Conservative interventions for treating hyperextension injuries of the proximal interphalangeal joints of the fingers

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Immobilisation and early motion (protected or unrestricted) are both used following hyperextension injuries to the proximal interphalangeal (PIP) joint of the finger.

Objectives

To assess the effects of conservative interventions (non-surgical management) for treating hyperextension injuries of the proximal interphalangeal joints of the fingers.

Search methods

We searched the Cochrane Bone, Joint and Muscle Trauma Group Specialised Register (January 2012), the Cochrane Central Register of Controlled Trials (in The Cochrane Library 2012, Issue 1), MEDLINE (1946 to January Week 2 2012), EMBASE (1980 to 2012 Week 03), CINAHL (1950 to 24 January 2012), PEDro (1929 to March 2012), trial registers and reference lists of articles.

Selection criteria

Randomised and quasi-randomised studies comparing immobilisation/protected mobilisation/unrestricted mobilisation in participants with PIP joint hyperextension injuries managed non-surgically.

Data collection and analysis

Two review authors independently assessed risk of bias and extracted data. There was no pooling of data.

Main results

Three trials involving 366 people were identified. All three trials, which were over 15 years old, were methodologically flawed with unclear or high risk of bias. None of the studies reported on self assessment of function. One trial compared unrestricted mobility with immobilisation; one trial compared protected mobilisation with immobilisation; and the remaining trial compared immobilisation for one week versus three weeks. None of these trials found statistically significant differences between their intervention groups in various measures of poor outcome, pain and range of movement at six months follow-up. This lack of difference applied at three years for the comparison between unrestricted mobility with immobilisation.

Authors' conclusions

There is insufficient evidence from trials testing the need for, and the extent and duration of, immobilisation to inform on the key conservative management decisions for treating hyperextension injuries of the proximal interphalangeal joints.

Résumé scientifique

Interventions conservatrices pour le traitement de blessures d'hyperextension des articulations interphalangiennes proximales des doigts

Contexte

L'immobilisation et le mouvement précoce (avec protection ou sans restriction) sont tous deux utilisés à la suite de blessures d'hyperextension à l'articulation interphalangienne proximale (PIP) du doigt.

Objectifs

Évaluer les effets des interventions conservatrices (prise en charge non chirurgicale) pour le traitement des blessures d'hyperextension des articulations interphalangiennes proximales des doigts.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué une recherche dans le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les traumatismes ostéo-articulaires et musculaires (janvier 2012), le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (dans The Cochrane Library 2012, numéro 1), MEDLINE (de 1946 à la 2ème semaine de janvier 2012), EMBASE (de 1980 à la 3ème semaine de l'année 2012), CINAHL (de 1950 au 24 janvier 2012), PEDro (de 1929 au mois de mars 2012), les registres d’essais cliniques et les bibliographies d'articles.

Critères de sélection

Les études randomisées et quasi-randomisés comparant l'immobilisation/la mobilisation avec protection/la mobilisation sans restriction chez des participants présentant des blessures d'hyperextension de l'articulation interphalangienne proximale (PIP) prises en charge de manière non chirurgicale.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs ont, de manière indépendante, évalué les risques de biais et extrait les données. Nous n'avons effectué aucun regroupement de données.

Résultats principaux

Trois essais impliquant 366 participants ont été identifiés. Les trois essais, datant de plus 15 ans, étaient tous méthodologiquement défectueux avec un risque de biais incertain ou élevé. Aucune des études n'a rapporté la moindre auto-évaluation de la fonction par les participants. Un essai a comparé la mobilité sans restriction à l'immobilisation ; un essai a comparé la mobilisation avec protection à l'immobilisation ; et le dernier essai a comparé l'immobilisation pendant une semaine à trois semaines. Aucun de ces essais n'a identifié de différences statistiquement significatives entre leurs groupes avec intervention dans les différentes mesures de mauvais résultats, de la douleur et de l’amplitude du mouvement au bout de six mois de suivi. Cette absence de différence était observée au bout de trois années de suivi pour la comparaison entre la mobilité sans restriction et l'immobilisation.

Conclusions des auteurs

Les preuves issues des essais examinant la nécessité, ainsi que l'étendue et la durée, de l'immobilisation sont insuffisantes pour orienter les décisions pour la prise en charge conservatrice essentielle pour le traitement des blessures d'hyperextension des articulations interphalangiennes proximales.

Plain language summary

Splints and other non-surgical methods for treating common injuries of the middle joints of the fingers

Injury to the ligaments of the middle joint (proximal interphalangeal joint) of a finger may occur as a result of the finger being forced backwards. This is known as a hyperextension injury. Characteristically, this occurs in sporting accidents, such as where a football strikes an outstretched hand. These injuries are common and typically affect people of working age. Usually, these patients are treated without surgery using a combination of support (splinting/strapping to the adjacent finger) and exercise advice. Use of the hand is commonly encouraged but restricted to some degree by the severity of the injury. By examining the evidence from randomised controlled trials, this review aimed to assess which treatment for hyperextension injuries of the proximal interphalangeal joints of the fingers results in the best outcome for patients. The outcomes examined included function (including return to work), pain and joint movement.

Three small studies including a total of 366 patients met the inclusion criteria for the review. The studies, which were all over 15 years old, were prone to bias. None of the studies reported any self assessment of function by participants. One study compared unrestricted mobility with immobilisation. One trial compared protected mobilisation (using a removable support in combination with exercise) with immobilisation. The remaining study compared immobilisation for one week versus three weeks. None of these trials found important differences between their intervention groups in various measures of poor outcome, pain and range of movement at six months follow-up.

We concluded that there was a lack of robust evidence to inform on the need for, and the extent and duration of, immobilisation for these injuries.

Résumé simplifié

Attelles et autres méthodes non chirurgicales pour le traitement de blessures courantes des articulations moyennes des doigts

Les blessures aux ligaments de l'articulation moyenne (articulation interphalangienne proximale) d'un doigt peuvent survenir en résultat d'un mouvement forcé du doigt vers l'arrière. Ceci est connu sous le nom de blessure d'hyperextension. De façon caractéristique, ceci se produit lors d'accidents de sport, comme lorsqu'un ballon de foot frappe une main en extension. Ces blessures sont courantes et touchent généralement des personnes en âge de travailler. Habituellement, ces patients sont traités sans chirurgie en utilisant une combinaison de support (attelles/sangles au doigt adjacent) et de conseils en faveur de la pratique d'exercices physiques. L'utilisation de la main est couramment encouragée, mais limitée jusqu'à un certain degré par la gravité de la blessure. En examinant les preuves issues d'essais contrôlés randomisés, cette revue avait pour objectif d'établir quel traitement des blessures d'hyperextension des articulations interphalangiennes proximales des doigts aboutit au meilleur résultat pour les patients. Les critères de jugement examinés comprenaient la fonction (incluant la reprise du travail), la douleur et le mouvement de l'articulation.

Trois études de petite taille totalisant 366 patients répondaient aux critères d'inclusion de cette revue. Les études, qui dataient toutes de plus de 15 ans, étaient sujettes aux biais. Aucune des études n'a rapporté la moindre auto-évaluation de la fonction par les participants. Une étude a comparé la mobilité sans restriction à l'immobilisation. Un essai a comparé la mobilisation avec protection (en utilisant un support amovible en combinaison avec des exercices physiques) à l'immobilisation. La dernière étude a comparé l'immobilisation pendant une semaine à trois semaines. Aucun de ces essais n'a identifié de différences importantes entre leurs groupes avec intervention dans les différentes mesures de mauvais résultats, de la douleur et de l’amplitude du mouvement au bout de six mois de suivi.

Nous en avons conclu qu'il manquait des preuves probantes pour orienter la pratique sur la nécessité, ainsi que l'étendue et la durée, de l'immobilisation pour ces blessures.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st March, 2013
Traduction financée par: Pour la France : Ministère de la Santé. Pour le Canada : Instituts de recherche en santé du Canada, ministère de la Santé du Québec, Fonds de recherche de Québec-Santé et Institut national d'excellence en santé et en services sociaux.