Family intervention (brief) for schizophrenia

  • Review
  • Intervention

Authors


Abstract

Background

Supportive, positive family environments have been shown to improve outcomes for patients with schizophrenia in contrast with family environments that express high levels of criticism, hostility, or over-involvement, which have poorer outcomes and have more frequent relapses. Forms of psychosocial intervention, designed to promote positive environments and reduce these levels of expressed emotions within families, are now widely used.

Objectives

To assess the effects of brief family interventions for people with schizophrenia or schizophrenia-like conditions.

Search methods

We searched the Cochrane Schizophrenia Group Trials Register (July 2012), which is based on regular searches of CINAHL, EMBASE, MEDLINE and PsycINFO. We inspected references of all identified studies for further trials. We contacted authors of trials for additional information.

Selection criteria

All relevant randomised studies that compared brief family-oriented psychosocial interventions with standard care, focusing on families of people with schizophrenia or schizoaffective disorder were selected.

Data collection and analysis

We reliably selected studies, quality assessed them and extracted data. For binary outcomes, we calculated standard estimates of risk ratio (RR) and their 95% confidence intervals (CI). For continuous outcomes, we estimated a mean difference (MD) between groups and their 95% CIs. We used GRADE to assess quality of evidence for main outcomes of interest and created a 'Summary of findings' table. We assessed risk of bias for included studies.

Main results

Four studies randomising 163 people could be included in the review. It is not clear if brief family intervention reduces the utilisation of health services by patients, as most results are equivocal at long term and only one study reported data for the primary outcomes of interest of hospital admission (n = 30, 1 RCT, RR 0.50, 95% CI 0.22 to 1.11, very low quality evidence). Data for relapse are also equivocal by medium term (n = 40, 1 RCT, RR 0.50, 95% CI 0.10 to 2.43, low quality evidence). However, data for the family outcome of understanding of family member significantly favoured brief family intervention (n = 70, 1 RCT, MD 14.90, 95% CI 7.20 to 22.60, very low quality evidence). No study reported data for other outcomes of interest including days in hospital; adverse events; medication compliance; quality of life or satisfaction with care; or any economic outcomes.

Authors' conclusions

The findings of this review are not outstanding due to the size and quality of studies providing data; the analysed outcomes were also minimal, with no meta-analysis possible. All outcomes in the 'Summary of findings' table were rated low or very low quality evidence. However, the importance of brief family intervention should not be dismissed outright, with the present state of demand and resources available. The designs of such brief interventions could be modified to be more effective with larger studies, which may then have enough power to inform clinical practice.

Résumé scientifique

Les interventions familiales (brèves) dans la schizophrénie

Contexte

Il a été démontré que les environnements familiales, qui offrent un soutien et qui sont favorables, améliorent les résultats chez les patients atteints de schizophrénie, contrairement aux environnements familiales qui expriment des niveaux élevés de critique, d'hostilité, ou de surimplication, engendrant des résultats moins concluants et des rechutes plus fréquentes. Les formes d'intervention psychosociale, visant à promouvoir les environnements favorables et à réduire ces niveaux d'émotions exprimées dans les familles, sont aujourd'hui largement utilisées.

Objectifs

Évaluer les effets des interventions familiales brèves chez les personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles semblables à la schizophrénie.

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre des essais du groupe Cochrane sur la schizophrénie (juillet 2012), qui sont basées sur des recherches régulières issues de CINAHL, EMBASE, MEDLINE et PsycINFO. Nous avons examiné les références bibliographiques de toutes les études identifiées afin de différencier d'autres essais. Nous avons contacté les auteurs des essais pour obtenir des informations supplémentaires.

Critères de sélection

Toutes les études randomisées pertinentes, qui comparaient les interventions psychosociales brèves axées sur la famille par rapport à des soins standards, se concentrant sur les familles des personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles schizo-affectifs, ont été sélectionnées.

Recueil et analyse des données

Nous avons sélectionné les études, évalué leur qualité et extrait les données de manière fiable. Pour les résultats binaires, nous avons calculé les estimations standards du risque relatif (RR) et leurs intervalles de confiance (IC) à 95 %. Pour les résultats continus, nous avons estimé une différence moyenne (DM) entre les groupes et leurs IC à 95 %. Nous avons utilisé GRADE afin d'évaluer la qualité des preuves pour les principaux critères de jugement d'intérêt et créé un tableau 'Résumé des résultats'. Nous avons évalué le risque de biais des études incluses.

Résultats principaux

Quatre études randomisant 163 patients ont pu être incluses dans la revue. Il n'est pas certain que l'intervention familiale brève réduise l'utilisation des services de santé par patient, comme la plupart des résultats sont équivoques à long terme et une seule étude rapportait des données pour les principaux critères de jugement d'intérêt sur l'admission à l'hôpital (n = 30, 1 ECR, RR 0,50, IC à 95 % 0,22 à 1,11, preuves de très faible qualité ). Les données sur la rechute sont également équivoques à moyen terme (n = 40, 1 ECR, RR de 0,50, IC à 95 % 0,10 à 2,43, preuves de faible qualité ). Toutefois, les données pour les critères de jugement de la famille sur la compréhension des membres de la famille favorisaient significativement l'intervention familiale brève (n = 70, 1 ECR, DM de 14,90, IC à 95 % 7,20 à 22,60, preuves de très faible qualité ). Aucune étude n'a rapporté de données pour les autres critères de jugement d'intérêt, y compris le nombre de jours à l'hôpital, les effets indésirables, l'observance thérapeutique, la qualité de vie, la satisfaction vis-à-vis des soins, ou tout résultat économique.

Conclusions des auteurs

Les résultats de cette revue ne sont pas marquants en raison de la taille et de la qualité des études fournissant les données; les critères de jugement analysés étaient également minimes, sans aucune méta-analyse possible. Tous les critères de jugement dans le tableau « Résumé des résultats » ont été évalués comme présentant des preuves de faible ou de très faible qualité . Cependant, l'importance de l'intervention familiale brève ne devrait pas être immédiatement écartée, du fait de l'état actuel de la demande et des ressources disponibles. Grâce à des études plus vastes, les conceptions de ces brèves interventions pourraient être modifiées pour être plus efficace et pourraient ensuite être de puissance suffisante pour orienter la pratique clinique.

摘要

精神分裂症的家庭介入 (短期)

背景

已經證實具支持性的正向家庭環境,可改善精神分裂症 (schizophrenia) 的結果,相形之下,表現高度批評、敵意或過度涉入 (over-involvement) 的家庭環境,患者的結果不但較差,復發的頻率也較高。專為促進正向環境,並降低家庭內情緒表露 (expressed emotion) 強度而設計的心理社會介入,如今已廣泛使用。

目的

評估短期家庭介入對精神分裂症或類精神分裂性 (schizophrenia-like) 疾患患者的療效。

搜尋策略

我們針對定期搜尋CINAHL、EMBASE、MEDLINE和PsycINFO的考科藍精神分裂症群組試驗註冊 (Cochrane Schizophrenia Group Trials Register) (2012年7月) 進行搜尋,並檢視找到的所有試驗的參考文獻,找尋更多試驗,並聯絡試驗作者收集更多資訊。

選擇標準

選擇所有相關隨機試驗,治療方法為短期家庭取向心理社會介入與標準治療,研究對象為精神分裂症或情感性精神分裂疾患(schizoaffective disorder) 患者家屬。

資料收集與分析

我們確實地選擇試驗、評估試驗品質並進行資料萃取。我們計算二元性結果的風險比 (risk ratio, RR) 標準估計值,以及95%信賴區間 (confidence interval, CI),並計算連續性結果的組間平均差 (mean difference, MD) 和95% CI。我們採用GRADE方法,評估主要結果的證據品質,並製作「結果摘要」表,此外也評估納入試驗的偏差風險。

主要結果

此次文獻回顧納入4篇試驗,共有163名受試者接受隨機分配。目前尚不清楚短期家庭介入,是否能降低患者對健康服務的使用,因為大部分的結果經長期追蹤後皆不確定療效,且只有1篇試驗提出住院這項主要關注結果 (n = 30,1 篇RCT,RR為0.50,95% CI為0.22至1.11,證據品質極低)。中期的復發資料也不確定 (n=40,1篇RCT,RR為0.50,95% CI為0.10至2.43,證據品質低)。不過家庭成員理解度這項家庭結果資料,則對短期家庭介入有利 (n = 70,1 篇RCT,MD為14.90,95% CI為7.20至22.60,證據品質極低)。並無試驗提出其他關注結果的資料,包括住院日數、不良事件、藥物遵從度、生活品質或照護滿意度,或任何經濟結果。

作者結論

因為納入試驗所含的資料量和品質,此次文獻回顧並未得到令人滿意的結果。此外已完成分析的結果也很少,所以無法進行綜合分析。所有「結果摘要」表中的結果,經評量證據品質均為低或極低。無論如何,不應因目前的需求狀態和可利用的資源,就完全揚棄短期家庭介入的重要性。應藉由較大型的試驗,將這類短期介入修改為更有效的設計。大型試驗可能具備充足的考驗力,可提供適於臨床實務參考的資訊。

譯註


翻譯者:臺北醫學大學實證醫學研究中心
本翻譯計畫由衛生福利部補助經費,臺北醫學大學實證醫學研究中心、台灣實證醫學學會及東亞考科藍聯盟(EACA)統籌執行。

Plain language summary

Brief family intervention for schizophrenia

Schizophrenia is a serious mental illness that affects a persons thoughts, perceptions and emotions. Research has found that the chance of someone with mental illness having a relapse is greater when their family is over-involved, hostile, critical and dissatisfied - a concept known as 'expressed emotions'. Family interventions have been shown to improve outcomes for people with schizophrenia and are now widely used. They are designed to promote positive family environments and reduce levels of expressed emotions within families as well as providing insight into the signs and symptoms of mental illness, so family members can anticipate and help stop relapse. There have been various psychosocial programmes designed over the years, including: counselling groups for family members; family therapy; educational groups for relatives; group therapy for family members; and educational lectures for family members. These are delivered by skilled, trained mental health professionals, who work with the families every two weeks or so, sometimes across considerable time periods, such as one year.

Brief family intervention is a form of family intervention where a mental health professional educates the person with schizophrenia and their family members about the illness over a limited number of sessions.

This review investigates the effects of brief family intervention for people with schizophrenia, compared to standard or usual care. A search of the Cochrane Schizophrenia Group's trial register was carried out in July 2012. Four randomised studies, with a total of 163 participants were included. Results were limited, so it is not clear if brief family intervention reduces admission to hospital, decreases people using health services and reduces relapse for people with schizophrenia. The review found some evidence that brief family intervention might increase the understanding of family members about mental illness. However, all main findings are not strong and based on low or very low quality evidence. Despite this, the authors of the review suggest that brief family intervention should not be completely dismissed, as it is in a current state of demand and there are usually resources or local services available for people with mental health problems and their families to participate in as a part of recovery. The authors also suggest that brief family intervention could be improved to be more effective but this would depend on larger and better studies of brief family intervention being carried out, which would help guide good practice and lead to better outcomes for people with schizophrenia.

This plain language summary has been written by a consumer, Ben Gray, from RETHINK.

Résumé simplifié

Les brèves interventions familiales dans la schizophrénie

La schizophrénie est une maladie mentale grave qui affecte les pensées, les perceptions et les émotions d'une personne. La recherche a trouvé que le risque de rechute d'une personne atteinte de maladie mentale est supérieur lorsque sa famille est surimpliquée, hostile, critique et insatisfaite - un concept connu sous le nom d'«émotions exprimées». Les interventions familiales ont démontré améliorer les résultats chez les personnes atteintes de schizophrénie et sont aujourd'hui largement utilisées. Elles sont conçues pour favoriser un environnement familial positif et réduire les niveaux d'émotions exprimées dans les familles, ainsi que pour fournir un aperçu des signes et des symptômes de la maladie mentale, de sorte que les membres de la famille peuvent anticiper et aider à arrêter la rechute. Divers programmes psychosociales ont été conçus au fil des années, y compris : les groupes de conseil pour les membres de la famille, la thérapie familiale, les groupes éducatifs pour les proches, les thérapies de groupe pour les membres de la famille et les conférences éducatives pour les membres de la famille. Ils sont menés par des professionnels de santé mentale qualifiés et formés, travaillant avec les familles environ toutes les deux semaines, parfois sur des périodes de temps considérables, comme un an.

L'intervention familiale brève est une forme d'intervention familiale, où un professionnel de santé mentale sensibilise la personne souffrant de schizophrénie et sa famille sur la maladie, avec un nombre limité de sessions.

Cette revue examine les effets de l'intervention familiale brève chez les personnes atteintes de schizophrénie, par rapport aux soins standards ou habituels. Une recherche du registre des essais du groupe Cochrane sur la schizophrénie a été effectuée en juillet 2012. Quatre études randomisées, avec un total de 163 participants ont été inclues. Les résultats étaient limités, on ignore donc si l'intervention familiale brève réduit l'admission à l'hôpital, le nombre de personnes utilisant des services de santé et les rechutes chez les personnes atteintes de schizophrénie. La revue a trouvé certaines preuves que l'intervention familiale brève pourrait aider les membres de la famille à mieux comprendre la maladie mentale. Cependant, tous les principaux résultats ne sont pas solides et sont basés sur des preuves de qualité faible ou très faible. Malgré cela, les auteurs de la revue suggèrent que l'intervention familiale brève ne devrait pas être complètement écartée, car elle répond à l'état actuel de la demande. De plus, dans le cadre du rétablissement, des ressources ou des services locaux sont généralement disponibles pour que les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et leurs familles puissent y participer. Les auteurs suggèrent également que, si de meilleures études à plus grande échelle étaient réalisées, l'intervention familiale brève pourrait être améliorée pour être plus efficace, ce qui aiderait à orienter une bonne pratique et entraînerait de meilleurs résultats chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Ce résumé en langage simplifié a été rédigé par un consommateur, Ben Gray, de RETHINK.

Notes de traduction

Traduit par: French Cochrane Centre 22nd June, 2014
Traduction financée par: Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France : Ministère en charge de la Santé

淺顯易懂的口語結論

精神分裂症的短期家庭介入

精神分裂症是一種嚴重的精神疾病,會影響患者的思考、知覺和情緒。研究已經發現,家人過度涉入、懷抱敵意、批評和不滿 (一種稱為「情緒表露」的概念) 的精神疾病患者,復發的機率比較高。已經證實家庭介入可以改善精神分裂症患者的結果,如今也廣泛使用這種治療。家庭介入的設計旨在促進正向的家庭環境、降低家庭成員間的情緒表露程度,並使家庭成員瞭解精神疾病的徵象 (sign) 和症狀,協助家庭成員預料並中止疾病復發。近年來已設計各種心理社會方案,包括家屬諮商團體、家庭治療、親屬教育團體、家屬團體治療,以及家屬教育課程。這些方案均由受過訓練、技巧熟練的心理衛生專業人員負責執行,約每2週與家屬進行1次治療,有時需要相當長的治療時間,例如1年。

短期家庭介入是一種家庭介入,由心理衛生專業人員在次數有限的療程內,教育精神分裂症患者及其家屬疾病的相關知識。

本篇文獻回顧是相對於標準或一般照護,研究短期家庭介入對精神分裂症患者的療效。我們於2012年7月搜尋考科藍精神分裂症群組試驗註冊,納入4篇隨機試驗,總計包含163名受試者。由於所得結果有限,因此無法確定短期家庭介入,是否能降低精神分裂症患者的住院頻率、減少患者對健康服務的使用,並降低復發率。本次文獻回顧發現一些證據,顯示短期家庭介入可以增進家庭成員對心理疾病的瞭解。無論如何,所有的主要結果均不夠有力,而且立基於品質偏低或極低的證據。儘管如此,本篇文獻回顧的作者仍然認為,基於目前的需求狀態,以及精神疾病患者和其家屬在復原過程中,可取得的一般資源或當地服務,不應完全揚棄短期家庭介入。作者也認為應改進短期家庭介入,使其更為有效。但要達成這項目標,必須仰賴規模較大且較完善的短期家庭介入試驗,因為這些試驗可協助引導優良實務,並使精神分裂症患者擁有更好的結果。

這篇一般語言總結由RETHINK的用戶Ben Gray撰寫。

譯註


翻譯者:臺北醫學大學實證醫學研究中心
本翻譯計畫由衛生福利部補助經費,臺北醫學大學實證醫學研究中心、台灣實證醫學學會及東亞考科藍聯盟(EACA)統籌執行。

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