Intermittent iron supplementation for reducing anaemia and its associated impairments in menstruating women

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Daily iron supplementation has been traditionally a standard practice for preventing and treating anaemia but its long term use has been limited as it has been associated with adverse side effects such as nausea, constipation and teeth staining. Intermittent iron supplementation has been suggested as an effective and safer alternative to daily iron supplementation for preventing and reducing anaemia at population level, especially in areas where this condition is highly prevalent.

Objectives

To assess the effects of intermittent oral iron supplementation, alone or in combination with other nutrients, on anaemia and its associated impairments in menstruating women, compared with no intervention, a placebo or daily supplementation.

Search methods

We searched the following databases in May 2011: CENTRAL (The Cochrane Library 2011, Issue 2), MEDLINE (1948 to May Week 3, 2011), EMBASE (1980 to 2011 Week 20), CINAHL (1937 to current), POPLINE (all available years), Science Citation Index (1970 to 27 May 2011), BIOSIS Previews (1969 to current), and CPCI-S (1990 to 27 May 2011). On 7 July 2011 we searched all available years in the following databases: SCIELO, LILACS, IBECS and IMBIOMED, the Networked Digital Library of Theses and Dissertations, metaRegister and the WHO International Clinical Trials Registry Platform (ICTRP). We also contacted relevant organisations (on 11 October 2011) to identify ongoing and unpublished studies.

Selection criteria

Randomised and quasi-randomised trials with either individual or cluster randomisation. Participants were menstruating women, that is women beyond menarche and prior to menopause who were not pregnant or lactating and did not have a known condition that impeded the presence of menstrual periods. The intervention was the use of iron supplements intermittently (one, two or three times a week on non-consecutive days) compared with no intervention, a placebo, or the use of same supplements on a daily basis.

Data collection and analysis

Two review authors independently assessed the eligibility of studies against the inclusion criteria, extracted data from included studies, checked data entry for accuracy and assessed the risk of bias of the included studies.

Main results

We included 21 trials involving 10,258 women. Although the quality across trials was variable, the results consistently show that in comparison with no intervention or a placebo, intermittent iron supplementation (alone or with any other vitamins and minerals) reduces the risk of having anaemia (RR 0.73; 95% CI 0.56 to 0.95, 10 trials) and improves the concentration of haemoglobin (MD 4.58 g/L; 95% CI 2.56 to 6.59, 13 trials) and ferritin (MD 8.32 μg/L; 95% CI 4.97 to 11.66, six trials). However, in comparison with daily supplementation, women receiving supplements intermittently presented anaemia more frequently (RR 1.26; 95% CI 1.04 to 1.51, six trials), despite achieving similar haemoglobin concentrations on average (MD -0.15 g/L; 95% CI -2.20 to 1.91, eight trials).

Information on disease outcomes, adherence, side effects, economic productivity and work performance is scarce and the evidence about the effects of intermittent supplementation on them is unclear.

Overall, whether the supplements were given once or twice weekly, for less or more than three months, contained less or more than 60 mg of elemental iron per week, or to populations with different degrees of anaemia at baseline did not seem to affect the findings. Furthermore, the response did not differ in areas where malaria is frequent, although very few trials were conducted in these settings.

Authors' conclusions

Intermittent iron supplementation in menstruating women is a feasible intervention in settings where daily supplementation is likely to be unsuccessful or not possible. In comparison with daily supplementation, the provision of iron supplements intermittently is less effective in preventing or controlling anaemia. More information is needed on morbidity (including malaria outcomes), side effects, work performance, economic productivity, depression and adherence to the intervention.

Résumé scientifique

Intermittent iron supplementation for reducing anaemia and its associated impairments in menstruating women

Contexte

La supplémentation quotidienne en fer est utilisée traditionnellement comme pratique standard pour prévenir et traiter l'anémie mais son utilisation à long terme a été limitée étant donné qu'elle est associée à des effets secondaires indésirables comme les nausées, la constipation et le jaunissement des dents. Une supplémentation intermittente en fer a été suggérée comme une alternative efficace et plus sûre que la supplémentation quotidienne en fer pour prévenir et réduire les anémies au niveau de la population, en particulier dans les régions où cet état est extrêmement répandu.

Objectifs

Evaluer les effets d’une supplémentation intermittente en fer par voie orale, seule ou combinée avec d’autres nutriments, sur l’anémie et ses troubles associés chez les femmes réglées, par rapport à aucune intervention, un placebo ou une supplémentation quotidienne.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons fait des recherches dans les bases de données suivantes en mai 2011 : CENTRAL (The Cochrane Library 2011, numéro 2), MEDLINE (1948 à semaine 3, 2011), EMBASE (1980 à semaine 20, 2011), CINAHL (1937 à aujourd'hui), POPLINE (toutes les années disponibles), Science Citation Index (1970 au 27 mai 2011), BIOSIS Previews (1969 à aujourd’hui) et CPCI-S (1990 au 27 mai 2011). Le 7 juillet 2011, nous avons effectué une recherche de toutes les années disponibles dans les bases de données suivantes : SCIELO, LILACS, IBECS et IMBIOMED, Networked Digital Library of Theses and Dissertations, metaRegister et WHO International Clinical Trials Registry Platform (ICTRP). Nous avons également contacté les organisations appropriées (le 11 octobre 2011) pour identifier les études en cours et non publiées.

Critères de sélection

Les essais randomisés ou quasi-randomisés avec randomisation individuelle ou en grappes. Les participantes étaient des femmes réglées, c’est à dire des femmes après l’apparition des premières règles et avant la ménopause, qui n’étaient pas enceintes ou allaitantes, et n’avaient pas de pathologie connue qui entravait la présence des règles. L’intervention était l’utilisation de suppléments en fer de manière intermittente (une, deux ou trois fois par semaine sur des jours non consécutifs) par rapport à aucune intervention, un placebo ou l’utilisation des mêmes suppléments au quotidien.

Recueil et analyse des données

Deux réviseurs ont évalué de manière indépendante l’éligibilité des études par rapport aux critères d’inclusion, ont extrait les données des études incluses, les ont vérifiées pour en contrôler l’exactitude et ont évalué le risque de biais des études incluses.

Résultats principaux

Nous avons inclus 21 essais impliquant 10 258 femmes. Même si la qualité des essais était variable, les résultats montrent systématiquement qu’en comparaison à aucune intervention ou à un placebo, une supplémentation intermittente en fer (seule ou en association avec d’autres vitamines et minéraux) réduit le risque d’anémie (RR 0,73 ; IC à 95 % 0,56 à 0,95, 10 essais) et améliore la concentration en hémoglobine (DM 4,58 g/L ; IC à 95 % 2,56 à 6,59, 13 essais) et en ferritine (DM 8,32 μg/L ; IC à 95 % 4,97 à 11,66, 6 essais). Pour autant, par rapport à une supplémentation quotidienne, les femmes recevant des suppléments par intermittence présentaient plus souvent une anémie (RR 1,26 : IC à 95 % 1,04 à 1,51, 6 essais), même si les concentrations en hémoglobine étaient similaires en moyenne (DM -0,15 g/L ; IC à 95 % -2,20 à 1,91, 8 essais).

Les informations sur l’issue de la maladie, l’adhésion, les effets secondaires, la productivité économique et les performances au travail sont rares et les preuves sur les effets d’une supplémentation intermittente en la matière ne sont pas claires.

Globalement, que les suppléments soient donnés une ou deux fois par semaine, pendant moins ou plus de trois mois, soit moins ou plus de 60 mg de fer élémentaire par semaine, ou à des populations avec différents degrés d’anémie au départ, cela ne semble pas affecter les conclusions. De plus, la réponse ne diffère pas dans les régions où le paludisme est fréquent, bien que très peu d’essais aient été menés dans ces paramètres.

Conclusions des auteurs

Une supplémentation intermittente en fer chez les femmes réglées est une intervention faisable dans les cas où une supplémentation quotidienne ne fonctionnera probablement pas ou ne sera pas possible. Par rapport à une supplémentation quotidienne, l’apport en suppléments en fer par intermittence est moins efficace pour prévenir ou contrôler une anémie. Des informations supplémentaires sont nécessaires sur la morbidité (y compris les résultats sur le paludisme), les effets secondaires, les performances au travail, la productivité économique, la dépression et l’adhésion à l’intervention. n.

Plain language summary

Iron supplements taken one, two or three times a week for preventing anaemia and its consequences in menstruating women

Approximately one out of three non-pregnant women of reproductive age are anaemic worldwide. Although causes of anaemia are multiple, it very often results from sustained iron deficiency. Being anaemic makes women more likely to suffer infections and to have a diminished physical and work performance. If they become pregnant, they may also have a greater risk of having low birth weight babies and other complications during delivery.

Daily iron supplementation (sometimes combined with folic acid and other vitamins and minerals) for three months has traditionally been the standard practice to prevent or treat anaemia in women, but its use has been limited as it is frequently associated with side effects such as nausea, teeth staining or constipation. Intermittent supplementation (that is the consumption of supplements one, two or three times a week on non-consecutive days) has been proposed as an effective and safer alternative to daily supplementation. It has been suggested that intermittent regimens increase haemoglobin concentrations with fewer negative side effects and this may encourage women to adhere better to the intervention for a longer period. In this review we included studies examining the administration of intermittent iron supplements versus no intervention, a placebo or the same supplements given on a daily basis.

This review includes 21 randomised controlled trials involving 10,258 women. Although the quality across trials was variable, the findings suggest that women receiving intermittent supplementation with iron alone or in combination with folic acid or other nutrients were less likely to be anaemic and had higher haemoglobin and ferritin concentrations than those women who received no iron supplements or a placebo. However, intermittent supplementation was less effective than daily supplementation in preventing or controlling anaemia. Information on disease outcomes, adherence, side effects, economic productivity and work performance is scarce and the evidence about the effects of intermittent supplementation on them is unclear.

Overall, whether the supplements were given once or twice weekly, for less or more than three months, contained less or more than 60 mg of elemental iron per week, or to populations with different degrees of anaemia at baseline did not seem to affect the findings. Furthermore, the response did not differ in areas where malaria is frequent, although very few trials were conducted in these settings.

Résumé simplifié

Suppléments en fer pris une, deux ou trois fois par semaine pour prévenir l’anémie et ses conséquences chez les femmes réglées

A travers le monde, environ une femme sur trois non enceinte et en âge de procréer est anémiée. Bien que les causes de l’anémie soient multiples, elle provient souvent d’une déficience durable en fer. Une femme anémiée a plus de chances de souffrir d’infections et d’avoir des performances diminuées tant sur le plan physique que professionnel. Si elles tombent enceintes, elles peuvent également avoir un risque accru de donner naissance à des bébés de faible poids et avoir d’autres complications pendant l’accouchement.

Une supplémentation quotidienne en fer (parfois combinée à de l’acide folique et d’autres vitamines et minéraux) pendant trois mois est une pratique standard pour prévenir ou traiter une anémie chez les femmes, mais son utilisation a été limitée parce qu'elle est fréquemment associée à des effets secondaires tels que la nausée, le jaunissement des dents ou la constipation. Une supplémentation intermittente (soit la prise de suppléments une, deux ou trois fois par semaine sur des jours non consécutifs) a été proposée comme alternative efficace et plus sûre que la supplémentation quotidienne. Il a été suggéré que les posologies intermittentes augmentent les concentrations en hémoglobine avec moins d’effets secondaires négatifs et cela peut encourager les femmes à mieux adhérer à l’intervention pendant une période prolongée. Dans cette revue, nous avons inclus des études qui examinaient l’administration des suppléments intermittents en fer par rapport à aucune intervention, un placebo ou les mêmes suppléments pris tous les jours.

Cette revue inclut 21 essais contrôlés randomisés impliquant 10 258 femmes. Même si la qualité des essais était variable, les conclusions suggèrent que les femmes recevant une supplémentation intermittente en fer, seule ou en association avec de l'acide folique ou d'autres nutriments, étaient moins anémiées et avaient des concentrations en hémoglobine et en ferritine plus élevées que les femmes qui n’ont reçu aucun supplément en fer ou un placebo. Toutefois, la supplémentation intermittente était moins efficace que la supplémentation quotidienne pour prévenir ou contrôler l’anémie. Les informations sur l’issue de la maladie, l’adhésion, les effets secondaires, la productivité économique et les performances au travail sont rares et les preuves sur les effets d’une supplémentation intermittente en la matière ne sont pas claires.

Globalement, que les suppléments soient donnés une ou deux fois par semaine, pendant moins ou plus de trois mois, soit moins ou plus de 60 mg de fer élémentaire par semaine, ou à des populations avec différents degrés d’anémie au départ, cela ne semble pas affecter les conclusions. De plus, la réponse ne diffère pas dans les régions où le paludisme est fréquent, bien que très peu d’essais aient été menés dans ces paramètres.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 5th March, 2014
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français