Antibiotics for exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease

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Authors


Abstract

Background

Many patients with an exacerbation of chronic obstructive pulmonary disease (COPD) are treated with antibiotics. However, the value of antibiotics remains uncertain as systematic reviews and clinical trials have shown conflicting results.

Objectives

To assess the effects of antibiotics in the management of acute COPD exacerbations on treatment failure as observed between seven days and one month after treatment initiation (primary outcome) and on other patient-important outcomes (mortality, adverse events, length of hospital stay).

Search methods

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), MEDLINE, EMBASE and other electronically available databases up to September 2012.

Selection criteria

Randomised controlled trials (RCTs) in people with acute COPD exacerbations comparing antibiotic therapy and placebo with a follow-up of at least seven days.

Data collection and analysis

Two review authors independently screened references and extracted data from trial reports. We kept the three groups of outpatients, inpatients and patients admitted to the intensive care unit (ICU) separate for benefit outcomes and mortality because we considered them to be clinically too different to be summarised in one group. We considered outpatients to have a mild to moderate exacerbation, inpatients to have a severe exacerbation and ICU patients to have a very severe exacerbation. Where outcomes or study details were not reported we requested missing data from the authors of the primary studies. We calculated pooled risk ratios (RR) for treatment failure, Peto odds ratios (OR) for rare events (mortality and adverse events) and weighted mean differences (MD) for continuous outcomes using fixed-effect models. We used GRADE to assess the quality of the evidence.

Main results

Sixteen trials with 2068 participants were included. In outpatients (mild to moderate exacerbations), there was evidence of low quality that antibiotics did statistically significantly reduce the risk for treatment failure between seven days and one month after treatment initiation (RR 0.75; 95% CI 0.60 to 0.94; I2 = 35%) but they did not significantly reduce the risk when the meta-analysis was restricted to currently available drugs (RR 0.80; 95% CI 0.63 to 1.01; I2 = 33%). Evidence of high quality showed that antibiotics statistically significantly reduced the risk of treatment failure in inpatients with severe exacerbations (ICU not included) (RR 0.77; 95% CI 0.65 to 0.91; I2 = 47%) regardless of whether restricted to current drugs. The only trial with 93 patients admitted to the ICU showed a large and statistically significant effect on treatment failure (RR 0.19; 95% CI 0.08 to 0.45; high-quality evidence).

Evidence of low-quality from four trials in inpatients showed no effect of antibiotics on mortality (Peto OR 1.02; 95% CI 0.37 to 2.79). High-quality evidence from one trial showed a statistically significant effect on mortality in ICU patients (Peto OR 0.21; 95% CI 0.06 to 0.72). Length of hospital stay (in days) was similar in the antibiotics and placebo groups except for the ICU study where antibiotics statistically significantly reduced length of hospital stay (mean difference -9.60 days; 95% CI -12.84 to -6.36 days). One trial showed no effect of antibiotics on re-exacerbations between two and six weeks after treatment initiation. Only one trial (N = 35) reported health-related quality of life but did not show a statistically significant difference between the treatment and control group.

Evidence of moderate quality showed that the overall incidence of adverse events was higher in the antibiotics groups (Peto OR 1.53; 95% CI 1.03 to 2.27). Patients treated with antibiotics experienced statistically significantly more diarrhoea based on three trials (Peto OR 2.62; 95% CI 1.11 to 6.17; high-quality evidence).

Authors' conclusions

Antibiotics for COPD exacerbations showed large and consistent beneficial effects across outcomes of patients admitted to an ICU. However, for outpatients and inpatients the results were inconsistent. The risk for treatment failure was significantly reduced in both inpatients and outpatients when all trials (1957 to 2012) were included but not when the analysis for outpatients was restricted to currently used antibiotics. Also, antibiotics had no statistically significant effect on mortality and length of hospital stay in inpatients and almost no data on patient-reported outcomes exist. These inconsistent effects call for research into clinical signs and biomarkers that help identify patients who benefit from antibiotics and patients who experience no effect, and in whom downsides of antibiotics (side effects, costs and multi-resistance) could be avoided.

Résumé scientifique

Antibiotiques pour le traitement des exacerbations de broncho-pneumopathie chronique obstructive

Contexte

De nombreux patients présentant une exacerbation de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont traités avec des antibiotiques. Toutefois, la valeur des antibiotiques demeure incertaine car des revues systématiques et des essais cliniques ont montré des résultats contradictoires.

Objectifs

Évaluer les effets des antibiotiques dans la prise en charge des exacerbations de BPCO sur l'échec du traitement, tels qu'observés entre sept jours et un mois après l'instauration du traitement (critère principal) et sur d'autres critères importants pour le patient (mortalité, événements indésirables, durée d'hospitalisation).

Stratégie de recherche documentaire

Nous avons effectué des recherches dans le registre central Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE, EMBASE et dans d'autres bases de données électroniques disponibles, jusqu'à septembre 2012.

Critères de sélection

Essais contrôlés randomisés (ECR) chez des personnes présentant des exacerbations aiguës de BPCO comparant une antibiothérapie et un placebo avec un suivi d'au moins sept jours.

Recueil et analyse des données

Deux auteurs de la revue ont indépendamment examiné les bibliographies et extrait les données des rapports d'essais. Nous avons conservé la séparation entre les trois groupes de patients à savoir patients externes, patients hospitalisés et patients admis en unité de soins intensifs (USI) pour les critères d'effet bénéfique et de mortalité, car nous les considérons comme cliniquement trop différents pour être résumés en un seul groupe. Nous avons considéré que les patients externes ont une exacerbation légère à modérée, que les patients hospitalisés ont une exacerbation sévère et que les patients en USI ont une exacerbation très sévère. Lorsque des critères de jugement ou des détails de l'étude n'étaient pas mentionnés, nous avons demandé les données manquantes aux auteurs des études primaires. Nous avons calculé le risque relatif (RR) groupé pour l'échec thérapeutique, le rapport des cotes (OR) de Peto pour les événements rares (mortalité et événements indésirables) et les différences moyennes pondérées (DM) pour les variables continues en utilisant des modèles à effets fixes. Nous avons utilisé GRADE pour évaluer la qualité des preuves.

Résultats principaux

Seize essais portant sur 2 068 participants ont été inclus. Chez les patients externes (exacerbations légères à modérées), il existe des preuves de qualité médiocre selon lesquelles les antibiotiques ont permis de réduire de manière statistiquement significative le risque d'échec du traitement entre sept jours et un mois après l'instauration du traitement (RR = 0,75, IC à 95 % de 0,60 à 0,94 ; I2 = 35 %) mais n'ont pas entraîné de réduction significative du risque lorsque la méta-analyse s'est limitée aux médicaments actuellement disponibles (RR = 0,80, IC à 95 % de 0,63 à 1,01 ; I2 = 33 %). Des preuves de qualité élevée ont montré que les antibiotiques ont entraîné une réduction statistiquement significative du risque d'échec du traitement chez les patients hospitalisés présentant des exacerbations sévères (USI non inclus) (RR = 0,77, IC à 95 % de 0,65 à 0,91 ; I2 = 47 %) que l'analyse ait ou non été restreinte aux médicaments actuels. Le seul essai portant sur 93 patients admis en USI a montré un effet important et statistiquement significatif sur l'échec du traitement (RR = 0,19 ; IC à 95 % de 0,08 à 0,45 ; preuves de qualité élevée).

Des preuves de qualité médiocre issues de quatre essais portant sur des patients hospitalisés ont montré l'absence d'effet des antibiotiques sur la mortalité (Rapport des cotes (OR) de Peto = 1,02 ; IC à 95 % de 0,37 à 2,79). Des preuves de qualité élevée issues d'un essai ont montré un effet statistiquement significatif sur la mortalité chez les patients en USI (Rapport des cotes (OR) de Peto = 0,21 ; IC à 95 % de 0,06 à 0,72). La durée d'hospitalisation (en jours) était similaire dans les groupes sous placebo et sous antibiotiques sauf dans l'étude USI où les antibiotiques ont entraîné une réduction statistiquement significative de la durée d'hospitalisation (différence moyenne = -9,60 jours, IC à 95 % de -12,84 à -6,36 jours). Un essai a montré l'absence d'effet des antibiotiques sur les récidives d'exacerbations entre deux et six semaines après l'instauration du traitement. Un seul essai (N = 35) a rapporté la qualité de vie liée à l'état de santé, mais sans montrer de différence statistiquement significative entre le groupe sous traitement et le groupe témoin.

Des preuves de qualité modérée ont montré que l'incidence globale des événements indésirables était plus élevée dans les groupes sous antibiotiques (Rapport des cotes de Peto = 1,53 ; IC à 95 % de 1,03 à 2,27). D'après trois essais, les cas de diarrhée ont été significativement plus élevés chez les patients sous antibiothérapie (Rapport de cotes de Peto = 2,62 ; IC à 95 % de 1,11 à 6,17 ; preuves de qualité élevée).

Conclusions des auteurs

Les antibiotiques pour le traitement des exacerbations de BPCO ont montré des effets bénéfiques importants et cohérents pour l'ensemble des résultats des patients admis en unités de soins intensifs. Cependant, pour les patients externes et les patients hospitalisés, les résultats étaient contradictoires. Le risque d'échec du traitement est significativement réduit à la fois chez les patients hospitalisés et chez les patients externes si tous les essais (1957 à 2012) sont inclus, mais pas lorsque l'analyse des patients externes est restreinte aux antibiotiques couramment utilisés. En outre, les antibiotiques n'ont eu aucun effet statistiquement significatif sur la mortalité et la durée du séjour à l'hôpital chez les patients hospitalisés et il n'existe pratiquement aucune donnée sur les évaluations de l'évolution notée par les patients. Ces effets contradictoires appellent à effectuer des recherches de signes cliniques et de biomarqueurs permettant d'identifier les patients pour lesquels les antibiotiques ont des effets bénéfiques et ceux sur lesquels ils demeurent sans effet, ainsi que les patients chez lesquels les inconvénients des antibiotiques (effets secondaires, coûts et multi-résistance) pourraient être évités.

Resumen

Antibióticos para las exacerbaciones de la enfermedad pulmonar obstructiva crónica

Antecedentes

La mayoría de los pacientes con una exacerbación de la enfermedad pulmonar obstructiva crónica (EPOC) son tratados con antibióticos. Sin embargo, el valor de los antibióticos sigue siendo incierto debido a que las revisiones sistemáticas y los ensayos clínicos han mostrado resultados contradictorios.

Objetivos

Evaluar los efectos de los antibióticos en el tratamiento de las exacerbaciones agudas de la EPOC sobre el fracaso del tratamiento según lo observado entre siete días y un mes después del inicio del tratamiento (resultado primario) y en otros resultados importantes para los pacientes (mortalidad, eventos adversos, duración de la estancia hospitalaria).

Métodos de búsqueda

Se realizaron búsquedas en el Registro Cochrane Central de Ensayos Controlados (Cochrane Central Register of Controlled Trials , CENTRAL) y en otras bases de datos disponibles electrónicamente hasta septiembre de 2012.

Criterios de selección

Ensayos controlados aleatorios (ECA) en pacientes con exacerbaciones agudas de la EPOC que compararan el tratamiento con antibióticos versus placebo con un seguimiento de al menos siete días.

Obtención y análisis de los datos

Dos revisores examinaron de forma independiente las referencias y extrajeron datos de los informes. Los tres grupos de pacientes ambulatorios, pacientes hospitalizados y pacientes que ingresaron en la unidad de cuidados intensivos (UCI) se mantuvieron por separado para los resultados del beneficio y la mortalidad debido a que se considera que son demasiado diferentes desde un punto de vista clínico para ser resumidos en un grupo. Se consideró que los pacientes ambulatorios tenían una exacerbación leve a moderada, los pacientes hospitalizados tenían una exacerbación grave y los pacientes de la UCI una exacerbación muy grave. Cuando no se informaron los resultados o los detalles del estudio se solicitaron los datos faltantes a los autores de los estudios primarios. Se calcularon los cocientes de riesgos (CR) agrupados para el fracaso del tratamiento, los odds ratios (OR) de Peto para los eventos poco frecuentes (mortalidad y eventos adversos) y las diferencias de medias ponderadas (DMP) para los resultados continuos mediante los modelos de efectos fijos. Se utilizó GRADE para evaluar la calidad de las pruebas.

Resultados principales

Se incluyeron 16 ensayos con 2068 participantes. En los pacientes ambulatorios (exacerbaciones leves a moderadas), hubo pruebas de baja calidad de que los antibióticos redujeron estadística y significativamente el riesgo de fracaso del tratamiento entre los siete días y un mes después del inicio del tratamiento (CR 0,75; IC del 95%: 0,60 a 0,94; I2= 35%) aunque no redujeron significativamente el riesgo cuando el metanálisis se restringió a los fármacos actualmente disponibles (CR 0,80; IC del 95%: 0,63 a 1,01; I2= 33%). Las pruebas de alta calidad indicaron que los antibióticos redujeron estadística y significativamente el riesgo del fracaso del tratamiento en los pacientes hospitalizados con exacerbaciones graves (UCI no incluida) (CR 0,77; IC del 95%: 0,65 a 0,91; I2= 47%) de forma independiente de la restricción a los fármacos actuales. El único ensayo con 93 pacientes que ingresaron a la UCI mostró un efecto grande y estadísticamente significativo sobre el fracaso del tratamiento (CR 0,19; IC del 95%: 0,08 a 0,45; pruebas de alta calidad).

Las pruebas de baja calidad de cuatro ensayos en pacientes hospitalizados no mostraron ningún efecto de los antibióticos sobre la mortalidad (OR de Peto 1,02; IC del 95%: 0,37 a 2,79). Las pruebas de alta calidad de un ensayo mostraron un efecto estadísticamente significativo sobre la mortalidad en los pacientes de la UCI (OR de Peto 0,21; IC del 95%: 0,06 a 0,72). La duración de la estancia hospitalaria (en días) fue similar en los grupos de antibióticos y de placebo excepto por el estudio de la UCI en el que los antibióticos redujeron estadística y significativamente la duración de la estancia hospitalaria (diferencia de medias -9,60 días; IC del 95%: -12,84 a -6,36 días). Un ensayo no mostró ningún efecto de los antibióticos sobre las nuevas exacerbaciones entre dos y seis semanas después del inicio del tratamiento. Sólo un ensayo (N= 35) informó la calidad de vida relacionada con la salud aunque no mostró una diferencia estadísticamente significativa entre el grupo de tratamiento y de control.

Las pruebas de calidad moderada mostraron que la incidencia general de eventos adversos fue mayor en los grupos de antibióticos (OR de Peto 1,53; IC del 95%: 1,03 a 2,27). Los pacientes tratados con antibióticos presentaron estadística y significativamente más diarrea sobre la base de tres ensayos (OR de Peto 2,62; IC del 95%: 1,11 a 6,17; pruebas de alta calidad).

Conclusiones de los autores

Los antibióticos para las exacerbaciones de la EPOC mostraron efectos beneficiosos grandes y consistentes entre los resultados de los pacientes que ingresaron a la UCI. Sin embargo, para los pacientes ambulatorios y los pacientes hospitalizados los resultados fueron incongruentes. El riesgo del fracaso del tratamiento se redujo significativamente tanto en los pacientes hospitalizados como en los pacientes ambulatorios al incluir todos los ensayos (1957 a 2012) pero no cuando el análisis para los pacientes ambulatorios se restringió a los antibióticos utilizados actualmente. Además, los antibióticos no tuvieron ningún efecto estadísticamente significativo sobre la mortalidad y la duración de la estancia hospitalaria en los pacientes hospitalizados y casi no existen datos sobre los resultados informados por los pacientes. Estos efectos incongruentes requieren la realización de investigación sobre los signos clínicos y los biomarcadores que ayudan a identificar a los pacientes que se benefician a partir del uso de antibióticos y los pacientes que no experimentan ningún efecto, y en los que podrían evitarse las desventajas de los antibióticos (efectos secundarios, costos y multirresistencia).

Plain language summary

Antibiotics for exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease

Chronic obstructive pulmonary disease (COPD) is a chronic condition, often caused by smoking, which affects the passage of air in and out of the lungs. Exacerbations of COPD are defined as a sustained worsening of the patient's symptoms from their usual stable state and commonly reported symptoms are worsening breathlessness, cough, increased sputum production and change in sputum colour. Antibiotics are frequently prescribed for exacerbations in patients with COPD although the cause of exacerbations is often difficult to determine (viral, bacterial, environmental). We did this systematic review to find out if there is good evidence for using antibiotics for exacerbations of COPD and if benefits of taking antibiotics in individuals outweigh potential harms for individual patients and the risks of multi-resistant bacteria to the population.

We found 16 randomised studies compared antibiotics with placebo in a total of 2068 COPD patients who presented with a wide range of severities of exacerbations. Analyses showed that antibiotics reduce treatment failures (no improvement) compared with placebo in hospitalised patients with severe exacerbations. In outpatients with mild to moderate exacerbations, the evidence is more unclear because analyses showed a reduction of treatment failure when all studies and antibiotics were considered, but analyses did not suggest such an effect when they were restricted to antibiotics in current use. Length of hospital stay and mortality were not reduced by antibiotics in hospitalised patients except for those who needed treatment on the intensive care unit. Patients treated with antibiotics experienced diarrhoea twice as often as patients receiving placebo. Severity of underlying COPD could not be compared across trials because lung function and other parameters were reported inconsistently between trials.

Current evidence shows that antibiotics reduce treatment failures in patients who are hospitalised for the treatment of a COPD exacerbation, and to a lesser extent in outpatients. Mortality is only reduced by antibiotics in patients with very severe exacerbations who need treatment in the intensive care unit. The rather small and inconsistent effects of antibiotics on treatment failure suggest that antibiotics are effective in some patients but not in all inpatients and outpatients. Future high-quality studies should explore how antibiotic therapy may be targeted towards patients who benefit by using clinical signs (e.g. purulent sputum) or biomarkers at the time when patients present to the primary care doctor or emergency department.

Résumé simplifié

Antibiotiques pour le traitement des exacerbations de broncho-pneumopathie chronique obstructive

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie chronique, souvent provoquée par le tabagisme, qui affecte les voies par lesquelles passe l'air entrant et sortant des poumons. Les exacerbations de BPCO sont définies comme une aggravation durable des symptômes du patient par rapport à son état stable habituel et les symptômes fréquemment signalés sont une aggravation de l'essoufflement, de la toux, une augmentation des expectorations et une modification de leur couleur. Les antibiotiques sont souvent prescrits pour les exacerbations chez les patients atteints de BPCO, bien que la cause des exacerbations soit souvent difficile à déterminer (virale, bactérienne, environnementale). Nous avons effectué cette revue systématique afin de déterminer s'il existe des preuves suffisantes justifiant l'utilisation d'antibiotiques pour les exacerbations de BPCO et si les effets bénéfiques de la prise d'antibiotiques chez les patients sont supérieurs aux effets délétères pour les patients et les risques de bactéries multi-résistantes pour la population.

Nous avons identifié 16 études randomisées comparant des antibiotiques contre placebo portant sur un total de 2 068 patients atteints de BPCO qui présentaient des exacerbations à des degrés très divers. Les analyses ont montré que les antibiotiques réduisent les échecs thérapeutiques (aucune amélioration) comparativement au placebo chez les patients hospitalisés présentant des exacerbations sévères. Chez les patients externes (suivis en ambulatoire) et présentant des exacerbations légères à modérées, les preuves sont moins nettes car les analyses ont montré une réduction de l'échec du traitement lorsque toutes les études et tous les antibiotiques étaient pris en considération, mais les analyses n'ont pas suggéré un tel effet quand elles se limitaient aux antibiotiques d'usage courant. Les antibiotiques n'ont pas entraîné de diminution de la durée d'hospitalisation et de la mortalité chez les patients hospitalisés à l'exception de ceux qui nécessitaient un traitement en unité de soins intensifs. Les cas de diarrhée ont été deux fois plus fréquents chez patients traités avec des antibiotiques que chez les patients recevant un placebo. La sévérité de la BPCO sous-jacente n'a pas pu faire l'objet de comparaisons entre les essais en raison d'un manque d'uniformité entre les essais dans la présentation des paramètres de la fonction pulmonaire et autres paramètres rapportés.

Les preuves actuelles montrent que les antibiotiques réduisent les échecs thérapeutiques chez les patients hospitalisés pour le traitement d'une exacerbation de BPCO, et dans une moindre mesure chez les patients externes. Les antibiotiques entraînent une réduction de la mortalité uniquement chez les patients présentant des exacerbations très sévères qui nécessitent un traitement en unité de soins intensifs. Les effets plutôt modestes et contradictoires des antibiotiques sur l'échec du traitement suggèrent que les antibiotiques sont efficaces chez certains patients, mais non chez tous les patients hospitalisés et les patients externes. De futures études de qualité élevée devraient explorer comment cibler l'antibiothérapie sur les patients pour lesquels elle a des effets bénéfiques, à l'aide de signes cliniques (par exemple, expectorations purulentes) ou de biomarqueurs lorsque les patients se présentent en consultation chez le médecin généraliste ou au service des urgences.

Notes de traduction

Translated by: French Cochrane Centre

Translation supported by: Minist�re Fran�ais des Affaires sociales et de la Sant�

Ringkasan bahasa mudah

Antibiotik untuk eksarserbasi penyakit kronik pilmonari obstruktif

Penyakit kronik obstruktif pulmonari (COPD) adalah satu keadaan kronik, sering disebabkan oleh merokok, yang menjejaskan laluan udara masuk dan keluar dari paru-paru. Eksaserbasi COPD didefinisi sebagai gejala-gejala pesakit yang berterusan bertambah buruk daripada keadaan yang stabil dan lazim dilaporkan gejala-gejala seperti nafas  tercungap-cungap, batuk, peningkatan penghasilan kahak dan perubahan warna kahak. Antibiotik sering dipreskripsi untuk eksaserbasi dalam kalangan pesakit COPD walaupun punca eksaserbasi sukar untuk ditentukan (virus, bakteria, alam sekitar). Kami telah membuat ulasan kajian sistematik ini untuk mencari bukti kukuh tentang penggunaan antibiotik bagi eksaserbasi COPD dan jika manfaat mengambil antibiotik bagi individu melebihi potensi mudarat dalam kalangan pesakit dan risiko untuk bakteria resistan terhadap populasi.

Kami mendapati 16 kajian rawak yang membandingkan antibiotik dengan plasebo terhadap 2068 pesakit COPD yang mengalami pelbagai tahap keterukan eksaserbasi. Analisis menunjukkan antibiotik mengurangkan kegagalan rawatan (tiada penambahbaikan) berbanding plasebo bagi pesakit di dalam hospital dengan eksaserbasi yang teruk. Bukti penggunaan antibiotik bagi pesakit luar dengan eksaserbasi ringan hingga sederhana adalah kurang jelas kerana analisis menunjukkan pengurangan kegagalan rawatan apabila semua kajian dan antibiotik telah dipertimbangkan, namun analisis tidak menunjukkan kesan apabila terhad kepada penggunaan antibiotik semasa. Tempoh tinggal di hospital dan mortaliti tidak dikurangkan dengan penggunaan antibiotik dalam kalangan pesakit yang dimasukkan ke hospital kecuali bagi mereka yang memerlukan rawatan di unit rawatan rapi. Pesakit yang dirawat dengan antibiotik mengalami cirit-birit dua kali ganda berbanding dengan pesakit yang menerima plasebo. Keterukan COPD tersirat tidak dapat dibandingkan antara kajian kerana fungsi paru-paru dan parameter lain yang dilaporkan tidak konsisten antara kajian.

Bukti terkini menunjukkan bahawa antibiotik dapat mengurangkan kegagalan rawatan dalam kalangan pesakit yang dimasukkan ke hospital untuk rawatan eksaserbasi COPD, dan sebahagian kecil bagi pesakit luar. Mortaliti hanya dikurangkan dengan antibiotik bagi pesakit yang mengalami eksaserbasi serius, yang memerlukan rawatan di unit rawatan rapi. Kesan antibiotik yang bersifat sederhana dan tidak konsisten ke atas kegagalan rawatan mencadangkan bahawa antibiotik hanya berkesan dalam sesetengah pesakit dan bukan dalam semua pesakit. Kajian bermutu tinggi masa akan datang harus meninjau bagaimana terapi antibiotik boleh disasarkan kepada pesakit yang mendapat manfaat menggunakan tanda-tanda klinikal (contohnya kahak yang bernanah) atau "biomarkers" sewaktu pesakit berjumpa dengan doktor di penjagaan primer atau di jabatan kecemasan.

Catatan terjemahan

Diterjemahkan oleh Wong Chun Hoong (International Medical University). Disunting oleh Noorliza Mastura Ismail (Kolej Perubatan Melaka-Manipal). Untuk sebarang pertanyaan berkaitan terjemahan ini sila hubungi Wong.ChunHoong@student.imu.edu.my.

Resumen en términos sencillos

Antibióticos para las exacerbaciones de la enfermedad pulmonar obstructiva crónica

La enfermedad pulmonar obstructiva crónica (EPOC) es una afección crónica, a menudo causada por el consuno de tabaco, que afecta el paso de aire dentro y fuera de los pulmones. Las exacerbaciones de la EPOC se definen como un empeoramiento sostenido de los síntomas del paciente de su estado estable habitual, y los síntomas informados comúnmente son empeoramiento de la disnea, tos, mayor producción de esputo y cambio en el color del esputo. Con frecuencia se prescriben antibióticos para las exacerbaciones en los pacientes con EPOC aunque la causa de las exacerbaciones a menudo es difícil de determinar (viral, bacteriana, ambiental). Esta revisión sistemática se realizó para determinar si hay pruebas convincentes sobre el uso de antibióticos para las exacerbaciones de la EPOC y si los beneficios de la administración de antibióticos en los individuos superan los daños potenciales para los pacientes individuales y los riesgos de bacterias multirresistentes para la población.

Se encontraron 16 estudios aleatorios que compararon antibióticos con placebo en un total de 2068 pacientes con EPOC que se presentaron a la consulta con diferentes niveles de gravedad de las exacerbaciones. Los análisis demostraron que los antibióticos reducen los fracasos del tratamiento (ninguna mejoría) en comparación con placebo en los pacientes hospitalizados con exacerbaciones graves. En los pacientes ambulatorios con exacerbaciones leves a moderadas, las pruebas son menos claras debido a que los análisis mostraron una reducción del fracaso del tratamiento al considerar todos los estudios y los antibióticos, aunque los análisis no sugirieron un efecto de este tipo cuando se los restringió a los antibióticos utilizados actualmente. Los antibióticos no redujeron la duración de la estancia hospitalaria ni la mortalidad en los pacientes hospitalizados excepto por los que necesitaron tratamiento en la unidad de cuidados intensivos. Los pacientes tratados con antibióticos presentaron diarrea dos veces más a menudo que los pacientes que recibieron placebo. La gravedad de la EPOC subyacente no pudo compararse entre los ensayos debido a que la función pulmonar y otros parámetros se informaron de forma inconsistente entre los ensayos.

Las pruebas actuales indican que los antibióticos reducen los fracasos del tratamiento en los pacientes hospitalizados por el tratamiento de una exacerbación de la EPOC, y en menor grado en los pacientes ambulatorios. La mortalidad sólo es reducida por los antibióticos en los pacientes con exacerbaciones muy graves que necesitan tratamiento en la unidad de cuidados intensivos. Los efectos más bien pequeños e incongruentes de los antibióticos sobre el fracaso del tratamiento indican que los antibióticos son efectivos en algunos pacientes pero no en todos los pacientes hospitalizados y los pacientes ambulatorios. Los estudios futuros de alta calidad deben explorar la forma en que el tratamiento con antibióticos puede dirigirse a los pacientes que se benefician mediante el uso de los signos clínicos (p.ej. esputo purulento) o los biomarcadores en el momento en el que los pacientes se presentan a la consulta con el médico de atención primaria o al servicio de urgencias.

Notas de traducción

La traducción y edición de las revisiones Cochrane han sido realizadas bajo la responsabilidad del Centro Cochrane Iberoamericano, gracias a la suscripción efectuada por el Ministerio de Sanidad, Servicios Sociales e Igualdad del Gobierno español. Si detecta algún problema con la traducción, por favor, contacte con Infoglobal Suport, cochrane@infoglobal-suport.com.

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