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Caffeine as an analgesic adjuvant for acute pain in adults

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  • Intervention

Authors

  • Christopher J Derry,

    1. University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK
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  • Sheena Derry,

    Corresponding author
    1. University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK
    • Sheena Derry, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), University of Oxford, Pain Research Unit, Churchill Hospital, Oxford, Oxfordshire, OX3 7LJ, UK. sheena.derry@pru.ox.ac.uk.

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  • R Andrew Moore

    1. University of Oxford, Pain Research and Nuffield Department of Clinical Neurosciences (Nuffield Division of Anaesthetics), Oxford, Oxfordshire, UK
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Abstract

Background

Caffeine has been added to common analgesics such as paracetamol, ibuprofen, and aspirin, in the belief that it enhances analgesic efficacy. Evidence to support this belief is limited and often based on invalid comparisons.

Objectives

To assess the relative efficacy in acute pain of a single dose of any analgesic plus caffeine against the same dose of analgesic alone.

Search methods

We searched CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, and the Oxford Pain Relief Database to January 2012, and also carried out Internet searches and contacted pharmaceutical companies known to have carried out trials that have not been published.

Selection criteria

We included randomised, double-blind studies that compared a single dose of analgesic plus caffeine with the same dose of the analgesic alone in the treatment of acute pain.

Data collection and analysis

Two review authors independently assessed eligibility and quality of studies, and extracted data. Any disagreements or uncertainties were settled by discussion with a third review author. We sought any validated measure of analgesic efficacy, but particularly the number of participants experiencing at least 50% of the maximum possible pain relief over four to six hours, participants reporting a global evaluation of treatment of very good or excellent, or headache relief after two hours. We pooled comparable data to look for a statistically significant difference, and calculated numbers needed to treat to benefit (NNT) with caffeine. We also looked for any numerical superiority associated with the addition of caffeine, and information about any serious adverse events.

Main results

We identified 19 studies (7238 participants) in valid comparisons. Most studies used paracetamol or ibuprofen, with 100 mg to 130 mg caffeine, and the most common pain conditions studied were postoperative dental pain, postpartum pain, and headache. There was a small but statistically significant benefit with caffeine used at doses of 100 mg or more, which was not dependent on the pain condition or type of analgesic. About 5% to 10% more participants achieve a good level of pain relief (at least 50% of the maximum) with the addition of caffeine, giving a NNT of about 15.

Most comparisons individually demonstrated numerical superiority with caffeine, but not statistical superiority. One serious adverse event was reported with caffeine, but was considered unrelated to any study medication.

We know or suspect of the existence of 20 additional studies with 9785 participants for which data for analysis were not obtainable. The additional analgesic effect of caffeine remained statistically significant but clinically less important even if all the known missing data had no effect; that is not likely to be the case.

Authors' conclusions

The addition of caffeine (≥ 100 mg) to a standard dose of commonly used analgesics provides a small but important increase in the proportion of participants who experience a good level of pain relief.

Résumé

Caféine utilisée comme adjuvant analgésique pour le traitement de douleurs aiguës chez l'adulte

Contexte

La caféine a été ajoutée aux analgésiques courants, comme le paracétamol, l'ibuprofène et l'aspirine, dans l'espoir d'améliorer leur efficacité. Les preuves permettant de corroborer cette croyance sont limitées et se basent généralement sur des comparaisons non valides.

Objectifs

Évaluer l'efficacité relative, dans des cas de douleurs aiguës, d'une dose unique d'analgésique auquel est ajouté de la caféine par rapport à une même dose d'analgésique utilisé seul.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL, MEDLINE, EMBASE et l'Oxford Pain Relief Database jusqu'à janvier 2012, ainsi que des recherches Internet et nous avons également contacté les laboratoires pharmaceutiques qui ont réalisé des essais non publiés.

Critères de sélection

Nous avons inclus des études randomisées, en double aveugle, comparant une dose unique d'analgésique auquel est ajoutée de la caféine à une même dose d'analgésique utilisé seul pour le traitement de douleurs aiguës.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué l'éligibilité et la qualité méthodologique des études, puis extrait des données. Nous avons résolu tout désaccord ou incertitude par une discussion avec un troisième auteur de la revue. Nous avons recherché la validation de toute mesure d'efficacité des analgésiques, plus particulièrement le nombre de participants ressentant un soulagement maximum possible d'au moins 50 % de la douleur au bout de quatre à six heures, les participants considérant le traitement comme étant globalement très bon ou excellent, ou signalant un soulagement des céphalées au bout de deux heures. Nous avons combiné les données comparables afin d'identifier une différence statistiquement significative et calculé le nombre de sujets à traiter (NST) pour observer un effet bénéfique de la caféine. Nous avons aussi recherché toute supériorité numérique associée à l'ajout de caféine, ainsi que des informations concernant tout événement indésirable grave.

Résultats Principaux

Nous avons identifié 19 études (7 238 participants) dans les comparaisons valides. La majorité d'entre elles utilisaient le paracétamol ou l'ibuprofène, avec 100 à 130 mg de caféine, et les états douloureux les plus fréquemment étudiés étaient les douleurs dentaires postopératoires, les douleurs du postpartum et les céphalées. Il y avait des effets bénéfiques minimes, mais statistiquement significatifs, liés à l'ajout de doses de 100 mg ou plus de caféine qui était indépendant de l'état douloureux ou du type d'analgésique. Environ 5 % à 10 % de participants en plus obtiennent un niveau satisfaisant de soulagement de la douleur (au moins 50 % du niveau maximum) grâce à l'ajout de caféine, avec un NST environ égal à 15.

La plupart des comparaisons individuelles montraient une supériorité numérique avec l'ajout de caféine, mais aucune supériorité statistique. Un événement indésirable grave a été rapporté avec la caféine, mais n'était lié à aucun médicament de l'étude.

Nous connaissons ou suspectons l'existence de 20 études supplémentaires totalisant 9 785 participants dont les données n'ont pu être obtenues à des fins d'analyses. Les autres effets analgésiques de la caféine restaient statistiquement significatifs, mais cliniquement moins importants, même si toutes les données manquantes connues ne présentaient aucun effet, ce qui n'est vraisemblablement pas le cas.

Conclusions des auteurs

L'ajout de caféine (≥ 100 mg) à une dose standard d'un analgésique couramment utilisé entraîne une augmentation minime, mais néanmoins importante, de la proportion de participants ressentant un réel soulagement de la douleur.

Plain language summary

Caffeine as an analgesic adjuvant for acute pain in adults

Caffeine is commonly used as a component in pain-relieving medicines available from pharmacies without a prescription. An adjuvant is something that is added to a medicine to make it work better. This review examined whether caffeine improves the pain-relieving effects of such medicines; studies evaluated focused on several pain conditions, including headache, post-dental pain, postoperative pain following childbirth, and menstrual period pain. The review found that adding caffeine, at a dose equivalent to a mug of coffee to a standard dose of common analgesics such as paracetamol or ibuprofen increases the number of people with acute pain who will experience a good level of pain relief by 5% to 10%.

Résumé simplifié

Caféine utilisée comme adjuvant analgésique pour le traitement de douleurs aiguës chez l'adulte

Caféine utilisée comme adjuvant analgésique pour le traitement de douleurs aiguës chez l'adulte

La caféine est couramment utilisée comme composant dans les médicaments antidouleurs disponibles sans ordonnance dans les pharmacies. Un adjuvant est une substance ajoutée à un médicament afin de le rendre plus efficace. Cette revue a examiné si la caféine améliorait les effets antidouleurs de ces médicaments ; les études s'intéressaient à plusieurs états douloureux, notamment les céphalées, les douleurs dentaires, les douleurs postopératoires ressenties après l'accouchement et les douleurs menstruelles. Cette revue a découvert que l'ajout de caféine, dont la dose équivaut à une grosse tasse de café comparée à une dose standard d'analgésiques courants, comme le paracétamol ou l'ibuprofène, augmente le nombre de personnes souffrant de douleurs aiguës qui vont être réellement soulagées (entre 5 % et 10 %).

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 18th May, 2012
Traduction financée par: Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Français

Plain language summary

Kombinacija kofeina i analgetika učinkovitija je nego sam analgetik

Kombinacija kofeina i analgetika učinkovitija je nego sam analgetik

Derry i suradnici su sustavnim pretraživanjem literature pronašli 19 kliničkih pokusa, s ukupno 7238 ispitanika, u kojima se uspoređivala kombinacija kofeina i analgetika sa samim analgetikom. U većini pokusa korišteni su paracetamol ili ibuprofen, s dodatkom 100 – 130 mg kofeina. Bolna stanja istražena u pokusima uglavnom su bili postoperativna zubobolja, poslijeporođajna bol i glavobolja. Analizom podataka iz svih pokusa autori su utvrdili da postoji malen, ali statistički značajan učinak dodatka kofeina u dozama od 100 mg ili većima te da dodatkom kofeina 5-10% pacijenata više ima zadovoljavajuću kontrolu boli.

Translation notes

Translated by: Croatian Branch of the Italian Cochrane Centre