Abstract
Background
Measles outbreaks continue to occur in countries with high vaccination coverage. Passive immunisation is generally considered to prevent measles in someone who is not immune and has been exposed to infection. Estimates of effectiveness have varied and no minimum effective dose has been determined.
Objectives
To assess the effectiveness and safety of intramuscular injection or intravenous infusion of immunoglobulins (passive immunisation) for preventing measles when administered to exposed susceptible people before the onset of symptoms.
Search methods
We searched CENTRAL (2013, Issue 7), MEDLINE (1946 to July week 5, 2013), CINAHL (1981 to August 2013) and EMBASE (1974 to August 2013).
Selection criteria
We included randomised controlled trials (RCTs), quasi-RCTs and prospective, controlled (cohort) studies if: participants were susceptible and exposed to measles, polyclonal immunoglobulins derived from human sera or plasma were administered intramuscularly or intravenously as the only intervention in at least one group and the number of subsequent measles cases was measured. We excluded studies of other sources of immunoglobulins.
Data collection and analysis
Two authors independently extracted data and critically appraised the included studies. We attempted to contact study authors for missing information. We described the results of studies not included in meta-analyses.
Main results
We included one RCT, two quasi-RCTs and 10 cohort studies (3925 participants). No studies were rated as low risk of bias for all criteria. Critical appraisal was constrained by a lack of information in most studies. The overall quality of the evidence was moderate.
Seven studies (1432 participants) assessed cases of measles after immunoglobulin versus no treatment. Heterogeneity was explained by subgrouping according to the blood product used as an approximation of dose of immunoglobulin. When given within seven days of exposure, immunoglobulins were effective at preventing measles: gamma globulin (risk ratio (RR) 0.17, 95% confidence interval (CI) 0.08 to 0.36), convalescent serum (RR 0.21, 95% CI 0.15 to 0.29 to RR 0.49, 95% CI 0.44 to 0.54) and adult serum (RR 0.52, 95% CI 0.45 to 0.59). The differences in the effectiveness of different blood products were supported by studies not included in the meta-analysis and by two studies (702 participants) that found gamma globulin more effective than serum (RR 0.56, 95% CI 0.46 to 0.69).
Based on three studies (893 participants) immunoglobulin was effective at preventing death due to measles compared to no treatment (RR 0.24, 95% CI 0.13 to 0.44).
Two studies included measles vaccine alone among the intervention groups. Meta-analysis could not be undertaken. Both studies suggested the vaccine was more effective than gamma globulin.
No serious adverse events were observed in any of the included studies, although reporting of adverse events was poor overall. Non-serious adverse events included transient fever, rash, muscle stiffness, local redness and induration.
Authors' conclusions
Passive immunisation within seven days of exposure is effective at preventing measles, with the risk for non-immune people up to 83% less than if no treatment is given. Given an attack rate of 45 per 1000 (per the control group of the most recent included study), gamma globulin compared to no treatment has an absolute risk reduction (ARR) of 37 per 1000 and a number needed to treat to benefit (NNTB) of 27. Given an attack rate of 759 per 1000 (per the attack rate of the other included study assessing gamma globulin), the ARR of gamma globulin compared to no treatment is 629 and the NNTB is two.
It seems the dose of immunoglobulin administered impacts on effectiveness. A minimum effective dose of measles-specific antibodies could not be identified.
Passive immunisation is effective at preventing deaths from measles, reducing the risk by 76% compared to no treatment. Whether the benefits of passive immunisation vary among subgroups of non-immune exposed people could not be determined.
Due to a paucity of evidence comparing vaccine to passive immunisation, no firm conclusions can be drawn regarding relative effectiveness.
The included studies were not specifically designed to detect adverse events.
Future research should consider the effectiveness of passive immunisation for preventing measles in high-risk populations such as pregnant women, immunocompromised people and infants. Further efforts should be made to determine the minimum effective dose of measles-specific antibodies for post-exposure prophylaxis and the relative effectiveness of vaccine compared to immunoglobulin.
Résumé scientifique
Immunisation passive post-expositionnelle pour la prévention de la rougeole
Contexte
Les épidémies de rougeole continuent de se produire dans les pays avec un taux élevé de couverture vaccinale. L'immunisation passive est généralement considérée comme une prévention contre la rougeole chez une personne qui n'est pas immunisée et a été exposée à une infection. Les estimations de l'efficacité variaient et aucune dose efficace minimale n'a été déterminée.
Objectifs
Évaluer l'efficacité et l'innocuité de l'injection intramusculaire ou de la perfusion intraveineuse d'immunoglobulines (immunisation passive) pour la prévention contre la rougeole lorsqu'elles sont administrées aux personnes sensibles et exposées avant l'apparition des symptômes.
Stratégie de recherche documentaire
Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (2013, numéro 7), MEDLINE (de 1946 à la 5ème semaine de juillet 2013), CINAHL (de 1981 à août 2013) et EMBASE (de 1974 à août 2013).
Critères de sélection
Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés (ECR), des essais contrôlés quasi-randomisés et des études prospectives contrôlées (études de cohorte) si : les participants étaient sensibles et exposés à la rougeole, les immunoglobulines polyclonales dérivés du plasma ou du sérum humain étaient administrés par voie intramusculaire ou intraveineuse en tant que seule intervention dans au moins un groupe et le nombre de cas de rougeole ultérieure était mesuré. Nous avons exclu les études portant sur d'autres sources d'immunoglobulines.
Recueil et analyse des données
Deux auteurs ont extrait les données et évalué de façon critique les études incluses. Nous avons essayé de contacter les auteurs des études pour obtenir des informations manquantes. Nous avons décrit les résultats des études non incluses dans des méta-analyses.
Résultats principaux
Nous avons inclus un ECR, deux essais contrôlés quasi-randomisés et 10 études de cohorte (3 925 participants). Pour tous les critères, aucune des études n'était considérée comme présentant un faible risque de biais. L'analyse critique était limitée par un manque d'informations dans la plupart des études. La qualité globale des preuves était modérée.
Sept études (1 432 participants) avaient évalué des cas de rougeole après l'immunoglobuline par rapport à l'absence de traitement. L'hétérogénéité était expliquée par sous-groupes, classés selon le produit sanguin utilisé, en tant qu'approximation de la dose d'immunoglobuline. Lorsqu'elles étaient administrées dans les sept jours suivant l'exposition, les immunoglobulines étaient efficaces pour prévenir la rougeole : gamma-globulines (risque relatif (RR) de 0,17, intervalle de confiance à 95 % (IC) de 0,08 à 0,36), récupération sérique (RR de 0,21, IC à 95 % de 0,15 à 0,29 et RR de 0,49, IC à 95 % de 0,44 à 0,54) et sérum adulte (RR de 0,52, IC à 95 % de 0,45 à 0,59). Les différences dans l'efficacité des divers produits sanguins étaient soutenues par des études non incluses dans la méta-analyse et par deux études (702 participants) qui indiquaient que les gamma-globulines étaient plus efficaces que le sérum (RR de 0,56, IC à 95 % de 0,46 à 0,69).
Sur la base de trois études (893 participants), l'immunoglobuline était efficace pour la prévention de la mortalité due à la rougeole par rapport à l'absence de traitement (RR de 0,24, IC à 95 % de 0,13 à 0,44).
Deux études incluaient le vaccin contre la rougeole seul parmi les groupes d'intervention. La méta-analyse n'a pas pu être effectuée. Les deux études suggéraient que le vaccin était plus efficace que les gamma-globulines.
Aucun effet indésirable grave n'a été observé dans aucune des études incluses, bien que le compte-rendu des effets indésirables soit généralement restreint. Aucun effet indésirable grave n'incluait de fièvre passagère, d'éruption cutanée, de rigidité musculaire, de rougeur locale ou d'induration.
Conclusions des auteurs
Une immunisation passive dans les sept jours suivant l'exposition est efficace pour la prévention de la rougeole, avec un risque chez les personnes non immunisées diminué jusqu'à 83 % lorsqu'il est comparé à l'absence de traitement. Pour un taux de crises de 45 pour 1000 (selon le groupe de contrôle de l'étude incluse la plus récente), les gamma-globulines comparées à l'absence de traitement ont une réduction absolue du risque (RAR) de 37 pour 1000 et un nombre de sujets à traiter pour observer un bénéfice (NSTb) de 27. Pour un taux de crises de 759 pour 1000 (selon le taux de crises de l'autre étude incluse évaluant les gamma-globulines), la RAR des gamma-globulines par rapport à l'absence de traitement est de 629 et le NSTb est de deux.
Il semble que la dose d'immunoglobuline administrée impacte l'efficacité. Une dose efficace minimale d'anticorps contre la rougeole n'a pas pu être identifiée.
L'immunisation passive est efficace pour prévenir les décès dus à la rougeole, réduire le risque de 76 % par rapport à l'absence de traitement. Il n'a pas été possible de déterminer si les bénéfices d'immunisation passive variaient entre les sous-groupes des personnes exposées non immunisées.
En raison d'un manque de preuves comparant le vaccin à immunisation passive, aucune conclusion définitive ne peut être apportée concernant l'efficacité relative.
Les études incluses n'étaient pas spécifiquement conçues pour détecter les effets indésirables.
Les futures recherches devraient examiner l'efficacité d'immunisation passive pour la prévention de la rougeole chez les populations à risque, telles que les femmes enceintes, les patients immunodéprimés et les nourrissons. D'autres efforts doivent être effectués pour déterminer la dose minimale efficace d'anticorps contre la rougeole pour la prophylaxie post-exposition et l'efficacité relative du vaccin par rapport à l'immunoglobuline.