段,試驗所得的證據,不足以支持在臨床上使用抗痙攣藥物治療酒精依賴。所得結果受抗痙攣藥物及其他藥物的比較試驗具有異質性、試驗數量少且試驗品質低所影響。上述結果所造成的不確定性,使臨床醫師必須依據療效證據的支持,權衡使用抗痙攣藥物和其他藥物治療的可能療效和風險。

譯註


翻譯者:臺北醫學大學實證醫學研究中心
本翻譯計畫由衛生福利部補助經費,臺北醫學大學實證醫學研究中心、台灣實證醫學學會及東亞考科藍聯盟(EACA)統籌執行。

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