Interventions for preventing or reducing domestic violence against pregnant women

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Domestic violence during pregnancy is a major public health concern. This preventable risk factor threatens both the mother and baby. Routine perinatal care visits offer opportunities for healthcare professionals to screen and refer abused women for effective interventions. It is, however, not clear which interventions best serve mothers during pregnancy and postpartum to ensure their safety.

Objectives

To examine the effectiveness and safety of interventions in preventing or reducing domestic violence against pregnant women.

Search methods

We searched the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group's Trials Register (19 June 2012), scanned bibliographies of published studies and corresponded with investigators.

Selection criteria

We included randomised controlled trials (RCTs) including cluster-randomised trials, and quasi-randomised controlled trials (e.g. where there was alternate allocation) investigating the effect of interventions in preventing or reducing domestic violence during pregnancy.

Data collection and analysis

Two review authors independently assessed trial quality and extracted data.

Main results

We included nine trials with a total of 2391 women; however, for most outcomes very few studies contributed data and results were predominantly based on findings from single studies. There was evidence from one study that the total number of women reporting episodes of partner violence during pregnancy, and in the postpartum period was reduced for women receiving a psychological therapy intervention (risk ratio (RR) 0.62, 95% confidence interval (CI) 0.48 to 0.88). There were few statistically significant differences between intervention and control groups for depression during pregnancy and the postnatal period. Only one study reported findings for neonatal outcomes such as preterm delivery and birthweight, and there were no clinically significant differences between groups. None of the studies reported results for other secondary outcomes: Apgar score less than seven at one minute and five minutes, stillbirth, neonatal death, miscarriage, maternal mortality, antepartum haemorrhage, and placental abruption.

Authors' conclusions

There is insufficient evidence to assess the effectiveness of interventions for domestic violence on pregnancy outcomes. There is a need for high-quality, RCTs with adequate statistical power to determine whether intervention programs prevent or reduce domestic violence episodes during pregnancy, or have any effect on maternal and neonatal mortality and morbidity outcomes.

Résumé

Interventions pour la prévention ou la diminution de la violence conjugale contre la femme enceinte

Contexte

La violence conjugale pendant la grossesse est un problème de santé publique majeur. Ce facteur de risque évitable menace tant la mère que l'enfant. Les visites de soins périnataux de routine sont l'occasion pour les personnels de santé de détecter les femmes subissant des violences conjugales et de les renvoyer vers des interventions efficaces. On ignore, toutefois, quelles interventions sont les plus efficaces chez les mères pendant la grossesse et post-partum pour assurer leur sécurité.

Objectifs

Examiner l'efficacité et la sécurité d'emploi des interventions pour la prévention ou la diminution des violences conjugales contre les femmes enceintes.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre d'essais du groupe Cochrane sur la grossesse et la naissance (19 juin 2012), passé en revue les bibliographies d'études publiées et contacté des investigateurs.

Critères de sélection

Nous avons inclus les essais contrôlés randomisés (ECR), y compris les essais randomisés en cluster, et les essais contrôlés quasi-randomisés (par exemple en cas d'assignation alternée) portant sur l'effet des interventions pour la prévention ou la diminution des violences conjugales pendant la grossesse.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont évalué la qualité méthodologique des essais et extrait des données de manière indépendante.

Résultats Principaux

Nous avons inclus neuf essais totalisant 2 391 femmes ; toutefois, pour la plupart des critères, très peu d'études ont fourni des données et les résultats étaient essentiellement basés sur les découvertes d'études uniques. Des preuves issues d'une étude unique indiquaient que le nombre total de femmes déclarant des épisodes de violence du partenaire pendant la grossesse, et pendant la période post-partum a baissé chez les femmes recevant une intervention de psychothérapie (risque relatif (RR) 0,62, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,48 à 0,88). Il y avait peu de différences statistiquement significatives entre les groupes avec intervention et témoin pour la dépression pendant la grossesse et la période post-natale. Une seule étude a rapporté les résultats pour les critères de jugement néonataux tels que l'accouchement avant terme et le poids à la naissance, et il n'y avait pas de différences cliniquement significatives entre les groupes. Aucune des études n'a rapporté les résultats pour les autres critères de jugement secondaires : le score Apgar inférieur à sept à une minute et à cinq minutes, la mortinatalité, le décès néonatal, la fausse couche, la mortalité maternelle, les hémorragies antepartum, et le décollement placentaire.

Conclusions des auteurs

Les preuves sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité des interventions contre la violence conjugale sur les résultats de la grossesse. Il est nécessaire de réaliser des ECR de grande qualité, ayant une puissance statistique suffisante pour déterminer si les programmes d'intervention sont efficaces pour la prévention ou la diminution des épisodes de violence conjugale pendant la grossesse, ou s'ils ont le moindre effet sur les résultats de mortalité et de morbidité chez la mère et le nouveau-né.

Plain language summary

Preventing or reducing partner violence against women during pregnancy

Violence against women by partners during pregnancy is a major public health concern. It can cause physical and psychological harm to women, and  lead to pregnancy complications and poor outcomes for babies. It is not clear what sort of intervention best serves women during pregnancy and after giving birth to ensure their safety. Interventions that might work include counselling and psychological therapy to give women more confidence and encourage them to make plans to avoid abuse, or referral to social workers, shelters and other community-based resources. For partners, referral can be made to batterer treatment programs.  

Routine prenatal care offers opportunities for healthcare staff to identify women at risk of being abused so that they can offer interventions or refer women. In this review we included nine randomised trials involving a total of 2391 women, seven of which studied pregnant women who were at high risk of partner violence. The interventions examined in the studies included a single brief individualised consultation, case management and referral to a social care worker, and multiple therapy sessions during pregnancy and after birth. Due to the lack of data, and the different way outcomes were reported, we were unable to identify interventions that worked better than others. Studies focused on different outcomes and we were not able to pool information to draw conclusions about the overall effectiveness of the interventions. Most of the studies did not report on whether or not there had been any reduction in episodes of violence. There was evidence from a single study that the total number of women reporting partner violence during pregnancy and after birth was reduced for women receiving a psychological therapy intervention. Several of the studies examined whether women who received interventions were less likely to have depression after the birth of the baby, but the evidence was not consistent. Other outcomes for the baby such as reduced birthweight and preterm birth were reported in only one study, and the results did not show clear evidence that a therapy intervention improved outcomes. None of the studies reported results for important outcomes such as stillbirth, neonatal death, miscarriage, maternal deaths, antepartum haemorrhage, and placental abruption. More information is needed from well-conducted trials before any particular interventional approach can be recommended.

Résumé simplifié

Interventions pour la prévention ou la diminution de la violence conjugale contre la femme enceinte

Prévention ou diminution de la violence du partenaire contre la femme pendant la grossesse

La violence contre la femme par le partenaire pendant la grossesse est un problème de santé publique majeur. Elle peut être à l'origine de traumatismes physiques et psychologiques chez la femme, et entraîner des complications de la grossesse et de mauvais résultats cliniques pour l'enfant. On ignore quel type d'intervention est le plus efficace chez les femmes pendant la grossesse et après l'accouchement pour assurer leur sécurité. Les interventions susceptibles de fonctionner comprennent les conseils et la psychothérapie pour donner plus confiance aux femmes et les encourager à mettre en place des plans pour éviter la maltraitance, ou les adresser à des travailleurs sociaux, des foyers et d'autres ressources communautaires. Pour le partenaire, il peut être renvoyé vers des programmes de traitement pour personnes violentes.

Les soins prénataux de routine sont l'occasion pour les personnels de santé d'identifier les femmes à risque de subir des violences conjugales ; ils peuvent donc leur proposer des interventions ou les adresser à d'autres femmes. Dans cette revue, nous avons inclus neuf essais randomisés impliquant au total 2 391 femmes, dont sept portaient sur les femmes enceintes qui étaient à risque élevé de subir des violences par le partenaire. Les interventions examinées dans les études incluaient une seule consultation individualisée de courte durée, la prise en charge du cas et le renvoi chez un travailleur social, et de multiples sessions de thérapies pendant la grossesse et après l'accouchement. En raison du manque de données, et des différents modes de notification des critères de jugement choisis, nous n'avons pas pu identifier les interventions qui ont fonctionné mieux que d'autres. Les études étaient consacrées à différents critères de jugement et nous n'avons pas pu regrouper les informations afin de tirer des conclusions sur l'efficacité globale des interventions. La plupart des études n'ont pas indiqué s'il y avait eu ou non la moindre diminution des épisodes de violence. Des preuves issues d'une étude unique indiquent que le nombre total de femmes déclarant des violences du partenaire pendant la grossesse et après l'accouchement a baissé chez les femmes recevant une intervention de psychothérapie. Plusieurs des études ont évalué si les femmes qui ont reçu les interventions étaient moins susceptibles d'avoir une dépression après la naissance du bébé, mais les preuves n'étaient pas probantes. D'autres critères de jugement pour le bébé tels qu'un poids inférieur à la naissance et l'accouchement prématuré ont été rapportés dans une étude seulement, et les résultats n'ont pas démontré clairement qu'une intervention d'une thérapie avait amélioré les critères de jugement. Aucune des études n'a rapporté de résultats pour les critères de jugement importants tels que la mortinatalité, le décès néonatal, la fausse couche, le décès des mères, les hémorragies antepartum, et le décollement placentaire. Il est nécessaire de réaliser des essais bien menés afin de recueillir des informations avant que toute approche d'intervention particulière ne puisse être recommandée.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 1st March, 2013
Traduction financée par: Pour la France : Ministère de la Santé. Pour le Canada : Instituts de recherche en santé du Canada, ministère de la Santé du Québec, Fonds de recherche de Québec-Santé et Institut national d'excellence en santé et en services sociaux.

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