Haloperidol versus low-potency first-generation antipsychotic drugs for schizophrenia

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Antipsychotic drugs are the core treatment for schizophrenia. Treatment guidelines state that there is no difference in efficacy between antipsychotic compounds, however, low-potency antipsychotic drugs are often clinically perceived as less efficacious than high-potency compounds, and they also seem to differ in their side-effects.

Objectives

To review the effects in clinical response of haloperidol and low-potency antipsychotics for people with schizophrenia.

Search methods

We searched the Cochrane Schizophrenia Group Trials Register (July 2010).

Selection criteria

We included all randomised trials comparing haloperidol with first-generation low-potency antipsychotic drugs for people with schizophrenia or schizophrenia-like psychosis.

Data collection and analysis

We extracted data independently. For dichotomous data, we calculated risk ratios (RR) and their 95% confidence intervals (CI) on an intention-to-treat basis based on a random-effects model. For continuous data, we calculated mean differences (MD), again based on a random-effects model.

Main results

The review currently includes 17 randomised trials and 877 participants. The size of the included studies was between 16 and 109 participants. All studies were short-term with a study length between two and 12 weeks. Overall, sequence generation, allocation procedures and blinding were poorly reported. We found no clear evidence that haloperidol was superior to low-potency antipsychotic drugs in terms of clinical response (haloperidol 40%, low-potency drug 36%, 14 RCTs, n = 574, RR 1.11, CI 0.86 to 1.44 lowquality evidence). There was also no clear evidence of benefit for either group in acceptability of treatment with equivocal difference in the number of participants leaving the studies early due to any reason (haloperidol 13%, low-potency antipsychotics 17%, 11 RCTs, n = 408, RR 0.82, CI 0.38 to 1.77, low quality evidence). Similar equivocal results were found between groups for experiencing at least one adverse effect (haloperidol 70%, low-potency antipsychotics 35%, 5 RCTs n = 158, RR 1.97, CI 0.69 to 5.66, very low quality evidence ). More participants from the low-potency drug group experienced sedation (haloperidol 14%, low-potency antipsychotics 41%, 2 RCTs, n = 44, RR 0.30, CI 0.11 to 0.82, moderate quality evidence), orthostasis problems (haloperidol 25%, low-potency antipsychotics 71%, 1 RCT, n = 41, RR 0.35, CI 0.16 to 0.78) and weight gain (haloperidol 5%, low-potency antipsychotics 29%, 3 RCTs, n = 88, RR 0.22, CI 0.06 to 0.81). In contrast, the outcome 'at least one movement disorder' was more frequent in the haloperidol group (haloperidol 72%, low-potency antipsychotics 41%, 5 RCTs, n = 170, RR 1.64, CI 1.22 to 2.21, low quality evidence). No data were available for death or quality of life. The results of the primary outcome were robust in several subgroup and sensitivity analyses.

Authors' conclusions

The results do not clearly show a superiority in efficacy of haloperidol compared with low-potency antipsychotics. Differences in adverse events were found for movement disorders, which were more frequent in the haloperidol group, and orthostatic problems, sedation and weight gain, which were more frequent in the low-potency antipsychotic group. The quality of studies was low, and the quality of evidence for the main outcomes of interest varied from moderate to very low, so more newer studies would be needed in order to draw a definite conclusion about whether or not haloperidol is superior or inferior to low-potency antipsychotics.

Résumé scientifique

Halopéridol par rapport aux antipsychotiques de première génération de faible puissance dans la schizophrénie

Contexte

Les médicaments antipsychotiques sont la base du traitement de la schizophrénie. Même si les recommandations de traitement indiquent qu'il n'y a pas de différence d'efficacité entre les composés antipsychotiques, les antipsychotiques de faible puissance sont souvent perçus cliniquement comme moins efficaces que les composés de forte puissance, et ils semblent également différer en termes d'effets secondaires.

Objectifs

Examiner les effets sur la réponse clinique de l'halopéridol et d'antipsychotiques de faible puissance chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais du groupe Cochrane sur la schizophrénie (juillet 2010).

Critères de sélection

Nous avons inclus tous les essais randomisés comparant l'halopéridol à des antipsychotiques de première génération de faible puissance chez les personnes souffrant de schizophrénie ou de psychose schizophrénique.

Recueil et analyse des données

Nous avons extrait les données de manière indépendante. Pour les données dichotomiques, nous avons calculé les risques relatifs (RR) et les intervalles de confiance (IC) à 95 % sur la base de l'intention de traiter (ITT) au moyen d'un modèle à effets aléatoires. Pour les données continues, nous avons calculé les différences moyennes (DM), là aussi sur la base d'un modèle à effets aléatoires.

Résultats principaux

Cette revue comprend actuellement 17 essais randomisés et 877 participants. L'effectif des études incluses était entre 16 et 109 participants. Toutes les études étaient à court terme, leur durée allant de deux à 12 semaines. Dans l'ensemble, la génération de séquence, les procédures de répartition et la mise en aveugle ont été mal consignées. Nous n'avons trouvé aucune preuve claire indiquant que l'halopéridol ait été supérieur aux antipsychotiques de faible puissance en termes de réponse clinique (halopéridol 40 %, médicament de faible puissance 36 %, 14 ECR, n = 574, RR de 1,11, IC entre 0,86 et 1,44, preuves de faible qualité). Il n'y avait également aucune preuve claire d'un avantage pour aucun des deux groupes en termes d'acceptabilité du traitement, avec une différence ambiguë dans le nombre de participants ayant quitté l'étude précocement pour toutes raisons (halopéridol 13 %, antipsychotiques de faible puissance 17 %, 11 ECR, n = 408, RR de 0,82, IC entre 0,38 et 1,77, preuves de faible qualité). Des résultats pareillement équivoques ont été observés entre les groupes pour l'occurrence d'au moins un effet indésirable (halopéridol 70 %, antipsychotiques de faible puissance 35 %, 5 ECR, n = 158, RR de 1,97, IC entre 0,69 et 5,66, preuves de qualité très faible ). Davantage de participants du groupe de médicaments de faible puissance ont connu une sédation (halopéridol 14 %, antipsychotiques de faible puissance 41 %, 2 ECR, n = 44, RR de 0,30, IC entre 0,11 et 0,82, preuves de qualité modérée), des problèmes orthostatiques (halopéridol 25 %, antipsychotiques de faible puissance 71 %, 1 ECR, n = 41, RR de 0,35, IC entre 0,16 et 0,78) et une prise de poids (halopéridol 5 %, antipsychotiques de faible puissance 29 %, 3 ECR, n = 88, RR de 0,22, IC entre 0,06 et 0,81). En revanche, le critère d'au moins un trouble du mouvement était plus fréquent dans le groupe sous halopéridol (halopéridol 72 %, antipsychotiques de faible puissance 41 %, 5 ECR, n = 170, RR de 1,64, IC entre 1,22 et 2,21, preuves de faible qualité). Aucune donnée n'était disponible pour les décès ou la qualité de vie. Les résultats pour le critère de jugement principal étaient robustes dans plusieurs analyses en sous-groupes et de sensibilité.

Conclusions des auteurs

Les résultats ne montrent pas clairement une efficacité supérieure de l'halopéridol par rapport aux antipsychotiques de faible puissance. En termes d'événements indésirables, des différences ont été constatées pour les troubles du mouvement, plus fréquents dans le groupe sous halopéridol, ainsi que pour les problèmes orthostatiques, la sédation et la prise de poids, tous plus fréquents dans le groupe d'antipsychotiques de faible puissance. La qualité des études était faible, et la qualité des preuves pour les principaux critères d'intérêt variait de modérée à très faible. Ainsi, davantage d'études plus récentes sont nécessaires pour établir définitivement si l'halopéridol est supérieur ou inférieur aux antipsychotiques de faible puissance.

Notes de traduction

Traduction réalisée par le Centre Cochrane Français

Plain language summary

Haloperidol versus first-generation low-potency antipsychotic drugs for schizophrenia

Drugs called antipsychotics are the main treatment for schizophrenia. Schizophrenia is a serious mental illness where sufferers experience both positive symptoms of delusions and hallucinations and negative symptoms such as apathy, lack of drive, disorganisation of behaviour and thought. This review examined whether a high-potency antipsychotic, haloperidol is more effective than low-potency antipsychotics. The classification into high-potency and low-potency medication means that for low-potency antipsychotic drugs, higher doses are necessary to obtain the same effect and response in patients. Haloperidol is the most frequently used antipsychotic drug in many countries and, along with other high-potency antipsychotics is often considered more effective than low-potency antipsychotics. Typical examples of low-potency antipsychotic drugs are chlorpromazine, chlorprothixene, thioridazine or levomepromazine. High- and low-potency antipsychotics also seem to differ in their side-effects. Low-potency drugs cause sedation and poor muscle strength, whereas high-potency drugs produce side-effects such as movement disorders (the inability to sit still, uncontrollable shaking and difficulty in walking). The review is based on results of a search run in 2010 and includes 17 studies with a total of 877 participants comparing haloperidol with low-potency antipsychotic drugs.The results do not clearly show a superiority of haloperidol compared with low-potency antipsychotics. However, more participants from the low-potency drug group experienced weight gain and sedation. The experience of at least one movement disorder was significantly higher with haloperidol. The number as well as the quality of studies is low, for the main outcomes of interest the authors rated quality of evidence for as moderate quality for two of them, two as low quality and one as very low quality. So the evidence is not strong and more newer studies would be needed in order to draw a conclusion about whether or not haloperidol is superior to low-potency antipsychotics. For people with schizophrenia it is important to know that there is moderate quality evidence that haloperidol and low-potency antipsychotics are approximately equal in their effectiveness, but there is lower quality evidence that they clearly differ in side-effects (such as weight gain and movement disorders).

This plain language summary has been written by a consumer Benjamin Gray: Service User and Service User Expert, Rethink Mental Illness, Email: ben.gray@rethink.org

Résumé simplifié

Halopéridol par rapport aux antipsychotiques de première génération de faible puissance dans la schizophrénie

Les médicaments appelés antipsychotiques constituent le principal traitement de la schizophrénie.La schizophrénie est une maladie mentale grave où les malades éprouvent des symptômes dits « positifs » de délires et d'hallucinations ainsi que des symptômes dits « négatifs » tels que l'apathie, le manque d'entrain ou la désorganisation du comportement et de la pensée.Cette revue évalue si un antipsychotique de forte puissance, l'halopéridol, est plus efficace que les antipsychotiques de faible puissance. La classification des médicaments dans des catégories de puissance forte ou faible signifie que pour les antipsychotiques de faible puissance, des doses plus élevées sont nécessaires pour obtenir les mêmes effets et réponses chez les patients. L'halopéridol est l'antipsychotique le plus couramment utilisé dans de nombreux pays et, avec d'autres antipsychotiques de forte puissance, est souvent considéré comme plus efficace que les antipsychotiques de faible puissance. Des exemples typiques de médicaments antipsychotiques de faible puissance sont la chlorpromazine, le chlorprothixène, la thioridazine ou la lévomépromazine. Les antipsychotiques de forte et de faible puissance semblent également différer en termes d'effets secondaires. Les médicaments de faible puissance entraînent une sédation et une faiblesse musculaire, alors que les médicaments de forte puissance produisent des effets secondaires tels que des troubles du mouvement (incapacité à rester assis, tremblements incontrôlables et difficulté à marcher). Cette revue s'appuie sur les résultats d'une recherche effectuée en 2010 et comprend 17 études avec un total de 877 participants comparant l'halopéridol à des antipsychotiques de faible puissance. Les résultats ne démontrent pas clairement une supériorité de l'halopéridol par rapport aux antipsychotiques de faible puissance. Cependant, davantage de participants du groupe de médicaments de faible puissance ont connu les effets de prise de poids et de sédation.L'occurrence d'au moins un trouble du mouvement était significativement plus élevée avec l'halopéridol. Le nombre ainsi que la qualité des études est faible ; en ce qui concerne les principaux résultats d'intérêt, les auteurs ont évalué la qualité des preuves comme étant modérée pour deux d'entre eux, faible pour deux autres et très faible pour un. Ainsi, les preuves ne sont pas solides et davantage d'études plus récentes seraient nécessaires pour pouvoir tirer des conclusions sur la supériorité éventuelle de l'halopéridol par rapport aux antipsychotiques de faible puissance. Pour les personnes atteintes de schizophrénie, il est important de savoir qu'il existe des preuves de qualité modérée indiquant que l'halopéridol et les antipsychotiques de faible puissance sont d'efficacité à peu près égale, mais que des preuves de qualité inférieure suggèrent qu'ils diffèrent clairement en termes d'effets secondaires (tels que la prise de poids et les troubles du mouvement).

Ce résumé en langue simplifiée a été rédigé par Benjamin Gray, usager de services et expert auprès des usagers, Rethink Mental Illness, courriel : ben.gray@rethink.org

Notes de traduction

Traduction réalisée par le Centre Cochrane Français

Laički sažetak

Usporedba haloperidola i niskopotentnih antipsihotika prve generacije za liječenje shizofrenije

Lijekovi koji se nazivaju antipsihotici su glavna terapija shizofrenije. Shizofrenija je teška mentalna bolest u kojoj pogođene osobe pate od pozitivnih simptoma deluzija i halucinacija i negativnih poput apatije, nedostatka životnosti i poremećaja organizacije ponašanja i misli. Ovaj je Cochrane sustavni pregled ispitivao je li visokopotentni antipsihotik haloperidol učinkovitiji od niskopotentnih antipsihotika. Podjela na visokopotentne i niskopotentne lijekove znači da su potrebne veće doze niskopotentnih lijekova da se u pacijenata postigne isti učinak i odgovor kao s manjom dozom visokopotentnih lijekova. Haloperidol je antipsihotik koji se najčešće primjenjuje u mnogim zemljama, a zajedno s drugim visokopotentnim antipsihoticima, često se smatra učinkovitijim od niskopotentnih antipsihotika. Tipični primjeri niskopotentnih antipsihotika su klorpromazin, klorprotiksen, tioridazin i levomepromazin. Čini se da se visokopotentni i niskopotentni antipsihotici razlikuju i u nuspojavama. Niskopotentni izazivaju pospanost i mišićnu slabost, a visokopotentni poremećaje gibanja (nemogućnost mirnog sjedenja, nekontrolirano tresenje i teškoće pri hodanju). Ovaj se sustavni pregled temelji na rezultatima pretraživanja literature napravljenog 2010. godine i uključuje 17 istraživanja s ukupno 877 bolesnika, a uspoređuje haloperidol s niskopotentnim antipsihoticima. Rezultati ne pokazuju jasnu nadmoć haloperidola u odnosu na niskopotentne antipsihotike. Međutim, više je sudionika iz skupine koja je primala niskopotentne antipsihotike iskusilo povećanje tjelesne težine i pospanost. Vjerojatnost iskustva barem jednog poremećaja kretanja je bila značajno viša kod haloperidola. Studije su bile malobrojne i niske kvalitete, tako da su za glavne ishode od interesa autori procijenili kvalitetu dokaza za dva od njih kao umjerenu, za dva kao nisku i za jedan kao vrlo nisku. Znači da dokazi nisu jaki i bilo bi potrebno još novih studija kako bi se izvukli zaključci je li ili nije haloperidol bolji u odnosu na niskopotentne antipsihotike. Za osobe sa shizofrenijom bitno je znati da postoje dokazi umjerene kvalitete da su haloperidol i niskopotentni antipsihotici podjednaki po učinkovitosti, ali dokazi da se razlikuju po nuspojavama (kao što su povećanje tjelesne težine i poremećaju kretanja) su niže kvalitete.

Ovaj laički sažetak u engleskom originalu napisao je Benjamin Gray iz udruge Rethink Mental Illness. Kontakt: ben.gray@rethink.org

Bilješke prijevoda

Hrvatski Cochrane
Preveo: Adam Galkovski
Ovaj sažetak preveden je u okviru volonterskog projekta prevođenja Cochrane sažetaka. Uključite se u projekt i pomozite nam u prevođenju brojnih preostalih Cochrane sažetaka koji su još uvijek dostupni samo na engleskom jeziku. Kontakt: cochrane_croatia@mefst.hr