Get access

Interventions for treating anxiety after stroke

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Approximately 20% of stroke patients experience clinically significant levels of anxiety at some point after stroke. Physicians can treat these patients with antidepressants or other anxiety-reducing drugs, or both, or they can provide psychological therapy. This review looks at available evidence for these interventions. This is an update of the review first published in October 2011.

Objectives

The primary objective was to assess the effectiveness of pharmaceutical, psychological, complementary, or alternative therapeutic interventions in treating stroke patients with anxiety disorders or symptoms. The secondary objective was to identify whether any of these interventions for anxiety had an effect on quality of life, disability, depression, social participation, caregiver burden, or risk of death.

Search methods

We searched the trials register of the Cochrane Stroke Group (January 2017). We also searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL; the Cochrane Library; 2017, Issue 1: searched January 2017); MEDLINE (1966 to January 2017) in Ovid; Embase (1980 to January 2017) in Ovid; the Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature (CINAHL; 1937 to January 2017) in EBSCO; and PsycINFO (1800 to January 2017) in Ovid. We conducted backward citation searches of reviews identified through database searches and forward citation searches of included studies. We contacted researchers known to be involved in related trials, and we searched clinical trials registers for ongoing studies.

Selection criteria

We included randomised trials including participants with a diagnosis of both stroke and anxiety for which treatment was intended to reduce anxiety. Two review authors independently screened and selected titles and abstracts for inclusion.

Data collection and analysis

Two review authors independently extracted data and assessed risk of bias. We performed a narrative review. We planned to do a meta-analysis but were unable to do so as included studies were not sufficiently comparable.

Main results

We included three trials (four interventions) involving 196 participants with stroke and co-morbid anxiety. One trial (described as a 'pilot study') randomised 21 community-dwelling stroke survivors to four-week use of a relaxation CD or to wait list control. This trial assessed anxiety using the Hospital Anxiety and Depression Scale and reported a reduction in anxiety at three months among participants who had used the relaxation CD (mean (standard deviation (SD) 6.9 (± 4.9) and 11.0 (± 3.9)), Cohen's d = 0.926, P value = 0.001; 19 participants analysed).

The second trial randomised 81 participants with co-morbid anxiety and depression to paroxetine, paroxetine plus psychotherapy, or standard care. Mean levels of anxiety severity scores based on the Hamilton Anxiety Scale (HAM-A) at follow-up were 5.4 (SD ± 1.7), 3.8 (SD ± 1.8), and 12.8 (SD ± 1.9), respectively (P value < 0.01).

The third trial randomised 94 stroke patients, also with co-morbid anxiety and depression, to receive buspirone hydrochloride or standard care. At follow-up, the mean levels of anxiety based on the HAM-A were 6.5 (SD ± 3.1) and 12.6 (SD ± 3.4) in the two groups, respectively, which represents a significant difference (P value < 0.01). Half of the participants receiving paroxetine experienced adverse events that included nausea, vomiting, or dizziness; however, only 14% of those receiving buspirone experienced nausea or palpitations. Trial authors provided no information about the duration of symptoms associated with adverse events. The trial of relaxation therapy reported no adverse events.

The quality of the evidence was very low. Each study included a small number of participants, particularly the study of relaxation therapy. Studies of pharmacological agents presented details too limited to allow judgement of selection, performance, and detection bias and lack of placebo treatment in control groups. Although the study of relaxation therapy had allocated participants to treatment using an adequate method of randomisation, study recruitment methods might have introduced bias, and drop-outs in the intervention group may have influenced results.

Authors' conclusions

Evidence is insufficient to guide the treatment of anxiety after stroke. Further well-conducted randomised controlled trials (using placebo or attention controls) are required to assess pharmacological agents and psychological therapies.

Résumé scientifique

Les interventions pour le traitement de l'anxiété suite à un accident vasculaire cérébral (AVC)

Contexte

Environ 20 % des personnes victimes d'un accident vasculaire cérébral (AVC) développent une anxiété cliniquement importante quelque temps après un AVC. Les médecins peuvent traiter ces personnes avec des antidépresseurs ou avec d'autres médicaments réduisant l'anxiété, ou ces deux médicaments combinés, ou ils peuvent proposer une psychothérapie. Cette revue examine les preuves disponibles concernant ces interventions. Cet article est une mise à jour de la revue publiée pour la première fois en octobre 2011.

Objectifs

L'objectif principal était d'évaluer l'efficacité des interventions thérapeutiques pharmaceutiques, psychologiques, complémentaires, ou alternatives pour le traitement de l'anxiété et des troubles anxieux chez les personnes ayant subi un AVC. L'objectif secondaire était de déterminer si l'une de ces interventions avait un effet sur la qualité de vie, l'incapacité, la dépression, la participation sociale, le fardeau de l'aidant ou le risque de décès.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre d'essais cliniques du groupe Cochrane sur les accidents vasculaires cérébraux (en janvier 2017). Nous avons également effectué des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL ; The Cochrane Library ; 2017, numéro 1 : recherche effectuée en janvier 2017) ; MEDLINE (de 1966 à janvier 2017) ; Ovid EMBASE (de 1980 à janvier 2017) ; Ovid dans le Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature (CINAHL ; de 1937 à janvier 2017) ; et EBSCO dans PsycINFO (de 1800 à janvier 2017) dans Ovid. Nous avons réalisé des recherches dans les citations antérieures incluses dans les revues identifiées par les recherches dans les bases de données et nous avons recherché des articles plus récents citant les études incluses. Nous avons contacté des chercheurs connus pour être impliqués dans des essais sur ce domaine, et nous avons effectué des recherches dans les registres d'essais cliniques pour identifier les études en cours.

Critères de sélection

Nous avons inclus les essais randomisés portant sur des participants présentant un diagnostic d'AVC et d'anxiété pour lesquels le traitement avait pour objectif de réduire l'anxiété. Deux auteurs de la revue ont indépendamment examiné et sélectionné les titres et les résumés pour l'inclusion.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment extrait les données et évalué le risque de biais. Nous avons effectué une revue narrative. Nous avions prévu de procéder à une méta-analyse, mais n'avons pas été en mesure de la réaliser car les études incluses n'étaient pas suffisamment comparables.

Résultats principaux

Nous avons inclus trois essais (quatre interventions) impliquant 196 participants ayant été victimes d'un AVC et ayant comme comorbidité de l'anxiété. Un essai (décrit comme « une étude pilote ») a randomisé 21 personnes ayant été victimes d'un AVC vivant en milieu communautaire à quatre semaines d'utilisation d'un CD de relaxation ou à un groupe témoin sur liste d'attente. Cet essai avait évalué l'anxiété au moyen de l'échelle Hospital Anxiety and Depression et a rapporté une réduction de l'anxiété au bout de trois mois chez les participants ayant utilisé le CD de relaxation (moyenne (écart type (SD) 6,9 (± 4,9) et 11,0 (± 3,9)), Cohen d = 0,926, valeur P = 0,001 ; 19 participants analysés).

Le second essai avait randomisé 81 participants ayant de l'anxiété associée à une dépression à la paroxétine, la paroxétine combinée à une psychothérapie, ou à des soins standard. Les niveaux moyens des scores d'anxiété sur l'échelle d'anxiété d'Hamilton (HAM-A) lors du suivi étaient de 5,4 ± 1,7 (écart type (SD), de 3,8 ± 1,8), et de 12,8 (SD ± 1,9), respectivement (valeur P < 0,01).

Le troisième essai a randomisé 94 ayant été victimes d'un AVC et souffrant également d'anxiété associée à une dépression, au chlorhydrate de buspirone ou à des soins standard. Lors du suivi, les niveaux moyen d'anxiété, sur la base de l'échelle HAM-A étaient de 6,5 ± 3,1 (SD) et de 12,6 (SD ± 3,4) dans les deux groupes, respectivement, ce qui représente une différence statistiquement significative (valeur P < 0,01). La moitié des participants recevant de la paroxétine ont ressenti des événements indésirables tels que nausées, vomissements ou vertiges, et seulement 14 % de ceux recevant de la buspirone ont ressenti des nausées ou des palpitations. Les auteurs des essais n'ont fourni aucune information concernant la durée des symptômes associés aux événements indésirables. L'essai portant sur la thérapie de relaxation n'a signalé aucun événement indésirable.

La qualité des preuves était très faible. Toutes les études incluaient un faible nombre de participants, en particulier l'étude portant sur la thérapie de relaxation. Les études portant sur des agents pharmacologiques présentaient des détails trop limités pour évaluer les biais de sélection, de performance et de détection et n'avaient pas eu recours à un traitement placebo dans les groupes témoins. Bien que l'étude sur la thérapie de relaxation ait assigné les participants à un traitement à l'aide d'une méthode de randomisation adéquate, les méthodes de recrutement pourraient avoir introduit un biais, et les sorties d'étude dans le groupe d'intervention pourraient avoir influencé les résultats.

Conclusions des auteurs

Les preuves sont insuffisantes pour orienter le traitement de l'anxiété suite à un accident vasculaire cérébral (AVC). De futurs essais contrôlés randomisés bien menés (faisant recours à un placebo ou à des groupes de comparaisons recevant autant d'attention) sont nécessaires pour évaluer les agents pharmacologiques et les thérapies psychologiques.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Martin Vuillème et révisée par Cochrane France

Plain language summary

Interventions for treating anxiety after stroke

Review question

To determine whether any treatments might reduce the symptoms of anxiety, and subsequently improve quality of life, for people who have had a stroke.

Background

Anxiety after stroke occurs frequently and can be treated with antidepressants or other anxiety-reducing drugs, or both, or with psychological therapy.

Study characteristics

Evidence is current to January 2017. We found three studies with 196 stroke survivors who had received a diagnosis of anxiety. One study assessed the effect of a relaxation CD used five times a week for one month for participants with a diagnosis of anxiety. Two studies assessed the use of antidepressants in participants who had both anxiety and depression.

Key results

One study found that participants were less anxious three months after using a relaxation CD when compared with those who were given no therapy. One study reported that participants were less anxious when treated with an antidepressant medicine (paroxetine), or with paroxetine and psychotherapy, than with standard care. This study reported that half of the participants receiving paroxetine experienced side effects that included nausea, vomiting, or dizziness. The third study also reported that participants were less anxious when treated with an antidepressant (buspirone hydrochloride) than with standard care, and only 14% of those receiving buspirone hydrocholoride reported nausea or palpitations.

Quality of the evidence

We judged that the quality of this evidence was very low. Studies were few and each included a small number of participants. Studies assessing antidepressants did not include comparison with a placebo drug, and information in both study reports was insufficient to permit assessment of whether other biases had been introduced. The study of relaxation therapy was very small, with loss of two participants who used the CD, and the study recruitment process may have attracted participants who had a positive bias towards psychological therapies.

Conclusion

Current evidence is insufficient to guide the treatment of anxiety after stroke. Additional well-conducted randomised trials are needed.

Résumé simplifié

Les interventions pour le traitement de l'anxiété suite à un accident vasculaire cérébral (AVC)

Question de la revue

Déterminer si un quelconque traitement peut réduire l'anxiété, puis améliorer la qualité de vie chez les personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC).

Contexte

L'anxiété post-AVC est fréquente et peut être traitée avec des antidépresseurs, avec des médicaments réduisant l'anxiété, avec ces deux médicaments combinés, ou avec une thérapie psychologique.

Caractéristiques de l'étude

Les preuves sont à jour jusqu'en janvier 2017. Nous avons trouvé trois études comprenant un total de 196 personnes victimes d'un AVC ayant reçu un diagnostic d'anxiété. Une étude a évalué l'effet d'un CD de relaxation utilisé cinq fois par semaine pendant au moins un mois pour les participants présentant un diagnostic d'anxiété. Deux études ont évalué l'utilisation d'antidépresseurs chez des participants ayant à la fois de l'anxiété et une dépression.

Principaux résultats

Une étude a révélé que les participants étaient moins anxieux trois mois après avoir utilisé un CD de relaxation par rapport à ceux n'ayant reçu aucun traitement. Une étude a rapporté que les participants étaient moins anxieux lorsqu'ils avaient été traités avec un médicament antidépresseur (la paroxétine), ou avec de la paroxétine ainsi qu'une psychothérapie, par rapport aux soins standard. Cette étude a rapporté que la moitié des participants recevant de la paroxétine ont ressenti des effets secondaires, dont des nausées, des vomissements, ou des étourdissements. La troisième étude a également rapporté que les participants étaient moins anxieux lorsqu'ils avaient reçu un antidépresseur (du chlorhydrate de buspirone) par rapport aux soins standard, et seulement 14 % de ceux recevant du chlorhydrate de buspirone ont rapporté des nausées ou des palpitations.

Qualité des preuves

Nous avons jugé que la qualité de ces preuves était très faible. Les études étaient peu nombreuses et toutes portaient sur un petit nombre de participants. Les études évaluant les antidépresseurs n'incluaient pas de comparaison avec un placebo, et les informations présentées dans les deux rapports des études étaient insuffisantes pour permettre d'évaluer si d'autres biais étaient présents. L'étude portant sur la thérapie de relaxation avait très peu de participants, deux des participants ayant utilisé le CD ont quitté l'étude, et le processus de recrutement pourrait avoir attiré des participants ayant déjà un penchant pour les thérapies psychologiques.

Conclusion

Les preuves actuelles sont insuffisantes pour orienter le traitement de l'anxiété suite à un accident vasculaire cérébral (AVC). De futurs essais randomisés bien menés sont nécessaires.

Notes de traduction

Traduction réalisée par Martin Vuillème et révisée par Cochrane France